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juin 2014

En juin, c'est Camping sauvage, alors pleure pas la bouche pleine

dans la catégorie Rencontres Officielles

Les-profs-au-cinema.jpgJuin, c'est le mois le plus sympa de l'année, un mois chaud comme une sole meunière fraîchement sortie du four, sur son lit de zeste d'agrumes confits, c'est un mois ensoleillé comme le regard d’un gypaète allophone ou d'un panda roux aphone. Fin juin, l’été frappe à la porte, on sent fébrilement approcher les vacances, le GPS que l'on configure, les valises, les bouchons, les mômes qui râlent, qui chialent, mémère qui grognonne, les coups de soleil, les moustiques, la tente qui prend l'eau, la grand-mère qui a des fuites et les touristes hollandais qui parlent comme je pète. La chimère du campeur qui rêvait de chant des cigales et de la douce odeur de la crème solaire ointe sur le corps de jeunes éphèbes à peine pubères, et qui se retrouve avec des relents de sardines du barbecue des belges d'à côté. Et je ne te parle même pas de la grosse bavaroise qui crie sur sa moitié qui s'enfile une chopine plus grosse que lui et pas plus forte que la truie qui lui sert de compagne. Fin juin, on se sent tellement alerte à Malibu que l’on n’a point envie que des trouble-fête ne viennent troubler la fête. C'est justement le mois où tu peux entendre des Moldaves ou des Péruviens jouer, avec joie, allégresse et deux doigts, du Biniou, du Gravikord, du Kaisatsuko, de l'orge de Stalacpipe, voire de la scie musicale dans des festivals improbables qui seront de toute façon annulés par la faute d'intermittents en mode grève qui trouvent que 4.000 boules et 4 mois de vacances payés avec la sueur du contribuable Français c'est pas assez.

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De l'art de développer son sens du bizness tout au long de sa vie

dans la catégorie Inclassables mais classés

Si tu veux te monter un bizness de la mort qui tue, il te faut une idée super innovante, un truc de derrière les fagots qui fait briller les dents et les yeux des banquiers et qui en raconte à la mère Michèle et à Fréderic François, deux figures légendaires du bizness tendance Franco-Boukistanaise. Pour trouver ton modèle bizness super innovant, il y a Hervé. Il est super doué Hervé, t'es pétomane amateur, t'en as fait un loisir en freelance, lui, il t'en fait un "Bizness top model" qui tue sa race. En gros, tu lui explique rapidos ce que tu sais foutre, ta touch' perso, ta collection de grenouille volante, ta passion pour les pneus de Twingo, quelques métaphores lyriques, voire sexuelles, un double Lutz, et il va t'expliquer comment monter ta petite team de wouiner à toi tout seul, comment chopper du blé "finger in the nose" pour te faire des roustons en platine. Il te dira aussi comment développer ton excellence du bon biznessman sans t'enquiller bouquins et formations en file indienne. En deux coup de cuillère de poule au pot, il te dessine un mouton, une vache à lait, tes prospects, tes clients, ton réseau, ton marché cible, tes objectifs, tes attentes avec une précision aussi fine qu'un poil de cul de pangolin. Il te découvre des talents que même toi tu n'imaginais pas, même dans tes rêves les plus burlesques. T'es arrivé au niveau 397 de Candy Crush sur ton IPhone au lieu de renseigner correctement ta CRM, il te trouvera tout une palette de compétences, un désir de retour à l'enfance, les sucreries, les récompenses que l’on donne aux enfants sages après une rupture sentimentale avec un péruvien pédophile shooté au crack. Tu serais en quête de satisfactions infantiles. Bref, tu devrais monter un biz autour des Chupa Chups et du crack.
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Coq au vin et petit suisse au diner

dans la catégorie Notre vin quotidien

suisse-France.jpgVendredi, le monde entier retenait son souffle en attendant un funeste Suisse-France qui devait nous envoyez dans les limbes de l'enfer footesque. Bien que proches voisins, Français et Suisses ne se comprennent pas toujours, victimes qu’ils sont de l’incompréhension mutuelle. Pour commencer, il faut savoir que la Suisse est un pays multicolorisé qui n'en est pas un mais qui en est un quand même. La Suisse fut d'abord nommée "Confédération des Horlogers, Banquiers et Chocolatiers". Ce nom, jugé trop long et peu pratique pour attirer les touristes, a été abrégé en "Confédération". Plus commode, ce nouveau nom était cependant trop vague. On a donc ajouté le terme "helvétique", qui sonne bien mais dont le sens reste encore à définir. C'est aussi dans ce pays "qu'on fait des rations", c'est-à-dire qu'on se partage équitablement les bénéfices des banques et les revenus des dividendes. Un grand historien français, Coluche, disait que les Suisses et les Belges n'étaient qu'un seul et même peuple. Sauf que personne n'a pensé à leur dire, donc ils ont fait deux pays. La population suisse se divise en quatre secteurs linguistiques et culturels, et principalement deux, séparés par le Röstigraben, la grande barrière de rösti. Les Suisses ont diverses coutumes locales bizarres qu'il est indispensable de connaitre pour bien saisir l’essence de la Suissitude. Parmi celles-ci, le jour de lessive.

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Le temps est assassin

dans la catégorie Inclassables mais classés

Artisans Vignerons de Bourgogne du Sud7h30, un mail du Domaine de la Soufrandière, des mots simple: "Marco n’est plus là, mais sa joie et son dynamisme restent. Marco n’est plus là mais l’esprit Bret Brothers perdurera. Nous sommes toujours trois!" écrit Jean-Philippe Bret. Brutalement, j'apprenais, avec tristesse, la disparition de Marc-Antoine Bret, le plus jeune des trois frères du Domaine Bret Brothers, il avait seulement 34 ans. Nous l'avions rencontré début avril, trop pressé, nous n'avions pas pris le temps de déguster et de faire sa connaissance, lui qui avait rejoint le domaine en 2009. Le temps toujours le temps. Aussi bien remplie puisse-t-elle l’être, la vie est toujours trop courte. Le temps file, le temps n’attend personne. Le temps guérit toutes les blessures. Tous autant que nous sommes nous voulons plus de temps. Du temps pour se relever, du temps pour grandir, du temps pour lâcher prise. Du temps. "Les premiers soutirages des délicieux 2013 se préparent et la vigne est magnifique cette année. Prenons les moments de joie lorsqu’ils se présentent. La vie est précieuse" conclue Jean-Philippe Bret. Le temps est décidément impitoyable... Leverasoif et tous ceux qui aiment les gens et les vins du domaine, nous adressons nos plus sincères condoléances aux frères de Marc-Antoine, à sa famille, ses amis et ceux qui l’ont aimé.

la vie, la vigne, le vin… le temps…


Le grand blanc avec une chaussette rose

dans la catégorie Notre vin quotidien

Spencer Tunick Vineyard Installation FranceNon, le vin naturel n’est pas une mode tricotée pour embobiner les bobos ou pour emberlificoter la clientèle des bars branchés, c'est avant tout un vin ancestral, originel, à l’opposé du vin "technologique", invention de la science moderne pour les consommateurs amateurs de vins maquillés comme des voitures volées. Le vin naturel n’a pas de définition officielle, il n’est pas réglementé, mais on peut dire que c'est un vin sans béquille chimique mais pas forcément sans soufre, les doses autorisées y sont bien moindres qu’en vinif conventionnelle, mais il peut y en avoir. Ou pas. Logiquement, les raisins sont cultivés en bio, la vendange est manuelle, et l’ajout de produit chimique interdit. Ça, c’est la philosophie générale, après chaque vigneron adapte selon ses convictions et sa façon de bosser. Certains disent que leur vin est naturel parce qu’ils l’ont vinifié sans sulfite, d’autres parce que leur vin n’a pas été levuré, d’autres estiment qu’un vin naturel doit être libre de tout intrant œnologique et n’avoir subi aucune opération jugée dénaturante. Chacun sa cuisine et les moutons Rothschild seront bien gardés. Grâce aux travaux des œnologues, les vinifications ont été sécurisées, les accidents fermentaires sont devenus rares.

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Liste à la Prévert de gris

dans la catégorie Inclassables mais classés

00274873_000003Frédéric Dard est l'écrivain français qui a été le plus lu de ses compatriotes au 20è siècle, alors, pourquoi n'est-il pas toujours reconnu comme un grand écrivain? Parce que la force des préjugés est grande, surtout en matière littéraire, parce que ces livres étaient et sont encore vendus dans des supermarchés, des gares et des stations essence, qu'ils sont écrits dans une langue impure pour certains, qu'ils nous font rire et qu'ils ne craignent pas la grossièreté. Les mauvaises langues disaient qu'il était un écrivain pour coiffeuses, comme on tient grief à un vendeur de moule-frites de ne pas faire de l’huître à emporter. Avec Audiard, il a été le plus grand auteur comique de son époque, un écrivain d'une créativité rare, d'une prodigieuse inventivité verbale, une production immense qui a abordé les genres les plus divers. Homme de charisme, obsédé par l’écriture, il a été un décolonisateur du français, il a lutté corps à corps avec la langue, lui qui a commencé avec un vocabulaire de 300 mots et qui a inventé tous les autres, 20.000 néologismes pour notre plus grand plaisir. Son style, de la verve et de la verdeur. En cinquante ans, 184 aventures et 7.000 personnages, son style a beaucoup évolué. Il est passé du pastiche à la fresque rocambolesque, il a fait de la faute de grammaire, un trait d'humour. Rien n'est plus faux que de voir dans "San-Antonio", des livres faciles, ils se lisent facilement, oui, mais ils sont écrits, très écrits. Dard, c'est du Rabelais, du Balzac, du Hugo, du Simenon, de Céline, du Dumas… Dard a imposé un style révolutionnaire, inventé une nouvelle manière d’écrire et fait couler beaucoup d’encre avec son style, la cruauté de ses descriptions, l'inventivité, la jubilation, le rocambolesque, les rebondissements, les virages narratifs à 180 degrés, l'invective comme moyen de communiquer, un don pour les mots, un sens de la formule hors pair qui frôle la parodie: "le calembour représente l'unique point de jonction entre un imbécile et un génie". Chez lui, le second degré est toujours au premier plan. Frédéric Dard écrit comme on prend un repas bien arrosé, avec gourmandise. Le petit Fréderic était né avec un bras gauche atrophié, il s'est servi de son droit pour nous toucher d'un uppercut sous la ceinture, avec un sourire malicieux qui semble dire: "Ceux qui me méprisent, ils me pardonnent de me mépriser".

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Thomas, Vincent, Bernard, Marc, François, Paul... et les autres

dans la catégorie La tournée des vignes

thomasmorey.jpgEn France, 1.200 personnes s'appellent Morey et je crois bien qu'une grande partie habite Chassagne, alors que Morey-St-Denis paraissait plus indiqué, sauf si tu t'appelles Denis, César ou Rosalie. Le problème, si tant est que cela en soit un, c'est que presque tous les Morey produisent du vin, alors comment s'y retrouver? Primo, "Morey" est un dérivé régional de more, sobriquet désignant un garçon brun de peau comme un maure, et ça tombe bien, Thomas Morey a le teint halé de celui qui arpente la vigne, qui bute, qui marcotte, qui taille, qui rogne et qui palisse. C'est le plus jeune fils, et pas le mauvais fils, de Bernard Morey. Il possède l’un des plus beaux patrimoines de climat en premier cru du secteur. Avec lui, c'est bonjour sourire, il joue sur la tension de ses vins, celle qui fait passer l'arme à gauche. Des vins élégants, vifs et structurés, de belles notes d'agrumes, du gras et toujours une petite touche minérale… Il produit des cuvées d’une grande expression, renvoyant parfaitement sa personnalité et celle des différents terroirs qu'il exploite à merveille, Baudines, Embrazées, Morgeot, "Vide-Bourse", Dents de Chien, Truffière ou Bâtard. En 2012, chez lui, comme chez beaucoup d'autres, tous les éléments se sont déchaînés, conjugués pour faire baisser la production, froid, pluie, maladie, grêle exterminatrice dans certains secteurs et, pour finir, un mois et demi de sécheresse et de chaleur. Au final, de très faibles rendements (-47%) qui ont contribué à faire la grande qualité de ce millésime, dont on parlera longtemps. Chez Thomas Morey, pas de cœur en hiver, comme dirait Claude Sautet, c'est une histoire simple, on parle des choses de la vie, à la fraiche; dehors, il fait très chaud, dedans, le vin est bien frais, et l'atmosphère chaleureuse, la dégustation peut commencer, et, pour citer le grand philosophe Nicolas Sarkozy au sommet du G20 : "en avant Messieurs, on a encore du Thym sur la branche!".

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Le rosé n'est pas ma tasse de tétée d'été

dans la catégorie Rencontres Amicales

vin_rose.jpgJeudi soir, 18h00, comme tous les bons mauvais élèves que nous avons tous été un jour, je me jette sur les portes de sortie au premier décibel d'une sonnerie de fin journée salutaire, je sais, je recycle mes fins de post, mais je manque de temps en ce moment, c'est la dure loi du dégustateur de fond. Bref, j'avais à peine fini d'insulter le gougnafier à la grosse tête d’ours couperosée de près qui essayait de m'empêcher de lui couper la route, que ma secrétaire, la jolie Siri aphone, m'informait que l'Australopat désirait ma présence, illico-pesto, pour taster du rosé. Dans un premier temps, j'ai cru à une blague de l'Ermite âgé, mon pote Lulu, pétomane de profession mais qui en a aussi fait un loisir lucratif, mais, bien vite, j'ai dû me résoudre à accepter la dure réalité réelle, l'Australo buvait bien du rosé, même s'il m'a bien vendu une sombre histoire de client, de meilleur étau et de barbecue. Mais, les mots Belota, soleil, Paco et jardin, ont fini de me convaincre. Une fois passé en revue, à l'endroit du gougnafier de la route, toutes les insultes désobligeantes, à la fois pour les étrangers, les homos, les blondes, les roux, les pandas et les Boukistanais, une fois l'impétrant remis à sa place, c’est-à-dire, sous mes roues, je me suis dirigé vers l'antre de l'Australo, résigné, seul comme un condamné devant l'échafaud, comme un innocent devant son bourreau, comme Michael Jackson, seul, devant son miroir. Quand le rosé est tiré, il faut le goûter...

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Il n’y a que le premier papa qui goûte

dans la catégorie Notre vin quotidien

la-fete-des-peres.jpgRassurez-vous, je ne vous ai pas abandonné comme on abandonne sa grand-mère sur une aire d'autoroute de vacance, non, je me forme, ne me regardez pas avec cet air de coiffeuse en analyse, pour l'instant, je fais le deuil de mon boulot. Parait que c'est mieux de le faire avant de rebouloter. Ce n'est pas que ce soit douloureux, je dirais même que dans mon cas, le deuil a été vite fait, une pelle, trois roulades, deux ave Maria, un dragée Fuca, un sourire à la dame, et l'affaire était dans le lac. Bref, au lieu de taper du petit Chassagne-Montrachet bien frais, je fais de la psychanalyse de la colonne, puisqu'il semblerait que le dos soit la conséquence d’un problème liée à l'abandon familial, alors que moi, bêtement, je pensais que c'était plutôt la conséquence de la taille de ma brioche. C'est Gaston, catcheur amateur et prof d'art gothique au Lycée Jean Luc Lahaye de Nogent le Rotrou qui le dit, lui qui a la lourde charge de nous faire admettre que devenir Consultant n'était pas insultant, sauf si tu aimes les insultes en Germain. Bref, un paquet d'heure durant, après une âpre bataille entre l'homme et la machine, entre le pédagogue et le vidéo projecteur, entre le marteau et le légume, j'écrase mon séant et mon insouciance sur quelques divans pas mous et j'écoute, l'air convaincu (et non con vaincu), le regard avide et un brin d'intérêt, Gaston nous faire le coup du téléthon. Souvent, nous sommes proche du putsch de l'autorité, de l'attentat professoral, le moment où les catéchumènes se lâchent, tels des bêtes sauvages, lors d'une curée sanglante, c'est limite si Gaston, le regard vide et livide d'un représentant du protestantisme le jour de la St Barthélémy, nous distribue pas des sacs à vomi préventif. Moi j'en aurais pris deux connaissant l'émotivité de mon Raoul. Cette formation me permet de me ressourcer, de retrouver de bonnes vieilles habitudes, quand, comme tous les bons mauvais élèves que nous avons tous été un jour, nous nous jetâmes sur les portes de sortie au premier décibel d'une sonnerie de fin journée salutaire. Maintenant, tel Socrate, le footballeur Brésilien, l'élève de Gabin, en ce jour de fête des pères, je sais que je ne savais rien, mais maintenant, je le sais.

Chassagne-Montrachet Morgeot 2011 Henri Germain et Fils

Nez d'amande, de fruits blancs, de tilleul, de vanille, de chèvrefeuille, une pointe de citron bien mûr, une pointe de noisette et un léger grillé, on en prend plein les narines. En bouche, c'est gras, ça tapisse le palais, un peu de bois, pas belliqueux, une belle acidité, qui équilibre et une longue finale épicée qui me fait regretter le dernier verre. Très bien

Elle n'aime pas l’eau, reine

dans la catégorie Rencontres Amicales

elsass.jpgCette semaine, c'est l'anniversaire de ma femme, et le gouvernement a profité lâchement que j'étais occupé à regarder ailleurs pour annoncer sa grande réforme des régions. Une aberration aberrante que de vouloir unir l'Alsace et la Lorraine. Personnellement, je m'en contrefous complétement, vu que je suis ni Alsacien, même si j'y vis, ni Lorrain, même si j'y suis né, mais Boukistanais, puisque c'est là où j'écris. Dans la mesure où ma femme est Champenoise, de la région Champagne-Ardenne, qu'il ne faut pas confondre avec la région belge de Stonen’ch-Ardennes, je ne vois pas bien pourquoi je vous en parle. Pour ceux qui ne le savent pas, l'Alsace est une région pittoresque à la gastronomie roborative, aux vins acides, qui a déjà causé le suicide de 67 commentateurs sportifs condamnés à dresser le portrait de Jérôme Alteneinderschmitt, postier à Niederdraussenoberzinselschneckdorf et avant-centre du FC Obenobersouffelarschlochsheim, héros du derby contre Drinnenaltenbreuchfourtzwald, à qui on prédisait une grand avenir au Racing Club de Strasbourg, avant son suicide, pas celui de Jérôme, il est toujours avant-centre de son village au nom imprononçable, mais du RCS, qui s'est pendu avec les restes de Gilbert Gress, un soir de victoire, je sais, c'est con, mais il n'y était pas préparé mentalement.

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Leçon de savoir-ivre chez les gardiens du savoir

dans la catégorie Rencontres Amicales

journal-desespere-d-un-ecrivain-rate4.gifQuand j’étais petit, à l'école, mon prof de français me battait tous les vendredis… aux Échec. Il prenait le plateau, comme ça, et paf, pan sur la tête. Tout ça parce que je n'étais pas un bon élève, il disait que je ferais surement un bon militaire, un soldat zélé désinhibé, sans tabou et sans conscience, capable de faire chanter la marseillaise à un taliban bègue tout en l'épluchant comme une banane. Il me disait que si la carrière militaire ne me convenait pas, je pourrais toujours faire orthophoniste, mais que pour le Français, je devrais repasser. Mais, le repassage, c'était pas mon truc, sauf si je devais écrire la biographie haletante d'une repasseuse qui enseignait le droit canon à Navarone. C'était le temps béni des colonies de vacance où, jeune et insouciant, j’usais mes blue-jeans sur les bancs de l’école, et, c'était super difficile, vu que j'y suis allé encore moins souvent qu’un spectateur moyen de "Loft Story". Faut dire que je préférais le baby-foot, le juke-box et la fille aux yeux menthe à l'eau qui dansait à côté dudit Juke-box, et que j'ai aussi été traumatisé par un prof d'histoire-géo, monsieur Firmin Peutagueul, un enseignant passé du socialisme au national-socialisme en moins d'un an, un homme ô combien passionnant, qui portait une barbiche, des pulls en Lycra et un pantalon en velours en ânonnant son cours sur l'évolution statistique de la culture du cannabis dans le sud du Groland entre le 12 février1914 et 5 octobre 1924.

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