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novembre 2011

Lalalla, j'adore quand le veau dort sous la voûte de Célestins

dans la catégorie Rencontres Officielles

Nov-2011_P10.jpgY a-t-il mieux qu'une virée en Toscane dans une Ferrari California verte pomme, y a-t-il mieux qu’une pizza chaude débordante de fromage devant un film avec Monica Bellucci, y a-t-il mieux qu’une discussion, entre vieux potes, à 3 heures du matin, sur tout et surtout sur rien, avec une bouteille de Clos de Bèze pour accompagnement, y a-t-il mieux que de s’écouter, quand on a le spleen, le Requiem de Mozart dans son bain avec un verre de Chevalier-Montrachet, y a-t-il mieux qu’un sandwich rillette à ma façon avec un Morgon de Marcel Lapierre, y a-t-il mieux qu'un Perrier, en été et au goulot, après une partie de foot infernale, y a-t-il mieux qu'un énorme rot après un Perrier au goulot, y a-t-il mieux qu’un rosé glacé en face des Iles du Lérins en guise d'apéro? Y a-t-il mieux qu’une côte de bœuf grillée au barbecue avec un St Jo un peu frais au bord d’une piscine, y a-t-il mieux qu’une soirée en amoureux avec du champagne rosé, un immense lit et des draps en satin, y a-t-il mieux que péter dans des draps de satin, y a-t-il mieux que le premier petit déjeuner, en Provence, face à la mer, lors d’un premier jour de vacances, y a-t-il mieux qu’une douche bien fraîche en plein cagnard alors qu’on a du sel de mer sur tout le corps? Y a-t-il mieux que de passer l’après-midi dans sa cuisine à concocter des petits plats et à tout goûter, même les vins, y a-t-il mieux que de saucer le beurre des escargots au fond des coquilles, y a-t-il mieux que de sucer la queue d'un homard, y a-t-il mieux que les macarons de Pierre Hermé, y a-t-il mieux que de faire flamber une langouste sur une plage de Cuba, y a-t-il mieux qu'une trilogie Lalalesque quand l'ivresse des profondeur nous gagne?

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Dominus Vobiscum, et surtout pour les Soiffards

dans la catégorie Notre vin quotidien

Dominus 2001

dominus2.JPGLors de mes différentes pérégrinations il m’arrive de boire de bons coups…dans une longue série de bouteilles américaines dégustées celle ci m’a particulièrement marquée. Un vin vrai, tout en finesse à l’encontre de l’image habituelle des vins californiens. Une grande classe digne des grands domaines bordelais, rien à voir avec l’image des vins élaborés à base de carton, non, non, la classe du Cabernet, je sais certains ne me croirons pas, je ne citerais pas de noms sauf peut être dans les commentaires si on me pousse. Bref un kif américain ! vivement le prochain.

Quelques mots sur le domaine

Grumé et traduit par Jean-Claude Vandame…

dominus1.JPGDans les années 1960, tout en fréquentant l'Université de Californie à Davis, Christian Moueix Fell In Love avec la Napa Valley et ses vins. Fils de Jean-Pierre Moueix, le marchand de vin et producteur de famed Libourne, FRANCE, Moueix retournés chez eux en 1970 pour gérer les vignobles de famille, incluant châteaux Peter, Peter La Fleur, Trotanoy et Pomerol en Magdelaine de Saint-Emilion. Son amour de la NAPA VALLEY attardé et, en 1981, il a découvert le vignoble Napanook historique, un terrain de 124 acres qui avait été Yountville ouest de la source de fruits pour certains des meilleurs vins de la vallée de la pana 1940 et 1950. En 1982, a conclu un partenariat pour développer Moueix le vignoble et, en 1995, est le seul propriétaire. Il a choisi "Dominus" le nom ou "le seigneur des biens" en latin à son engagement permanent longtemps sous la gérance de core du pays. Bénéficiant d'un climat taux tempe, Napanook volcanique du vignoble, bien adapté à drainage des sols de culture sont spécifiquement cabernet sauvignon et l'autre qui composent les vins bordeaux variétale Dominus Estate.

Quelques éléments concernant de le domaine :

103 acres plantés
Des variétés cultivées: Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Petit Verdot
Type de sol: argile et de limon graveleux
Climat: étés chauds et secs tempérée par les brises de refroidissement de la baie de San Pablo. Froid, hiver humide. Mid-Valley localisation Afford températures modérées. Sec d'élevage

(traduction par Google…)


Better late than never Beaujolais

dans la catégorie Notre vin quotidien

pancarte bois beaujolais nouveauParesseux de nature, pas du tout écrivain, ne sachant absolument pas comment rédiger un article sur le vin j’ai joué la montre en évitant de suivre les instructions du Psykopat. Poursuivi, pour ne pas dire harcelé par courriel même en Angleterre, j’ai pris la décision de pondre quelques mots sur le premier verre de vin qu’on m’offrirait après le dernier rappel à l’ordre. C’était le premier samedi après le troisième jeudi de novembre. J’étais chez mon fils qui, en bon émigré français d'outre-manche, a organisé une soirée "Beaujolais Nouveau". Quelques amis avaient apporté du BN de divers viticulteurs, mais les bouteilles de base et que j’ai "dégusté" presqu’exclusivement venaient de Georges Lebœuf.

J’avais lu, j’aurais été incapable de le déduire en buvant le vin, que les vignes du Beaujolais ont bénéficié cette année, de conditions climatiques "quasi idéales". Autrement dit un très bon ensoleillement et de faibles précipitations et que les raisins sont arrivés à maturité optimale avec trois semaines d’avance par rapport à l’an dernier. image001.jpgToujours est-il que le vin, servi presque frais, a été soyeux en bouche, agréable à boire et pas acide du tout. Au début de la soirée j’ai cru goûter du cassis, voire des mûres, vers minuit je buvais du raisin. S’il y avait un nez, je ne l’ai pas remarqué. Très fruité le vin m’a évidemment incité à trop en boire. Il n’était peut-être, pas très long en bouche mais il est resté relativement longtemps en tête. J’ai oublié de regarder le taux d’alcool, mais c'était largement suffisant. Comme tout le monde le sait, on ne trouve pas de "grand" Beaujolais Nouveau. Il reste quand même un vin très agréable à boire avec des amis (ou dans ce cas des amis du fiston) Je préfère, quand même faire comme chez les soiffards, boire de très bons vins avec des amis. A vendredi.

L’intrus.


Rouge de toute honte bue

dans la catégorie Inclassables mais classés

Rouge_de_Honte.jpgCe soir-là, à l'issue d'un mois d'approches autant subtiles que répétées, je dinais enfin avec la belle italienne de mes rêves, l'étourdissant de commentaires flatteurs sur sa taille magnifiquement mise en valeur par cette robe d'une blancheur virginale (la robe, pas elle, bande de...) qu'elle portait alors et dont elle évoquait avec enthousiasme le créateur "génial" dont le seul nom était synonyme de quelques zéros de plus figurant sur son prix (de la robe, pas le sien, rebande de...). Après quelques flûtes apéritives de boissons pétillantes suivies de quelques blancs aussi troublants qu'elle devenait, je le sentais, troublée, j'escomptais parachever mon œuvre vineuse et hypnotique, mes intentions, à contrario du vin qui s'affirmait naturel, sentaient fortement le soufre, avec un flacon de ce rouge inoubliable dont je versais une généreuse rasade dans nos verres. L’œil toujours rivé sur son décolleté profond, je commentais alors, avec un docte verbiage, les diverses teintes de ce nectar, ce rubis profond qui prenait déjà ses premiers reflets tuilés, la qualité de son gras tapissant l'intérieur du verre, autant de gages d'extases prochaines. Après avoir humé de cette façon démonstrative et experte, tête en avant, l'air concentré et mâle, le verre légèrement de guingois pour amener une touche de décontraction, conscient de l'attraction magique qui était en train de s'opérer entre nous, catalysée par l'alcoolémie ambiante et la délicate lumière d'ambiance, je me mis en tête de lui faire découvrir la magie des arômes de fruits rouges et noirs, bien compotés, mâtinés de l'odeur du "quetscheschlegel" de ma grand-mère, que développait cet aimable breuvage. Et c'est là, qu'en faisant tournicoter le vin devant son appendice nasal qu'à l'instar de Cléopâtre elle avait fort délicat, dans une soudaine pulsion amoureuse du perfide liquide pour ma dulcinée et sa gorge profonde, un juteux jet jailli, aspergeant sa robe immaculée de pollution purpurine... La fin fut autant bruyante que brève, l'insulte faite au créateur, qui lui confinait maintenant au "divin", les zéros du prix enfin révélés, ma stupidité pochetronesque, suceur d'orteils et j'en passe... J'en ai oublié, confus et déconfit, la plus grande partie. Je me souviens toutefois parfaitement du goût du vin, il avait un goût amer ! Curieux, non ?


Putain de Putian, Spamafaute si t'es petit, laid et jaune

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

spam641.jpgCe matin, un lapin a tué un Spammeur et c'est bien fait pour sa gueule! Pourquoi tant de haine? Pourquoi tant de ire? Parce que! Parce que ce matin, je me réveille et je te bouscule, comme d'habitude, et je fonce sur "Google Analytics" voir combien de million de visiteurs leverasoif.com a drainé. Stupeur et tremblement, j'ai doublé la fréquentation en une nuit ! Putain de con, me dis-je pudiquement. Je commence par envisager l'achat d'une nouvelle berline décapotable avant de retomber lourdement sur le sol de la salle de bain, le double de pas grand-chose, ça fait toujours pas bezef! Mais d'où qui viennent ces visiteurs? Là, je vais un peu vous faire mariner dans votre jus, j'ai pas encore fait une croix sur la nouvelle berline décapotable, un peu de suspens ne peut nuire.

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Je déflore l'iphone et la flore

dans la catégorie Rencontres Amicales

Iphone1.jpgFlore, la DAF et conseillère marketing allégorique de mon blog, m’a dit d'un ton grave et enjoué : "Ça fait longtemps que tu as plus rien posté d'intelligent, tu devrais faire un post sur l’iPhone et la flore, les gens, ils aiment bien les émissions sur National Géographie et toutes ces conneries." Elle est comme ça Flore, elle aime bien m'humilier, me donner des ordres et me voir galérer comme un galérien pour pondre 3 lignes compréhensibles par le plus commun des mortels, c.à.d. Toi. Comme le disait souvent Lao-Tseu à Confucius, le problème, avec Flore, c’est qu'elle n'a pas souvent sa raison et encore moins souvent raison. De nos jours, j'aime bien cette expression, de nos jours, c'est mieux que maintenant, vous ne trouvez pas? Donc, de nos jours, j'aime bien cette… Je sais, vous savez déjà, mais un peu de remplissage ne peut nuire à l'incompréhension de ce texte… De nos jours, tout le monde sait que les téléphones portables peuvent nuire et cuire vos gonades et provoquer de graves séquelles sur votre descendance. C’est dire si c’est du sérieux. C'est même un sujet assez grave pour plaisanter, permettez-moi donc de faire une petite entorse au ton frugalement désinvolte qui règne parfois ici.

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Tu veux qu’j’t’enchante le cru ?

dans la catégorie Notre vin quotidien

Pommard Rugiens 2009

Grand nez de cerise noire, noyaux, rose fanée, prunelle, mûre, arabica, notes de cigare. La bouche est juteuse, salivante, sur une matière fraîche, riche, d'une concentration légèrement suave, gainée de tannins polis et souples. Longueur académique surlignée d’une acidité délicatement sanguine. Gabbee the californian.

pommard1.jpg

Pommard Rugiens 2008

Légère réduction, le nez s'ouvre sur de délicates notes de pivoine, de griotte, de framboise, de menthe verte, de clou de girofle et de terre humide. Belle matière, tannins fins mais encore bien abrupts. Bonne longueur saline. Patience, c’est une pépite délicate. Un gabby rhénan.

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Un pilleur sachant pillet

dans la catégorie Notre vin quotidien

Pernand-Vergelesses "Virginie Pillet" 2008 Dubreuil-FontaineVirginie_Pillet.jpg

Sa robe est d'or blanc a reflets verts. Un nez domine par des arômes de fleurs blanches (aubépines, acacia) relevés d'une pointe minérale. En bouche, il a une belle structure, équilibré, on retrouve le parfum de fleurs blanches et une belle minéralité. Par contre, petite longueur. Pas mal avec un petit poiscaille.





Les vieux eunuques ne sont jamais chauves ou l'art de faire du veuf avec du vieux

dans la catégorie Rencontres Officielles

hermite.JPGLa semaine dernière, alors que j'allais à la boulangerie pour injurier et agresser les petits vieux, je me posais des questions de la nature fondamentale et indispensable des personnes âgées, tout en assénant violemment un coup de pain complet dans le dos d'Agathe Zeblouze, dans le but avoué de lui briser les vertèbres rendus fragiles par la ménopause. Se faisant, je me rappelais les éminentes théories sur le sujet que je tiens d'un ami personnel de l'animateur de "C'est pas sorcier", quelle est donc l'utilité des vieux dans notre cosmos? Une question fondamentale, un sujet passionnant, qui me turlupine pendant que j'essaie d'enfoncer un pain enrichi au seigle, soi-disant bons pour la santé, mon œil, dans la gorge d'Aimée Voulaizin-Lézoth qui suffoque, preuve qu'il n'a décidément aucune curiosité scientifique.

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Comment se faire une cigogne chez l'autruche

dans la catégorie La tournée des Popotes

Zum_Striessel.jpgLes rouges d’Alsace, ça ne vaut pas les Bourgognes, il doit y avoir un peu de vrai, puisqu’on me l’a asséné tellement souvent que je finis par avoir un petit doute…mais ce qui est certain: c'est qu'en bourgogne on ne sait pas faire d'Alsace. Midi à Strasbourg. Je retrouve un vieux complice affamé et assoiffardé pour la sustentation de mi-journée. Centre-ville, à côté de la Cathédrale, ça s’appelle "Zum Striessel" (à l’Autruche)… ben oui ! Plus Winstub que ça, c’est pas possible, tout y est, les boiseries encaustiquées, le plancher en chêne noirci par les passages approximatifs de plusieurs générations de vieux poivrots strasbourgeois, des banquettes abominablement inconfortables, bref… beau et dur comme l’Alsace. Dans l’assiette, un jarret braisé à la bière…: confit, fondant, gourmand, goûteux à souhait, une merveille qu’on ne retrouve que dans ces vieux établissements chargés d’histoires, dont les recettes sont transmises d’une génération à l’autre dans le secret matrimonial le plus strict. Une vraie émotion made in Elsass. Seul bémol: un peu juste pour un gros gourmand (et j’en connais quelques uns), mais ça vaut le détour quand même...

Pinot Noir Rieffel 2008 cuvée Nature.

Rieffel.JPGUn vin 100% naturel, pas l’ombre d’un soupçon de chimie, ni souffre, ni filtration, avec des reflets tuilés, un vin d’Alsace bien élevé (oui, ça existe…).Belle structure, bel équilibre, ici le Pinot Noir a des airs de grenache, voire de merlot rhodanien (les spécialistes comprendront...) En bouche, que du plaisir, fruits rouges légèrement confiturés, belle trame acide, aucune trace de réduction ni de sucrosité perturbatrice, petite longueur en bouche fort agréable, bref, une gentille petite alsacienne avec laquelle il fait bon passer un moment d’intimité.


Winstub Zuem Strissel
5, place de la grande boucherie
67000 Strasbourg


Les schistes gouleyants de Goulaine : un muscadet que te donne le melon

dans la catégorie Notre vin quotidien

Muscadet expression schistes de Goulaine 2007 Domaine Luneau-Papin

Domaine_Luneau-Papin.jpgIl existe un muscadet. Il a été croisé à quelques mètres de la Folle Blanche des Gros rantan Plant nantais. 100% Melon de Bourgogne, des vignes de plus de 75 ans plantées sur des schistes exposés plein sud. Il n’en faut pas plus pour une expression à faire pâlir la folle blanche susnommée. Jamais muscadet n’a été bu jusqu’à la lie ce qui est bien naturel puisqu’il a été élevé sur elle. 36 mois de fermentation quelques bastonnades ou batonnages réguliers mais sévères. Et roule ma poule en compagnie de quelques huitres tièdes en gelée de cerfeuil. Ah, j’oubliais, un petit coup derrière la carafe ne nuit pas aux arômes de la pépite de Pierre et Pierre-Marie Luneau.

Domaine Luneau-Papin
Domaine Luneau-Papin vignerons à La grange 44430 LE LANDREAU


Vacances studieuse chez Mamie Capucine

dans la catégorie La tournée des vignes

Faller1.jpgComme les vacances sont un peu longues et que l’ennui se fait sentir (tout est déjà prêt pour la rentrée de jeudi of course), Rmerie et moi sommes sorti de la ville à la recherche de bonnes quilles alsaciennes. A ce sujet, je parie que tu as déjà entendu le prétentieux se plaindre 30 fois que c’était sans doute le vignoble de France qu’il connaît le plus mal le moins à fond. D’ailleurs c’est vrai, le pauvre ne sait même pas reconnaître les grands crus dans un verre ! Combien de fois l’ai-je vu hésiter entre un Sonnenglanz et un Sporen ou entre un Steinklotz et un verre de paic citron… Là ou t’as tout compris, c’est quand il t’explique que c’est dans le Bas Rhin qu’on fait les meilleurs vins ou que le Schoenenbourg est aux grands crus ce que la philatélie est à la physique… Bref, nous voilà donc en route pour Kaysersberg et je me dis que j’ai pas intérêt à trop le laisser causer chez les Faller, sinon on va se faire foutre dehors par Colette vite fait bien fait. D’autant qu’avec la dégust prévue à 9h du mat en guise de p’tit déj’ le bougre peut me faire une sortie de route à n’importe quel instant. Car faut dire que chez les Faller c’est du sérieux, la rigueur à l’allemande ça te parle ? Tu comprends de suite que c’est pas la qu’il faut lâcher ta vanne de la pute et du pédé dans un ascenseur !

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