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mars 2012

Songe d'une nuit de légende, les trois confessions du charmeur de serpent

dans la catégorie Rencontres Officielles

Des fois, par hasard,37528268.jpg tu écoutes des chansons qui t'entraînent jusqu'au bout de la nuit, les démons de minuit, ils t’entraînent jusqu’à l’insomnie, les fantômes de l’ennui. Alors tu allumes ta télé et tu restes scotché à National Géographic Channel qui t'explique tout ce que tu ne voulais pas savoir sur les serpents sans jamais avoir même imaginé envisager de poser éventuellement la question à un de tes amis reptiliens, c'est dire si ils sont fort chez National Géographic. En premier lieu, le serpent est un animal omnivore qui ne mange pas les hommes, sauf s'ils sont méchants ou Sarkosiste, il est surtout friand d'une espèce animale particulière, le koala roux. Pour l'attraper et le farcir, il n'hésite pas à utiliser son corps, mais sans les mains, et à entrelacer la pauvre bête, mais comme c'est un roux, c'est moins grave. Un serpent, ça peut être flippant, moi, pendant longtemps, je flippais à la vue des oiseaux, Alfred Hitchcock devait y être pour quelques chose, mais pas que. Les oiseaux, ils z'ont pas de bras, et ça me fout les miquettes, mais que dire des serpents? Ils marchent sur leur ventre, dans le genre flippant je sais pas ce qu'il te faut! Les poux? C'est pas faux! Les serpents marchent sur le ventre mais les poux marchent sur la tête.

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Chapitre du chat à neuf queues et autres châtiments

dans la catégorie Inclassables mais classés

chatblis.pngCertain, en se rasant découvre leur destin politique, moi en me rasant ce matin, je me suis dit "Chat échaudé craint l'eau froide". Mais pourquoi me suis-je dit cela? Quelle mouche m'a piqué, mais pourquoi une mouche me piquerait? Au fait une mouche ne pique pas! Stupide, d'autant en emporte le vent que j'avais de l'eau bien chaude. Chat échaudé craint l'eau froide, c'est idiot comme expression puisque justement si le chat a pris un coup de chaud, un peu d'eau froide lui ferait du bien alors qu'un chat écrasé ne craint plus rien. C'est comme l'expression : "Il n'y a pas de quoi fouetter un chat", c'est un décasyllabe sympathique qui n'avait sans doute aucune prétention poétique à l'origine. Mais ça veut dire quoi? C'est vrai, il y a eu un petit dérèglement, un dysfonctionnement, une couille dans le potage, mais on ne va pas en faire un fromage suisse, on va pas faire un pataquès pour quelque chose qui n'en vaut pas la peine. Il n'y a pas de quoi fouetter un chat? Je vous le demande...Pourquoi on ne lui filerait pas un coup de pompe, plutôt, en douce? Ça éviterait d'avoir à chercher un fouet ! En plus j'ai d'autres chats à fouetter... Cette expression est encore pire. Ça implique que je suis une vraie salope, je fouette les chats mais, en plus, je suis un tortionnaire puisque je fouette aussi d'autres chats que les miens et ce, même si je n'en ai pas.

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Bavardage à l'ombre du Kastelberg

dans la catégorie La tournée des vignes

En ce premier jour de printemps,Gresser1.jpg les gars de la météo ont été super collaboratif, je ne vois rien que le soleil qui poudroie et l’herbe qui verdoie, même si j'avais promis à mon voisin de l’aider à regarder son plafond, je me retrouve à gravir le Kastelberg, la sentinelle d'Andlau. Le Kastelberg, qui avec le Wiebelsberg et le Moenchberg, est l’un des trois grands crus qui encerclent la cité de Sainte Richarde. Un mini-cru exceptionnel par sa formation géologique, qui donne au riesling une cambrure particulière, un mont à la pente abrupte que les hommes n’ont dompté qu’en y installant des terrasses dont les plus étroites accueillent à peine un rang de vigne. Un terroir exposé au sud, sud-est, taillé d’un bloc dans des schistes de Steige. Une fusion quasi exclusive et fabuleuse entre le Riesling et la roche, un cépage qui, depuis l'an 1064, ne cède pas à la frivolité, qui montre beaucoup de droiture et autant de tranchant que l’ardoise qui le voit naitre.

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Le sacrifice de Carêmentrant

dans la catégorie Notre vin quotidien

Carnaval.jpgEn Provence, sur le bucher de fin de Carnaval, avant l'entrée en carême, on brûle Carêmentrant, on brûle et on enterre l'hiver. C'est la fin des Saturnales, tout est permis. Carêmentrant (Carême entrant), c'est le bouc émissaire, celui qui porte tous les maux, tous les malheurs et catastrophes survenus le long de l'année écoulée, qu'il va falloir juger et brûler pour que la terre se fortifie de ce sacrifice. Il est personnifié par un mannequin de paille, les jambes pleines de son. Ce début de printemps sera donc l'occasion de sacrifier un Pouilly "En Carementrant" de la Soufrandière, ça faisait même quelques temps que je n'avais pas ouvert une bouteille des Brett Brothers. Le passage d'un vrai amateur du Domaine, pas un renâcleur, pas un professeur de chorégraphie charcutière, qui confond ligne acide avec tripes à l’orgeat ou cervelle de poney roux Grand-Veneur qui aurait été préparé par un nain de jardin chauve sous ecstasy, non, un authentique amateur des frangins de Vinzelles a été l'occasion de goûter ce climat de Vergisson, situé à 350 mètres, exposé plein Sud, un grand terroir planté de vignes âgées de 45 à 55 ans, sous la majestueuse falaise de la Roche de Vergisson. Ce que défendent les Frères Bret, c'est l'idée de terroir, de climat, une évidence pour les adorateurs monomaniaques du mono cépage, une abstraction abstraite pour les groupies de Bob l'éponge.

Pouilly Fuissé "En Carementrant" 2008 Bret BrothersBrettCarementrant.jpg

Le nez est expressif, sur la poire, la pêche de vigne, les épices, la nougatine, le tilleul et la verveine. La bouche est élégante, mentholé, la matière est généreuse avec un fin de bouche calcaire. La trame acide apporte beaucoup de tension et allonge la finale. L'exemple parfait de ce que doit être l'expression du terroir de Vergisson. Très bien

Variation physiocratique et philosophie du veau en milieu vineux

dans la catégorie La tournée des vignes

Un célèbre philosophe a dit, "le lion et le veau devraient coucher ensemble mais le veau ne dormirait pas beaucoup". vache.jpgJe peux affirmer que c'est faux! Personnellement pour ma part, je suis lion, ascendant Uakar, un aimable animal qu’on a envie d’appeler "connasse", mais, qui en dépit d’un physique ingrat, est d’une parfaite courtoisie et jamais ne se laisse aller à la l'obscénité, tout du moins on le suppose, car comme l’affirme la sagesse populaire: "soit poli, si t’es pas joli". Revenons au veau, attention, le veau peut être super dangereux, je connais un mec dont la sœur a failli se faire charger par un veau probablement enragé et membre d'Al Qaida. Dans notre histoire, le veau est là pour être mangé, c'est son karma, le lion mange le veau, c'est dans l'ordre des choses, comme aller chez Zind-Humbrecht quand le printemps darde le bout de son mufle, aller à la Taverne Alsacienne pour y engloutir le veau d'or et boire un Rayas, débriefer et asticoter l'absentéiste JeanDa autour du célèbre tartare de Gonzo le magnifique en sirotant un oxymore, un bon Bordeaux, l'ordre des choses, y a que ça de vrai! La physiocratie, l'harmonie, la naissance du cosmos en tant que monde ordonné et déterminé par une puissance divine qui a mis fin au désordre, au chaos initial, l'ordre des choses qui te fait immanquablement choisir le Rayas pour flatter le veau et lui faire oublier sa condition. Mais parfois, le grand Cosmos a trop bu, l'ordre des choses se dérègle, les accidents accidentent les routes, les bouchons éclosent sur les routes plus vite qu'à Lyon, les douaniers sont de sortie, le dernier Rayas a été vendu, le premier Hommage est bouchonné, l'ordre des choses se dérègle et le chaos naît du néant. Mais l’homme est un être de raison, capable de penser, de raisonner, de se dire qu'il pourrait aller au MC Do pour engloutir 6 Big Mac, mais que ce serait un peu comme aller au bordel pour un câlin, qu'il peut vénérer le caviar et avoir envie d'une côte de veau, qu'il est capable de se sublimer et d'offrir un Hommage à Jacques Perrin pour accompagner le veau à l'abattoir de la Taverne. Dieu existe, je l'ai bu et je lui rends hommage!

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Quand Néron franchit le Rubicon

dans la catégorie Sortie Vinoche

Tuserasmonfils1.jpgAprès Apicius, voilà Néron, je fais dans le romain en ce moment. Un film français, déjà, ça peut rebuter. Le réalisateur, Gilles Legrand, scénariste et réalisateur de "Malabar Princess" ou "La Jeune fille et les loups", producteur de "Micmacs à tire-larigot", que de la qualité, du lourd, c’est vrai qu'y a pas de quoi sauter sur un tire-bouchon. Le sujet du film? On ne fait pas dans la nuance, c’est le moins qu’on puisse dire, un père a-t-il le devoir moral d’aimer son fils? On se croirait dans une émission de Delarue ou dans confession intime, mon émission culte. L'intérêt? Après avoir songé à poser son barnum du côté du Château de Pommard, le père Legrand a posé sa caméra dans les vignes de Saint Emilion, ça mérite qu'on s'en serve une rasade, pour voir. L'histoire? Paul de Marseul est propriétaire d’un prestigieux vignoble à Saint Emilion, c'est un cliché ambulant, orgueilleux, l’homme est amoureux de sa terre, de son vin, de son vignoble, de sa jaguar et de ses mocassins à glands à plus de 2.000€. Un propriétaire épicurien et vipérin qui n'en a rien à battre de son fils, qui pète une cuve à l’idée que son rejet de fils débile le remplace un jour. Il rêve d’un fils plus talentueux, plus charismatique, avec un vrai nez de vigneron. Arrive le fiston de son régisseur qui est très malade, le jeune homme va bouleverser la vie de la propriété. Le patriarche tombe raide dingue devant ce fils idéal, qu'il n'a pas eu, il va choisir de privilégier l'aristocratie du vin contre la transmission familiale et l'intérêt de classe. Il va choisir le Flying-Winemacker qui a travaillé aux quatre coins du monde, qui a vinifié le célèbre Rubicon de F.F Coppola, au détriment de son fils utérin. Commence alors un quartet, deux pères, deux fils, sous le regard impuissant des femmes qui les entourent.

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Le fils à St Jo

dans la catégorie Notre vin quotidien

STJoseph.JPGL’appellation Saint-Joseph longe parfaitement la rive droite du Rhône sur une cinquantaine de kilomètres, entre Chavannay au nord, jusqu’à Guilherand au sud, dans les départements de la Loire et de l’Ardèche. Le vignoble les plus spectaculaires se situent au niveau de Tournon et Mauves où la vigne est cultivée en terrasses abruptes et ne peut être vendangée qu'à la main. Les St Joseph sont issus exclusivement à base de syrah même si certains ajoutent de la Marsanne ou de la Roussane dans la limite de 10%. Gérard Chave et son fils Jean-Louis forment un tandem exemplaire, ils incarnent une vision juste et intelligente du vin. Les vins du domaine figurent parmi les plus recherchés au monde. D’une régularité sans faille depuis de nombreuses années, l'Hermitage a atteint un niveau de perfection inégalé mais il n'en reste pas moins que c'est toujours sur des cuvées plus simples que l'on voit la marque et la patte d'un très grand vigneron.

St Joseph 2007 Domaine Chave

Belle robe pourpre. Un nez immédiatement séducteur, très classique de St Joseph, mure, cerise noire, violette, jus de viande, épices et olive noire avec des accents sauvages et iodés. L'attaque est fraiche, punchy, fruitée, la minéralité marque le milieu de bouche, la matière est dense, les tannins sont fins et la finale est toute en floralité. Une belle bouteille, la classe d'une petite appellation. Très bien

Schizo et Mezzo dans les Poruzots

dans la catégorie Notre vin quotidien

Mikulski.jpgSitué entre les Gouttes d'Or et les Genevrières, sous les Bouchères, le climat "Poruzot" n'est pas le premier cru le plus médiatique et le plus goûté de Meursault. On doit même dire "les Poruzots" puisqu'ils sont trois, le Poruzot, le Poruzot dessus et les Poruzots dessous, une parfaite illustration de la simplicité de la Bourgogne! Pour certains spécialistes, ce climat souffre d'un manque d'unité. Entre la partie haute, digne des meilleurs Genevrières, la partie basse, moins raffinée, moins pentue également et la partie intermédiaire, sous les Bouchères, sur une fin de coteau étroite, est souvent de qualité mais ressemble beaucoup à la Goutte d'Or voisine sans en avoir toute la puissance. Certains ont du mal à concevoir comment un simple chemin séparant deux vignes, deux climat, peut différencier deux vins, deux qualités, deux perceptions différentes. On y perd parfois son latin, mais pas de quoi devenir Schizo. Pourtant, à Meursault, les Perrières ne sont pas les Charmes, ni les Genevrières, ni les Poruzots. Nul-part ailleurs, les différentes facettes d’un cépage ne sont autant explorées. Cette complexité apparente ne doit pas être une difficulté, un obstacle, mais l'occasion de la découverte, le bonheur d'apprendre et surtout le plaisir subtil de la comparaison. Si on aime la Bourgogne, on passe en mode Mezzo, on ne baisse pas les bras et on lève le coude…

Meursault Poruzot 2004 Domaine MikulskiMikulskiPoruzot.jpg

Un premier nez qui se cherche un peu, ça part sur des notes d'herbes fraiches, de foin et d'agrume. Après quelques minutes, le bouquet s'installe, la poire apparait avec des nuances de menthe, de tilleul et de poire. La bouche est ample, sans lourdeur, tendue mais pas acide, assez gourmande et avec une persistance intéressante. Un Meursault classique. Très bien

Si je perds, j'arrête mes conneries…

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

Badge_CasseToiPauvreCon-72338.jpgSi je perds, j'arrête…. Coup tactique, grande manœuvre ou aveu d'impuissance? Sarkomique serait-il atteint d'une Jospino-dépression aiguë? Voudrait-il se reconvertir en imprésario bling-bling d'une chanteuse aphone? Capitaine de vaisseau en perdition chez Costa Croisade? Se contentera-t-il d'être père au foyer? Présentateur du journal de TF1, vendeur chez Rolex, ou simplement retraité? Si je perds, j'arrête!, c'est toujours ce que disent les joueurs de poker avant de tous perdre sur un dernier "All-in". Et si Nicolas 1er prenait simplement les électeurs français pour des andouilles! En tout état de cause, tactique ou sincère, c'est un très mauvais signal qui va finir de caraméliser le moral et les pistaches des rangs UMPistes, de plus en plus convaincues de la sortie de déroute. Le "Votez pour moi ou je me casse", est un va-tout désespéré, vaguement suicidaire et pour tous dire: pathétique.

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Il y a du Goût dans l'Atelier d'Apicius

dans la catégorie Rencontres Amicales

L'ennui est instructif, pendant les rares et rébarbatifs cours de latin que j'ai suivis, je salivais sur les aventures du célèbre cuisinier romain, Marcus Gavius Apicius. Festin_Romain.jpgApicius était le cuisinier officiel des Empereurs Auguste et Tibère. Extravagant, gourmet, débauché, viveur, il a été largement condamné par ses contemporains, en particulier, par les stoïciens, mais aussi par les premiers chrétiens qui jugeaient sa cuisine scandaleuse. Riche, voluptueux, il dépensait des fortunes en festins. A Rome, d'où l'on avait chassé les imbéciles heureux comme corrupteurs de la jeunesse, il avait ouvert une école de gourmandise où les fils des patriciens se bousculaient plus que dans les écoles des grands philosophes. Il a professé l'art de la bonne chère, sa mort est à l'image du personnage. Après avoir dépensé des sommes astronomiques pour sa cuisine, après avoir absorbé pour chacune de ses orgies tous les revenus du Capitole, il eut l'idée de faire, pour la première fois, le compte de son patrimoine. Il compta qu'il lui restait 10 millions de sesterces, une fortune pour l'époque, mais il jugea cette somme insuffisante pour continuer à vivre dans son faste, de peur des tourments de la faim, il s'empoisonna. Comme tous les Soiffards, c'est dans l'excès qu'il était le plus raisonnable. C'est donc naturellement dans le triclinium de l'Atelier du Goût que l'Australo nous a convié à un banquet dressé par Esther et François, les réconciliateurs de saveurs, un lieu où l'assiette a du sens, où les produits viennent du terroir et les recettes d'on ne sait où. Une cuisine comme on l'aime, sans préjugés et qui n'a pas la vue basse.

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Hallali sur le halal

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

Boucherie.jpgQuel est la saveur de ce Dieu qui s’invite dans mon steak? Je ne sais pas comment vous mangez votre viande, saignant ou à point? Bleu, rouge, vert? Pour moi qui suis un grand carnassier, c'est toujours bleu, voire cru. Je ne suis pas du genre à ajouter une couche de moutarde ou une autre sauce à la canneverge, pour ne plus sentir le goût de la viande, non, ce qui m'importe, c'est le goût de la viande. J'aime la viande qui a un goût de viande. Si je vous dis ça, c'est au sujet de cette affaire Paul & Mickey qui enflamme la campagne de France et pas seulement celle électorale. Bleu, blanc ou rouge, française, Ecossaise, Australienne ou Japonaise, Hallal ou pas, Charolais, Salers, Holstein, Betizu, Angus, Aubrac, des Higlands ou Wagyu de Kobe, pas folle la vache, sacrée à mon insu, certes, mais chez moi, le bœuf est bleu, point à la ligne.

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Une belle Langhe étrangère

dans la catégorie Notre vin quotidien

Dans sa région du Piémont, Roberto et Cesare Voerzio Voerzio.jpgsont considéré comme des incontestables révolutionnaires, ils ont balayé d'un revers de main les ancestrales méthodes de vinification en utilisant de petites barriques françaises à la place des grands foudres traditionnels et en récoltant leurs raisins plus tôt que les autres, en taillant leurs vignes avec une intensité peu coutumière assurant ainsi à leurs vins, une concentration singulière. Les Voerzio vinifient pas moins de 7 Barolo différents. Patiemment construite depuis 20 ans, la renommée des vins des Voerzio est aujourd’hui exceptionnelle, aidée par un niveau qualitatif qui ne cesse de progresser pour atteindre des niveaux rarement atteints dans la région. VoerzioNebbiolo.pngLes Barolo sont rares et atteignent des prix très élevés. Le résultat de leur travail est impressionnant et le magnifique Langhe Nebbiolo en est la démonstration flamboyante.

Langhe Nebbiolo 1999 Roberto Voerzio

Le nez est développé, finement austère, sur la cerise noire, la prune, la réglisse, la fleur et quelques notes de graphite et d'épices. La bouche est fine, profonde, ciselée, les tannins sont polis, élégants. L'acidité et l'élevage sont totalement fondus et le vin se termine par une fraicheur et une allonge impressionnante. Merveilleux vin d’artiste, à maturité qui prouve, une fois de plus, que les vins des Voerzio savent vieillir avec bonheur. Très bien

(Re)traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations

dans la catégorie Notre vin quotidien

retraite.jpgUne retraite, ça se prépare, un repas de retraite, ça se prépare aussi. Dont acte! Quelques victuailles, 2 ou 3 bouteilles et c'est partis pour une soirée de besogne acharnée. C'est sûr, la retraite faut la préparer, il faut aussi la prendre jeune, faut surtout la prendre vivant et c'est pas dans les moyens de tout le monde. Je ne voudrais pas faire de l'Idiosyncrasie primaire, la vie est parfois pleine de Kinders Surprises, mais qui va payer nos retraites? C'est pas les petits blaireaux qui vont nous permettre de nous la couler douce. Ces tronche acnéiques avec leur collier de barbe taillée façon K-Maro, leur calbute Calvin Klein avec des zip partout, leur ceinture D&G à clous plus discrète qu'une dépression de Loana, leur tennis dorées à 300 €, leur Iphone qui débite du R&B poussif. C'est pas ces petits coqs asthmatiques qui vont assurer nos arrières, ils sont incapables de commencer et de terminer une phrase sans y coller une injure d'illettrés, ils finiront tous en perceur de trous dans une usine de passoires.

Dizy Terres Rouges 2003 Champagne JacquessonJacquessonDizyTerresRouges.jpg

Un rosé de saignée, assemblage de Pinot noir (17%) et de Pinot meunier (83%), issu du lieu-dit "Terres rouges". Une parcelle plantée de Pinot meunier en 1971, et l'autre de Pinot noir en 1993. Une robe rosée très foncée, des bulles denses qui vont très rapidement s'évanouir. Le nez explose de notes de petits fruits rouges, framboise, fraise écrasée, groseille, épices et pivoine. La bouche est fraiche, vineuse, toujours dominée par les fruits rouges, la matière est belle, l'ensemble possède une forte personnalité, un bel équilibre et une très longue persistance. Très bien+

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Brothers in wines...

dans la catégorie Culture Vineuse

McLarenVale.pngMc Laren Vale, située dans la partie sud de l'Australie, est surement le vignoble le plus frais et le plus dynamique d'Australie. Des domaines installés depuis plusieurs décennies, pour les plus anciens dès le milieu du 19è siècle, un état d'esprit tourné vers l'expérimentation, et une très grande ouverture d'esprit, des pionniers qui proposent des vins élégants et étonnants de fraicheur. Placée quelques kilomètres sous Adelaïde, la Mc Laren Vale possède un climat relativement chaud l'été, mais les matins sont plutôt frais, une altitude de 300 mètres environ, et la proximité maritime offre des conditions privilégiées. On peut même rapprocher son climat à celui de la méditerranéen. On trouve une grande variété de sols, de la terre argileuse aux reflets rouge brun, aux sols riches en sable et en argile jaune. Ici, la Shiraz est reine, mais on trouve bien d'autres cépages, Cabernet-Sauvignon, Merlot, Grenache, Mourvèdre qui s'appelle ici Mataro, voire du Tempranillo.

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Ça glisse sur la page blanche

dans la catégorie Inclassables mais classés

Je ne sais pas ce qu'il m'arrive en ce moment, mais je suis pris d'une frénésie graphologesque, une cystite épistolaire, une diarrhée d'écriture, plume.jpgune maladie extrêmement rare, que seul 2 ou 3 médecins Boukistanais sont capable de diagnostiquer, même pas de guérir, malheureusement pour vous. Le syndrome de la page blanche, connais pas. En réalité, ce syndrome n'existe pas, c'est une nouvelle preuve du complot mondial qu'ourdissent les poneys roux et les pandas albinos, c'est tellement simple à démontrer, il suffit d’écrire n’importe quelle phrase banale, “Longtemps, je me suis couché de bonne heure, mais tard”, “Aujourd’hui, mon chat s'est saoulé au Châteauneuf”, “Avec Carla, c’est du sérieux” ou encore “JeanDa, Il reste encore un peu de viande sur la côte de bœuf”, puis de laisser glisser mon imagination comme une petite goutte d'eau dans le grand fleuve de mon inculture, ou, pour les ménagères, laisser glisser comme un chariot dans une allée de supermarché, ou spécialement pour notre ami JLK, laisser glisser comme une capote sur la croupe d'une belle jument. La capote c’est le soulier de verre de notre génération, on l’enfile quand on rencontre une belle pouliche, on danse toute la nuit, et puis on la balance... la capote, pas la pouliche. La page blanche, c’est donc ce que les Anglo-saxons appellent un faux problème. Trop souvent, nous nous retranchons derrière de faux problèmes, alors qu’on pourrait très bien se coucher de bonne heure après avoir bien fait tailler sa plume…