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mai 2011

Quand le Tchador, les souris lèvent le voile

dans la catégorie Rencontres Officielles

images2.jpgPour commencer, une fois n'est pas coutume, je vais commencer par la conclusion : je suis pour le voile. Je suis même un fidèle adepte du voile. Il faut donc remercier Copé, l'écopeur, "le champion du monde du lancer de débat qui n'as pas lieu d'être et n'est pas un débat puisque les conclusions sont tirées avant le début dudit débat". Inutile donc de passer 5 plombes dans une pièce avec des mecs qui puent sous les aisselles et des hystériques en Nikab. Bref, chacun est libre de se faire un avis, du moment qu'elle est proche du mien. En liminaire, je préviens les intégristes qu'il n'y a rien de personnel dans mes saillies. D'autant que, comme je suis pleutre comme un phoque, oui le phoque est couard en plus d'être à voile et à vapeur comme un foc, je vais donc faire une digression facile sur nos amis cathos. C'est d'une facilité imbécile, je le reconnais, mais vaut mieux prendre un missel sur la tronche que voir un kamikaze shiite, bourrée au libanais rouge, se faire pêter les valseuses sur ton paillasson, en vue de se bouyaver une plâtrée de vierges, probablement pucelles. Attention, loin de moi, l'idée grotesque de penser que tous les curés sont antisémites et pédophiles, non, je ne mange pas de ce pain bénis là, il y a aussi quelques bons pères de famille. Prenez le cas du père Lassusse, un juste celui-là, il a tellement planqué de petit juif sous sa soutane qu'à la fin de la guerre, il était circoncis. Donc, le voile, je suis pour, totalement pour, mais pour des raisons qui semblent jusque-là échapper à tout le monde. Primo, c'est bon marché, ça renforce mon budget vin, personne ne porte une burqua Coco Chanel, super cintrée, avec moumoute en peau de zébu Tahitien. Deuxio, ça évite à pas mal de gonze, un fantasme inutile et des idées burlesques qui peuvent mener on ne sait où, même en prison à New-York.

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Cuisine et indépendances

dans la catégorie Rencontres Amicales

cuistot-piano.jpgLe truc super cool quand tu veux pas te casser les noisettes à popoter pour tes potos, c'est d'avoir un cuistot sous la main. Déjà, t'es pas obligé de te farcir le déplacement dans un resto où, parfois, l'accueil est assez baroque. L’autre jour, dans un resto de par chez nous, comme on dit de par chez moi, vers midi et des brouettes, en nous voyant entrer, le patron s’est fendu d’une phrase aussi monumentale qu'historique: "Installez vous où vous voulez, là, à côté du four, mais il faudra attendre un peu parce que le cuisinier est en train de manger." Primo, ça m'énerve les patrons dictateurs (ça c'est une belle Lapalissade) qui vous obligent à vous asseoir à une place précise même si le resto est vide. Pas question de choisir sa table. En plus, c'est toujours le genre de place où, soit tu cuis plus vite que la pizza ou t'es tellement prêt des gogues que t'as les chaussures éclaboussées et les cheveux qui sentent la pisse. Pourtant, il y avait au moins 100 places libres autour. Mais le pompon, c'est que dans ce resto, le cuistot mange tranquillou, prend un café, avale un digestif, fait le rot puis passe au travail. On s’est alors empressé de demander au patron si le cuistot pensait faire aussi une sieste crapuleuse après le repas! On sait jamais avec les cuistots, c'est des oufs ces types là. Une fois installé et mi-cuit, le serveur prend la commande et nous lance cette phrase sibylline, "Pour le pain, il faudra attendre. Je vais aller en demander au restaurant d’à côté. Je n’en ai plus." Plus de pain dans un resto.

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L'ermite raille sous le vent de St Jean

dans la catégorie Rencontres Amicales

petomane_x.jpgJe ne sais pas si tu es au courant mais il y a 22 ans précisément que le mur de Berlin s'est effondré, bon anniversaire le mur, depuis, des milliers de maçons lusitaniens sont au chômage. Les jeunes ne connaîtront jamais le concept de la guerre froide quand on attendait le jour où il faudrait aller se planquer dans nos abris antiatomiques. A cette époque, tout était simple, le méchant, c'était Ivan Rebroff et le gentil, c'était John Rambo. Les communistes mangeaient des bébés, les capitalistes préférant les garder pour les revendre. Aujourd’hui, c’est le bordel et il ne faut pas s’étonner si la jeunesse manque de repères. Comment reconnaître facilement le Bien du Mal quand les socialistes sont les patrons des capitalistes et s'amusent avec des soubrettes dans des hôtels de luxe? Pour redonner des repères à nos enfants, je propose que nous désignions immédiatement de nouveaux méchants. J’hésite entre les chauves avec des lunettes de soleil, les pandas roux, les Boukistanais ou les petits Présidents d'origine Hongroise. Pour faire notre choix, nous nous sommes rendu dans la grotte du vieil ermite au fond de la forêt, quatrième porte à gauche après la taverne du poney ivre, avant qu'il ne parte refaire sa vie comme danseur de tango grenadine en Argentine. L'intermittent à temps plein de la divination divinatoire nous a reçu, non pas pour fêter au pied du mur, il n'en a rien à battre des maçons Portugais, mais pour fêter les soixante ans de la fermeture des maisons closes, péter quelques bouteilles en flatulant allègrement sur l'air de douce nuit.

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Provence pour voir la vie en Rose

dans la catégorie Notre vin quotidien

Côte de Provence Rosé "Pétale de Rose" 2010 Château Tour de l'Evèque10187151.jpg

Grenache, Cinsault, Syrah, Mourvèdre, Rolle, Sémillon, Ugni, Cabernet-Sauvignon
Belle robe rose saumon. Le nez est fin, parfumé et séducteur, sur des notes de framboise, de guimauve, d'épice douce, de fleurs blanches et de poire. Une bouche étonnante, séveuse, vineuse, une matière ample, une texture moelleuse et une belle finale miellée et poivrée. Un beau rosé pour célébrer le printemps aux accents provençaux. Très bien

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De la Chapelle au credo du procrastinateur

dans la catégorie Inclassables mais classés

procrastiner.pngSans vouloir trop en dévoiler sur ma vie intime, il m’arrive de ne pas avoir envie de travailler le vendredi après-midi. Pour être honnête, ça m'arrive aussi les autres jours, mais c'est pas des vendredis, alors je m'abstiendrai de t'en parler sinon je devrais te faire abattre par un pote des services secrets Boukistanais qui se trouve être le cousin d’un copain qui aujourd’hui est en prison pour trafic de strings ficelles portés par des MCQNECDGGC (Mères Chaudasses Qui Nous excitent Comme des Gros Gorets Chauds). On ne choisit pas la procrastination, elle vient vous trouver, elle vient vous susurrer des mots doux à l'oreille. Faudrait avoir un arbre généalogique qui ressemble à un bonzaï ninja, un frère chinois qui a confondu le wasabi et la vaseline après s'être réveillé avec les plans de l'URSSAF tatoués sur les pistaches alors que ses parties génitales sont sur écoute pour ne pas écouter la petite voix de la procrastination. Ce matin je n’ai rien envie de couaner, mais alors rien du tout, il fait plus de 25 ° et l’appel du dehors se fait de plus en plus ressentir.

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Salauds de pauvres!

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

h-20-1320456-1226185554.jpgSalauds de pauvres! La formule est de l’écrivain Louis-Ferdinand Céline et date de près d’un siècle mais c'est Jean Gabin dans "la Traversée de Paris" qui nous l'a transmise. "Non mais regarde-moi le mignon avec sa face d'alcoolique, sa viande grise... Avec du mou partout... Du mou, du mou, rien que du mou... Dis donc, tu ne vas pas changer de gueule, un jour ? Et l'autre, la rombière, la guenon gélatine et saindoux. Trois mentons et les nichons qui dévalent sur la brioche... cinquante ans chacun, cent ans pour le lot... Cent ans de conneries… Salaud de pauvres…" Un pauvre, parce qu'il est pauvre, peut-il être traité de salaud? Le riche, c'est différent, il est puissant, détient des privilèges, l'argent peut le corrompre... La saloperie serait-elle plus de son côté que de celui du pauvre? Notre culture chrétienne et humaniste accepte difficilement qu'on insulte le pauvre. En ces temps de marasme et de crise, où les gueux nous rebattent constamment les oreilles de leur pourtant légitime malheur, c'est différent.

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De la Vénétie à la lanterne

dans la catégorie Notre vin quotidien

Valpolicella Classico Superiore 2001 Giuseppe Quintarelli

Corvina, Rondinella, Molinara
Valpolicella_Quintarelli.jpgBelle couleur grenat. Au nez, se mêlent des arômes de cerise noire, de figue, de fraise poivrée, d'herbes aromatiques, de noix fraiches, d'amande, de capuccino, ainsi que des notes balsamiques, une parenté évidente avec un Amarone ou un beau Châteauneuf-du-Pape. En bouche, c'est une caresse, l'attaque est alerte, puis immédiatement la matière dense emplie la bouche, un voile soyeux enrobe le palais, les tannins sont puissant, sans aucune aspérités. Le vin est magnifiquement équilibré, velouté, sensuel, l'élevage est à peine perceptible et la longue persistance fait durer le plaisir de cette excellente bouteille. Certes, le vin n'est pas parfait, une légère volatile et une brève amertume finale donnent un charme particulier à ce Valpo et le fait émerger de la banalité vineuse actuelle. Excellent

Par ici mon Poncins

dans la catégorie Notre vin quotidien

Condrieu De Poncins 2005 François Villard10172671.jpg

Un nez typique des Condrieu, amande, abricot, poire, fleurs blanches, guimauve se mêlent dans un bouquet puissant et expressif. La bouche est douce, très ample, une grosse boule de fruit jaune, légèrement boisée, sans être pataud, le vin manque un peu de punch et la finale sur les amandes est d'une remarquable longueur. Très Bien

stacks_image_2021_1.pngFrançois Villard a débuté dans la cuisine, il est, à lui seul, un menu roboratif, une bonne base d'indépendance, une pincée d'audace, une boule d'énergie et un gratin d'ambition, le tout assaisonné d'une bonne dose de feeling. Quand il a démarré en 1989, la fleur au fusil, ils n'étaient pas nombreux à lui prédire un bel avenir. Presque vingt ans plus tard, il est l'un des leaders du Rhône septentrional. Si François Villard a d'abord impressionné grâce à ses blancs, Condrieu, Saint-Joseph et maintenant Saint-Péray, ses magnifiques flacons de Côte-Rôtie, de Saint-Joseph,... le confirment dans la cour des grands.


Un beau Beaune pas bobo

dans la catégorie Notre vin quotidien

Beaune Bressandes 2006 Domaine Henri GermainBeaune_Bressandes_Germain.png

Superbe et expressif nez de cerise noire, cuir, réglisse, encens, rose, graphite, épices. En bouche, l'attaque est vive, les tannins sont denses, puissants, l'ensemble est impeccablement équilibré, le vin possède du caractère, de la fraicheur et une longue finale vibrante sur des notes de roses fanées.

L'éventreur de ruisseau a encore frappé

dans la catégorie Notre vin quotidien

Australie Barossa Valley Ripper Creek 2003 Rusden255308_r0.jpg

55% Cabernet 45% Shiraz
Une bombe de fruit, un superbe bouquet de confiture de mûre, de cassis, de framboise, de graphite, de fumée, de balsamique et de caramel. La bouche est légèrement sucrée, pas aussi concentrée que le laissait présager le nez, l'acidité est présente, les tannins sont rebondis et polis. L'ensemble est bien équilibré, la persistance est longue pour un vin encore dans sa prime jeunesse. Excellent

La belle, la bête et la poire William

dans la catégorie Rencontres Amicales

67288_290411-lapin-cretin.jpgIl s'en est passé des choses cette semaine. Ben Laden, qui nageait en eau trouble depuis un certain temps, s'est fait dessouder par le 7è de Cavalerie et Geronimo l'a balancé à la baille, du coup, on a repêché la boîte noire de l’airbus A330 mystérieusement disparu. Comme je suis spécialisé en religion touche-pipi et que je suis une grenouille de bénitier à mes heures perdues, je me suis aussi intéressé à la béatification du père-la-vertu Polonais, parrainé par notre premier Démissionnaire, Fillon, le premier sinistre. Popol II, a été béatifié le 1er mai après 26 ans de dictature papale, à ce compte-là, Kadhafi qui a plus de 40 ans de dictature devrait être canonisé Subito, d'autant qu'en matière de canons, il en connaît un rayon. Mais l'événement événementiel du WE, c'est quand même la Poire William qui épouse une roturière. Une roturière qui sue le blé par les aisselles soit, mais roturière quand même, ses parents ont fait fortune dans le commerce de farces et attrapes avec leur invention du coussin royal péteur qui imite à la perfection le pet de la Reine, bruit et odeur, on s’y tromperait. D’ailleurs je m’y suis trompé plusieurs fois. La poire William ressemblait à une chipolata habillé en dimanche dans son uniforme de grand apparat de la Garde Chiourme Royale, une loque criarde qui le boudinait un peu et un pantalon trop serré qui devait faire crier maman à ses joyeuses.

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Les Odieux du stade, Rugby Champagne chez le Serpent

dans la catégorie Rencontres Officielles

equipes.jpgUne soirée soiffard chez le Serpent, c'est un peu comme un match de rugby, enfin ça ressemble plus à la 3è mi-temps qu'au match lui-même, encore que, c'est également assez sportif. Sur un terrain de rugby, tu peux être intelligent, mais ici, on préfère pas. Aujourd'hui, sur le panneau, c'est écrit Visiteur et c’est pas l’affiche du film. En arrivant, tu dois serrer la louche du maitre de maison, physique de rugbyman, ancien GI de l’armée Rouge, au premier regard, le gonze a l’air de vouloir te transformer en purée de patate douce rien qu’en te matant de bas en haut, vu qu'il est plutôt première ligne que deuxième. Tu n'oses pas trop lui suggérer qu’éventuellement il pourrait aller chanter la marseillaise en tutu, façon Suzanne Boyle vu que tu tiens assez à garder ton nez au milieu de ta trombine. D'ailleurs, face à lui, vaut mieux avoir un nez, sinon tu t'en prendrais plein la gueule. Ce gars-là, il réfléchit avec les bras et comme tous les premières lignes, on lui a marqué son QI dans le dos pour qu'il ne l'oublie pas, le meilleur, il plafonne à 3. Une fois passé l'écrasage de louche, il te reste à saluer le reste des alcooliques acolytes tout en faisant semblant de jouer du biniou en tenue de rugbyman Gaëlique. Trouver une bonne place, c'est le secret d'une soirée réussie. Une bonne place, c'est primordial, c'est comme un maul, c'est comme une partouze, si tu es mal placé, tu te fais enfiler!

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Ce matin, un lapin a tué un Champans

dans la catégorie Notre vin quotidien

Illapin-cretin.jpg était une fois un petit lapin qui s’appelait Ratthaphong. Il était gentil, poli avec les vieux, remarquable mécanicien et mélomane à ses heures, ses oreilles se dressaient fièrement. Puis, un jour, il devint un grand lapin qui s’appelait Ratthaphong et je l'ai mangé avec de la crème et de la moutarde. Pour l'accompagner, j'ai remonté un Volnay 2004 du Marquis d'Angerville. Me fiant au Guide de la Revue du Vin de France 2009, j'en salivais d'avance. "Des références absolues de la Bourgogne en générale et de Volnay en particulier (...) ils vieillissent admirablement bien et possèdent un raffinement dont devraient s'inspirer de nombreux producteurs". Ça promettait!

Volnay Champans 2004 Domaine Marquis d'Angervillevolnay-1er-cru-champans.jpg

Robe rubis clair. Nez de framboise, groseille, bois et fleurs fanées. En bouche, c'est l'acidité prégnante qui s'impose d'emblée, la matière est mince, le fruit est dissimulé derrière l'élevage, les tannins sont difficiles et la finale est un peu courte sur des notes herbacées et cacaotées. Assez bien

À première vue, il avait l’air tout ce qu’il y a de plus sympa, doré à point dans son jus jaunâtre, parsemé de petits points de moutarde à l'ancienne. Ce n'était pas un lapin chasseur, mais ce petit salopiaud avait prémédité son geste, 2 heures qu'il avait patienté, tapis au fond du four. Faut dire que je suis complice, j'avais pris un risque en lui présentant un 2004, le lapin n'est pas crétin, mais il est assassin. Bref, ce soir, le lapin a tué le Champans.