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août 2011

ART'ension, à la fête à Gégé, l'ART'illeur fait péter les canons

dans la catégorie Rencontres Officielles

9.jpgJ'adore regarder la télé. J’ai calculé qu’en moyenne, hebdomadairement, normalement, c.a.d sans avaler plus de 20 anxiolytiques, il me faut 25 morts, un crash d'avion, même petit, un bel accident de la route, s’il concerne une bande de jeune de moins de 20 ans, c’est le top, des images montrant des africains ou des indiens qui crèvent de faim, un pays ruiné par la crise avec son corolaire de crève la dalle qui font la queue pour acheter des fruits périmés, une belle grosse charrette de licenciement dans une usine de presse-purée, un soulèvement populaire et sa brillante répression sanglante, et, cerise sur le clafoutis, une bien grasse affaire de pédophilie, surtout si ça se passe en Belgique ou en Alsace, que je puisse me gausser de l’accent des bouseux qui témoignent pour dire qu'ils n'ont rien vu. C'est pour ça que j'adore TF1 et que je ne regarde jamais ARTE. Mais, en plus, il me faut un peu de télé-réalité pour apporter un peu de vulgarité à tout ça. Et c'est là qu'intervient Raymond! Raymond la science, vous savez, le truc tout raide avec une tête toute blonde, le coton tige qui a réussi à devenir champion du monde du ridicule, le type que je rêvais de refroidir avec une capsule de Kro, lui faire fondre du plomb en fusion dans l’œil et lui broyer un à un les os de la colonne vertébrale avec un coupe-ongles. Après, je l'aurais épluché avec une pince à tiercé rouillé, je l'aurais enduit d'un mélange perso de jus de citron vert, de vinaigre, de piment oiseau et de sauce soja, après qu'il eut bien séché au soleil, je l'aurais vidé comme un poulet. Enfin des petites bêtises, c'est mon petit côté casanier anti-pacifiste, oui j'adore regarder la télé, et, en particulier les films de guerre. J’ai vu Apocalypse Now 32 fois et j'ai maté Platoon 6 fois de suite. Je me suis tatoué John Rambo sur les fesses à 11 ans avec le couteau à pain de la cuisine, je suis un commando tchétchène à moi tous seul.

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La Romanée Conti sauvera-t-elle le monde?

dans la catégorie Inclassables mais classés

RC.jpgLa SNCF et le Festival du film américain de Deauville se sont associé pour faire le buzz sur internet avec un site web qui dépote! Si vous avez toujours rêver d'être Bruce Willis et d'aider Barack Obama à sauver le monde, allez voir cette bande annonce de film catastrophe digne d’un blockbuster Etasunien. Vous pourrez proposer l'objet de votre choix, même votre vibromasseur à impulsion inversé que vous a offert votre belle-mère, pour détruire l’astéroïde, même pas de Dagueneau, qui menace la terre. Une fois validé par les experts militaires et scientifiques d'Obama, votre solution sera lancé par une fusée pour aller à la rencontre de la météorite et la détruire ! A l’issue de la bande annonce, alors que le monde attend avec angoisse si votre solution va réussir, vous découvrirez si votre mission a échoué ou pas…et vous gagnerez ou pas des pass SNCF pour vous rendre en train au Festival du film américain de Deauville ! Personnellement, après avoir essayé en vain la solution Romanée Conti, j'ai sauvé le monde à ma deuxième tentative, j'attends encore les félicitations de la Barack à frites Américaines et la Romanée Conti en cadeau qui irait très bien avec.

Tentez votre chance ici


Quand la bise fut venue

dans la catégorie Inclassables mais classés

levrespulpeuses.jpgLe jour de ton anniversaire est un jour un peu spécial. Je passe sur les cadeaux, la fête et tous le zimboom, mais je vais m'attarder sur une furieuse manie, la bise. Ce jour-là, tu as intérêt à te laver avec M.Propre ou Mister Clean pour les Ricains. Y a une flopée de filles, c'est moins dérangeant, et de mecs qui vont se presser pour t'en claquer deux, voire plus, j'y reviendrais. D'ailleurs, ces démonstrations bisouesques ne sont pas réservées qu'aux seuls anniversaires. La mode de la bise est de retour, et quand la bise fut venue, pas un seul petit morceau de bouche ou de vermisseau, pour aller crier famine. On peut aussi se trouver fort dépourvu lorsque la bise n'est pas venue. Une étude Boukistanaise, menée par le professeur Talbou Kikoul, a mis en évidence de nombreuses façons de se saluer de par le monde (voir figure 1 et 47 à la page 217). Il y a même un endroit où l'on se saute sur le dos et aboyant des chansons de Michel Sardou, mais c'est une autre histoire.

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Quel Loiseau, ce Rousseau (où la balade des gens heureux) !

dans la catégorie La tournée des vignes

French wineMoi, j’adore le "blitz bourguignon". C’est une tradition typiquement soiffarde, qui consiste, comme son nom l’indique, à foncer en "Terre Sainte" puis à rentrer "at home" en moins de temps qu’il ne faut pour boire un Salmanazar de Chambertin, le coffre plein, les poches vides, et le sourire aux lèvres… Ça n’a l’air de rien, mais cela demande une certaine habitude, une pensée concentrique monomaniaque obsessionnelle et un foie en bon état. Amateur, passe ton chemin… Pour la peine, le Schulemeister a exigé un briefing1, la veille au soir, histoire de se mettre au diapason, et un débriefing dans l’euphorie du retour, histoire de vérifier si "on en a ou pas". Et oui, le Meister ne pense pas qu’au pinard. C’est un homme de lettre, Monsieur. Entre deux boutanches, il a réussi à me fourrer dans les pattes un exemplaire d’Hemingway qu’il avait sauvé de la guerre du Boukistan, alors qu’il venait de s’éjecter de son hélicoptère en feu, mais bon, c’est une autre histoire qui prend beaucoup plus de temps que celui nécessaire pour boire un Salmanazar de Chambertin. Tiens ! Cette nouvelle unité de mesure du temps me sied bien. Je m’en vais la proposer au BIPM (Bureau International du Pinard et des Murges)… D’ailleurs, pour le compte-rendu de l’avant et de l’après, il n’a qu’à se sortir les doigts du…, le Schulemeister. Comme dirait le Psykopat, y a pas de raison que ce soit toujours les mêmes qui dégustent. Dorénavant, tout soiffard n’ayant pas posté un article entre deux soiffardises se verra refuser le traditionnel verre d’Yquem de fin de beuverie ( euh je voulais dire dégustation). Con se le dise !

1. (d’après WikiJeanDa) : le briefing ou réunion d'information ou séance préparatoire est une conférence militaire ou civile, destinée à préparer une mission, une opération militaire ou civile ou encore une bataille. Typiquement, le briefing a lieu dans une structure spécialement équipée : la salle de briefing où salle à manger, voir même terrasse, équipée en verres Spiegelau, crachoirs, chaussettes (pour les flacons, pas pour les petons), jambon pata negra Jabugo bellota (ce qui nécessite une petite explication pour certains que je ne nommerai pas), et autres canapés moelleux.

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Leçon particulière dans les Perrières

dans la catégorie Notre vin quotidien

germain1.jpgComment parler de l'accueil de JF Germain sans tomber dans la redite et le rabâchement? Comment parler de ses vins sans ouvrir son dictionnaire des superlatifs? Comment fait-il pour enfanter des vins aussi honnêtes, magnifiques, fidèles aux terroirs, aux millésimes, en gardant l'identité maison, pureté, profondeur, finesse et complexité. Il n'y a que deux solutions, la magie et la passion. On n'a pas vu de baquette de magicien, de lapin blanc sortis du chapeau pointu, non, juste beaucoup de passion et une grande bouteille de Perrières pour illustrer le propos.

Meursault Perrières 2009 Domaine Henri Germain

germain-meursault-perrieres.jpgOn compare souvent les Perrières au Montrachet pour affirmer son caractère de grand cru, sa capacité à vieillir et sa personnalité unique à Meursault, mais pour le style, rien à voir. La puissance, la densité d'un Montrachet est remplacée par l'énergie, la fougue du Perrières. Le nez est d'une rare élégance, aérien, intense et complexe, sur des notes d'agrumes confits, de mandarine, de chèvrefeuille, de menthe fraiche, de pierre chaude et une touche d'amande grillée. La bouche est d'une grande pureté, avec encore un peu de retenue, comme une timidité à dévoiler tous ses charmes. C'est ample et concentré, mais la tension tiens la matière en apesanteur, une plume de plomb, un vin colossal et vaporeux, une réelle perfection à une persistance infinie. Il suffit d'écouter JF Germain parler de ce vin pour percevoir son plaisir à en être le géniteur, sans orgueil, juste fier d'avoir été digne d'un grand terroir.

Le charme d'un pavé de 68

dans la catégorie Notre vin quotidien

sarko_11.jpgEn 1968, un peu partout en France, il n'a pas plu que des pavés et des injures anti-CRS, il est tombé des trombes d'eau quasiment tous le mois d'août, un record de pluie fut enregistré, on vendangea des raisins gorgés d'eau qui ont donné un vin délavé, vide. Le désastre fut général, par exemple, tous les St-Emilion furent déclassés, à l'exception du Château Figeac. En Bourgogne, la vente publique des Hospices de Beaune fut annulée et aucun rouge ne fut mis en bouteille au Domaine de la Romanée Conti. Alors, quand on est né en 68, et c'est le cas de notre pantagruélique JeanDa, on pleure de ne pas pouvoir goûter un vin de son année de naissance, et on imagine encore moins le boire avec Christian Sérafin à Gevrey. Et pourtant, que la Bourgogne est belle, comment peut-on s'imaginer… Bon, il est vrai que le JeanDa, à l'instar d'un roumain réclamant de la monnaie dans le métro, a pas mal tiré la chevillette devant nos regards goguenards, connaissant le personnage, on savait que son rush désespéré n'avait aucune chance d'aboutissement. Déjà, on avait été reçu comme des demi-dieux, on avait eu droit au sourire, aux anecdotes et même, plaisir suprêmes, à quelques mignonettes assez mignonnes, il faut bien le reconnaitre, mais de là à faire pèter un Charmes, fusse-t-il soixantuitard, il y a un pâté qu'on n'osait tartiner. Et bien, le JeanDa a le cul bordé de nouille, en découvrant la bouteille, 75cl de bonheur, il a d'abord émis un son proche du roucoulement de la chouette anorexique, son visage s'est illuminé, on aurait dit un lémurien pris dans les phares d'une Volvo, puis un glapissement strident en découvrant le contenu du verre.

Charmes-Chambertin 1968 Christian Sérafin

Serafin_Charmes-Gd-Cru.JPGTous les stigmates d'un vin presque mort, pas mal tuilé, plutôt sur le rouge-orangé avec de grosses larmes lentes. Dès le nez posé sur le verre, on entrevoit la possibilité d'avoir enterré la jouvencelle un peu tôt. Certes, la Charmante fait son âge, derrière des notes de framboises, de cerise, de pivoine, de réglisse se cachent des notes de caramel salé, de cuir, de venaison et de curry. C'est charmant! La bouche est surprenante, fine, peu dense, mais les tannins, un peu poussiéreux, tiennent encore le choc, c'est soyeux, racé avec une petite sucrosité et une acidité marquée qui étire une finale très caramel au lait. Très bien

American way of wine, Ich bin ein Hamburger

dans la catégorie Rencontres Amicales

mcdo271107.jpgLes États-Unis sont, depuis bien longtemps, une super-nation dont Platon a mentionné l'existence le premier dans Rambo III le retour. Ils aspirent à imposer leur dictat à la planète entière, il est même probable qu'en 2059 la Terre s'appellera les Etats-Unis de la Terre et sa population sera les Térricains, mais en attendant, le pays est connu comme "The United Asshole of Amercia color of Benetton". La caractéristique première de ce pays, est d'être passé directement de la barbarie à la décadence sans jamais avoir connu la civilisation. Historiquement parlant, les États-Unis ont la réputation d'arriver en retard pendant les guerres et de n'avoir jamais véritablement réussi à les gagner. La population Américaine est des plus baroque, les États-Unis abritent de nombreuses espèces consubstantielles, des bêtes qui peuvent peser entre 150 et 500 kilogrammes avec un régime alimentaire particulier, composée essentiellement de BigMac avec du fromage en plastique et de la sauce aussi nocive que la centrale de Fukushima, mais ils peuvent opter occasionnellement pour un Burger King à la place. Grâce à ce régime alimentaire, l'Américain ordinaire peut être pris de vitesse par un paresseux sous Prosac.

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Zinzinuler en Sonoma

dans la catégorie Notre vin quotidien

Sonoma County Zinfandel 2008 Seghesio Family Vineyards

90% Zinfandel 10% petite sirah
SeghesioZinfandel.jpgRobe grenat sombre. Le nez est puissant, intense, sur les fruits noirs, cassis, mûres, confiture de myrtille, épices, vanille, menthe, cigare et pas mal de bois, noble mais un peu trop présent en l'état. La bouche joue également dans le registre de la puissance mais non dénuée de finesse, l'attaque est marquée par l'élevage, les herbes aromatiques, l'alcool (15°) est présent, la matière est ample, les tannins sont denses et souples. La persistance aromatique est longue et tendue. Un Zinfandel puissant, qui ne renie pas ses origines, mais qui garde une fraicheur intéressante. A attendre. Très bien

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Que Sera Sera Soria, lady Marlène

dans la catégorie Rencontres Amicales

Panneau-peyre-rose.jpgL’Espagne est un pays de type ibérique, située vers environ le sud-ouest de l’Europe, sur la péninsule ibérique, qui ne tire pas son nom de Ribéry, vas-y Frankie, même s'il a été découpé par Picasso, mais du cochon Ibérico, fierté nationale avec le Barca. Comme dans tous les pays méditerranéen, on y cultive le touriste, Allemand ou Hollandais de préférence, ça pousse mieux, mais on ne dédaigne pas le Danois ou le Norvégien, surtout désarmé. Les langues nationales sont le castillan, en hiver, l’allemand, en été, et la dynamite dans le pays basque. Le castillan est une langue latine, contrairement à l'Allemand qui est une langue palatine, mais, comme les espagnols sont des gens un peu facétieux, ils prononcent ça pas comme vous et moi, surtout vous, pour pouvoir se moquer des étrangers qui essaient de dire "Murciélago que duerme, con la diarrea, debe desconfiar (1)". Les Espagnols les plus connus sont Dali, l'ex-mari de la chanteuse Dalida, et Cervantes, le plus gros producteur de bière. L'Espagne est mondialement connue pour la paëlla, un plat dans lequel on met tout ce qu'on veut mais dans du riz, comme la Sangria d'ailleurs, un apéro dans lequel on met tout ce qu'on veut mais, pas dans du riz, dans du vin.

(1) "Chauve-souris qui s'endort avec la diarrhée, doit se méfier''

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Laplace au soleil de Madiran

dans la catégorie Notre vin quotidien

Madiran Château d'Aydie 2007 Vignoble Laplace

ChateauAydie.jpgLa robe est très noire, dense. Le nez est puissant, boisé, avec des notes de cassis, mûres, café, bâton de réglisse et vanille. La bouche est massive, avec beaucoup de coffre, les tannins sont denses et robustes, on retrouve un boisé un peu trop présent à mon goût. On trouve un peu de fraicheur en finale qui est d'une longueur estimable. A attendre ou à carafer longuement. Bien

In neuro Veritas, les caves se rebiffent avec un fil rouge à la patte

dans la catégorie Rencontres Officielles

prozac2.jpgJuillet, c'est les vacances, le farniente et la lecture, surtout s'il pleut comme ivrogne qui se soulage. En principe, l'été, c'est pas le moment d'être sérieux et c'est pas mon genre en plus, mais pour une fois qu'on se réunit en juillet, à défaut de faire une entorse à mon régime hyper calorique, je vais faire une entorse à ma ligne éditoriale et être sérieux, mais pas trop. "Sans les cafés, il n’y aurait pas eu Sartre", disait Boris Vian, qui ne faisait pas que cracher sur les tombes, et j'ajouterai, que sans les cafés et leurs ptit blanc sur le zinc, il n'y aurait pas eu d'Antoine Blondin, de Baudelaire, de Rimbaud, de Stendhal, de Musset, de Steinbeck, d'Hemingway, de Fitzgerald sans parler de Bukowski ou de Pline l'Ancien, amateur d'un capiteux et magnifique millésime 21 avant JC. Chez les hydropathes, le vin et la littérature ont toujours fait bon ménage, c'est sûr, l'alcool est soluble dans l'encre et vice versa. Mais il n'y a pas que le vin qui fait tourner la tête, certains chiffres aussi donnent le tournis, Dans un rapport charpenté comme un cru du pâtissier de Vesoul, on apprend que le chiffre d'affaire des participants à Vinexpo, le plus grand salon international du vin qui réunit tous les deux ans les cadors du secteur, flirte avec les 250 milliards de dollars, le prix de 370 Airbus A380. Et sans aide du VRP Sarkolique, faut le boire pour le croire.

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I'm just a jealous guy of Bonneau

dans la catégorie Notre vin quotidien

Il y a des jours comme ça où tous m'agace, je hais les lundis, en particulier celui-là. Déjà, je retourne au boulot sous un magnifique soleil alors que je viens de passer près de trois semaines sous une pluie aussi battante que froide. Là, vous vous dites, ça y est le blaireau va encore partir dans ses digressions à 8 roubles, c’est fort probable bande de fieffés ingrats mais après tout, aujourd’hui je suis seul au bureau en tenu d’Adam, pas rasé, et une partie de Cash Game Poker en route, donc je n’ai un peu que ça à couanner et digresser à tout va! Bref, j’en arrive aux faits. Donc, je suis un peu près dans l'état d'esprit d'un serial-killer insomniaque, à 4 heure du mat, devant chasse et pêche, j'ai pas vu âme qui vive de la journée, excepté une baleine cyanosée, une grosse blondasses aux lèvres de mérou et au brushing à la Bob Ewin qui s'était perdu dans la zone industrielle à volant de sa mercos rouge pompier, elle a du faire dans son bène rien qu'en voyant mes yeux injectés du sang de mon intolérance...

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