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octobre 2015

Autofriction sur l'inquisition et les cardans

dans la catégorie Notre vin quotidien

garagiste.jpgComme disait un ogre de mes amis, toutes les bonnes choses ont une faim, même les cardans. Ma caisse fait un raffut d'enfer, le voleur garagiste diagnostique un problème au niveau des roues et sans hésiter établit qu'il s'agit d'un problème de cardan. C'est quoi un cardan, lui rétorquais-je avec la curiosité d'une mangouste myxomatosée. Avec la rapidité de l’éclair de sa connexion à Wikipédia, il me jette à la face : cardan ou plus précisément le joint de Cardan, est un dispositif mécanique qui permet la transmission d'une rotation angulaire entre deux arbres dont les axes géométriques concourent en un même point. C'est une manière de réaliser une liaison rotule à doigt. Sa conception est attribuée à Girolamo Cardano, ingénieur italien de la Renaissance. Mais pourquoi cardan? Demandais-je pour lui en boucher un coin. Désarçonnée mais pas abattu, après un silence long comme un hiver sibérien, il s'essuie les pognes sur sa salopette maculée de graisse, de sueur et de cambouis, son cigarillo collé au coin du bec et il lâcha, avec la prestance d'un pet de Roumain sortant d'un bordel, "on a toujours dit cardan, un point c’est tout. Alors vous me la laissez votre charrette?"

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Sex, geek et rock & Roll

dans la catégorie Notre vin quotidien

cybersex_xlarge.jpegL'internet en général et l'algorithme de Google en particulier sont mystérieux et facétieux, ils renvoient sur mon site, des requêtes étranges et aussi impénétrables que mon amie Josette. Depuis longtemps, j’ai pris véritablement conscience que, bien que ce blog appartienne au domaine du grand n’importe quoi, il est aussi le réceptacle inconscient de désirs inassouvis, de frustrations gloutonnes et de captations approximatives. J'ai beaucoup de mal à comprendre comment on peut arriver dans mon univers tourmenté et vineux en tapant : "ta mère à poil devant le prisunic"! Tous les matins, je fais la collection, sans bien comprendre pourquoi, des meilleurs "recherche" qui ont drainé vers moi un public hétéroclite mais néanmoins un peu ras du slip. Pour tout vous avouer, cet exercice de compilation suscite toujours en moi une perplexité plus que certaine, mais ma curiosité maladive conjuguée à l’inventivité et à la sexualité sans limite des internautes forment un cocktail détonant. Loin de moi l'idée de jouer à la vierge effarouchée, je ne suis ni chaste ni terrifié, mais nos jeunes internautes et surement aussi quelques moins jeunes internautes, ont un méga problème de sexe. La cyber industrie du sexe n'en finit pas de prospérer, chaque seconde, près de 30.000 internautes se connectent sur un site porno! Sans vouloir jouer au vieux con, facho, réac, électeur de Sarkozy (rayer les mentions inutiles), cet étalage de porno, pas toujours chic, provoque, chez nos jeunes concitoyens, une perte de repères et des valeurs, ils leur faudrait une bonne guerre, toussa toussa.

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C'est très mauvais signe...

dans la catégorie Notre vin quotidien

good-day-bad-day.jpgSi, le matin au réveil, dans le miroir de la salle de bain, tu te regardes avec un air de shampouineuse en analyse, c’est mauvais signe. Si tu comptes sur Bob l’Eponge pour éponger tes dettes de jeu, c’est mauvais signe. Si tu ne te souviens plus où tu as garé ta Fuego rose et que la dernière image que tu as en mémoire c’est toi sous une table imitant un panda traumatique, c’est mauvais signe. Si les femmes voilées te font toujours peur, c’est mauvais signe. Si tu ne fais toujours pas la différence entre une femme voilée et un ninja, c’est mauvais signe. Si tu ne ris plus aux blagues de Gaston Lagaffe, c’est mauvais signe. Si tu ne reçois que des invitations à des soirées organisées par Cetelem, c’est mauvais signe. Si tu pleures devant les séries américaines quand le héros meurt, c’est mauvais signe.

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Société au bord de la crise de nerfs ou les idiots épileptiques

dans la catégorie Notre vin quotidien

telephone.jpgComment une société peut-elle passer dans un mode de fonctionnement collectif inimaginable, impensable, alors que les individus restent individuellement conscients? Il y a quelques jours, sur France Inter, le neurologue Lionel Naccache s'est livré à une analogie étrange, à première vue, mais qui m'a intriguée. Avec une loupe un peu spéciale, il a mis le doigt sur une similitude entre notre société actuelle et la crise d'épilepsie. Une comparaison captivante, entre le "microcosme cérébral" du cerveau humain, et le "macrocosme social" du monde. Un diagnostic intéressant sur une société proche de la crise de nerfs, une drôle de façon d'appréhender le monde et les soubresauts de son fonctionnement, ou comment la structure collective, sociale, peut-elle perdre conscience alors que les individus qui la composent restent conscients? Soigne-t-on une société comme on soigne l'individu?

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Misogynie à part

dans la catégorie Notre vin quotidien

Morano_Poissonniere.jpgDepuis que j'ai accepté la très haute fonction de rédacteur en chef de ce blog, depuis que je dirige une équipe d'une personne, oui je suis schizophrène et moi aussi, je ne peux omettre et mettre de côté les responsabilités que j'ai choisi d'endosser, et en premier chef, celle de vous informer sur les choses de l'actualité. Mon unique source d'information, ma concierge, m'a notamment parlé d'une certaine Nadine Morano au sujet de laquelle je me suis immédiatement informé tant elle m'a paru aussi énigmatique qu'impénétrable. Nadine (bébeque) Morano ne porte pas seulement un prénom aux douces et épicées saveurs orientales, c'est aussi une twitteuse et femme politique au franc parler, qui dit ce qu'elle pense, même si penser est un verbe fort pour elle, une femme qui ose franchir le "rubis con" et repousser les frontières de l'impossible, qui, comme nous le savons tous, n'est pas français. Mais pourquoi veut-on éliminer cette femme qui apporte une certaine fraîcheur à nos préjugés avec une pudeur rare chez nos politiciens? Comme dit le célèbre philosophe, Robert Ménard, que cite souvent le mari de ma concierge, "Dieu a tout créé. Il a créé le racisme, mais aussi les noirs et les femmes, comme quoi, Dieu est aussi un peu con".

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Même si c'est en vain, je bois donc j'essuie

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

Moise_peche_a_la_ligne.jpgPourquoi j'aime boire du vin? Et pourquoi je me casse le tronc à écrire des chroniques vineuses lues par 3 pékins et deux Chinois. Un, je ne bois pas pour écrire, ou alors si peu, je n'écris jamais pour boire, je n'ai besoin d'aucune raison pour boire, et s'il m'en fallait, je sais qu'il existe au moins cinq bonnes raisons de boire du vin, l’arrivée d'un ami, la soif présente et à venir, le bon goût du vin et n'importe quelle autre raison. J'écris parce que ça me fait du bien, je bois parce que ça me fait du bien, le vin est le meilleur des antidépresseurs. Un JT, trente seconde de TF1, la famine, les guerres, les réfugiés, les inondations, les avions qui s'écrasent, le prion, le virus Ebola, Sarkozy, le cancer, Vincent Lagaf et les intégristes de tous poils qui veulent me faire croire que leur Dieu, même cathodique, est amour alors qu'il ne s'intéresse qu'à mon blé, c'est trop pour moi! Il me faut un remontant à descendre, et le vin est le meilleur qui soit. Écrire une chtite chroniques tous les deux ou trois jours, c'est pas la mer à boire, c'est juste une bouteille à déboucher.

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Blogging in the wind

dans la catégorie Notre vin quotidien

vino_online_mag-600x338.jpgIl y a un peu plus de 6 ans, je me suis dit: "Et maintenant, que vais-je faire de tout ce temps que sera ma vie, de tous ces gens qui m'indiffèrent, et si je créais un blog sur Gilbert Bécaud? Ok, oui, mais plutôt sur le vin et façon Psykopat, avec du vin, évidemment puisque c'est le thème, avec de la politique, un Ermite âgé, de la bouffe, des amis, des bons plans, des rencontres, un zeste d'humour et un peu de cul. C'était mon délire du moment. Je savais que j'avais les qualités pour le poste, ambidextre, proctologue, polygame et branleur à mes heures perdues, je devais faire un malheur. De toute façon, je me suis dit que ça ne fera pas plus d'une dizaine d'articles, que ça va vite me gaver et que j’abandonnerai pour aller cueillir la rose des vents, comme toujours. Parfois je me dis que je suis quand même un peu con. Le délire qui devait durer 10 articles fait maintenant la taille conséquente de 983 articles, sans compter celui-là. 983 putains d’articles, plus de 3700 commentaires de vins (je bois vraiment trop), écris dans mon bureau, avec une perruque rousse sur la ganache, une guêpière en cuir et un verre de Meursault pas trop loin, mais aussi parfois dans mon lit, à poil, un verre de Meursault pas trop loin, et même dans ma voiture, un verre de Meursault pas trop loin. J'ai même écrit un article dans un(e) pouf assez confortable, un verre de Chambertin pas trop loin, oui parfois je bois du rouge.

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