Il
était une fois un petit lapin qui s’appelait Ratthaphong. Il était gentil, poli avec les vieux, remarquable mécanicien et mélomane à ses heures, ses oreilles se dressaient fièrement. Puis, un jour, il devint un grand lapin qui s’appelait Ratthaphong et je l'ai mangé avec de la crème et de la moutarde. Pour l'accompagner, j'ai remonté un Volnay 2004 du Marquis d'Angerville. Me fiant au Guide de la Revue du Vin de France 2009, j'en salivais d'avance. "Des références absolues de la Bourgogne en générale et de Volnay en particulier (...) ils vieillissent admirablement bien et possèdent un raffinement dont devraient s'inspirer de nombreux producteurs". Ça promettait!
Volnay Champans 2004 Domaine Marquis d'Angerville
Robe rubis clair. Nez de framboise, groseille, bois et fleurs fanées. En bouche, c'est l'acidité prégnante qui s'impose d'emblée, la matière est mince, le fruit est dissimulé derrière l'élevage, les tannins sont difficiles et la finale est un peu courte sur des notes herbacées et cacaotées. Assez bien
À première vue, il avait l’air tout ce qu’il y a de plus sympa, doré à point dans son jus jaunâtre, parsemé de petits points de moutarde à l'ancienne. Ce n'était pas un lapin chasseur, mais ce petit salopiaud avait prémédité son geste, 2 heures qu'il avait patienté, tapis au fond du four. Faut dire que je suis complice, j'avais pris un risque en lui présentant un 2004, le lapin n'est pas crétin, mais il est assassin. Bref, ce soir, le lapin a tué le Champans.
Commentaires récents
De mon coté c'est un peu particulié mais on retrouve en bref les mêmes étapes. Vraiment cool comme thème. Chef Tiramisu.