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août 2012

Docteur Livarot et les lésions dangereuses

dans la catégorie Rencontres Amicales

2166861101_small_2.jpgCe soir, c'est soir de repas sages puisque nous dégustons avec nos épouses respectives, ces êtres venus d'ailleurs qui ont la fâcheuse habitude de nous affubler d'un petit nom affectueux mais, également, plus ou moins ridicule. Attention, ce surnomage n'est utilisé qu'à certaines occasions, par exemple, si c'est pour nous susurrer à l’oreille des doux mots tel que : "dis, faudrait penser à changer l’ampoule un jour", ou le "aaaaaaaaaaaaatable" très classique, ce n'est pas forcement suivit d'un surnom affectueux mais plutôt d'un assez commun "ducon". Il y a les surnoms classiques. "Mon amour", sobre, de bon goût, dans la même veine, le "mon chéri", est toujours un succès dans les soirées du Gouverneur. Mais il y a aussi les surnoms animaliers comme "mon lapin", "mon canard", "mon bichon", "ma caille", "mon chaton", "ma crevette" ou "mon étalon italien" comme dans le film de sexe pornographique avec le type qui répare un lavabo, mais à un moment il a un peu chaud et ensuite, à la fin du film, on ne sait toujours pas s'il le type a réparé le lavabo ou pas, c’est généralement assez mal construit comme intrigue. Il y a aussi les célèbres "Bébé", "Poupouch", "Loulou", "Pioupiou", "Doudou", "Minou" ou "Bibiche" qui ne font pas très sérieux. Il y a aussi les surnoms qui peuvent être psychologiquement désastreux. Celui qu'elle réserve à la fois ou tu te prépares à monter dans la voiture de tes potes pour aller jouer un match de rugby et où elle crie du sixième étage "ma petite zézette", tu as oublié tes belles chaussettes roses". C'est un peu comme se faire appeler Arthur par son patron, sauf si tu t'appelles Arthur, mais quand même, comment veux-tu que notre pays retrouve sa sérénité économique d’avant, avec de tels surnoms? Sinon, il y a aussi "Georges" ou "mon salaud", mais c’est moins bien.

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Mémoires d’août retombent…

dans la catégorie Notre vin quotidien

wine-on-the-brain.jpgSans trop vouloir te dévoiler ma vie intime, il m’arrive de noter des bribes d'idées, comme ça, par exemple des fois, une rafale d'idées, plus ou moins saugrenues, me vient comme une envie de tisser une toile, alors que je suis en train de manger un Chateaubriand ou de jouer avec un panda roux. Bien évidemment, je ne m'arrête pas immédiatement, je note l’idée dans un coin, pour la traiter plus tard, quand j’aurai fini de vaquer à mes occupations aussi indispensables qu'inutiles. Après, je fais une belote avec des yakusas afghans de toilette, puis un truc ou un autre et après, de fil en anguille, j’y pense plus. Tout ça pour vous dire que je suis admiratif quand Paulette, 77 ans, perceuse de fistule en freelance, pousse un cri rappelant vaguement l’orgasme de la belette argentée quand elle vient de retrouver dans les tréfonds de sa mémoire qui était ce philosophe mort en 322 avant JC Van Damne et qui, dans ses mémoires d'outre-tombe, a, le premier, posé cette interrogation philosophique: "qui veut gagner des millions?". Oui, je suis admiratif quand elle dit "Aristote" et je me dis que je devrais faire un devoir de mémoire ou faire appel à un concept révolutionnaire issu du travail du professeur Alzheimer, qui, lors d'un déjeuner chez son ami Abraham Kivive, fit une découverte qui allait bouleverser la conception moderne de la notion de mémoire. Se rendant compte lors de la discussion, qu'ils partageaient exactement le même souvenir du diner minestrone qu'ils avaient fait ensemble l'année dernière chez Bowie Ken et Alain Di. Il en déduit que les informations stockées dans la mémoire pouvaient être partagées entre plusieurs personnes et dépassaient le cadre strict de l'individualité. Le concept de mémoire collective venait de naitre. Tous cela pour vous dire que je ne me souviens pas de toutes les bouteilles bues cette semaine, que mes notes ont disparues, alors vous allez vous contentez des bribes restantes puisque que mes mémoires d'aout retombent…

Meursault Narvaux 2010 Pierre Yves Colin-MoreyColin-Morey_Narvaux.png

Superbe nez, simple et détonant, de citron vert, d'orange, de tilleul, de lys et de menthe fraiche. La bouche est d'une vivacité folle, aérienne, tendue, ample et minérale. L'immense ligne acide tend indéfiniment une magnifique finale. Un superbe vin à encaver pour 10 ans. Excellent

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Gevrey dans l'enfer de Macao

dans la catégorie Inclassables mais classés

un-businessman-chinois-s-offre-le-chateau-de-gevrey-chambertin.jpgCoup de bambou à Gevrey, malgré une forte mobilisation des vignerons locaux, un businessman chinois s’offre le château de Gevrey-Chambertin. Avec son pont dormant et son donjon, le château est inscrit à l'inventaire des Monuments historiques depuis 1931. Christian Sérafin nous en avait parlé la semaine dernière, à la suite d'une succession, le château et ses deux hectares de vignes (le château produit entre 10 et 12.000 bts/an) étaient en vente depuis près de neuf mois. Les héritiers de la famille propriétaire, ont vendu ce bien exceptionnel à un chinois, propriétaire de salles de jeux à Macao, pour une somme avoisinant les 8 Millions d'euros alors que l'association locale des vignerons avait monté un projet pour racheter le château et le mettre à disposition des habitants et d'y installer un office du tourisme et une salle de réception. Les viticulteurs avaient fait une proposition à 4 millions, refusée, puis de 5 millions. Les propriétaires en voulaient 7 millions et ils l'ont vendu à 8, au grand dam des vignerons locaux. L'affaire tourne à la Chinoiserie, à la gorgée de la discorde, les vignerons (porteurs du projet) sont ulcérés de ne pas avoir gagné à la roulette et de s'être fait rafler la mise sous le nez. On lit sur la blogosphère que Gevrey est devenu Chinois, pourtant, Christian Sérafin continue à me parler en Français! Le Fn parle d'invasion Chinoise et de rachat de la muraille de chine en représailles. Quand les vignerons Français achète au Chili ou en Chine, c'est du bizness, quand un Chinois achète en France, c'est de la spoliation… Les héritiers ont empoché le jackpot et les villageois regardent de loin en se disant que les 5 millions supplémentaires, destinés à restauration du château, seront probablement important pour dynamiser le tourisme dans le village.


Pour quelques pistoles de plus

dans la catégorie Notre vin quotidien

chateau-de-plaisance-02.jpg"Le Château de Plaisance, au cœur du Val de Loire, partage son âme d’artiste avec la trempe d’une grande personnalité! Accueillant et jovial, il vous réjouit avec enchantement par sa passion et surtout par ses vins! Cultiver les vignes et les vins avec le plus grand soin, en bio et en biodynamie, c’est naturel chez Patricia et Guy Rochais. Comme enflammer par leur art de vivre et leurs vins d’Anjou, blanc ou rouge, tout rabelaisien qui sommeille en vous"… C'est beau comme une pochette publicitaire et c'est une accroche publicitaire, présente sur le site du Château de plaisance et relayé par un grand nombre de site ou de blog pinardier. Mais, dans cet ouest terne, une lecture plus approfondie révèle que ce domaine d'une trentaine d'hectares de vigne tous certifiés en Agriculture Biologique, avec même une dizaine d'hectares en Biodynamie est dirigé par un personnage haut en couleur, souvent décrié pour son côté gouaille facile et sa roublardise, un vigneron qui surfe sur les modes, un vigneron hâbleur à moustache qui a tout fait, du napalm au bio, pour faire parler de lui, pour mieux vendre et ça, il sait faire... Bref, pas mal d'infos, mais pas toujours flatteuses. Évidemment, ça m'interpelle, ça se tente, je ne suis pas spécialement versé dans le chamanisme vinique, les phases lunaires ou le magnétisme planétaire. Je ne bois pas seulement les jours fruit ou fleur, en connexion direct avec Saturne au premier quart de Lune ou de chaume. Avec ces vins, je n'ai pas une approche méditative, je ne fais pas de génuflexions au poulailler stellaire, pas de prière à Saint Rudolf Steiner. Alors ma mignonne, tu vas prendre cher… Ou pas.

Anjou La croix Pistolle 2009 Château de Plaisance anjou-villages-la-croix-pistolle-01.jpg

Un 100% vieilles vignes de Cabernet Sauvignon issues de la rive droite du Layon, c'est le seul rouge au cœur du vignoble de Chaume. 1er jour: nez fermé, assez peu disert, sur les fruits noirs et le bois. La bouche est puissante, plaisante et d'une longueur moyenne. 2è jour: Le nez s'est un peu ouvert, quelques notes de cassis et de framboise et toujours un boisé un peu trop présent. En bouche, l'attaque est franche, les tannins sont assez fins, plutôt agréable mais la finale est trop portée sur l'alcool. En résumé, un vin fermé à double tour, boisé et avec un équilibre résolument sur l'alcool, mais aux tannins fins. A revoir dans 10 ans…. Ou pas.

Faut-il pilonner l'Hermitage à la TNT?

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

Hermitage_Antenne.jpgAprès plusieurs jours de polémiques, disputes, pétitions, infos et intox, la colline de l’Hermitage reprend l’antenne. Tout a commencé début juillet, le Dauphiné Libéré révélait comment Caroline Frey, propriétaire de la grande maison Paul Jaboulet Aîné, avait découvert fortuitement la construction imminente d’une antenne TNT de 18 mètres au sommet de la colline de l'Ermite. Un projet signé en catimini entre la société "Itas Tim" et la mairie. Aucun vigneron de la colline n'avait été mis au jus. Levée immédiate de boucliers, web pinardier en ébullition, pétition pour empêcher l’érection de ce furoncle et édile pas sénile qui tente de faire marche arrière toute. L’affaire de l’antenne TNT sur la colline de l’Hermitage semblait se diriger vers une issue raisonnable, celle de la négociation, avant de nouveaux rebondissements dans cette guerre de Chapelle.

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Notes animales, piano, allez, Gros, ma non troppo

dans la catégorie La tournée des vignes

verre-violon.jpgLongtemps je me suis levé débonnaire, croyant que l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Prenez les éboueurs et vous constatez que c'est une connerie. Prenez l'Ermite au saut du lit, emmener le en Bourgogne et vous verrez que c'est une méga-connerie. A peine arrivé dans le premier self autoroutier venu, et c'est le stupide accident de queue. Ne vous méprenez pas, rien de tendancieux, une bête queue d'attente qui a mal tourné. Notre Stentor de cafétéria profite lâchement d'une plus vieille que lui, occupée avec son petit-fils, pour commander ses cafés, et, en repartant, se mêle d'un début d'accrochage entre la vieille et deux "prima donna" bon chic et mauvais genre, qu'il ne connait ni des lèvres, ni des dents, et encore moins de vulve. Les deux divas pas divines, veulent en découdre et viennent l'apostropher jusqu'à notre table. Il aurait pu pèter la pile de son sonotone, insulter l'impétrante, la pisse-vinaigre, l'empêcheuse de déjeuner en rond, l'affligée de l'entresol, la tourmentée du bulbe, l'endeuillée du slip. Il aurait pu leurs apprendre les bonnes lanières, leurs dire que tous les dégouts sont dans la raclure, leurs raconter deux tomes d'histoire de salopes avec ou sans gueule d’atmosphère qui ont couché avec l’Allemand puis se sont lavées le fion avec de l’eau de Vichy, leurs mettre les poings sur les fistules, c'eut été beau, c'eut été érotique, c'eut été bien Français… Mais que nenni, devant le regard acide de celle qui était surement le résultat de l'accouplement d'un bull mastiff et d'une chimère blennorragique, une grognasse moustachue, distinguée comme une paire de couille, rouge de trogne avec des dents à changement de vitesse, il est resté calme, zen comme une vache sacrée, il l'a dédaigné, méprisé du regard et lui a fait comprendre qu'entre le superflu et l'œuvre de Dieu, il préférait les croissants.

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T'as pas de bol, si à la St Paul, t'es perdu dans la Lande

dans la catégorie Notre vin quotidien

Lalande.pngGoogle mon amour connait un paquet de Paul, des écrivain-poètes comme Eluard, Morand, Claudel, Valery ou Verlaine, des chanteurs de charme comme Anka ou McCartney, Bocuse le roi des cuisiniers, Ricard le roi du Pastis, des grands comédiens comme Newman ou Preboist, des peintres comme Cézanne ou Gauguin, même Leguen et son pied gauche de ouf. Et je ne te parle même pas des Jean-Paul, de Paul Aroïd ou de Tata Paulette… Y en a des pages pleines. Mais rien sur le Lalande de Pomerol "Château Saint Paul". Rien, nada, niet, peau de balle, que dalle, queuchi, podzob, nothing, comme on dirait au JO. On dirait que Paul Personne n'a jamais bu un Lalande St Paul. On trouve quelques bribes d'infos sur un homonyme Médocain, mais no man land sur Lalande. Même le site de l'appellation Lalande de Pomerol est pauvre en info. On y apprend que le domaine est dirigé par un certain Sandias, à Montagne, que la surface est de 3ha et que la production est de 20.000 cols. Pour l'assemblage, c'est 0% de Cabernet, environ autant de Merlot et pas plus de cabernet franc. Mais y s'y mette quoi dans leur vin? Y a pas de vigne dans la lande? Et c'est bien dommage, le Château St Paul 2000, sans être un foudre de guêtre, est plutôt sympa. Pas de quoi enfourcher fièrement son fidèle destrier, catacloper à travers la lande dans la fraîche rosée du matin, terrasser deux ou trois dragons à la pointe de l’épée pour en dénicher deux caisses et les revendre aux Chinois, mais quand même, un bon vin comme ça, ça ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval. Comme dirait St Paul, qui était un joyeux luron, "mangeons et buvons, car demain nous mourrons". Je suis donc allé manger et boire, j’ai avalé mon Chateaubriand avec un rizotto gras comme un moine libidineux, en entrée, j’avais opté pour une tranche de foie gras à l’armagnac avec du pain aux noix…Si certains philosophent mieux le ventre plein, moi, je bois vraiment mieux que lorsque les dents du fond baignent…

Lalande de Pomerol Château St Paul 2000

Nez de cassis, de confiture de myrtille, de feuilles mortes et quelques notes boisées assez élégantes. La bouche est puissante, charnue et tannique avec un milieu très frais, une acidité peu marquée. C'est rond et souple avec une bonne longueur. Un Lalande avec encore pas mal de potentiel. Bien+

A l'omble des jeunes quilles en pleurs

dans la catégorie Notre vin quotidien

marcel-proust.jpgIl existe une phrase de Proust pour chaque événement de la vie, une belle phrase que l'on a dans son inconscient et qui ressurgit poétiquement à la surface de nous-même, quand l'instant s'y prête. Marcel Proust était un grand écrivain ainsi qu'un fantastique pilote de course, maintes fois titré puisque il écrivait le récit de ses courses, dont le célèbre "La pôle position retrouvée". Son secret tenait dans le fait qu'il avait une hygiène de vie irréprochable. En effet, longtemps il s'est couché de bonne heure et il aimait perdre son temps, et après il le perdait à le rechercher, sans jamais le retrouver, sauf une fois. Mais quel rapport avec le vin? C'est une bonne question mon petit Jeanda, je te sens impatient de découvrit le poteau rose, qui, en fait ressemble plus à des truites bleues. En effet, je suis tombé par hasard sur deux beaux Omble de Fontaine ou Salvelinus fontinalis pour le latiniste que tu es. En moins de temps qu'il ne t'en faut pour engloutir 3 côtes de Bœuf, l'omble de faisait plus d'ombre à Albertine, la belle poissonnière. Quelques épices dans ses entrailles, un temps pas perdu au four et la question de son accord vineux se posait du côté de chez moi. Tu vois où je voulais en venir, et oui, tout ça pour ça, les violons dingues des belles-lettres venaient jouer des trémolos lancinants dans les circonvolutions cérébrales de ma mémoire vineuse. Un Riesling tranchant? Un Chenin clinquant? Un Meursault élégant? Non, un Mâcon tout con. Ce soir, je marche à l'omble et j'attends Madeleine... de Proust. Évidemment

Pouilly Fuissé "En Carementrant" 2008 Bret Brothers

Nez puissant et très aromatique, sur les fruits blancs, la pêche, le tilleul, la pierre sèche et la menthe. La bouche est ample, structuré, le fond et la forme, la matière est généreuse mais le vin ne manque pas de finesse, de tension et de minéralité. Longue finale très fraiche. Très bien

Le BGO est mort, vive le CB

dans la catégorie Notre vin quotidien

BGO.jpgUn vin mis en bière, c'est un comble, que dis-je, c'est un grenier! Le BGO, Bourgogne Grand Ordinaire a été exécuté froidement, impitoyablement, mais il n'est pas encore tout à fait froid, paix à son âme. L'INAO a réécrit le cahier des charges des appellations et a porté sur les fonds baptismaux, son rejeton, les "Coteaux Bourguignons". Je ne vais pas verser un fût de larmes sur les BGO, trop souvent un produit d'excédents, écoulé à vil prix, complété au Gamay Noir, au César ou au Tressot, avec des rendements de pissotière, et, même s’il n’était pas sorti de la cuisine de Jupiter, quelques pauvre vieux BGO avaient ma préférence. Le BGO est mort et va devenir rare. Et ce qui est rare est cher! Les derniers BGO vont devenir des Collector qui vont s'arracher comme des petits pains à Pékin, à Turin, voire dans quelques autres patelins . Il vous reste encore un peu de temps pour vous dégoter un Grand BGO de derrière les fagots, et fêter avec lui, la disparition du BGO.

BGO Rouge 2010 Domaine Prieuré Rochlogo-prieur-roch.jpg

Un Bourgogne grand ordinaire qui n'a d'ordinaire que le nom. Il est tellement peu ordinaire qu'il n'y a que 2027 bouteilles produites. Une robe framboise claire, légèrement trouble. Après quelques notes de poulailler, le nez est d'une pureté diabolique, groseille, framboise, lierre et un léger boisé forment un bouquet d'une belle fraicheur. La bouche est charmeuse, là aussi, la fraicheur l'emporte, le fruité apporte un supplément de plaisir, les tannins sont denses et agréables, c'est soyeux, la longueur n'est pas exceptionnel, mais l'indice de torchabilité est lui exponentiel, ça se descend à une vitesse impressionnante, sans se concasser les méninges sur le terroir, l'exposition ou l'élevage. La Bourgogne, même Ordinaire, est là et bien là, un rouge ordinaire, tout ce qu'il y a de plus ordinaire, ça coûte un bras, mais ça met une claque à un grand nombre de villages ou de 1er cru de Bourgogne vendus en grande surface, voire chez quelques mauvais cavistes. Très bien

Fils de pub

dans la catégorie Inclassables mais classés

vinnie_jones_paul_gascoigne_-2.jpgAujourd'hui, si un gonze fait une crise cardiaque, la moitié des témoins vont avoir le réflexe de tweeter ou de Facebooker pour raconter leur terrible angoisse existentielle, l'autre moitié va s'en battre les gonades comme de leurs premières hémorroïdes, mais ça, on le savait déjà. Une crise cardiaque en direct, c’est vrai que ça fait un peu zarbi, mais ça peut relancer l'audience de ton site internet de panda roux albinos. Chez nos amis English, on ne sait pas que faire du vélo et tricher pendant les jeux, on sait aussi faire de la pub, même si un sujet sensible et même de la pub avec des morceaux d'humour dedans. L'humour est parfois délicat à manier dans ce genre de cas. Pour sa dernière campagne de sensibilisation, la British Heart Foundation a misé sur Vinnie Jones, ex-enfant terrible du football, devenu acteur et même plutôt très bon dans "Arnaques, crimes et botanique" ou "Snatch". J'ai toujours aimé les Bad-boy, sur le terrain comme à l'écran, le Vinnie, s'était un footeux du genre boucher, le gitan de Wimbledon, International gallois avec près de 500 matchs au compteur. Un poète comme on en fait plus. Le King du tacle à la carotide, le joueur qui a prône le Fighting spirit au sens fighting du terme. Le grand Paul Gascoigne raconte leur première rencontre footbalistique : «Il s'est approché de moi pour me dire : « Je m'appelle Vinnie Jones, je suis un gitan, je gagne beaucoup de fric et je vais t'arracher l'oreille avec les dents puis tout recracher dans l'herbe. Tu es seul mon gros, tout seul avec moi !» Tout le temps, j'ai senti son souffle derrière moi, comme un dragon. Je ne me suis jamais plaint d'être taclé, mais il s'agissait à chaque fois de pures agressions ! À un moment, il m'a craché au visage en me disant : « Je vais juste tirer le corner mais ne t'inquiète pas, mon gros, je reviens ! ». Le match s'est terminé sur l'air de casse-noisette. Mais Vinnie a aussi une face cachée et c'est un homme de cœur, participant activement à un certain nombre d'œuvres caritatives en faveur des enfants ou encore offrant l'essentiel de son cachet d'Arnaques, crimes et botanique à l'hôpital qui pratiqua avec succès une transplantation cardiaque sur son épouse, Tanya. Aujourd'hui, il nous montre, sur l'air de Stayin'Alive, à sa manière les gestes qui sauvent dans le cas d’un arrêt cardiaque.


20 secondes d'inattention

dans la catégorie Notre vin quotidien

5sec.pngEn cette période Olympique, même pas Marseillaise malgré une judicieuse installation de calanques, encore moins Parisienne, mais Londonienne, en cette période où les chariots de feu de vos sportifs préférés ventent le goût de l’effort, du dépassement et du don de soi, où ces cyclistes, ces judokas et ces handballeuses touchent les étoiles de la renommée, que fais-je? Qui suis-je ? Où vais-je ? Et dans quelle étagère? Eh bien, je bats le record du monde de la dégustation. Mais pas de vitesse, de lenteur, je prends mon temps, je savoure, je déguste. Pas de speed-dating de la dive bouteille, mais plutôt l'éloge de la lenteur. Combien de temps, en moyenne, les spécialistes de la dégustation passent sur un verre de vin? Les maîtres du temps ont fait ce petit calcul scientifique. Attention, prêt, dans les starting-blocks, top chrono. La bouteille est prise en main, versement du breuvage dans le verre, repose de la bouteille: 3,44 sec. Examen de la robe: 2 sec. Premier nez, rotation et double flip du verre pour aérer le vin, deuxième nez: 5,41 sec. Prise en bouche, aspiration, grumage, expulsion du breuvage (facultatif), 4,73 sec. Temps de réflexion et d'analyse une fois le vin recraché, 4,42 sec (peut prendre plus de temps chez les mous du bulbe). Résultat : 20 sec, je vous fais grâce des centièmes, d'autant plus facilement qu'il n'y en a pas. Le temps d'un demi-tour de piste londonienne. C'est court et c'est relatif. Chez un dentiste, un proctologue ou devant un discours lénifiant de BHL, c'est une éternité. Dans les bras de sa moitié, ça aussi c'est relatif, ou devant un bon film, ça passe très vite. Moins de 20 sec, donc 5 de réflexion, pour juger, parfois définitivement le travail d'un vigneron, c'est assez peu. Des mois, voire des années de travail, pour 5 secondes d'attention!

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JO, Néfaste food ou la chute de la civilisation à steaks

dans la catégorie Rencontres Officielles

nefaste.jpgMade in China ou Merde in USA, la France devient, petit à petit, la République de la malbouffe. Dans la panoplie indispensable de la ménagère Etasunienne, le Ketchup, la moutarde sucrée et un incroyable assortiment d'adjuvant, soi-disant, alimentaires, a depuis longtemps remplacer les produits de base des petits, ou plutôt des gros bébés Amerlocs, habitués dès leurs premières vociférations, au lait en poudre et autres mixtures en boîte ou en tubes, aux petits pots, qui remplacent légumes, viandes et fruits frais. Yes, we can..nettes, mais parfumées au doux fumet métallique des containers industriels. Et nous prenons un malin plaisir à reproduire leurs inepties! Nous, Français, sommes devenus les premiers consommateurs de McDonald’s dans le monde et des études sérieuses, pas Boukistanaise pour une fois, démontrent que la France atteindra en 2020 le même taux d’obésité que nos gros cousins ricains. Notre exception gastronomique se meurt. Le bon pain trépasse, des grands fromages disparaissent sous le joug des hygiénistes américains, la viande Française est ridiculisée par les bouchers Anglais, les maraichers s'enlisent dans une vase de boites et nos vignerons ont à peine le droit de faire goûter leurs vins sans prendre le risque d'une amende. Il faut se réveiller et défendre notre patrimoine. Pain, fruit, légumes, fromage et surtout le vin, sont notre identité nationale.

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