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septembre 2013

Allons enfants de l'hépatite, le jour de boire est arrivé

dans la catégorie Rencontres Officielles

identite-francaise-retour-L-1.jpegJe dois reconnaitre une chose, dans la vie, il y a des notions de base qui m'interpelle et que je ne n'imprime pas toujours. La mode, la télé réalité, le rosé, l'humour Allemand, le fromage suisse, les Suisse-Allemands et le sentiment de fierté nationale. Le genre de trucs que personne ne m’expliquera jamais assez bien, tellement ils sont, apparemment, normaux pour le commun des mortels. Par exemple, la crise est un sujet compliqué, pas facile de faire le tri entre la doctrine néo-keynésienne de Joseph Eugene Stiglitz et la conception "Homo-oeconomicus", plus théorique, de Gérard Debreu; et je ne parle même pas de l'avis plus tranche de Dorymédon Huldegrin, dit Ranulphe, mon coach en insultes Serbo-Croate, pour qui, je cite: "la France irait beaucoup mieux si on se remettait à picoler et à baiser". Même les baveux de mode t'expliquent la crise, les magazines féminins te donnent des conseils pour éradiquer la crise en offrant les belles bottines bleues en peau de hareng dont rêve ta dulcinée. J'ai même vu dans un film un peu hard, qu'un type normal, comme toi et moi, enfin, surtout moi, avait recueilli deux superbes Tchèques, pas en bois, blondes avec de beaux melons sur les étagères, qui, faute de moyen, s’apprêtait à s’endormir sous un pont après avoir dû manger tous leurs vêtements à cause de la crise. Donc, pour ce qui est de ne pas comprendre la mode, la télé réalité, l'humour Allemand et le fromage suisse, je m'en tape les cacahouètes, pour le rosé, c'est un peu plus ennuyeux, mais pour le sentiment de fierté nationale, ça me chagrine vraiment de ne pas comprendre pourquoi on se lève quand on chante la Marseillaise.

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Pour 224.000 €, t'as plus rien

dans la catégorie Inclassables mais classés

Orduvin.jpgL’Homme a toujours eu une relation singulière avec l'argent comme avec le vin. Depuis l’arrivée des nouveaux riches à travers le monde, le prix des grands crus a explosé. La bouteille de vin la plus chère du monde est un impérial, un Cheval-Blanc de 1947, elle détient le record de la bouteille de vin la plus précieuse au monde avec une vente chez Christie’s à Genève de 224.000 euros, pour 6l, ça nous fait le cl à 373€. Plus modeste en taille, l'Yquem 1811, a été vendu 85.000e, ce qui en fait le 75cl le plus cher au monde, 1.133€ le cl, un record pour la perle du Sauternais. Dans le match qui oppose Bordeaux et Bourgogne, les amateurs de pinot noir jubilent ou rient jaune, la Côte d'Or mérite maintenant son patronyme, l'or y coule à flot, de Gevrey à Vosne, le site wine-searcher.com a établi le classement des 50 vins les plus chers du monde, au 1er août 2013, bilan: on trouve 37 vins de Bourgogne et 3 "pauvres" vins de Bordeaux.

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Les gouttes du vieux

dans la catégorie Notre vin quotidien

Les_Gouttes_du_Vieux.jpgQuel dégustateur ne s'est-il jamais posé l'angoissante question, est-il trop tôt ou trop tard pour ouvrir cette bouteille? Il est très rare de déguster un vin exactement au moment idéal, c'est-à-dire, à son apogée, au summum de sa forme. On le goûte souvent trop jeune et, malheureusement, parfois trop vieux. Il est fascinant de voir ces rares et vieilles bouteilles de grands crus, vendues à des prix exorbitant, comme des tableaux de maître; ce que ces vins gagnent en devenant des reliques ne remplacera jamais ce qu'ils ont perdu. Le vin est vivant, il naît, il vieillit et il meurt, il a donc une jeunesse, une maturité, un déclin et sa conservation et son service ont une influence sur sa durée de vie. Avez-vous déjà essayé de laisser un fruit bien mûr à l’air libre? Il se flétrit et, après quelques temps, les asticots prennent le relais. C’est pareil pour l'homme, quand il vieillit, il se ride et il a des vers au cul... Les vioqueries à pédigrée ne m'épatent pas, boire des momies n'est pas ma tasse de vin, halte à l'acharnement thérapeutique! Trop jeune, le vin ne donnera pas tout son potentiel, mais trop vieux, il ne donnera plus rien! Alors que faire? L'avis des professionnels n'est malheureusement pas toujours plus fiable que celui de n'importe quel quidam, juger du potentiel de garde d'un vin est aussi facile que de faire des claquettes quand on est unijambiste, pas impossible, mais faut être doué. Il y a ceux qui jugent l'instant, ceux qui jugent le potentiel et il y a ceux qui disent, "quand le vin est bon, il est bon tout le temps" et il y a ceux qui ne disent rien. Comme beaucoup, j'aime boire un vin mûr, dans la force de l'âge, je n'aime pas les tannins massifs, l’amertume, la tisane de chêne qui donne la gueule de bois, les cépages qui klaxonnent, l’acidité excessive, les finales lourdes comme le salaire d'un ministre, mais j'ai aussi horreur des vins momifiés qui renarde comme des vieilles filles après une soirée coquine. C'était la teneur de notre discussion, quand l'Ermite de St Jean est parti à la cave, je savais qu'il n'allait pas revenir avec ses gouttes, il a remonté une Reine des Bois 2006. Évidemment, il n'était pas trop tard pour la boire, mais, était-elle trop jeune pour être déflorée? Notre adorateur du grenache n'étant pas à sa première mignonnette, nous lui fîmes confiance…

Châteauneuf du Pape Cuvée de la Reine des Bois 2006 Domaine de la Mordoréemordoree_reine_de_bois.jpg

Grenache 80 %, Mourvèdre 10 %, Syrah 5 %, Cournoise 2,5 %, Vaccarese 2,5 %. La robe est pourpre foncé. Un nez puissant, très aromatique, de kirsch, de cerise, de réglisse, de mûre, de cacao, de pruneau, d'épices, de figue, des notes de noyau et de terre complètent le bouquet très complexe. En bouche, c'est puissant, charpentée, massif, tannique, grosse matière, les années n'ont pas assagi les tannins, c'est ferme, astringents, encore sévères avec également quelques notes boisées. Pas d'alcool fatigant, sans sucrosité, la persistance est longue, réglissée et minérale. Un Châteauneuf encore trop jeune pour donner son maximum, accessible tout de même, mais, encore quelques années de cave lui feront le plus grand bien. Très bien

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Pas Folatière, la guêpe

dans la catégorie Notre vin quotidien

Moon-Folatiere.jpgDès son arrivée au Domaine, en juin 1990, Anne-Claude Leflaive a décidé de tenter une expérimentation en biodynamie, sur une petite surface du vignoble. Elle avait déjà pris conscience des problèmes engendrés par les traitements agressifs administrés à la vigne et au sol, et les déséquilibres que cela provoquait. Avec Pierre Morey, Maître de Chais, ils étaient d'accord sur la nouvelle direction à prendre. 3 ha en 81, en 97, 7ha en biodynamie et 15 en bio. Biodynamie ou biologie, la réponse sera collective et biodynamique, les 22 ha de la propriété seront donc convertis en octobre 1997. En quelques années, les vignes vont retrouver leur force, leur immunité naturelle... Le style des vins va changer, au début, ils paraissaient plus rustiques, moins fins et moins élégants, cela venait du changement opéré par le nouveau travail de la vigne. Petit à petit, les vins sont devenus plus précis, plus purs, plus intenses, plus forts, avec plus de persistance aromatique et une tenue à l’air exceptionnelle… Bref, des grands vins de terroir qui vieillissent admirablement. Longtemps, je me classais plutôt parmi les sceptiques, comme la fosse du même nom, les circonspections philosophico-ésotérico-mystiques, qui plaisent à certains, me faisait peur, comme quand Anne-Claude Leflaive prétendait que le vin ne pouvait pas se libérer s'il a été en contact avec des grognons, que sur sa table de tri, elle évitait de mettre des gens qui ont des soucis, pour ne pas les transmettre, qu'il fallait y mettre des gens heureux, content de travailler dans une bonne atmosphère, pour faire des vins joyeux, sympas, ouverts, plaisant à boire. Elle ajoutait même que les codes-barres sur les étiquettes transmettaient des ondes négatives au vin. Je ne sais pas si c'est vrai, si elle y croit, si elle sa fait de la pub à moindre frais, qui à trié les raisins et qui a mis cette Folatière en bouteille, mais ils devaient être aussi joyeux que notre Ermite, une enchère bien placée, sur ma tête, certes, mais c'est moi qui, aujourd'hui, la tète.

Puligny-Montrachet 1er cru Folatières 2000 Domaine Leflaivefolatieres.jpg

Une belle robe légèrement jaunie, un nez grillé, toasté, mirabelle, pêche, graine de sésame, thé vert, fumée, légère touche de vanille et beaucoup d'intensité. La bouche est ronde, pas forcément très ample, profonde, très légèrement évoluée, complexe, sur des notes de citron vert, de fleurs blanches, l'acidité est maitrisée, et la finale, sur des notes de pierres sèches et de truffe, fait durer le plaisir. Excellent

Qui trop embrasse, Mallet étreint

dans la catégorie Notre vin quotidien

86208Les foires aux vins, qui fêtent leurs 40 ans, restent un phénomène malgré la crise, les amateurs de vins sont sur le pied de guerre, nous entrons dans l'ivresse de ces grandes messes Bordelaises, puisque le bordeaux est le roi de la foire. C'est Edouard Leclerc qui, dès 73, met en place des dégustations et ventes de vins sur les parkings de ses supermarchés. 40 ans plus tard, les foires aux vins sont devenues incontournables. Dans l'économie d'un supermarché, le chiffre d'affaires arrive en deuxième position après les boites de chocolats de Noël. En 2012, il atteignait 445 millions d'euros! Toutes les enseignes, à grands renfort de communication, rivalisent d'innovations pour enivrer et faire tourner la tête de leur clientèle d'amateurs, elles proposent les conseils d'œnologues, de sommeliers qui distillent l'art du vin comme le bonimenteur de foire vend ses presse-purée révolutionnaire, mais surtout, ils n'oublient pas l'art de remplir vos caddies de caisses de Bordeaux à grand renfort de guide estampillé Bob l'éponge. Ils font miroiter Petrus, Yquem et Cheval-Blanc mais font goûter Podensac, Siran ou Les Ormes de Pez. Depuis quelques années, je ne fréquente plus ces foires d'empoigne, je reste fidèle à mes fournisseurs habituels, ceux qui font l'effort de me proposer leurs trouvailles à prix raisonnables, ceux qui ne privilégient pas un produit, mais font partager leur expérience, leur coup de cœur et leur passion, pour ne pas en perdre une goutte. Ce soir, ce sera un Sociando-Mallet, une ancienne gloire de foire qui accompagnera mon repas. Alors, bonne affaire ou pas…

Haut-Médoc Château Sociando Mallet 2004Sociando_Mallet.jpg

55% de cabernet sauvignon, 40% de merlot et 5% de cabernet franc. Robe très sombre, nez de cassis, de terre humide, de cèdre, de poivron, de fleurs capiteuses et d'épices et quelques notes lactées. La bouche est puissante, dense, un brin austère, les tannins sont marqués, des notes de fruits noirs, de menthol, un élevage encore perceptible, c'est sèveux et la finale est longue et fruitée. C'est agréable, encore pas mal de potentiel, un grand classique bordelais. Bien+

Le bon, la flûte et l'effervescent

dans la catégorie La tournée des vignes

Flute-a-champagne.jpgQuand l'Ermite errant t'appelle pour aller refaire les niveaux en Champagne, tu as 2 solutions, soit tu prends une reuteuteu, un congé maladie, ta femme et ton mal en patience, et tu ne risques pas son courroux, soit tu tentes de négocier, et là, tu risques la bordée d'insultes, du genre: "Tu nous fais quoi muchachos, bipède égocentrique gorgé de vinasse, pousse-à-la-fiente, t'as un hanneton dans la tourte, tu te sors les doigts, tu mets ton benne, tu fais chauffer la Fuego et tu radines tes miches fissa, tu fais gaffe, si tu réveilles le chat, je te fais la peau, je te transforme en paillasson et j'essuie mes groles sur ta tronche de cake mal cuit! Et pense aux croissants… Connasse". Il est comme ça, l'Ermite, il est naturellement gentil et lyrique, tôt le matin, quand l'appel du champagne se fait aussi pressant que ses envies de Châteauneuf. Comme je suis le bon, je m'exécute, d'autant plus facilement que San Antonio, alias Fréderic Dard, à moins que ça ne soit l'inverse, disait, le Champagne, c’est du pinard à ressort, et en ce moment, j'ai besoin de ressort. Bref, direction la Champagne-Ardenne, qu'il ne faut pas confondre avec la région Wallonne de Stonéch-Ardennes, direction la "côte des Blancs".

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À y perdre son gratin

dans la catégorie Notre vin quotidien

troll2.pngC'est Ramuncho67.2kqz qui m'a posé la question, "c'est quoi ce blog débile?" C'est une bonne question Ramuncho, tu permets que je t'appelle Gérard? Même si je préfère être interrogé sur des sujets que je ne maîtrise pas et sur lesquels je n’ai rien à dire, ta question m'interpelle quand même. Je sais, ce blog est un blog où il m’arrive de parler de vin, du Boukistan et de pandas aussi roux qu'espiègles, je prie les âmes sensibles de m’en excuser, parfois, je donne mon avis sur des vins que j’ai achetés, ou pas, même si je préfère écrire sur des choses que je ne connais pas, des vins que je n'ai pas bus, des films que je n'ai pas vus, des pandas que je n'ai pas rencontrés, après tout, je suis blogueur, pas journaliste de TF1. Après avoir respecté une neutralité suissesque, je me suis lâchement laissé aller à dire du mal de la Mondeuse, des Suisse-Allemands, que je vénère, de Sarkozy, que je regrette profondément, il était quand même ma muse, mon inspiration, du Pape, des prêtres, des curés Irlandais et des pédophiles de toutes espèces, j'ai même diffamé des roux, des lapins et surtout des lapins roux. J'ai même dénoncé le terrible complot, ourdit par le gouvernement écolo-socialiste, qui en dérégulant le climat, oui, il fait trop chaud en été et trop froid en hiver, tente de détourner l’attention des vrais problèmes des gens, avec la complicité des médias et, assez curieusement, du lobby des coiffeurs pour dame. Cela dit, je suis pour la liberté, surtout la mienne, je m'autoriser le droit, (c’est un concept2.0), de ne pas publier les commentaires qui me déplaisent, de les supprimer, reproduire, maquiller, voire même, de les modifier "amaguiz", et avec assurance, comme le dit si bien Jean Rochefort. Dans la mesure où je suis le patron, l'éditeur, le directeur, le rédacteur en chef, le responsable de la publication, le webmaster, le type de la saisie, le comptable, la secrétaire, le stagiaire, le cuisinier, le boulanger, la personne qui fait le café, c'est quand même génial, le web2.0, je fais ce que je veux, on n’est pas en démocratie ici! Je peux juste vous promettre de ne pas vendre vos coordonnées aux services secrets Boukistanais, sauf s’ils paient très cher ou qu'ils me livrent la recette secrète du gratin de Testicules de coq aux jus de courge butternut, un délice que j'accompagne de ses quelques chopines.

Savennières Château Bellevue 2009

Un nez très frais, élégant, sur la poire, la pomme, l'acacia, avec un fond minéral. Même impression en bouche, ça cailloute, c'est fin, vif, un petit creux en milieu de bouche, surement la jeunesse, car la finale est énergique, minérale. A gouter sur un poisson de rivière. Très bien

Cornas La Geynale 1998 Robert Michelgeynale.png

Le propre des grands vins, c'est qu'on peut les boire, le reboire, les boire encore, sans se lasser, et la Geynale 1998 en est un, et qu'en plus, on les reconnait au premier coup de nez. Ça fleure bon la garrigue, le pruneau, la violette, la cerise noire, la tapenade, l'encens, le cuir, la rose et le tabac blond. La bouche est du même acabit, c'est gourmand, généreux, fin, graphité, sur des notes de caramel, de fruits compotés, les tannins sont soyeux, la persistance est fantastique, sur des notes florales et minérales. J'en veux encore. Grand vin.

Côtes-Rôtie La Sereine Noire 1999 Mathilde et Yves Gangloff

Superbe nez, puisant, lardé, fumé, sur la violette, les épices, la mûre, le cassis, une couche de graphite et une louche de plaisir. Un plaisir que l'on retrouve en bouche, grosse matière serrée, mais des tannins doux, de l'intensité, encore un peu de bois et une longue finale épicée. Excellent

Sur un air de classique pied dans le plat

dans la catégorie La tournée des Popotes

Auberge_de_l_Ill.JPGCe n'était, à l'origine, qu'une petite auberge sur les rives de l'Ill, dans le village d’Illhaeusern, appréciée pour sa matelote au riesling. La famille Haeberlin a su l'élever au rang d'institution, un fief de la tradition culinaire Alsacienne, couronné, en 1967, de la plus haute distinction, 3 étoiles au guide Michelin. Depuis, Marc et Danielle ont repris, dans la continuité, ce merveilleux héritage. Un rendez-vous incontournable à la réputation bien établie, une cuisine française, plutôt bourgeoise, classique au dire des habitués. Comme chaque année, devoir de fin de vacance et voyage gourmand du côté d'Illhaeusern pour le groupe de testeur gastronomique.Le restaurant se trouve, dans le village, sur les berges de l’Ill, on est entouré de verdure, une impression bucolique, sous un ciel qui menace.

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Il ne faut Jura de rien, perdu au pays du p'ti jaune

dans la catégorie La tournée des vignes

cc2.JPGAttention, ne partez pas en courant, mon pti pays du jaune n'a rien à voir avec le pastis et Marseille, j'ai bien trop peur de me prendre une balle de bijoutier pas perdue pour tout le monde; rien à voir avec l'Asie et la Chine, j'ai bien trop peur de me prendre une bouteille de Bordeaux pas perdue pour tout le monde. "Connais-toi toi-même", disait souvent Socrate à son disciple Platoni, lorsqu’ils jouaient au foot, l'un contre l'autre, mais pas dans la même équipe. J’ai donc décidé d’appliquer cette maxime; je suis donc parti faire du trekking dans l'Himalaya, sauf que là y en avait plus alors j’ai fait une percée dans le Jurassic Park. J’ai marché, marché, seul avec moi-même pendant au moins 5 kilomètres 542 et j'ai été mangé chez l'habitant, le Jurassien, adepte du Conté et de la viande de grison, un repas à la bonne blanquette, arrosé de vin jaune, qui est, en fait, un vin blanc, souvent tellement vieux, qu'il faut le dater au carbone 14.

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C'est en pull marine que j'ai touché le fond de la piscine

dans la catégorie Rencontres Amicales

piscine2.jpgMais qu'est-ce que je fais dans cette piscine, à 2 heures du mat, sous la pluie, pendant que les autres s'envoient des godets, bien au sec? Il y a bien 3 sirènes qui rôdent autour de moi, les frisettes de la première la font ressembler à Jeanda, la barbichette m'a également mis sur la voie. Les deux autres naïades ressemblent furieusement à Alain et Christian. Je vous le concède, elles ont pris plus de bides que de rites, ce n'est pas vraiment 3 nymphes qui tournent autour de moi, encore moins 3 championnes de natation synchronisée avec leur beau chignon et leur pince-nez, ça y ressemble un peu, de loin, surtout après cette mitraille de liquide, c'est trompeur, mais... c'en est pas vraiment. Mais comment j'en suis arrivé à barboter entouré de 3 morues de comptoir? J'ai le souvenir de quelques insultes, des propos que la Halde ne cautionnerait certainement pas, des tâches de pif sur ma chemise, un jeu équivoque avec un canard en plastique et la désagréable impression d'avoir les cheveux qui poussent à l'envers. Avant, c'est tombé dru, le Christian, il dégaine facilement, tac, il dégaine, tac, il dégaine, tac, il dégaine, et des magnums en prime-time… Cricri, c'est le Lucky Luke du litron.

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On ne badine pas avec l'humour, il aurait aimé ça, Musset

dans la catégorie Notre vin quotidien

Musset_Badine.jpgC'est la rentrée... Oui, j'adore les poncifs, les clichés et les photos, surtout les miennes, n'empêche que c'est la rentrée quand même! Outre celle de nos rejetons prépubères à la morve au coin du nez, mais aussi celle de nos profs, qui après 3 mois de vacances éreintantes, vont révolutionner le monde et ranimer la conscience de nos enfants. C'est également la rentrée littéraire, et j'ai décidé d'écrire un roman. Je livre à votre sagacité légendaire, le début de ma prose. "Dès mon entrée dans le bar, je l'ai remarqué, elle était élégante, elle portait un costume italien, des ballerines russes et un béret basque, je me suis assis à ses côtés…" - Merde, c'est de la merde, ça fait trop roman de gare, c'est kitch et niais comme du Musso ou du Musset.
Je recommence: "Dès mon entrée dans le bar à vins, je restais pétrifié, elle portait un polo rouge vif qui m’excita tout de suite, elle était attablé devant un verre de Daumas Blanc et une coupelle remplie de rondelles de saucissons, certes, elle avait pris quelques années et quelques coups de pelle sur la courge, la fesse un peu tombante, elle avait l'air d'avoir ouvert plus de braguettes que de dictionnaires, mais quand même, je lui aurais bien ré-assaisonner la salade comme on dit…"
- Non mais ça ne va pas non! Là pour le coup on a du sous Dard de vestiaire, du San Antonio même pas drôle en plus, franchouillard avec les tranches de sauciflard et vulgaire en prime. On ne badine pas avec l'humour.
Bon, ça fait 10 ans que je planche sur cette intro, ça va bien finir par venir… Bon j'essaie encore un fois: "Je pousse la porte du bar à vin, j’ai eu une journée de merde et je suis énervé, une grognasse a embouti ma caisse, je m'installe, je commande un Daumas…"
- Ben voilà, c'est sobre ça, c'est de la merde, mais c'est sobre;
- Bon ok, je retourne écrire mes conneries sur le Blog alors;
- Maintenant que tu en parles, si tu pouvais arrêter honnêtement, ça nous barbe de lire tes hallucinations;
- Oui mais mon psy dit que ça m’évite d'égorger des pandas roux, voire des roux pas panda, voire me gaver de fromage ou m'astiquer au Reblochon;
- Alors si c’est pour le salut de ton âme, je dis pas….

Languedoc Daumas-Gassac Blanc 2003DaumasGassac2005.jpg

30% Viognier – Chardonnay - Petit-Manseng et 10% d’une collection de cépages rares. Couleur très évoluée, couleur cidre, légèrement trouble. Ça se confirme au nez, pomme verte, poire très mure, miel, caramel et herbes aromatiques. Certes, c'est oxydé, mais pas dénué de charme, surtout sur une belle assiette de fromage. Faut bien recycler les restes de nos agapes. On retrouve ces notes oxydatives en bouche, un peu d'amertume en attaque, du fruit, pas mal de gras et de fraicheur, malgré le millésime, et une finale sur le pruneau. En blanc, Daumas Gassac n'est pas à l'épreuve du temps, mais dans un registre proche de certains Jerez, c'est agréable. Bien

Dukan et ducon sont dans une galère

dans la catégorie Inclassables mais classés

fatboat.jpgMême si beaucoup d'obèses s'en balancent, et je pèse mes mots, en ce moment, le truc à la mode, c'est de faire un régime. Mais comment savoir si on est gros, si on a besoin d'un régime? Le célèbre professeur Roumain, Petru Dellassecu, a défini précisément la méthode de détermination du gros. Il est important de prendre en compte, la taille, le poids, la surface corporelle, l'âge du sujet et le pincement de gras du bide, c'est la méthode des 100 pas, ou "méthodes des doigts pour savoir si une personne est grosse". D'abord on se met à 100 pas, 88,125 mètres en système mètres, dans un endroit bien ventilé. Comme ça on sent moins la sueur. Après on essaye de cacher la personne en mettant un doigt devant son œil. On compte au bout de combien de doigts on arrête de voir la personne. Là on sait si elle a une grossité de type 1, 2, 3 ou 4, voire 5 dans les cas extrêmes sauf s'il vous manque un doigt.

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Bonne pâte ou pas, on va pas en faire tout un fromage

dans la catégorie Rencontres Officielles

fromage1.jpgQuel est l’origine de l’expression "on ne va pas en faire tout un fromage". Diantre et fiente de canard, par la malepeste, me dis-je, car j’évite d’être trivial depuis qu’ils mettent des caméras de surveillance partouze, en voilà une putain de bonne question. Vous ne savez pas, alors je vous l'offre sur un plateau de fromage bien garni. Ne me remerciez pas, je fais ça pour l'argent et c'est Decaux, le roi de l'histoire du mobilier urbain qui m'a raconté cette histoire. Il était une fois, dans une contrée genre super loin, mais néanmoins assez proche, un prince, pas des masses charmant, qui s'appelait Munster de Roquefort. Comme il était très moche et qu'il puait du bec, le futur souverain de ce pays d'Abondance, n'avait que peu de chance de se dégotter une princesse, à moins de venir à bout d’une quête. Le jeune Angelot, au cœur de lion, décida de partir à la recherche de la vache qui rit, une génisse légendaire, qui, parait-il, faisait des crottins en or et pissait comme un curé nantais. Lorsqu'il annonça à sa famille, qu'il allait partir battre le pavé, son père, Jean de Brie, grand Condé du royaume, lui répliqua qu'il n'était qu'un bleu, qu'il risquait d'y perdre son bouton de culotte, qu'il avait que du fromage blanc dans la tête et qu'il ne percerait jamais le secret d'une trois cornes, fusse-t-elle rieuse. Édel de Cléron, sa mère, faisselle qui n'entendait pas, cela était d'autant plus facile pour elle, qu'elle était sourde comme une Chèvre du Poitou.

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