Il y a quelques jours, Philippe m'a permis, au détour d'un excellent magnum, de me rappeler que j'avais encore quelques bouteilles de Montpeyroux du domaine d'Aupilhac dans ma cave. J'ai donc voulu vérifier comment ce terroir se tenait après 10 ans. Montpeyroux, au nord-ouest de Montpellier, signifie "Mont Pierreux", c'est un village situé à la limite de deux paysages, les contreforts calcaires des Causses du Larzac et la plaine alluviale de l'Hérault. Pendant longtemps, la coopérative était le seul débouché pour les vins de la région. A partir des années 80, le développement des caves particulières a considérablement dynamisé l'image de qualité des vins de Montpeyroux. A Montpeyroux, mais aussi dans les villages voisins, à Jonquières, Aniane ou Saint-Saturnin, les vieux pieds de grenache et les antiques ceps de Carignan n’ont pas attendu qu’on les déclare aptes à faire du vin de belle allure pour exister. Montpeyroux, c'est donc le terrain de jeu de Sylvain Fadat, un fou qui a réussi à prouver avec acharnement, que son terroir faisait de grands vins, que l’on y plante du grenache, du cinsault, de la syrah, du mourvèdre ou du carignan. Aujourd’hui, Sylvain est un des rares vignerons du Languedoc à stocker plus de 8.000 bouteilles de sa production de millésimes vieux de plus de 10 ans, le seul à pouvoir offrir une verticale sur 20 ans. Pas pour fanfaronner, mais pour argumenter sur la qualité de son terroir.
Un fada peut en cacher un autre
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Montpeyroux Le Clos 2000 Domaine d'Aupilhac
En Brian May, fait ce qu'il te paie
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On ne m’enlèvera pas de l’esprit que le lobby des dictons pourris essaie, pour des raisons obscures, consuméristes, voire politiques, de nous gâcher le mois de mai. Ha ce fameux mois de mai! Il commence et se termine par une fête. La fête du travail pour commencer et la fête des voisins pour finir. Tu commences par ne pas travailler et tu finis par parler à ces voisins que tu fuis le reste du temps. Les saints de glace au milieu, où tu fais ce qu’il te plaît mais emmitouflé comme un esquimaux parce que tu as coupé le chauffage et que tu ne veux pas le remettre en route. Le mois de mai, des heures et des heures de procrastination heureuse, d’habiles subterfuges pour ne rien faire ou alors regarder un vague Azerbaïdjan-Tadjikistan de curling à la télé voire le splendide concert de Charly Oleg au stade de France. On ne m’enlèvera vraiment pas de l’esprit que le lobby des dictons pourris essaie, pour des raisons obscures, de nous gâcher le mois de mai en mettant dans ma tête des trucs comme, à tout soigneur, tout docteur, bien mal au cul ne profite jamais ou bon gland ne saurait sentir…
Meursault Poruzot 2003 François Mikulski
Un nez floral, sur les herbes fraiches, fougères, fenouil, agrumes et amandes. La bouche est grasse, épicée et très légèrement miellée. C'est parfaitement structuré, robuste, l'acidité est sensible sur une finale minérale. Un Meursault solaire et charmeur. Très bien
A la balade de Bacchus, c'est marche ou crève de soif
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Il était une mauvaise fois, dans le Royaume de… Oui, finit la politique, la gauche, la droite et les sangs tristes, aujourd'hui, je vais vous raconter une histoire, un conte de Perrault, enfin, librement inspiré un peu près de Perrault. Il était une mauvaise fois, dans le Royaume de Sarkoland, (oui, on se refait pas complètement), un couple de Français, assez peu adepte de la contraception, qui avait eu sept enfants, Eva, Marine, Jean-Luc, Philippe, Jacques, François et Poucet, qui en réalité s'appelait Nicolas. Une terrible crise économique frappait le royaume. Les pauvres parents avaient de plus en plus de difficultés à joindre les deux bouts et, en plus, ils étaient un peu juste financièrement, autant te dire que ce n'était pas foie-gras tous les jours, mais seulement un jour sur deux. Le Père, que nous appellerons "le Père" et la Mère, que nous appellerons "la Mère" pour des raisons de laxisme littéraire, le Père donc, était un inventeur de génie, il avait inventé la mitraillette M3 à canon incurvé, le soutien-gorge sans bretelles, le parapluie kit main libre, une invention brillante, malheureusement, il n'avait pas encore inventé le téléphone en cette époque. Un jour, ou peut-être une nuit, le père eu une idée géniale. Plutôt que de nourrir sept moutards abrutis, ce serait plus mieux de les paumer dans la forêt de Sarkoland, ni vu ni connu, je t'embrouille et à nous la tambouille.
L'Aurage se lève sur Castillon
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Le domaine de l'Aurage (ancien Château Cadet) est la propriété de Caroline et Louis Mitjavile, fils de François Mitjavile du célèbre Tertre Roteboeuf et Roc de Cambes. Sur un terroir argilo-calcaire des Côtes-de-Castillon, vignoble situé dans le prolongement des coteaux de Saint-Emilion, à Bordeaux, il réalise son troisième millésime, dans l'esprit des vins de son père, puissant et soyeux, c'est incontestablement l'une des étoiles montantes des Côtes-de-Castillon.
Côte de Castillon L'Aurage 2009 
85% Merlot et 15% cabernet. Un nez puissant de fruit noir, de framboise, de cassis, de chocolat, de tabac, de thym et de chêne fumé. La bouche est onctueuse, robuste avec des tannins souples, gourmand. L'équilibre est accompli, l'acidité fondu et la belle finale sur des notes de cacao amer étire notre plaisir. Un beau vin, proche de bien des St Emilion, avec une tendance à boiser que l'on peut espérer éphémère. Il a parfaitement accompagne un carré d'agneau en croûte d'herbes. Très bien
Sang triste
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Aujourd'hui, je réponds à une question qui m'est posée via le blog des Soiffards. C'est Anne-Clothilde et Gorlois de Tintagel, un couple de Neuilly qui m'écrit pour me demander : "Ça fait 5 jours que nous attendons place de la Concorde, que ce passe-t-il? Le concert de Didier Barbelivien commence à quelle heure? Mireille Mathieu viendra-t-elle? Nadine Morano va-t-elle danser?" Comment vous dire… Je n'ai pas pour habitude de mettre les points sur les virgules, mais la fête est un tant soit peu compromise… Il se pourrait bien que la fête soit retardée d'environ approximativement au moins 5 ans. Je sais, c'est dur et c'est long, mais qu'est-ce que c'est bon. En attendant, vous pouvez toujours vous acheter l'intégrale de Yannick Noah, c'est pas, à franchement parler, la même chose, mais c'est plus dansant, plus festif. Bon allez, rentrez chez vous, ne prenez pas froid, et si vous faites de enfants appelez-les Starsky, Hurlepet ou Chubaka, ça chie quand même plus la classe. Pour vous consoler, je peux vous donner la recette de la côte de veau aux morilles avec un super rizotto aux truffes que j'ai accompagnés d'un excellent Barolo, la gauche décomplexée, ça vous parle?
Barolo Serralunga 2006 Giovanni Rosso
Davide Rosso produit trois cuvées de Barolo dont une en provenance de plusieurs parcelles de Nebbiolo plantées sur le village de Serralunga d’Alba. Un Barolo aromatique, à la robe rubis clair, aux bords orangés, sur des notes fines de framboise, de groseille, d'épices, de pruneau, de rose, de vanille, de muscade et de ronce. La bouche est fine, tout en élégance, c'est très floral avec une pointe de tabac, les tannins sont denses et souples, l'acidité apporte son écot à l'équilibre et la longue finale, très légèrement amère, confirme le potentiel de cette bouteille. Très bien
La vie de Châteauneuf en Espagne
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Petite devinette : où boire un Châteauneuf 2010, noté 98/100 par Bob l'Eponge? Réponse, chez l'Australo! Qui peut être assez fou pour ouvrir cette cuvée de 100% Grenache, au potentiel énorme, pour accompagner un petite Paëlla de midi. L'Australopat est de ceux-là, il a encore du mal à digérer la défaire de Sarkomique, mais la jeune et fougueuse Grenache ne lui fait pas peur. Trépignant comme un renard dans un poulailler, il a décalotté ledit Châteauneuf, issu du lieu-dit Chaupin, exposé au nord. Née de ce terroir froid, ce Grenache est vinifié seul et l’élevage a été mené en foudre.
Châteauneuf du pape Cuvée Chaupin 2010 La Janasse
Belle robe violine. Le nez part directement vers des notes des notes de fruits noirs très mûrs. Mûre, cassis, myrtille avec un peu d'épices, une touche de réglisse et de cerise kirschée. C'est en bouche que le vin se dévoile sous son meilleur jour. C'est très jeune, peu boisé, concentré et superbement crémeux, suave, souple. Les tannins sont denses et doux, anormalement doux pour un très jeune Châteauneuf. Presque Australien! La longue finale minérale et réglissé finit de nous convaincre qu'à Châteauneuf, on peut faire des vins prêts à défier le temps, mais bon de suite. Très bien+
Une petite coupe pour Nadine
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Ce matin, j'ai les rognons qui sifflent le pont de la rivière Kwai en Javanais, le bide qui ballonne, les poumons qui bourdonnent, la rate qui chuintent, le foie qui froufroute, le colon qui sonne, le cæcum qui caquette et la vessie qui tintinnabule, mais le cœur va bien et même très bien. Je ne vais pas bouder mon plaisir pour de petites souffrances passagères. Ça fait 5 ans que j'attends que Toopty se fasse allonger, je ne vais pas bouder mon plaisir et rester allongé. Quelle plaisir, quelle extase de voir la tête à toto des Copé, Lefèvre, Morizet, Bertrand, Dati, Juppé, Fillon, Douillet, Wauquiez, Chatel, Besson, Hortefeux, Bachelot, Boutin, Estrosi, Woerth, Alliot-Marie, etc... Vite, du goudron et des plumes! Ayez une pensée pour ces lumières qui ont ternis notre démocratie pendant 5 ans. Une pensée particulière pour Henri Guaino, qui ose parler d'injustice alors que l'ensemble du quinquennat n'a été qu'injustice et inégalités. Mais le vrai moment de grâce, c'est la tête d'ahurie de Nadine Morano. On aurait dit un poulpe déguisé en pompier avec des cheveux roux qui fumaient, une murène qui aurait fait une overdose de carbonnades flamandes avec un anus en guise de bouche et des yeux qui renvoyaient son ignorance et sa vulgarité. J'en ai mouillé mon sloggi de joie.
Le pouvoir des Fables sur le Roitelet vaniteux
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Il était une fois un petit peuple qui avait décidé de réécrire son histoire. L'histoire d'un petit Seigneur, habillé de belle manière, Hugo Boss et Rolex au poignet, le fric en bandoulière et une cour qui faisait bling-bling quand elle dansait. Son avènement au trône fut célébrée par la foule des manants, croyant trouver en lui un nouvel Alexandre, qui de fanfaronnade en vantardise, de scandales en esclandres allait redresser la France. A peine sur le trône, le voilà, le freluquet, qui ripaille, dans un estaminet fréquentée par des foutriquets, rassasiant ses flatteurs qui s’en mirent plein la lampe, sous l’œil abasourdi du bon peuple en émoi qui payait l'addition. Ainsi fut couronné dans l'imposture, le roi Sarko 1er, Prince de la dorure, amateur de bonne chère et pétant dans la moire. Lui qui avait promis la retraite au monastère, le voilà sur le paquebot France, ventre à terre, admirant la plèbe, un cigare dans le bec préparant le scalp des retraites des manants. Certains s’enivrait de ce fier garnement, qui roulait les épaules, bombait le torse tel un très joli coq chantant sur le fumier d'un parti qui défiait le ciel, la mer, la terre et les manants. Le Seigneur avait répudié sa première épouse et s'était paré d'une autre dame, une belle Italienne au profil de médaille qui ne comprenait rien aux joutes de la cour Seigneuriale. Le despote tournicotait, remuait du vent, gesticulait et injuriait tout son monde, prenait moultes avions vers des plages à la mode et claquait tout notre pognon en recevant d'autres despotes pour despoter ensemble. Il enfila cul sec les réformes, le peuple pleurnicha et cria à la trahison, lui aurait-on menti sur la qualité de la marchandise? Tant d'avidité, de goinfrerie et tant de vantardise, nous sommes faits comme veau, vache et cochons de payant. Le Roitelet navigua quelques années en eau trouble, brisant les rébellions, écrasant les petits, administrant la gabegie, purgeant la justice, la police, les ménestrels et autres conteurs de mauvaises nouvelles, comme font tous les tyrans, sans oublier de flatter les puissants, de récompenser sa cour, à la hauteur de leur déférence, à la hauteur de leur flagornerie. Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. Cette cour qui s’accroche au pouvoir, mentira du matin jusqu’au soir, calomniera sans l’ombre d’un remord, pariant sur l’amnésie d’une conscience qui dort. Le Roitelet eut même l'idée saugrenue d'introniser son rejeton, son fiston qui valait des millions, un surdoué sousdoué et soudoyé, il parait même qu'avant le Big Bang il y eut un claquement de doigts du Fils du grand homme. Le roitelet posé sur ses ergots et ses coussinets moelleux, enivré de pouvoir, de flatterie, des ors somptueux, de lui-même, persuadé de sa grandeur et sûr, qu’à la fin, tout ça s’oublierait, le petit peuple a la mémoire courte. La raison du plus fort est toujours la meilleure.





Brèves de comptoir
mardi, 15 mai 2012,14:50
mardi, 15 mai 2012,13:53
lundi, 7 mai 2012,13:17
dimanche, 6 mai 2012,19:38
dimanche, 6 mai 2012,18:46