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mai 2014

3 blancs, trois rouges, jamais d’œufs sans Troie

dans la catégorie Rencontres Amicales

Error_Message.jpgParfois, tu prépares ton compte rendu, tranquille, et tu te laisses distraire par un film que tu as déjà vu au moins trois fois, puisque c'est Troie, un film pas mal, même s’il est quand même moins bien que le deux. A cette époque, les hommes portaient des jupettes très sexy et les dieux traitaient directement avec les mortels, sans passer par un pape, un ayatollah, un rabbin, Serge Lama ou les caves Patriarche Père et Fils. Les vieux Grecs étaient bien plus "fleur bleu" que nous. Ils organisaient des concours de miss. C'est Paris, Frère d'Hector, venu de St Germain, qui écarta Athéna, Héra et Aphrodite et choisit Hélène, une bonne poire, dont il a beaucoup aimé le dernier disque. Hélène, hélas à Ménélas était unie (putain, j'aurai pu être Omer), Ménélas, un austère spartiate frère d'Agamemnon, le Roi des Rois, dont la femme, Clytemnestre, avait un physique aussi affreux que son nom, mais on peut pardonner au Roi des Grecs, étant grec, justement, il l'a voyait rarement de face.

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De l'art de mouiller le maillot

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

Bresil1.jpgA peine les projecteurs de la ligue des Champions éteints, à peine CR7 regominé comme un cagole, que déjà, à grand coup de pub, on se prépare à mouiller le maillot tricolore pour la coupe du monde des pauvres brésiliens. Et en plus, ils ne sont pas contents, ils se révoltent, preuve que dans ce pays, il n'y a pas des putes et des foutcheboleurs, il y a aussi des râleurs, comme chez nous. Heureusement, il y a Michou Platoche pour les mettre à 9m, au pied du mur. Platini, le spécialiste des coups pas franc, c'est quand même le type qui a tiré le pénalty victorieux, un soir de mai 85, lors du match de la honte du Heysel, et qui, depuis, est devenu président de l’UEFA. Sans se soucier du fait qu'une grande partie de la population crève la faim, notre Platoche leur a demandé de se mettre la bite sur l'oreille et d'attendre que sa clique ait engrangé, sans trop se mouiller, les milliards de la Coupe du monde. Après, il sera toujours temps de protester, avant que les forces de l'ordre ne vienne faire le ménage dans les favelas. Faut pas que déconner. L'ex petit gars de Joeuf, notre héros de jeunesse a fait taire les manants Brésiliens, un tacle à la carotide, et sans même prendre un carton rouge, la presse ne veut pas gâcher la fête à neuneu.

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Patience et longueur de printemps font plus que Pascal ni que Rage

dans la catégorie Rencontres Officielles

prehistoire1.jpgTellement d’années avant Jésus-Christ que les gens pensaient que c’était une star de "the voice", l’Homme commença la domestication des animaux et des femmes, d'abord il apprivoisa vaguement deux-trois bestiaux, tels l'aurochs des steppes, le wombat géant, le Petrolacosaurus du Carbonifère, ou la moule des sables, histoire d’avoir toujours à proximité de quoi se faire un BigMac. Il nomadait gentiment, moins qu’à la désopilante époque de la traque du mammouth, mais quand même. Il allait de grottes en cavernes, pas des grottes luxueuses tout confort, pas des grottes avec cheminée double foyer, peau de tigre dent de sabre, coin télé, WC et douche séparées, vue sur la mer, non, des grottes spartiates qui commençaient doucement à courir sur le haricot magique de Rageuuh le pédagogue, un homme de cromignon, habitué à sa vie de patachon. Rageuuh le pédagogue portait bien son nom, il aimait enseigner aux autres, le lancer de hache ou la traque du smilodon, mais il n'aimait pas marcher, c'est pourquoi il décida un jour, plein de raison et d'un mauvais mélange riz, miel et salive de femme, appelé "casse-tronche" par les anciens, un alcool préhistorique, radioactif quand on le mâchait, qu’il était grand temps de se caser, d’arrêter un peu avec le nomadisme itinérant, que cette vie n’était plus de leur âge de Bière et qu'il fallait devenir des hommes des tavernes.

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To geek or not to geek

dans la catégorie Notre vin quotidien

geek.jpgDes fois, tu es désemparé, tu files le parfait amour avec Clitorine, tu te sens heureux et léger comme un avion sans aile qui s’envole à tire d’aile en emportant des tourterelles, qui par ailleurs, franchissent bien plus que moi, des ponts entre nous et le ciel, parce que moi, j'ai la carlingue froissée, mais j'ai tapé toute la nuit sur Clitorine. Clitorine, c'est le nom de mon ordi, une belle SonyVaio, à l’intelligence fuselée et à l’humour Sibylline, puisqu'elle déconne souvent quand ce n'est pas le moment, la facétieuse. C'est même pas de la faute à ma Clitorine, c'est mon Windaube qui est daubé, le jour où Micromerde sortira un truc qui ne plante pas, ce sera un clou! C'est à ce moment de l'histoire que j'ai fait une l'erreur, mais, parfois, dans la vie, on en est réduit à l’extrême, parfois, le seul moyen de sortir de la crise de nerfs, c'est demander de l’aide à un geek. Comme ça, à première vue, un peu basse, je le concède volontiers, le geek est un être très sympathique et toujours extrêmement serviable.

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Au bout du goût du Gourt

dans la catégorie Notre vin quotidien

cerveau2.jpgC'est un fait établi, la dégustation d'un vin est un processus psychanalytique d'introspection. Avec une intro pareille, vous pensez surement que je vais vous ennuyez avec des considérations psychanalytiques alambiquées, alors que c'est tout le contraire, c'est même ce que je me disais en dégustant ce Gourt, nez à nez avec des pandas roux qui s’ébrouent devant une aurore boréale sous un parasol Kronenbourg. Parfois, un simple verre de blanc peut avoir des conséquences psychologiques irréversibles. Le goût (ou l'odeur du vin), ou de n'importe quel produit, n'existent pas par eux-mêmes, mais ne résultent que de l'interaction de certaines molécules avec nos récepteurs sensoriels, gustatifs ou olfactifs. C'est la construction cognitive. Cette constatation a pour conséquence que le goût perçu est fonction de notre équipement personnel en récepteurs sensoriels. Et là-dessus, je suis assez bien équipé, merci. Cet équipement, génétiquement déterminé, varie d'une personne à l'autre, et varie aussi avec le temps, chez le même individu, suivant le contexte, les émotions, la vitesse du brouillard, l'épaisseur du vent ou l'âge du capitaine. Gourt de Mautens, en blanc comme en rouge, est un vin qui divise les amateurs et je dois dire que moi-même, personnellement, même si je suis partageur, j'ai aussi été partagé

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Michelle, ma belle, sont des plats qui vont très bien ensemble

dans la catégorie La tournée des Popotes

Chez_Michele1.jpgJ'ai toujours préféré la version de Michelle des Beatles à celle de Lenorman, le Blanc au Noir, Ange à Nostradamus, Vaillant à Strogoff, Polnareff à Sardou, Denisot à Drucker, Polak à Droit, Boujenah à Leeb, Bettane à Roland, Platini à Hidalgo, Audiard à Houellebecq et Michèle Obama me fait plus craquer qu'Alliot-Marie. A la lumière de ce qui précède, on peut définitivement dire que je fais une fixation sur le prénom Michel, depuis que Gunther Großerschuft, qui m’avait promis l’image Panini d'Henri Michel, en primaire, et en fait il ne me l’a jamais donnée, ce n’est que 32 ans plus tard que j’ai appris qu’il ne l’avait pas. Quelle cruelle déception. Joël, qui ne se prénomme pas Michel puisqu'il s'appelle Joël, lui, pense que les bons plans c'est comme les poissons, ils sont bons quand ils sont tout frais, et qu'ils sont fait pour être partagés. Il nous a donc invités chez Michèle, à Languimberg, dans une Auberge sertie dans un écrin de forêts et d’étangs, au cœur du Parc Naturel Régional de Lorraine. Cette ancienne buvette de pêcheurs, changée en café de village, transformé en auberge familiale, puis en table gastronomique ne paye pas de mine de l'extérieur, mais le charme est à l'intérieur, une petite salle cosy et une véranda lumineuse, façon jardin d’hiver, où nous installe Michèle.

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On ne fait pas d'omelette sans casser du vieux

dans la catégorie La tournée des vignes

omelette.jpgJ'ai toujours une ou deux questions existentielles qui me taraudent. Le genre de questions légitimes que se posent les contemporains des temps modernes. Lorsque Siri, ma coach Iphonique me répond évasivement, je me tourne vers Google, qui, trop occupé à dominer le monde, se contente de répondre, telle une pythie des temps modernes, qu’il vaut mieux faire envie que pythie. Du coup, mes questions restent sans réponse. Je ne saurais jamais s'il est possible de s'arracher un bras avec les dents, si c'est l'œuf le père de la poule ou si c'est la poule qui est la mère de l'œuf… Je sais, on ne fait pas de planète sans casser du CO2, mais peut-on faire une omelette sans casser des œufs et si non, combien? Quand je n'ai pas de réponse à mes questions, je contacte le vieux sage de St Jean, je lui propose une virée vineuse et l'affaire est dans le lac. Il n'a jamais pondu un œuf de ma vie, et pourtant je l'estime plus qualifié qu'une poule pour juger de la qualité de mes omelettes.

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Il pleut, il pleut Berbère

dans la catégorie Notre vin quotidien

Lecteur audio intégré

pluie.gifLe printemps arrive, les réseaux sociaux sont formels, quatre photos d'hirondelle sur Instagram et une références dans Game of Thrones, aucun doute, le printemps est là. Du coup, je n'ai pas pris mon parapluie, eh bien, je me suis retrouvé sous la cataracte du Niagara, trempée comme une soupe, oui, mais... gratinée, et à l'oignon bien sec. Pourtant, j'aurai du me méfier, la veille, le "Courrier Alsanews International" m'avait contacté en tant qu'expert planétaire en climat du soleil. Il voulait faire un article parce que tous les experts s’accordaient à dire qu'il allait faire beau. Je leur ai dit que s'était impossible, que tous les experts ne s’accordent jamais, c’est même notre prérogative d'expert, justement! Nous nous accordons pour ne jamais être d'accord, par principe mais aussi pour de vils raisons commerciales. A la limite, s'il m'avait dit, tous les experts s’accordent à dire, sauf ce con d'Eustache, j'aurais pu les croire, mais là, non. C’est une leçon de vie importante que nous apprend cette anecdote, parfois, il faut ne pas croire les experts et que certaines choses qui nous semblent évidentes méritent pourtant d’être contredites. Certaines personnes, dont Ranulphe, mon prof en dictons Berbères, adorent la pluie. Elles lui trouvent un côté poétique, voire mélancolique, un peu comme dans les mauvais (il le sont tous) films de Lars von Trier, quand on voit un homme qui fume un cigarillo devant une fenêtre où perle la pluie, avec un regard vide et mystérieux. Moi, la pluie, comme un gamin de 10 ans, je trouve ça nul, on ne peut rien faire. La pluie, ça mouille, ça inonde mon jardin, ça souille mes pompes, ça rend n’importe quel paysage affreux, n'importe quelle fille laide, ça nettoie même pas correctement ma Fuego rose, la pluie, ça laisse des traces, ça fait puer les chiens, ça brouille la réception de mon satellite, ça fait du bruit sur vitres et ça m'empêche d'apprécier la voix de Kurt Wagner, ce gars-là pourrait chanter le bottin en Albanais qu'il réussirait à m'émouvoir. L'intro de "The Daily Growl", toute en subtilité un piano, une guitare, une note de triangle et... si tu n'as pas lancé le mp3 du haut de la page, c'est que tu l'as mérite cette pluie et...voilà, c'est mieux ... arrive Kurt le baryton, de la mélancolie collée aux cordes vocales, des textes minimalisme et hypnotique. Petite précaution, ami dépressif, avant d'écouter, ce conseil est important, vide la boîte à pharmacie dans les toilettes! Bref, la pluie, ça gâche mon plaisir. Il faut être anglais, être habitué à vivre en permanence sous le déluge, pour apprécier. Quand tu as le choix entre la pluie, un agneau bouilli à la menthe, de la gelée verte, un parapluie, un imperméable ou le soleil, une souris d'agneau confite au thym, des fraises au vin, un parasol, un maillot de bain, une terrasse, un barbecue, des grillons, un Meursault bien frais… Tu fais quoi? Des claquettes dans une flaque en chantant "I'm singing in the rain" ou tu plonges dans ta piscine? Même si un dicton Berbère dit : "en mai, mouille comme il te plaît", rendez-moi mon soleil, je n'en ai rien à foutre du réchauffement de la planète, des paysans, des arc-en-ciel pourris, des nappes phréatiques, de la mélancolie, je veux qu'on me rende mon soleil, et mon Meursault bien frais…

Meursault Limozin 2009 Domaine Henri Germaingermain2.jpg

De belles notes de tilleul, de citron confit et d'amande, très gourmandes, des nuances beurrées et un boisé grillé. En bouche, de l'ampleur, de la rondeur, des notes de miel d'acacia. Un élevage pas complètement fondu et une finale, minérale et longue. Très bien

En Beaune et due forme

dans la catégorie Notre vin quotidien

HospicesBeaune.jpgLes guerres, qu'elles fassent cent ans ou moins, trainent toujours derrière elle, leurs cortèges de misère. L'accès aux soins étant réservé aux classes aisées, les plus démunis mouraient dans l'indifférence générale. En 1443, Nicolas Rolin, chancelier du Duc de Bourgogne, assisté par sa femme Guigone de Salins, pris l'initiative de construire, à Beaune, un centre d'accueil religieux pour les malades indigents. Pendant 5 siècles, l'Hôtel-Dieu apporta le secours nécessaire à ses patients, vieillards, handicapés, orphelins, malades sans ressources et parturientes. Les soins étaient gratuits et les Sœurs Hospitalières de Beaune se vouaient corps et âmes dans l'accomplissement de leur tâche. Sa fédération avec d'autres centres a contribué à son appellation "les Hospices de Beaune". L'ancien bâtiment, à la toiture en tuile vernissée de Bourgogne, est devenu musée, on peut y voir le polyptyque du jugement dernier, de Rogier Van Der Weyden, une oeuvre picturale sur bois de chêne exceptionnelle, mais les hospices de Beaune continuent toujours de travailler pour l'intérêt des personnes en difficulté. L'institution Beaunoise, grâce aux dons qui se sont succédé tout au long de son histoire, est propriétaire de plus de 60 hectares de vignes. La plupart de ces parcelles sont situées dans des zones d'appellation prestigieuses. Le domaine viticole est célèbre par l'évènement annuel qui s'y tient depuis des générations, depuis 1859, le troisième dimanche de novembre, une grande fête populaire, suivit d'une vente aux enchères des vins issus du domaine est organisé à Beaune. Les vins sont vendus "à la chandelle", par pièces, les vins embouteillés portent l'étiquette des Hospices de Beaune, Piece-des-Hospices-de-Beaune.jpgavec le nom de la cuvée (le donateur), le nom du vigneron qui a élevé et mis en bouteille et le nom des acheteurs de la pièce. On peut également avoir son nom d'acheteur d'un lot de bouteille sur la contre étiquette. Alors, retrouver le nom d'un Soiffard sur la contre-étiquette d'un Pommard "Cuvée Suzanne Chaudron" ne m'a pas surpris, d'autant plus que c'est lui qui a laissé cette bouteille pour payer sa dîme de soiffard, en "Beaune et due forme".

Pommard Cuvée Suzanne Chaudron 2011 Hospices de Beaunehospices_de_Beaune.jpg

Une cuvée issue de vignes situées sur "les Noizons", "les Petits Noizons", la "croix Planet", "En Poisot" et "rue au Port". Une donation des époux Cyrot-Chaudron. Bien qu’il n’y ait pratiquement pas de premier cru dans cette Cuvée, 40% des vignes sont antérieures à 1959, la plus vieille parcelle datant de 1922. Plus du tiers de la Cuvée (35%) provient des vignobles des pentes Sud-Est aux rendements restreints des Petits Noizons, qui dominent le Nord de Pommard. La robe est grenat, lumineuse. Le nez est pur, intense, tire sur la cerise noire, la réglisse, la fumée, la terre et la violette. La bouche est mûre, acidulée, une attaque fraiche et vive, un milieu de bouche savoureux, des tannins fins et souples, un bel équilibre et une finale séduisante. Très bien

L'interview Psykotic… Didier ou de l'Amarone dans la brouette

dans la catégorie L'Interview Psykotic

brouette-chinoise.jpgL'anecdote date de novembre 2009, Patrick, l'Australopithèque, nous a amené une bouteille de derrière les fagots, le genre de quille à te mettre les neurones dans tous les sens et qui vaut environ deux fois le PIB du Burkina Faso. Il sert scrupuleusement la même dose à tous, arrivé à Didier, il verse l'exquis breuvage pendant que Didier jacasse tout seul, signe évident d'un dérèglement hormonal, comme toujours, il se parle de brouette, ou… de fabrication de brouette, vu qu'il fabrique des brouettes. Une fois servi, Didier reverse le contenu de son verre dans le crachoir et tend son verre à l'Australopat avec l'air du type ravi de la crèche et fier de lui. Le Patrick a failli avaler son marcel, son dentier, sa fierté et sa cravate, oui parce qu'il est toujours habillé très classe pour déguster, il avait la haine au fond des yeux et les gonades au fond de la poche Kangourou. Il a hésité trois secondes entre une profonde dépression, la paranoïa, une bonne anorexie, puis a opté pour une Gilles de la Tourette et il a insulté Didier en Berbère, en Kirghize et en Lapon. Des trucs sympa du genre "trépané des burettes", "jeune Giscardien", il était à deux doigts de lui bouffer la rate sans l'ouvrir. Faut dire que jeter sans vergogne, un nectar de ce calibre, ça mérite la roue, l'élongation, le bouc des sorcières, les fers brûlants, les mutilations diverses, la chaise à clous, l'estrapade, les grésillons, les rouleaux à épines, le masque de la faim, la poire d'angoisse, la vierge de Nuremberg, et encore, si on est sympa. Mais on en a rien fait, nous on s'est bidonné pendant 15 minutes. Faut dire que le Didier, il est trop sympa avec sa tête de notaire de Corrèze et son obsession pour les brouettes, chaque famille a, hélas, ses moutons noirs, ses brebis galeuses, ses ânons manquants, ses canards laqués. Chez les Soiffards, c'est Didier. Un malade je vous dis,quintarelli.JPG mais de là à nous faire un truc de ouf comme ça, on en est jamais revenu, surtout l'Australopithèque. Cet Amarone, c'était un vin hors du commun, des arômes extrêmes, une puissance presque inégalée, une buvabilité magique, une complexité exceptionnelle. Tout un poème. J'ai même gardé le reste du crachoir, si quelqu'un veut des preuves!

En un mot commençant, et même si tous les dégouts sont dans la raclure, quel est ton pire souvenir vineux? Soit précis, il faut avoir la piquette décomplexée, je veux des noms, des adresses, des numéros de téléphone… Mais, bien entendu, dans le respect de l'anonymat.

Récemment, invité à dîner chez un ami, ce dernier nous a préparé un somptueux dîner avec une soupe VGE en entrée puis une choucroute aux 3 poissons en plat principal, le tout accompagné d’un riesling immonde de Mittelbergheim dont j’ai malheureusement ou heureusement oublié le nom du vigneron, idéal pour te chopper une migraine chronique avec 1 seul verre. Je pense qu’il aurait été éligible pour remporter la palme des vins ratés et figurer en première page du Guinness des records.

Tu échoue sur une ile déserte avec: un livre, un CD, un DVD, un plat, un unique vin blanc, un unique vin rouge, un objet et une seule personne, tu emmènes qui et quoi?

Si je n'emmène pas Véro, le retour à la maison du Wackes risque d’être compliqué, ça c’est dit ! Non, l’objet ne sera pas une brouette !!! Quoi que….. Bon, si c’est une île tropicale (j’n’envisage même pas une île avec des pingouins), l’objet sera une glacière pour mieux déguster les vins, les cd et dvd serviront de sous verres.

Imagine que tu es John Lennon, riche à brasser les millions … Tu bois quoi?

J’"Imagine" bien quelques vieux crus d’avant-guerre du Bordelais, un peu comme un certain Haut Brion 1933.

Si tu étais un vin, tu serais… ?

"Gentil" bien sûr !

Pour une soirée très intimes, tu préfères mieux un vin avec des notes de feuille de rose ou des arômes de bois bandé? brouette_ducati.jpg

Arômes de bois bandé évidemment, virilité oblige.

Justement et pour finir, la question qui fâche, la seule qui vaille, Bordeaux ou Bourgogne?

Vieux Bordeaux et jeunes Bourgognes. N’en déplaise à certains…


Incitation à la débouche

dans la catégorie Notre vin quotidien

Joue_de_porc.JPGDepuis quelques années, notre budget nourriture fond comme blanc à la neige au soleil. Le lien entre la pauvreté des familles et la part du budget réservée à l’alimentation est avéré et étudié depuis longtemps (Engel au 19è siècle). La part de l’alimentation dans le budget est ainsi souvent utilisée comme indicateur de niveau de vie. Nous protégeons les repas traditionnels, sanctuarisés par l’Unesco, nous cultivons l’art du bien manger et du bien boire, mais le temps consacré à cuisiner a été divisé par deux. La majorité des plats consommés sont fabriqués industriellement avec de vrais morceaux de cheval dedans. Le nombre de fast-foods, de kebabs, de sandwicheries ne cessent d'augmenter. Les restaurants qui utilisent l’industrie agro-alimentaire pour nourrir leurs clients sont aussi nombreux que les mouches sur un étron. La France est devenue un modèle de réussite pour McDo, un énorme marché pour les sushis et les pizzas… Burger King, autre chaîne de fast-food, constatant l’énorme succès de ses premiers sites en France envisage d'ouvrir 400 boutiques dans les 10 ans. La seule chose qui intéresse le consommateur, c'est le nombre d'additif sur l'étiquette! Monsanto impose leurs semences mondialement, en sélectionnant des fruits, légumes et céréales non pas pour leur qualité gustative mais pour leur uniformité, leur facilité à rentrer dans des emballages standards et à se conserver dans les linéaires des grandes surfaces. En un mot, le con (sommateur) acceptant de bouffer n’importe quoi, on ne lui demande plus son avis. Comment demander à nos enfants d'avoir du goût si on les gave, depuis tout petit, de lait en boîte, de petits pots insipides, de sodas et de McDo obèsifiants, le tout devant une télé bêtifiante. La baisse continue du budget consacrée à l’alimentation et la hausse de celui consacré à la santé devrait nous alerter. Moins nous mangeons bien, plus nous sommes malades. Donc, pour vous soigner, je vous prescris, après une marche de plus de deux heures, un Parmentier de canard (froid) en entrée, arrosé d'un verre de Marsannay bien frais et une daube de joues de porc confite (3 heures) avec un Lynch-Bages 2004 pour faire bonne mesure. Bien entendu, le tout est mitonné, mijoté avec amour et un peu de sel et de poivre. Puisqu'il faut se soigner, soignons-nous bien…

Marsannay Cuvée St Urbain 2012 Jean Fournierfournier_Marsannay.jpg

Le nez est simple et efficace, résolument sur les agrumes, la fleur blanche et les herbes fraiches, mais aussi pas mal de bois. L'attaque est vive, très vive, une acidité mordante, une matière fine et une finale assez moyenne. Entre la vigueur et le côté vert de ce vin, mon cœur balance, mais le boisé est bien trop présent pour mon palais. Bien

Pauillac Lynch Bages 2004

84% cabernet sauvignon, 9% merlot, 5% cabernet franc et 2% petit verdot.lynch-bages.jpgUn nez sur des arômes de confiture de cassis, de myrtille, de cèdre, de tabac, de réglisse avec de fines notes boisées et torréfiées. En bouche, c'est puissant, riche, encore très jeune, les tannins sont serrés, virils, la matière est ample, un beau fruit, c'est pur, corsé, assez racé, long. Peut encore attendre quelques années. Très bien

Mon méat coule pas

dans la catégorie Notre vin quotidien

mea-culpa.jpgMéa culpa. En ce moment, tout le monde s'excuse, Anne Roumanoff s'excuse après son imitation de Christiane Taubira, alors qu'elle devrait s'excuser de ne pas me faire rire, Justin Bieber s'excuse toute les semaines alors que c'est ses fans qui devraient s'excuser pour avoir acheté ses disques, Olivier Giroud s'excuse pour avoir trompé sa femme alors qu'il devrait s'excuser d'être le coéquipier de Francky "Scarfesse" Ribery. Même notre illustre illuminé président, "Guimauve le Conquérant", pépère pour les intimes, s'excuse toute les semaines alors que c'est nous qui devrions nous excuser d'avoir voté pour lui. Tout le monde méaculpe comme jamais il n’avait méaculpé. Bref je brode, je brode, telle l'élève prise en faute et qui essaie de noyer ses bêtises sous un vernis de futilité latine. Mais il faudra bien que je fasse pénitence, que je batte mon poulpe, que je me flagelle en public. Autant il est facile et amusant d'écrire des âneries sur les suisses allemands, les fans d’Indochine, les myopathes roux et les cavistes trompettistes qui aime dévaler les routes pentues dans un caddie de supérette dans le plus simple appareil, cheveux et poils pubiens au vent, autant il est déplacé de se moquer, par exemple, des vins natures. Les sages singes savants persiffleurs vous le diront, il faut réfléchir avant de dire ou d'écrire des bêtises sur les vins bios, on n'est pas à l'abri d'un bon bio. Le Doc m'a, il y a quelques jours, prescrit un Muscat "Petite fleur" 2013 du Domaine Julien Meyer, et, tel le manchot devant un suppositoire, je me demandais ce que je pouvais bien en faire. Une ordonnance, ça se respecte, j'ai donc goûté ce muscat, et… Bon, y a pas de quoi pisser dans un violon, mais quand même, c'est très bon, depuis, j'ai des remords et je fais un blocage urinaire. Méa Culpa, méa maxima, une autoflagellation qui est généralement prononcée par les fidèles catholiques à la fin du Confiteor, quand la messe était dite en latin, et comme disait Brassens, "sans le latin, sans le latin, la messe nous emmerde", moi elle m'empêche d'aller pisser. Bref, s'était mon méat qui coule pas.

Muscat "Petite fleur" 2013 Domaine Julien MeyerJulien-Meyer-Muscat-Petite-Fleur.jpg

100% Muscat Ottonel, vin monocépage peu fréquent. La plupart des vins de Muscat d'Alsace sont à base de Muscat à petit grain. Une belle robe tirant sur le bronze. Un nez délicat, de rose, de pain d'épices, de miel, de pêche, d'herbe fraiche et de raisin chasselas. Aucune note oxydative ou désagréable, même deux jours après l'ouverture. L'attaque est franche, l'acidité s'installe doucement, avec de la rondeur en milieu de bouche, une très légère sucrosité, un fruit croquant, de la finesse, une pointe minérale et une belle finale avec des fleurs banches qui embaument le verre. Un muscat aérien, tendu, précis. Bref, ça devrait être remboursé par la sécu. Méa culpa, c'est très bien

Acte 3 - Réflexions jubilatoires sur les gens d'ailleurs

dans la catégorie Rencontres Amicales

Psychopathe.JPGJe sais, j’avais omis d’en parler, je suis confus comme Confucius, je n'avais pas eu le temps jusqu’alors, ceci explique cela. Mais, c'est une évidence, nous ne sommes pas seuls! J'ai découvert qu'il y avait, sur cette terre, des gens, des fous comme vous et moi, enfin surtout moi, des déraisonnables de la quilles qui avaient la même passion dévorante pour la dive bouteille. Seul mon psy sait que je souffre de quelques pathologies difficilement compatibles avec le quotidien, et ma sociabilité s'en ressent. Je me soigne, la dernière fois que j’ai vu le toubib du cervelas, il a sorti un talkie-walkie de sa blouse et, affolé comme un biche, a hurlé "Appelez la sécurité!". Entre autres pathologies, j'étais Dermophilo-Indien addictif, je pouvais sniffer jusqu’à 25 tubes par jour. J’ai été déclaré mort cliniquement 8 fois à cause de ça, il m'était interdit d'approcher une Pharmacie ou une bourgeoise d'Aspen, de Gstaad ou de Méribel à moins de 300 mètres, heureusement, ça va mieux. Je sais cracher du sang par les yeux, nous sommes 3 dans le monde à pouvoir le faire, un satanistes, un ophtalmo et moi, mais je n’utilise ce pouvoir que pour gagner au jeu de la barbichette. Il m'arrive aussi de ne pas faire la différence entre une femme voilée et un ninja. De plus, je bois un grand vin dès que j'entends un mot que je ne comprends pas.

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Acte 2 - Réflexions instables d'un nihiliste naturiste

dans la catégorie Culture Vineuse

salon_vins_libres.jpgQuand le Doc te propose une virée en territoire naturiste, tu ne crains rien pour ta santé virginale, ni pour ta santé mentale, tu auras même droit à deux heures de consultation psy gratuite, après tu pourras passer dans un tunnel sans avoir peur, mais, en revanche, pour ce qui concerne la santé de tes papilles, c'est une autre histoire. Notre mentaliste œnophile est un adepte du vin nature, voire du très nature, voire du naturiste. Comme disait très justement Lao Tseu en voyant un drap de soie planté dans la croupe d’un sumotori: "La matière n’est pas rancunière contrairement à la nature!" Donc, samedi matin, enfin pas trop tôt rapport à la soirée d'anniversaire de l'Ermite qui s'est terminée très tôt le matin, direction le salon des débouchées, le salon des Vins Libres sous-titré: "Naturellement bon". Sans entrer dans un débat stérile avec Paul et Mickey, les vins naturels, parfois j’aime, parfois, je n'aime pas, c'est un peu comme les autres vins d'ailleurs, mais pourquoi "le salon des vins libres" les autres ne le sont pas?

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Acte 1 - Réflexions égrillardes sur la nature de l'Ermite

dans la catégorie Rencontres Amicales

rock.jpgJe ne suis pas de ceux qui s'imaginent qu'ils n'ont qu'à ouvrir la bouche pour que les alouettes tombent rôties. Non, mais tout de même j'ouvre la bouche de temps en temps, on ne sait jamais ce qu'il peut tomber du ciel. Après un jeudi soir bien arrosé (voir ici), je me disais que le week-end devrait être calme. Naturellement, il ne l'a pas été! Vendredi soir, anniversaire surprise, oui, même et surtout à son âge très avancé, l'Ermite âgé est toujours surpris d'avoir à fêter son anniversaire. Et il en profite le bougre. Il en profite pour ouvrir ses vieux Bordeaux et pour faire une teuf digne de ses 14 ans, quand il se prenait pour Jerry Garcia, du Grateful Dead, se rappelant à quel point il aurait aimé jouer du banjo. Chez lui, la musique, la vrai, celle qui vient du blues, c'est sacré, comme une vache en inde, une Mama qui fait des pâtes en Italie, un carton au M16 aux States ou la poule au pot du dimanche en France. "Deadheads, ça avait de la gueule, ça le fait grave" articulait-il dans le désert lexical de sa puberté ressurgissante, "ça te posait une conscience politique… Gamin". La sono à donf, l'ermite nous a fait une imitation de Ritchie Blackmore imitant Jimmy Page singeant Jimi Hendrix jouant du Johnny Winter, les cheveux en moins, mais avec les yeux rouges quand même.

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Trou de mémoire

dans la catégorie Notre vin quotidien

trou_memoire.jpgEn furetant de droite et de gauche, surtout de gauche, je suis tombé sur deux nouvelles assez antinomiques mais néanmoins complémentaires. Des chercheurs anglais affirment que l’absorption de plus de 36g d’alcool par jour pourrait entraîner un déclin cognitif plus rapide, entraînant une diminution des capacités d'attention et de concentration. Bref, une mémoire qui part en couille. Ce risque concerne des hommes qui boivent plus de 36 grammes d'alcool par jour. Ainsi un homme de 55 ans qui picole quotidiennement ses trois apéros quotidiens et son Gevrey ordinaire, aura sa mémoire aussi dégradée que celle d’un abstinent de 61 ans. Heureusement une seconde étude permet de se rappeler au bon souvenir de sa mémoire. Le sexe au secours du cerveau. On dit que le cerveau de l'homme, c'est sons sexe et ça se confirme. Une autre étude, américaine celle-là, c'est dire le sérieux de l'information, menée par les chercheurs de l'université du Maryland, affirme qu'avoir des relations sexuelles fréquentes peut stimuler la mémoire. Pour parvenir à cette conclusion, ces chercheurs ont étudié le comportement des rats lors de l'accouplement, ils ont constaté que ceux-ci créaient de nouvelles cellules du cerveau, et stimulaient ainsi la mémoire à long terme. A l'inverse, ils ont remarqué que les bénéfices disparaissaient peu à peu lorsque les accouplements se faisaient de plus en plus rares.

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