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septembre 2015

Cauchemar en cuisine

dans la catégorie Notre vin quotidien

interdit.jpg Musique douce, lumière tamisée, moquette profonde, le maître d'hôtel nous installe, le loufiat amène le menu, le sommelier dépose la carte des vins, j'ai dans l'idée qu'on va passer une bonne soirée. J'opte pour un foie gras et un ris de veau aux cèpes, un bon Meursault, un vieux Vosnes, ça devrait le faire. Le serveur dépose quelques amuse-gueules à grignoter, je goûte le blanc en attendant les entrées, tout baigne, et, telles les sept plaies d'Égypte, débarque mes pires cauchemars. En premier, le jeune couple et le moufflet dans sa poussette à roulette, saucissonné comme une paupiette de veau. Les marmots, à 21h00, ça doit être au lit, une petite histoire et dodo. D'autant qu'au bout de 3mn, pendant que les parents font comme si de rien n'était, le diable dans sa couche hurle déjà comme une pute italienne. Pourquoi ils amènent leur chiard? Pour faire chier, pardi, d'ailleurs, le petit chieur chie dans ses couches au bout de 10mn et embaume tous le resto. Quelle indécence chez cette crevette qui se permet de me chier sous le pif pendant que je déguste mon foie gras. Comme disait Romain Gary "la dysenterie contrairement à un mégot de Camel ne se partage pas".

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Excellent choix Monsieur, carte sur table dans la cage aux fioles

dans la catégorie Rencontres Officielles

Wine-Steward_art.jpgLa semaine dernière, pour fêter le 2.500è visiteur mensuel et le fait que je sois l'heureux propriétaire d’un demi-carnet de tickets resto, j'ai emmené Moumoune au Balto du coin, "les petits pingouins qui se bécotent la croupe en sifflotant le pont de la rivière Kwai en Slovaque", que ça s'appelle sobrement. J’ai donc pu offrir à ma belle, un petit verre de blanc cassis en guise de bienvenue et un menu buffet froid à volonté, superbement achalandé, il y a avait même des carottes et des betteraves. J'ai eu droit à une côte de porc plus cuite qu'un sprinteur après l'Alpe d'Huez, servie avec des frites plus grasse que les blagues de l'Ermite. Mais le pompon, c'était le sommelier, enfin, le patron et sa non moins célèbre cuvée du patron, une côte du Rhône arrivé directement de Sidi Brahim. J'y aurai bien trouvé un goût de bouchon pour éviter d'avoir à la déguster, mais, de bouchon, il n'en a jamais vu, ni le bout, ni le goût.

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Délirium Traumas

dans la catégorie Notre vin quotidien

delirium.jpgParfois, lorsque les ennuis du quotidien submergent mon cortex en érection et les seuls mots qui me viennent à l'esprit sont : neurasthénie, bourdon, Jean-Mouloud Nietzsche, Kurt Wagner et l'intégrale de Cure, je me demande ce qu'il se passerait si je plaquais tous les zimboom, pour aller monter un club de dégustation à Phuket. Je pourrai facilement me faire des couilles en platine en initiant de vieilles veuves américaines aux mamelles dilatées, au joie du pti jaune du Jura, en les goinfrant de Morteau, de coke et en leur distillant quelques grossièretés bavaroises pendant qu'elles se tartinent les steaks de monoï bon marché. Elles pourraient même me payer en emprunts russes que ça m'en bougerait une sans toucher l'autre.

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Plus beau que moi tu meurs

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

bouchon.jpgRedoutable, redouté, et pas seulement un week-end de départ en vacance, c'est un prédateur sournois qui n'a qu'un but, nous pourrir nos meilleurs flacons. Sournoisement, il engloutit nos espoirs, nos économies et nos rêves de moments inoubliables. Passe encore qu'il gâche le petit Languedoc de mémé, mais pas le grand cru que vous couviez avec amour, dans l'attente de vous lustrer le palais avec délectation. On estime à 6 ou 7% le nombre de bouchon atteint de la peste bouchonique, et encore, je ne compte pas les bouteilles bues malgré la grippe à liège qui devraient les rendre impropre à la consommation, tous les palais ne se valent pas, et même parfois, la gentillesse qui pousse à ne rien dire et qui nous contraint à boire l'affreux breuvage. Quand il s'agit d'un petit vin, on se la met sur l'oreille et on passe à la suivante, mais quand il s'agit d'un grand vin, c'est une autre histoire. Que c'est triste un vin bouchonné, comme un frigo vide, un avion sans ailes, triste comme un surfeur plein d'espoir qui débarque sur la plage et découvre que c'est marée basse.

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Concerto pour violent et orchestre

dans la catégorie Rencontres Amicales

DPIR.jpgLa vie n'est pas faite uniquement de concerts de Lambchop, parfois, il y a aussi les soirées chez Rage et sa manie de nous gaver de l'intégrale de Deep Purple, en boucle et pas en douceur. Passe encore que ça soye son anniv et qu'il nous invite à déboucher quelques fioles, passe encore qu'il se remémore le temps où il croisait des tas de rockers en devenir, en devenir de prof, la plupart du temps, mais polluer mes chastes oreilles avec le pire groupe de rock de l'univers, c'est passible de le peine de sport. Qui écoute encore le pourpre profond aujourd’hui? Qui pense encore que le bipolaire Blackmore avait un style à lui? Qui pense que les grandes orgues brûlantes de John Lord valaient les orgues de Staline ou même le premier servent de messe venu? Qui regarde encore les pochettes mégalomaniaques du Deep? Rage! Le dernier des deepmaniaques. Je considère que Deep Purple s’est éteint de façon définitive avec Machine Head, soit dès 1972, soit avant la naissance de Rage, c'est dire s'il a bien connu le groupe! Que retenir de l'héritage du groupe? Qui a suivi sa trace? Personne, il faut bien le reconnaître.

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Géraard! Il faut que j'te parle!

dans la catégorie L'Interview Psykotic

coluche_gerard.jpgGérard, j'ai été trop bon avec toi quand tu as abandonné lâchement ton boulot. Tu aurais pu aller jusqu'à la retraite, pour faire plaisir à tes pauvres amis. T'aurais pu être, j'sais pas moi... t'aurais pu être... T'aurais pu t'inscrire au chômage, oui. Au moins t'aurais été un chômeur honnête ! Au lieu de cela, monsieur bois des vins de bourge avec des boulistes moustachus. Fais attention, Gérard, tu es sur une pente savonneuse aujourd'hui! Sans parler de la honte qui retombe sur tes amis, aujourd'hui c'est un petit verre qu'il te faut, mais demain tu en fumeras tout un paquet! Moi? T'occupes pas! Je m'arrange avec la honte directement. J'ai l'habitude! J'ai pas besoin de tes conseils! Géraard! Bon d'accord, le pinard, c'est pas interdit que je sache! Alors, il doit quand même y avoir une raison, hein ! Ah, elle est jolie la vieillesse! Grâce à des types comme toi, les vignerons se sont multipliés, et depuis, on picole tous pour éponger l'excédent. Bon, c'est sûr, on rend service à la France, on est des patriotes et on boit pour oublier. Eh ben, on y est arrivés. Et on se dit que le pinard, ça devrait être obligatoire ! Géraaard, je crois bien que Coluche te connaissait personnellement.

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Ô temps, ne laisse pas traîner ton vol n’importe où

dans la catégorie Rencontres Amicales

cochon.jpgDepuis la nuit des temps, l'Ermite, qui n'est pas toujours une lumière, pense qu'il sera bientôt possible de marcher plus vite que la lumière. Mais pour quoi faire, me diriez-vous? C'est une bonne question et je vous remercie de l'avoir posé, ce sera beaucoup moins lourd maintenant. Voilà donc une bonne question épistémologique que peu de chercheurs se posent et encore moins de marcheurs. À quoi bon aller déterrer des vieux os sinon pour se dorer la couenne au soleil et aux frais du contribuable? Moi, je ne suis pas chercheur, mais je me dis que si tout le monde commence à marcher à la vitesse de la lumière, ça va être un gros bordel dans le continuum espace-temps. Il est évident que rien n'arrête le progrès, surtout que ça devient dangereux quand il déboule à plus de 300.000 km/s. Mais, quoi qu'il arrive, de tous temps, on trouvera toujours un vieux grincheux qui dira "c'était le bon temps, avant on prenait le temps, on vivait de l'air du temps, on avait des moteurs à quatre-temps, on dansait la valse à quatre temps et le temps cicatrisait tout, même les ampoules, rapport à la marche et à la lumière, c'est du comique de répétition. Bon, comme je n'ai pas trop le temps et que le temps, c'est aussi de l'argent, je vais abréger.

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Ne faîtes pas aux truies ce que vous ne voulez pas qu’on vous confît

dans la catégorie Notre vin quotidien

Da_Vinci_cochon_humour.jpg"Ne fais pas à autrui ce que tu voudrais qu’il te fît car il se peut que vous n’ayez pas les mêmes goûts", ce n'est pas de moi, mais de George Bernard Shaw. C'est un bon mot, mais c'est aussi une leçon philosophique très formatrice. C'est une règle d'or qui se présente sous deux formes, une négative, "Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fît", et une positive, "Fais à autrui tout le bien que tu voudrais qu’il te fît". Mais admettons que je sois masochiste, si j'applique littéralement la Règle d’or, alors je vais devoir faire souffrir quelqu'un, au hasard, l'Ermite de St Jean, ben non, il est masochiste et la contradiction que je voulais souligner ne tient pas. Ce qui ne va pas dans cette formulation, c'est qu'elle sous entends que je suis rationnel et qu’autrui l’est aussi. Mais nous savons tous que je n'ai aucun sens relationnel et surtout pas les mêmes goûts que la majorité de mes concitoyens, que si je veux bien imposer les miens, je déteste qu'on m’imposât les siens.

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Aussie soit-il

dans la catégorie Rencontres Amicales

smiley-australie-jpg.jpg"Putain de bordel à cul de pute borgne"…. J’ai toujours rêvé de commencer un article en écrivant ça. En plus, c'est ce que je me suis dit quand l'Australopat m'a annoncé que Dan Standish, le Dan Standish de "Standish Wine Company", venait passer quelques jours en France et en famille et qu'il viendrait manger et déguster quelques vins en bonne compagnie Soiffarde. C'est pas que je fasse ma chochotte, mais le type a quand même fait "The Standish", "The Relic", sans parler du Schubert Théorem" que peu de gens ont eu l'occasion de déchiffrer, et quelques autres vins en solo et en duo avec Jaysen Collins. C'est une des pointures de la viticulture Australienne. J'ai accepté, bien que je sois un homme très chargé, le travail, la pétanque, la célébrité, les autographes, mes potes psychopathes, bref, je suis aussi débordé que le cul d’une jeune vierge pendant un gang-bang, comme dirait mon pote Rage qui s'y connait en capacité à tourner sept fois sa langue dans la bouche de quelqu’un d’autre après avoir dit une connerie sur les couteaux de mer (pivate joke). Le Rage, petit, il a dû être bercé trop près du mur et doit souffrir d’un méchant traumatisme crânien le rendant un tantinet mongolien, je ne vois pas d’autres explications. Il essaie vainement de me convaincre que c'est un fin gourmet, mais la seule chose qui le fait triper, c'est de tremper ses Curly cacahuète dans la sauce chinoise du MacDo.

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L'art divin, c'est le goût à mère

dans la catégorie Inclassables mais classés

JJ''entends souvent "à chacun son goût" pour justifier son propre goût. On pourrait en déduire que les goûts seraient aussi nombreux et divers que le sont les individus. Le goût serait donc relatif puisque subjectif. Il nous faudrait donc accepter qu’il n’existe pas d’objectivité en matière de goût, qu’il n’y a ni bon ni mauvais goût, mais simplement le goût! Naïvement, je pensais qu'avoir du goût, faire preuve de goût, du bon de préférence, s'était se montrer capable d'apprécier à sa juste valeur ou de juger correctement de la valeur intrinsèque d’une œuvre, d'un plat ou d'une bouteille de vin. Mais si le goût varie d'une personne à une autre, personne ne peut commettre de faute de goût, il n'y a donc pas d'œuvre, de plat ou de bouteille de vin meilleur qu'un autre. Tous se valent? Concernant "l'étranger" d'Albert Camus, l'avis de l’inculte a-t-il la même valeur que celui de l’érudit? Dire "à chacun son goût" ne revient-il pas à nier la notion même de goût? Cela dit, soutenir que le goût est objectif revient à dire qu’il existe une beauté en soi, objective et universelle. Alors pourquoi, tous ne la reconnaissent pas de la même manière? Ce qui plaît aux uns ne plaît pas toujours aux autres. En plus, le goût évolue dans le temps et avec les cultures, pas simple de s'y retrouver.

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