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janvier 2015

Breaking Bad Wine, le petit Chimiste voit rouge

dans la catégorie L'Interview Psykotic

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Breaking_Bad_Wine1.jpegLa chimie est un domaine bien trop souvent dénigré, jugée comme trop abstraite ou inabordable par les non-initiés. Pourtant cette science est l’essence même de chaque être ou objet qui nous entoure, de l’odeur suave qui exhale d'un Chambertin, jusqu’au parfum délicat d'un Riesling Allemand rescapée d’une prise d’otage, en passant par les notes de crêpe au Nutella, de cactus mexicain ou de bonnet de Schtroumpf, les chimistes savent recréer des millions de saveurs et d'odeurs, et ce à partir d’éléments simples. Les arômes n'ont donc aucun secret pour notre JeanDa, notre petit chimiste attitré, petit ouistiti savant. Comme Rage, c'est un prof de science qui n'a pas toujours toutes ses facultés. Deux profs de science, très pédagogues, surtout un, mais revenons à la chimie. L'image que tu en as, c'est des laborantins en blouse blanche tout propres sur eux qui font des expériences pour créer des lubrifiants ou du Viagra. Eh bien c'est tout faux! JDA n'a jamais enfilé de blouse blanche, avec Rage, ils ne font pas ce métier pour tirer leur crampe, enfin, surtout un. Déjà, la blouse, c'est laid et trop serré au niveau du ventre, ça les boudine, surtout un. Faut dire qu'avec ses 145 kg de tendresse pour 1m45 au garrot, faut être chimiste pour faire tomber la mignonne. Le mieux pour ça c'est le SO2 pour les faire tomber dans les pomme, le vin pour les saouler et le zn(Cu2) pour les….  Enfin, quand ça marche! Pour ce qui concerne le vin, les deux sont passionnés et ont un talent indéniable, enfin, surtout un. Ce sont des chercheurs, enfin, surtout un, ils sont les inventeurs du modèle Dionysos aussi appelé système vinaire, qui consiste à apprendre à leurs élèves à compter jusqu'à vin.  Un système qui permit de sortir l'humanité de l'ère binaire, ce qui leurs a valu un prix Nobel, même s'il est faux, la reconnaissance de leurs proches et quelques gâteries, enfin, surtout pour l'un. C'est une belle leçon de vie: en chimie, ne t'embarrasse pas trop à faire des trucs justes, c'est bon pour les matheux, contente-toi de faire des trucs qui chie la classe et ensuite paye toi des filles, du vin et de la coke. Tu vivras beaucoup mieux.

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C’est à la culotte de ses quilles qu’on juge un pays

dans la catégorie Rencontres Officielles

wine_medals.jpgDepuis quelques années, de grands concours de dégustation font grand bruit dans les médias. Des concours pour épater la galerie et sous-entendre que de petits vins feraient la nique à seigneurs du Médoc et d'ailleurs. Faire des vins généreux et flatteurs, pour plaire à la presse spécialisée et au quidam de superette est assez facile, faire un grand vin demande un peu plus de travail, dans la vigne, en premier lieu. Le sucre, la puissance, sont aujourd'hui, des laisser-passer vers le succès. Un peu partout en Europe et dans le Nouveau Monde, on maquille, on enjolive, on boise pour séduire, mystifier, suborner, abuser, duper l'acheteur potentiel, charmé par la douceur ou la puissance brute. Les "wine compétitions" sont aujourd'hui monnaie courante. Certaines "Wineries" n'embauchent que des " Winemackers" ayant déjà triomphés dans ses mascarades qui ressemblent aux marathons de danse des années 20, on achève bien les chevaux, pourquoi pas les quilles! "No medals, no job", tel est le crédo!

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Il est interdit de descendre avant la raie

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

Mouton-Dictature.jpgLe coiffeur est un mal nécessaire, j'y vais quand ma tronche d'hirsute me fait peur au réveil. Mon coiffeur est une coiffeuse, un brin masculine, silencieuse, et je dois reconnaitre que ça m'arrange bien. Ça évite d'entendre des conneries du style: "il est con le mec de la météo, vous avez vu le temps qu'il fait?" Son collègue masculin, si je puis dire, est plus… disons… plus féminin et plus bavard. Du genre que tu ne sais pas vraiment pas où le prendre, si je puis me permettre. Pendant que sa collaboratrice me coupait les cheveux en quatre, l'autre tanche papotait avec un vieux gâteux qui se faisait redresser les trois tifs qu'il lui restait. "Vous avez vu ce truc de Charlie? C'est quand même un monde, assassiner des gens pour des idées, c'est quand même honteux? Vous avez acheté le journal? Dit le vieux crouton. Le coiffeur répond sans honte, que ce n'est pas trop son style de journal, qu'il n'a pas le temps de faire la queue, pourtant il doit y être habitué, et qu'un copain, ou une copine, va savoir, lui a mis sur une clé USB et qu'il le lira quand il aura le temps. Le vieux, bien chaud, part sur une tirade du genre: c'est bien la liberté, l'union nationale et tout le tremblement, mais ils l'ont bien cherché, on a beau être libre, faudrait voir à ne pas trop exagérer, caricaturer le Pape, Mohamed ou Mahomet, Sarkozy ou Hollande, ce n'est pas bien, en plus c'est un peu cochon leur journal. Le merlan très engagés, surtout derrière les oreilles, acquiesce et relance le nazillon par: "Vous verrez, un jour on mangera de la blanquette avec de la semoule, et on pourra rien dire". Passé le réflexe de me jeter sur le premier rasoir venu pour énucléer les deux abrutis, ce qui serait bien superflu compte tenu du fait que leurs gonades leurs sont aussi inutiles qu'une date de péremption sur un Montrachet, j'ai eu envie de leur cracher à la gueule que la liberté ne souffre d’aucun mais, d’aucune exception, d'aucune compromission, d'aucune aliénation car c’est le plus court chemin vers la radicalisation des âmes incultes, que le fascisme en charentaise ne fait pas de bruit, même dans les salons de coiffure. Etre libre, oui, tout dire mais sans offenser l'autorité, le culte, mon cul, les nains, les mongols, les cons et ceux qui restent, tout écrire, librement, mais sous l'inspection de deux ou trois censeurs, c'est ça leur liberté? Qu'ils se la mettent au cul! Moi je préfère les bouffeurs de curés, j’ai grandi avec et ils m’ont inculqué quelques solides défenses contre les cons, les contes de fées et les abus de pouvoir. C’est en partie cet héritage-là qui me fait dresser les poils devant ceux qui ont l’arrogante paresse intellectuelle d'être ras du front. Putain de coiffeur... Je lui pisse à la raie, librement mais copieusement!


Des trous dans la passoire

dans la catégorie Notre vin quotidien

proverbe-persan-11817.jpgLe hasard a, comme l'a dit le poète, une marche très régulière. En cherchant une bouteille et de quoi comprendre pourquoi, un beau matin, des fous d’Allah, nourris d’une bonne dose de haine, ont choisi de décimer Charlie, je suis tombé sur mes états d'âme. Un hasard bienheureux puisque j'avais l’âme dans tous ses états. Le hasard est souvent facétieux, les alchimistes, astrologues et autres utopistes ont perdu des siècles à chercher la pierre philosophale, le mouvement perpétuel, la quadrature du cercle, mais ont trouvé, toujours par hasard, la poudre à canon, le phosphore, l'arsenic et la bombe atomique. L’homme est un con, un con dangereux de surcroit. Le malheur, c'est que je vois les gens que comme ils sont et c’est là tout le malheur, pas plus de poésie que de grandiloquent, point de bravoure ou de brillant, que de l’épate ou de la misère céphalée. Ça bouffe l’âme, les tripes et le peu de considération qu’il me restait pour mes congénères. Mais revenons à nos hasards. Un Mas Jullien, avec deux ailes comme les anges, me tendait les bras. Une étiquette, un poème, "des trous dans la passoire", qui me parle directement, un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes.

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C'est la dure lutte finale

dans la catégorie Notre vin quotidien

boirebon.jpgAprès une semaine plutôt grave, une semaine plongée au cœur des ténèbres de la vie, alors que les noirs tumultes submergent ma carapace de joyeux drille, que s’effrite ma joie de vivre comme un morceau de teushi, moi qui ne suis que douceur et gentillesse, comme un petit lépidoptère céleste, virevoltant dans la canopée existentielle, je me dis qu'il est temps de revenir à nos blancs moutons. Ce blog est mondialement connu par deux ou trois personnes, dont toi, pour la gaudriole, la bonne bouffe, les bons vins et l'Ermite. Faudrait pas que tu te dises, en lisant ses lignes : "purée de puterelle", voilà que le Psykopat vire sa cuti, il tourne orchidoclaste, bref, un casse-couille à deux doigts de pustuler pour le prix Nobel de lit et rature. Rendez-nous nos zizi-pan-pan, nos dégustations de belles quilles et notre Ermite âgé, sage érotomane à ses heures perdus, quand il ne philosophe pas. Justement, l'Ermite âge me disait encore hier: "tu sais quoi gamin, l’avenir il est dans le sexe, point barre, la religion, c'est du crack, prends la Genèse, l’Histoire de la pomme et tout le merdier qui a suivi, ben quand Adam et Eve ont baisé, c'est devenu le péché originel, Dieu, tout con qu’il est, il a fait l’Homme et la Femme avec deux sexes parfaitement compatibles, il permet à la Femme d'enfanter mais il ne veut surtout pas qu’elle baise! Il fabrique des modèles qui fonctionnent, mais ils ne se reproduisent jamais et l’histoire est bouclée ! C'est idiot comme concept! Dans la même veine, il créé un fruit super bon, au passage, ce n'était pas une pomme, mais du raisin, et il dit: ne mangez pas le fruit de l’arbre de la connaissance, puisque c'est le fruit qui permet de tout savoir du bien et du mal donc quelque part d’être omniscient, mais Dieu est le seul à pouvoir être omniscient, le péché originel consiste donc simplement pour l’Homme à se prendre pour Dieu, quand tu bois du vin, tu te prends pour Dieu… Fait péter une quille, mets du Led Zep en boucle, on sortira nos sexes touffus, on les emmerde ces cons de terroristes, évitons l’obscurantisme qui nous ait aujourd’hui proposé, et même si le chemin est long et déplaisant, il faut continuer la dure lutte…et puis avec ma misérable pension de retraite, mon début de cirrhose, ma calvitie et mes bourrelets, il ne me reste plus que ça…la dure lutte"…
Il a raison l'Ermite, contrairement à mes posts pessimistes, gageons que ça ira mieux demain!

Colli Euganei Cabernet Riserva 2008 Zanovello Càlustracalustra_cabernet.jpg

Assemblage Cabernet et Carménère. Une robe très foncée, violacée. Un bouquet très expressif, fruits noirs, cerise noire, herbe fraiche, bois, chocolat, cannelle et café. En bouche, c'est ample, puissant, une matière forte, des tannins encore un peu durs, un boisé encore trop présent et une longue persistance. Un vin robuste, qui, s'il s'assagissait, pourrait bien être agréable un jour. Bien.

Châteauneuf-du-Pape Château de Beaucastel 2006beaucastel.JPG

Très beau nez de fraise des bois, framboise, cerise noire, prune, tabac, réglisse et chocolat. En bouche, belle matière ample, beaucoup de fraicheur, des tannins fins et souples, superbe retour sur les fruits rouges et énorme persistance. Un très beau vin, à garder ou à boire. Excellent


Charlie à tout prix

dans la catégorie Notre vin quotidien

couv_charlie.jpgDepuis quelques jours, on ne peut échapper à l’éloge, aux dithyrambes, aux louanges, à la glorification des disparus, on ne pourra jamais échapper au pouvoir de transfiguration de la mort. Ça doit leur faire tout drôle, eux, les "Charlie", les vieux anars, les antimilitaristes, les anticléricaux, les anti-cons, d'être adulés par une société tout entière. Un événement aussi extrême ne pouvait manquer de produire une inextricable confusion intellectuelle, qui plus est, quand des politiques, experts dans l’art de la récupération, et des médias, avides de scoop, veulent se refaire la cerise sur le dos de la sacro-sainte liberté d’expression. C'est assez ironique de constater que ce sont les organes de la soumission à l’ordre social et moral qui entonnent avec autant de sincérité, l’air de l’anticonformisme et de la subversion! Spinoza a écrit :"Si cet homme qui, dit-on, riait de tout revenait en ce siècle, il mourrait de rire assurément". C’est vrai qu’ils doivent être morts de rire, eux, les protecteurs de nos libertés, en constatant que la mobilisation de masse est perçu, par le pouvoir en place, comme un mandat moral qui pourrait bien déboucher sur un "Patriot act" à la française, réducteur de nos libertés!

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Dieu est humour

dans la catégorie Notre vin quotidien

dedscrambes_dessin-pour-charlie3.jpgIl faut bien que je vous l'avoue, après avoir passé deux jours à regarder, en boucle, les chaînes d’infos au sujet des suites de l’horrible journée de mercredi dernier, je ne sais pas trop quoi vous dire… Comme beaucoup, je suis très choqué par cette attaque sanglante et il m'est très difficile de reprendre normalement le cours des choses…Normalement, même le mot ne sonne plus juste. Après ça, plus rien n'est normal. Mais le meilleur moyen de s’indigner et de réagir contre les barbares qui veulent nous plonger dans la peur et l’immobilisme, c’est d’aller de l’avant, de prendre les choses en main et de continuer à avancer. Je me suis dit que boire un coup, et même plusieurs, à leur santé (si je puis-dire) serait la meilleur chose à faire. J'aurai voulu avoir une bouteille de Château Barrail des Graves sous la main, mais ce n'était pas le cas. dedscrambes_dessin-pour-charlie4.jpgMouton Rothschild a ses grands peintres, Gérard Descrambe a ses caricaturistes. A l'époque où produire du vin bio n’intéressait pas grand monde, Gérard Descrambe a pris sa plus belle plume pour écrire à la bande d’Hara-Kiri devenu Charlie Hebdo. Il a écrit une belle lettre au professeur Choron, en lui promettant d’afficher dans ses chiottes son bon de commande s’il lui achetait du vin. Il leur expliqua comment il était assez couilllon pour reprendre un vignoble à refaire, se lancer dans l'écolo bio dans un bordel général. Le professeur a répondu qu’il voulait les bouteilles les plus onéreuses, et le bon de commande trône aujourd'hui dans les chiottes, Gérard est un homme de parole. Reiser lui a dessiné une étiquette pour le millésime 72, Wolinski jaloux a fait la suivante, puis Gébé, puis Cavanna et tous les autres suivront, jusqu’à maintenant. Boire un coup, pour eux, pour leur courage et pour perpétuer les idées et les valeurs qu’ils défendaient.

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Balles tragiques à Charlie Hebdo

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

intouchables.jpgJe ne vais pas être très original avec ce titre, repris à plus d'un titre. Je le trouve de mauvais goût, assez pour déplaire aux imbéciles, aux cons de tous bords, tout en faisant montre d'ironie, d'une dérision salutaire, celle qui nous permet de supporter l’insupportable. Ce titre ne me fait même pas sourire, les seuls à en rire doivent être Charb, Cabu, Tignous, Wolinski, Maris et les autres membres de ce journal d'irresponsables, oui irresponsables, mais au bon sens du terme, au sens noble du journalisme. Ils sont morts, définitivement morts, mais morts debout et libre. Je n'étais pas un lecteur assidu de Charlie, malheureusement, mais je savais qui ils étaient, ce qu'ils faisaient et pourquoi ils le faisaient. Je me suis longtemps demandé comment aborder le sujet, sans céder à la peur, à la menace, à la xénophobie, à la vengeance ou à la simple bêtise. La seule réflexion qui me vienne spontanément, c'est : "MONDE DE MERDE". Une expression qui résume assez bien la situation. Je suis partagé entre la haine de mes semblables, l'émotion, la tristesse, la colère, la rage, l’effondrement, l’horreur, le mépris, l’incompréhension, l’abattement, le deuil, le déchirement, le découragement, l’affliction, la consternation, les larmes, l’amertume, l’épouvante, le chagrin, la barbarie, l’envie de vomir cette humanité qui ne vois pas plus loin que sa kalachnikov, mais aussi fier de ces irréductibles souvent irrésistibles, qui n'avait qu'une seule arme, l'humour, la dérision.

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Je suis Charlie, à plus d’un titre

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

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Au petit bonheur (la chance)

dans la catégorie Rencontres Amicales

bonne_sante.JPGL'année dernière, à pareille époque, je lui souhaitais une bonne et heureuse année, comme tous les ans depuis pas mal de temps. Et j'avais ajouté, "et la santé", parce que c’est important, la santé. Je le retrouve cette année, le susnommé Ranulphe, et devinez ce qu'il a fait? Il est tombé malade, le con. Son médecin dit qu'il devrait survivre, mais avec les médecins, on ne sait jamais, ils disent ça comme ils diraient autre chose, faut pas trop leur faire confiance. Des gonzes qui font grève pour se payer des piscines et des voyages aux Baléares, c'est suspect. Il y a deux ans, ils avaient dis ça d'un autre pote à moi, il a eu un bel enterrement! C'était le troisième qui décédait subitement alors que je lui avais souhaité une bonne et heureuse année, et la santé que j'avais ajouté! Depuis, j'hésite un peu à souhaiter une bonne année à mes proches, d'ailleurs, certains de mes potes m'évitent en ce moment. Donc, le père Ranulphe, il est tombé malade, en plus, il a perdu son travail suite à un accident de machine à café et aussi sa femme suite à un accident de lit avec un vendeur de moule à faire des œufs carrés. Les gens sont ingrats, tu te casses le cul à leur souhaiter le meilleur, à leur dire qu'il a corrélation entre bonheur et bienêtre, des études sérieuses le démontrent, et eux, ils ne font rien pour faire que ça se passe bien. Du coup, je crois bien que je vais assigner Ranulphe en justice, pour mauvais usage de vœux! Oui, oui, la Loi est passée il y a quelques jours. Y en a marre que les gens n'en fassent qu'à leur tête de con, le bonheur est en chacun de nous, mais pour l’avoir, il faut le vouloir. Les gens sont heureux dans la mesure où ils décident de l'être, le bonheur est une décision de chaque instant et j'en ai plein ma besace de phrases comme ça! Toute bête, mais terriblement vrai. Et là, tu te dis, putain, mais c'est BHL, je peux avoir un autographe? Non, je n'ai pas que ça à faire! Bonne journée, bonne année, et surtout, la santé…

Quelques bouteilles de mon réveillon, notes succinctes mais grands plaisirs avec Selosse, Anthologia, Montevetrano ou Le Mont Première Trie.

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Bonne résolution

dans la catégorie Inclassables mais classés

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Cette année, j'ai pris la résolution d'arrêter de vieillir. J'ai même pas tenu une seconde, tu parles d'une volonté !


La cave se rebiffe

dans la catégorie Notre vin quotidien

vin-sante.jpgAu lieu de perdre son temps à répondre à des questions futiles, notre bon doc aurait du nous mettre au parfum, il parait que le vin est bon pour notre santé. Attention, avec ces quelques mots, je risque de m'attirer les foudres de la Loi Evin, et Dieu sait à quel point je n'aime pas le bois. Faut dire que le texte en question date de 1913, le Doc n'était pas né, mais l'Ermite surement, il est tiré d’une revue professionnelle de médecine, un courageux médecin encourage à boire du vin pour éviter l’opération de l’appendicite. Le réquisitoire du Docteur Gagey, et non Clooney, s’étaye sur des témoignages particulièrement impressionnants. Il nous cite plusieurs familles de sa clientèle où, seuls, les buveurs d’eau sont frappés et où ils le sont tous. Cette constatation lui ayant paru intéressante, il s’est informé auprès de quelques-uns de ses confrères et a recueilli d’eux des renseignements concordants. Dans la région où il exerce, les amateurs de vin sont en très grande majorité, mais la proportion de ceux-ci dont l’appendice devient malade, est infime au regard de ce qui se passe chez les dissidents qui le dédaignent ou le redoutent. Il est instructif aussi de remarquer avec lui que l’appendicite est devenue singulièrement fréquente depuis vingt-cinq ans, c’est-à-dire depuis la grande invasion phylloxérique qui, raréfiant le vin naturel, favorisa la falsification, amena l’abandon de la boisson coutumière. On la rencontre aussi de préférence dans les classes où boire de l’eau est devenu une mode beaucoup, plus facilement que dans les milieux populaires, moins accessibles aux suggestions du snobisme et à ses exagérations hygiéniques. Et c’est bien l’eau, l’eau seule, qu’il faudrait accuser et non des impuretés quelconques véhiculées par elle. Parmi les sujets qui ont attiré l’attention du Dr Gagey, une bonne partie s’abreuvait d’eaux minérales ou d’infusions chaudes. Ce sont là, par définition, des boissons où les microbes ne fréquentent guère. Aussi faut-il en arriver, comme explication, à celle que nous esquissions plus haut. Le vin est bon pour notre santé. Personnellement, je me soigne au Chambertin et je n'ai jamais été opérée de l’appendicite. Pour éviter le bistouri, buvez du Chablis, du Givry ou du Pouilly, bref, buvez du vin. Comme rien ne vaut le préventif, par ces chaleurs hivernales, je vous invite à titiller le Gevrey de Gagey, et bonne santé…

Gevrey-Chambertin 1er cru la Bossière (Monopole) 2006 Harmand-Geoffroyharmand-geoffroy-gevrey-chambertin-1er-cru-la-bossiere.png

La Bossière est une petite bande de terre calcaire, un demi-hectare dans la partie la plus occidentale de la Combe de Lavaux, qui se termine par une falaise où des faucons pèlerins trouvent refuge. Un premier nez réduit, animal, puis des notes de groseille, de griotte, de foin, de ronce et de caroube. Un bouche onctueuse, ronde, une matière assez puissance mais avec des tannins soyeux, une fine acidité et une belle longueur pour cette Bossière, monopole du domaine Harmand-Geoffroy. Très bien


Doc ou la salle détente du médecin divin

dans la catégorie L'Interview Psykotic

coat.jpgJe hais les salles d'attentes des médecins, c'est le meilleur endroit pour choper un truc mortel comme un rhume ou un phimosis. C'est pire que de traverser une fosse remplie de chacals ou de voir un film de Luc Besson avec Jean Dujardin. Pourtant, je suis hypocondriaque, je somatise à la moindre occasion. Dans la même semaine, j'ai guéri de trois cancers, dont un des ovules, d’un sida et d’une maladie non-répertoriée. Avant, à la moindre occasion, je fonçais chez mon médecin de bijou de famille. Mais les salles d'attente, c'est l'endroit où tu risques le plus d’attraper une maladie contagieuse ou faire une grosse dépression à force de relire des vieux Gala. La lecture de ce genre de littérature me donne des vertiges, des sueurs froides et tiens, je n'ai pas un genre de boule, là ? Ah non c’est une couille, pardon. Heureusement, chez notre médecin malgré lui, point de Gala et images du monde, c'est la RVF, revue des vins de France qui trône dans sa salle détente. Faut dire qu'il a obtenu le droit d'exercer après une thèse consacrée à "l'étude prospective randomisée en double-aveugle avec anesthésie péribulbaire du glaucome chez la truite saumonée cuite au vin de Loire". Pour un médecin qui n'a pas toute ses facultés, c'est balaise! Généralement, j'arrive dans sa salle détente vers environ, 11h47, pour l'apéro, on se siffle trois ou quatre quilles, rarement plus, souvent bio, parfois bonnes, à vue de nez, il me dit, comme à l'ensemble de ses patients, qu'il ne sait pas trop au juste ce que j'ai, il faudrait faire des examens complémentaires et aller voir un confrère qui devrait peut-être éventuellement savoir, il me raconte ses excellentes vacances en toscane, les vignes, le vin et … le vin, le dressage des gnous et le temps qui passe trop vite puisqu'il n'a pas une minute à lui, c'est bien pour ça qu'il a mis 8 mois à remplir le questionnaire de l'interview Psykotic et pourtant, en terme de remplissage, il est vachement balaise, surtout pour ce qui concerne les verres…

En un mot commençant, et même si tous les dégouts sont dans la raclure, quel est ton pire souvenir vineux? Soit précis, il faut avoir la piquette décomplexée, je veux des noms, des adresses, des numéros de téléphone… Mais, bien entendu, dans le respect de l'anonymat.

UUn petit souvenir d’une veillée de Noël chez les alors récemment "acquis" beaux-parents à Mulhouse, d’un liquide rouge brunâtre pour lequel le beau papa semblait ressentir une fierté non feinte de me le proposer… Ma réplique d’extase, totalement feinte elle, aurait mérité de figurer en bonne place au palmarès de l’Actor’s Studio dans la rubrique "improvisation de génie" lorsque je bu la 1ère gorgée de cette substance psychédélique version bad trip. D’où ma décision de refaire intégralement une éducation vineuse à Tina avec la suggestion de créer un truc entre gonzesses, soiffardes au féminin quoi… Pour qu’elles ne nous encombrent surtout pas nos soirées en fait ! Et les bacchantes furent ainsi créées. Deus Ex Machina quoi…Tout ce que j’aime, phallocrate et d’une mauvaise foi sans pareille…

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Joyeux duel et bonne tannée

dans la catégorie Inclassables mais classés

voeux_2015.jpgIl y a 40 ans, j'imaginais le années 2000 avec jubilation, des voitures volantes, des maisons intelligentes, des robots affectés aux tâches ingrates pendant que je me prélasserais sur une plage paradisiaque quand je ne serais pas en voyage intergalactique. Voilà comment je voyais l'an 2000. À quel moment c'est parti en sucette? A quel moment a-t-on cessé de croire en l'avenir, au progrès? Guerres, crises, terrorisme, extrémisme, Bush, Sarkosy, Michel Sardou et même une tecktonik, en guise de pas de danse, pas grand-chose ne nous aura été épargné. Notre pouvoir d'achat a fondu comme neige au décapeur thermique par la faute d'une crise boursière, une crise fomentée par des capitalistes avides qui ont créé de nouveaux besoins superflus pour mieux nous vendre leur disparition, puisque la Terre nous fait comprendre doucement qu'elle en a un peu raz la marée de nos conneries et que si ça continue comme ça, elle nous chassera comme une bande de Romanos ou de Tchétchènes. Le travail nuit désormais gravement à la santé, et même encore plus que le tabac qui, lui, ne conduit pas au suicide et rapporte de l'argent à l'Etat. On a remplacé "L'internationale", Hymne des Lotophages, ce peuple Homérien, mangeurs de "lotos", plante dont la consommation a la propriété de faire oublier à ceux qui en mangent, qui ils sont et d'où ils viennent,, par le cantique de la Mondialisation, le tube des exploiteurs. L'information est devenue spectacle. La politique est devenue spectacle. Le sport est devenu spectacle, la guerre est devenue spectacle, la mort est devenue spectacle, l'art est devenu spectacle, la culture, c'est la déconfiture qui s'étale. Le monde est devenu spectacle, et pendant qu'on est au spectacle, on se fait cambrioler la maison. On ne distingue plus le réel du simulacre, l’image télévisée remplace l’événement. Dès lors, le monde réel devient fable, ce n'est pas de moi, mais de Nietzche, qui s'y connaissait en nihilisme. La vie privée est devenue une course à son ¼ d'heure de célébrité avec étalage indécent et grossier de nos cultes, en gros plan sur le Net, et ce sans même le besoin de recourir à un quelconque "Patriot Act". Le politiquement correct s'est invité à la table de l'humour, de la créativité, des conversations et, surtout, des tribunaux. Et c'est un invité encore plus fâcheux et encore moins désirable qu'un taliban à une Bar Mitzvah. Les mots liberté, égalité, solidarité, fraternité, altruisme et espoir sont des valeurs archaïstes, des valeurs qui s'éteignent dans les affres de ce que l'homme peut faire de pire, comme à son habitude. L'homme est un loulou pour l'homme! Désolé pour ces mauvaises nouvelles, mais il y en a une bonne. 2014 c'est finit et on peut tirer un trait sur cette triste série d'annus horribilis en n'en retenant que le fait que quand on a touché le fond, il est plus facile de remonter à la surface et faire le vœux que les puces d'un millier de chiens galeux infestent le cul de celui qui nous gâchera une seule seconde de notre année 2015 et que les bras de cet abruti deviennent trop courts pour qu'il ne puisse jamais se le gratter. Bonne année à tous! Et bonne décennie, tant que j'y suis!