Leverasoif.com

Archives :

avril 2015

Prolégomènes ostentatoires et exonération dérogatoire

dans la catégorie Rencontres Amicales

vin_placement.jpgEn remplissant mes 2072-S/C-AN2-2014, pourvu d'une calculette DXPD-124EZ4, capable d'effectuer 14567 opérations différentes et de retenir approximativement 202.557 nombres en mémoire, bien taillé mon crayon 2B pour remplir les cases blanches, après avoir précisé mon adresse 8 fois, signalé mon Siret 14 fois et indiqué la taille de mon pénis (cette précision n'est en rien obligatoire, mais divertit follement ma contrôleuse) , après avoir joint à ma déclaration une bouteille de Chambertin 1990 du Domaine Rousseau afin d'estimer la valeur de ma cave et faire augmenter sensiblement ma taxation, je remplis avec joie et fébrilité mon verre et mon chèque pour payer cet impôt juste mais néanmoins cruel en me demandant si cette prolégomènes ostentatoire n'était pas trop longue et si, à la case D215B, je ne m'était pas leurré. En effet, je ne souhaite pas payer de redevance audiovisuelle, au prétexte que la télé c'est de la merde, mais, si cette exonération dérogatoire est théoriquement possible, au regard du CGI art125B alinéa 259, je devrais, a contrario, cocher la case G259XWZ et payer la taxe "j'échappe à la télé donc je suis moins con que la moyenne", ce qui induit une taxe égale au double de la redevance susnommée. N'est-il pas? pot-de-vin.jpgL'Etat providentiel a besoin de mon argent, pour jeter des ponts entre la terre et le ciel, entre les divins et les mortels contribuables, distribuer cette manne céleste à des œuvres caritatives telles que nos grandes entreprises nationales et amadouer les rois exotiques. Bref, distribuer des pots-de-vin, on y revient toujours! Le fonctionnaire des impôts, étant, par essence, bien trop incultes, même s'il a inventé des principes aussi raffinés, sophistiqués et machiavélique tels que l'imposition sur les plus-values immobilière, pour comprendre que je préfère placer mon argent en Barolo, en Brunello di Montalcino ou en Amarone, puisque le vin est un placement qui a du goût. Alors, quand on me propose d'aller déguster quelques pépites transalpines accompagnées de produits non moins transalpins, je laisse tomber mes 2072-S, ma calculette en me disant que si la Cosa Nostras s'était implantée en France, il y aurait eu de la concurrence, et que la compétition, c'est bon pour le commerce. Comme disait le poète Hongrois, Nicolas Sarkozy, la France, tu l'aimes et tu t'acquittes, on voit bien qu'il ne connaissait pas bien l'Italie…

Lire la suite...


Game Of Rhône, c'est la chasse au rouge à lièvre

dans la catégorie Rencontres Officielles

OP8VXoa.jpgDans la vie, il y a deux catégories de gens, ceux qui classent les gens en deux catégories et les autres. Il y a aussi deux catégories d'amateurs de vins du Rhône, ceux qui préfèrent les vins du Rhône nord ou Rhône septentrional et les autres, ceux qui généralement préfèrent les autres et souvent, courent deux lièvres à la fois, ce qui en fait toujours un de trop, sauf si tu es nombreux à table. En parlant de table, et sans vouloir soulever le lièvre qui est en toi, il y a aussi deux catégorie d'amateur de lièvre à la royale, les adeptes de la façon "Antonin Carême", la fameuse recette reprise par le gastronome Henri Babinski alias Ali Bab, et les pendants de la façon "Sénateur Couteaux", recette républicaine, plus rustique. Comme dit l’adage, il ne faut pas courir deux lièvres à la fois, alors la guerre picrocholine du lièvre ne passera pas par nous. Il va me falloir réinventer la cuisine du lièvre, source d’un plaisir rabelaisien. Mais, au-delà de la cuisine, la seule question qui vaille, est, quel vin choisir pour accompagner ce plat prodigieux? Il n'est pas simple de choisir un vin qui ne se fera pas littéralement dévorer par les arômes puissants de la sauce sanguine du lièvre. Alors, quel rouge à lièvre me va le mieux?

Lire la suite...


Les paradigmes perdus

dans la catégorie Notre vin quotidien

agonsluxuriants.jpgDepuis quelques jours, je me demande si je ne vais pas aller taffer de l'autre côté du globe, m'exiler au pays du bonheur et faire une maille de ouf avec mon bizness de ... euh.. de quoi d'ailleurs? Je vais inventer un nouveau métier, traducteur et conciliateur, parfois même casque bleu, entre patrons et vrais gens. Je suis très bon pour ça parce que je suis bilingue patron-vrai gens. Je fais partie des rares personnes qui pensent qu'un patron ne sert pas qu'à sauter en parachute dorée et à regarder ses salariés comme une poule qui a trouvé un couteau neuf. Je vais aller travailler dans le sud de l'Australie, là où l'eau tourne à l'envers et les gens marchent sur la tête, je vais monter un business avec vue sur le lagon, la barrière de corail et l'air conditionné, le tout à exactement dix secondes de transport de mon hamac. Je vais faire de l'offshoring, mais en français. L'organisation sera hyper simple, je suis très exactement de l'autre côté du globe par rapport à la France, quand je pionce, mes clients français préparent tout ce qu'ils veulent que je traduise et m'envoient ça par mail avant de quitter leur burlingue, et pendant qu'ils se reposent, montent leurs femmes, leurs secrétaires ou leurs escaliers, je le fais … ou pas, parce que je peux travailler le dimanche et aller plonger le mercredi, parce que je fais ce que je veux, quand je veux.

Lire la suite...


Une haridelle ne fait pas le printemps

dans la catégorie Notre vin quotidien

printemps.jpgLe printemps revient toujours, au printemps suivant, c’est un truc assez inéluctable, comme le progrès, les dépenses publiques, le ciment qui durcit, les blagues scatos de l'Ermite et notre obsession à vouloir aller toujours plus vite que la musique du temps. Le printemps revient toujours, et avec lui, les jours qui rallongent, les jupes des filles qui raccourcissent, les bouffées de chaleur et les sueurs froides qui donnent soif et envie d'un vin rafraichissant. Je ne supporte plus les vins industriels, préfabriqués par des chimistes, bourrés de souffre, d'herbicides, de pesticides, de dioxine de silicium, d'acide ascorbique, de citrate de cuivre ou de bisulfite d'ammonium (liste non exhaustive), entassés dans des caves surchauffées avant de rester croupir sous les néons des grandes surfaces de distribution, à côté des petit-pois et des préservatifs. Vite, il me faut un VVVN (Vrai Vin Vivifiant Nature). Un vin qui saura réveiller l'altermondialiste, le gauchiste qui sommeille en moi. Ça doit être ça le printemps, ça me titille surtout les papilles gauches, je suis à deux doigts de gueuler un truc du genre "No pasaran, mort aux vins de Bordeaux". Tient dans la foulée, je vais virer la pub de mon blog, je ne veux pas être complice de cette aliénation des masses laborieuses sur le temple du consumérisme bourgeois (même si je ne comprends pas tout ce que j'écris, je suis quand même bon quand je m'énerve). Bon, à cause de ce printemps, de mes papilles gauchistes, du fait que je n'ai pas de pub et de toutes mes conneries, je vais perdre, au bas mot, un milliard de dollars tous les jours. Putain, c’est la crise, ma bonne dame, il va falloir que je compense, je vais donc passer parmi vous avec un chapeau, merci d'avance.

Jean-François Ganevat Côtes du Jura Cuvée Florine 2010ganevat_florine.jpg

Un 100% Chardonnay issu de terroirs de graviers et de marnes grises. Robe jaune citron. Superbe et intense bouquet d'agrume, de poire, de mirabelle, de fleurs blanches, mais aussi quelques notes exotiques. La bouche est droite, pure, d'une grande souplesse, très vive, une grosse acidité qui resserre les papilles et tire en longueur, une finale légèrement iodée. Belle bouteille très désaltérante. Très bien

De la maïeutique néo-classique appliquée aux boloss

dans la catégorie Rencontres Amicales

tolldeblog.jpgCette semaine, Gertrude-Kévina, ma "community manager" imaginaire, m'a convoqué dans son bureau imaginaire pour faire le point sur ce blog. " Mortecouille, orchidoclaste, meus ton séant céans ou ce blog est occis, tes grotesques zinzinulations font à peu près autant d’effet qu’un strip-tease de Jean-Pierre Raffarin", me dit-elle dans son français des quartiers. C'est vrai qu'elle est née dans un quartier de Gstaad et qu'elle n'insulte personne sans le cautionnement de Nadine de Rothschild. Je tentai vaguement de glisser une blagounette sur le fait que des pandas roux auraient été aperçus au Boukistan, mais la pointe de consternation qui a fait soubresauter son nez aquilin, m'a stoppé net.
- J'ai bien pensé au sexe, mais comme tu es imaginaire et communiste, je préfère qu'on reste camarade.
- Tu as pensé aux tutos tricot et crochet, ça revient à la mode et ça plaît à la ménagère de plus de 50 ans, l'Ermite pourrait s'en charger, et la cuisine, tu aimes la cuisine? Tu pourrais aussi raconter ta vie de soiffard sur un ton décalé et désabusé? Ça peut marcher!
- Hier, j'étais aux impôts et j'ai mangé du poulet, c'est assez décalé? En plus, c'est un peu ce que je fais déjà, non?
- C'est pas faux…Trouvons autre chose. Et si on utilisait les trolls qui se cachent dans la jungle de l’internet? On lance un débat bien trollesque, du genre capable d'atteindre le point Godwin en moins de temps qu'il n'en faut à L'Ermite pour faire une vanne scabreuse, apparition d’insultes, analogie avec le fascisme, le communisme, le racisme, l'antipatriotisme, l'exorcisme, le sexisme, le ptyalisme, le truisme, le zwinglianisme et le latitudinarisme (j'ai des actions chez wikipédia). On recentre le débat, redérapage dans la foulée et on balance un "don't feed the troll" tous les cinq messages. Si avec ça, ça ne décolle pas, c'est à désespérer des trolls. T'as une idée d'appeau à troll?

Lire la suite...


Le temps, c'est du vin

cork-taint.jpgUne fois n’est pas coutume, j’aimerais vous parler de quelque chose de très sérieux. Aujourd’hui, j’ai compris que ce besoin de faire rire, cette manie d’être souvent, je vous l'accorde, désopilant, hilarant, drôle, parfois même amusant cachait un mal-être profond, dissimulé sous un voile d’ironie persiflante bien qu'un tant soit peu affectée et frappée d'une roideur maladive. Comme le dit si justement le philosophe Calogero, on peut s'aimer, se désaimer, on ne ressemble, qu'à ce qu'on fait, on est semblable à ce qu'on est. Attention, je ne te parle pas de désaimer les 1458 pages Facebook que tu as liké cette semaine, je te parle de ne plus chérir un truc que tu as beaucoup aimé. L’expérience, c’est bien, mais des fois pas. L'expérience, c'est ce qui fait de nous une personne différente. On nait bloc de terre en glaise, mais en France, puis, les expériences, bonnes ou mauvaises, les autres, nous façonnent. J'entends déjà l'Ermite me dire: On est loin du pinard? Pas tant que ça. Le vin, son apprentissage, son éducation devrais-je dire, l’apprivoisement de son gout, la recherche de son propre gout, c’est quelque chose de progressif et chacun, à son rythme, nous avançons à force d'expérience. Les gouts changent, mais le plaisir est immuable. C'est le plaisir qui me guide, mais mon gout, c'est différent. Pas mal de bouteilles que je buvais avec plaisir, ne me font plus du tout envie aujourd'hui. Le gout, c’est dire: "ce produit (je n'aime vraiment pas ce mot), cette bouteille contient un vin bien réalisé, sans défaut", pas de faute de gout, mon gout, c'est de dire : "même s'il est irréprochable, ce vin ne me convient pas, je n’ai pas envie de le boire". L'envie, c'est le désir, c'est personnel. Cela correspond à ma personnalité, mon expérience, ma curiosité, mes envies, ma philosophie. Une philosophie qui s'est construit, petit à petit, en avançant, à coup de rencontre et de hasard de la vie. Choisir, c'est renoncer! Privilégier certains vins, c’est aussi en mettre d'autre à l'écart, mais on n'est jamais vierge de ses erreurs, alors on les assume.

Morey-Coffinet Chassagne 1er cru Morgeot 2007morey-coffinet_Morgeot.jpg

Quand je bois un Morgeot, j'attends un vin riche, structuré, étoffé, corsé voir tannique, sur le fruit mais avec cette profondeur terrienne que j'aime tant. Et là, je ne suis pas en phase avec mon verre. Un nez relativement simple, cerise au kirsch, groseille, une pointe chocolatée et beaucoup de végétal. Un nez sans relief, mais le vrai drame, c'est la bouche, un manque de structure, des tannins pas fondus, une sensation d'alcool saillante, un fruit évanoui et une longueur … pas longue! Bref, pas terrible. J’ai tout essayé, carafer, bouche à bouche, attendre le lendemain, massage cardiaque, rien à faire ce vin est définitivement disparu.

PS: J'aime beaucoup le Domaine Morey-Coffinet (surtout pour ses blancs), j'ai souvent rencontré Thibault Morey, jeune homme charmant et discret, mais surtout vigneron sage et talentueux, mais comme l'a écrit Montaigne: "Il ne faut pas toujours dire tout, car ce serait sottise; mais ce qu'on dit, il faut qu'il soit tel qu'on le pense, autrement c'est méchanceté."


Le bon selon Bob

dans la catégorie Culture Vineuse

Bob.jpgQui ne connait pas Bob l'éponge, alias Robert M. Parker Jr, fondateur de Wine Advocate, des Guides des vins de Bordeaux, de Bourgogne, de mars, de pluton et d’ailleurs. Référence planétaire, cosmique, absolue, universelle, ou simple gourou coucou auto-proclamé par l'Empire State of Bordeaux? Personne ne peut raisonnablement contester son influence sur le monde du vin et de ses achats. On oppose souvent Bob, le suppôt des vins modernes et technologiques aux terroiristes, aux défenseurs du vin local. Le vin moderne serait simplement fabriqué, marketé, puissant, extrait, bidouillé, médiocre voir frelaté, alors que le vin de terroir serait le merveilleux résultat d'une adéquation vigneron, climat et terroir, magnifié par la minéralité, le romantisme et la nostalgie. Bob contre les Bisounours. Faut-il obligatoirement choisir son camp, doit-on rester neutre ou en phase (blague d'électricien)? Le goût Parker serait simple à définir, il aime les vins aux couleurs d'encre, fruité comme un smoothie, concentré comme un fakir sur ses clous, brutal comme un uppercut au foie, alcooleux, tannique et plus boisé que la datcha d'un apparatchik Moldave.

Lire la suite...


Supérieures aux normales saisonnières

dans la catégorie Notre vin quotidien

normality.jpgIl fait beau, je mange, je bois, je travaille un peu, je dors… Chaque journée est plus ou moins semblable à la précédente. Une semaine normale. Mais, peut-on vraiment savoir où commence l'anormal et ou s'arrête le normal? Qui est capable de définir cette notion? Philosophiquement et médicalement, personne n'a encore résolu l'équation, puisque, plus vaste est la compréhension, plus profonde est l'illusion. Le plus intelligent est donc le moins normal. Si vous avez un doute, demandez à notre président normal, s'il est normal d'être anormal, et s'il est normal de voter pour un type normal afin de se débarrasser d'un président anormal. Bref, comme chaque jour, je me lève, je te bouscule, comme d'habitude, je me connecte, je checke, mes mails, twitter, face de bouc, mes stats, je synchronise, je download, j'upload, je like, je Google agenda, je remenber mon milk et je mate ma liste de choses à faire, et je la trouve atrocement longue, infaisable, insurmontable. Mais j’ai passé un pacte avec moi-même, alors je prends mon déj et je me recouche en me disant que c'est toujours mieux que de traîner toute la journée en jogging, avachi sur le canapé.

Lire la suite...


Comme je l'imagine à Sion

dans la catégorie Inclassables mais classés

imagination.jpgÇa y est, c'est la gloire, l'amour et la beauté assuré! Dans pas longtemps, je passerai sur FR3 et les ricains seront fous de ma pomme et suivront mon pipo comme d'autres suivent un régime, la route de la soif ou un sens qui toujours leur échappe. On me lira de Bangkok à Honolulu, du Cap à Kangerlussuaq, voire même près de chez-moi. Je vais développer un bizness qui va déchirer, je vais fonder une multinationale du consulting vino-foireux qui va surtout enrichir une armée de juristes pour me protéger le derche des frondes successives et syndicales de mes employés tiers-mondistes sous-payés. Depuis qu'Hervé Bizeul me fait de la pub sur son blog, mes connexions ont doublé. Je suis passé de rien à presque rien en quelques heures. Le titre de son post (ici), c'est "trouver le temps d’écrire", c'est vrai que c'est un vrai problème, mais la bonne question est, "dois-je avoir de l’imagination?" Comme ça, au débotté, je te répondrais, évidemment, c'est cool d'avoir de l'imagination, par exemple… bon là je n'ai pas d’exemple qui me vienne en tête, mais, bon, je ne sais pas, par exemple… tient, imagine que Martin Luther King ait dit, j'ai fait un rêve... mais je ne m'en souviens plus, bon, et là… enfin, bon, ouais, c’est super, l’imagination. Mais faut faire attention avec l'imagination, elle n'est pas toujours bonne conseillère, imagine que tu es John Lennon, et là ça craint. De plus, l’imagination est parfois légèrement surfaite, un peu comme les Bordeaux jeunes ou la démocratie, mais pour des raisons très différentes.

Lire la suite...


Trop choux les pandas roux

dans la catégorie Rencontres Amicales

panda.jpgDe quoi vais-je mourir? C’est une putain de bonne question que je me suis posé à midi en finissant sans conviction mon gratin de choux fleurs. Le choix est vaste, mais malheureusement, j’ai bien peur de ne pas avoir trop le choix le moment venu. Il y a bien le suicide, c'est vrai que j'aime bien organiser les choses, mais d'une, j’ai peur de me faire mal, de deux, je suis trop peureux et de trois, je ne vois pas l’intérêt immédiat. Même si je devais être torturé par des Tchétchènes sous acide qui feraient chauffer une pince à escargots au chalumeau en me précisant, dans un russe approximatif, que mes parties génitales risquent de ressembler à s’y méprendre à un crumble aux cacahouètes, ce serait niet. Mais pourquoi diable des Tchétchènes viendraient chez moi me séquestrer, voler mes pinces à escargots et envisageraient de me torturer en transformant mes virils attributs en crumble même pas bon en plus? Même si l’avenir de l’humanité en dépendait, le suicide, ce serait niet. Pourtant je vous aime bien et tout, vous êtes de gars sympa, mais ce serait niet quand même. Je suis contre la violence, surtout contre moi, je ne finirai pas suicidé. Mais si je ne finis pas auto-occis, comment donc vais-je finir? Scalpé par le dernier des mohicans, dissout par Jacques Chirac, étouffé par un étouffe-chrétien, asphyxié par un pet de nones, fumé par une baba-cool allemande avant son oral de français, sniffé par Keith Richards, distillé par Gérard Depardieu, boisé par Dominique Laurent, savaté par Achille Savata et Achille Talon réunis, attaqué et dévoré par des pandas roux. Personnellement, j’hésite entre être dissout par Chirac et distillé par Gégé, même si la politique et le cinéma font bon ménage, j'hésite encore, le plus flippant, c'est les pandas roux, depuis que, près de chez moi, le parc animalier en a recueilli trois, je ne dors plus sans mon semi-automatique et mes 3 grenades défensives, tout arrive si vite de nos jours!

Lire la suite...


Le poker: un Steve Job d'été

dans la catégorie Notre vin quotidien

poker_chips.jpgIl y a peu, dans un journal économique, je suis tombé nez à nez avec une connerie gigantesque : "contraintes ubuesques, pressions hiérarchiques, obsession du chiffre, de plus en plus de salariés éprouvent de la honte à devoir bâcler leur travail. Une souffrance morale contre-productive." Turbiner comme un stakhanoviste "old school", tu m'étonnes que si ça ne te laisse pas le temps de glander, ça te fout les glandes et que t'as pas la patate à te faire péter la pile alcaline pour qu'elle revienne (celui qui a compris le jeu de mots gagne un chewing-gum usagé). Le mieux, c'est quand même d'avoir un job qui déchire sa race, un job qui te fait gagner plein de maille sans arrêter de te la coincer. Bref, un Steve Job! C’est vrai, être riche à brasser des billions comme on manie du PQ, ça doit être aussi cool qu'une pluie acide sur le Lac Titicaca. Tu dois te morfondre dans une sorte de désarroi esthétique où tu enchaînes les vacances à St Bart, les "garden party" nazebrocques avec des vieilles jetseteuses si liftées, liposucées, botoxées qu’on dirait des Barbies en peau de zob. Non, c'est surement mieux que de faire 10 heures derrière une machine plus conne que Mathilde Seigner et Sophie Marceau réunies.

Lire la suite...


Quand M.Jolie pétille dans le Limoux

dans la catégorie Inclassables mais classés

brad-pitt.jpgIl rêvait d'une belle histoire, de faire du vin dans un bel endroit. Entouré de cèdres du Liban et de pins parasols, 200 hectares de forêts et de vignes, une zone très riche de biodiversité, notamment par les nombreuses orchidées présentes dans les forêts. Chevreuils et lièvres traversent la propriété à la nuit tombée. Parfois également quelques sangliers. Il rêvait de Château en Espagne, il avait envie d’une autre histoire qui le rapprocherait des tartares, des Wisigoths, des templiers, des brigands, des nomades arabes, des sarrasins, de légende et de princesse. A mi-chemin entre Carcassonne et Limoux s'élève le Château de Gaure. À la recherche d’un lieu susceptible de plaire à sa Jolie, il a tout de suite eu un coup de cœur pour ce lieu paisible où on fait un excellent blanc de Limoux. Il, c'est Brad Pitt, non comptant, pardon, non content de signer toutes les bouteilles de son Miraval Provence (ce qui, même pour quelqu’un qui est habitué à signer des autographes, doit lui prendre beaucoup de temps), voilà qu’il s’apprête à racheter le Château de Gaure. Les esprits rationnels et cartésiens se demanderont pourquoi le beau Brad, s'intéresse à ce modeste château du Limoux. Nonobstant le fait que Brad aime le vin, on sait peu que c'est un féru de mathématique, de géométrie euclidienne, de cathète et d’hypoténuse. C'est pourquoi, bientôt on verra Brad Pitt à Gaure.