Leverasoif.com

Archives :

janvier 2016

Se souvenir des bonnes choses

dans la catégorie Notre vin quotidien

hot-dog-fait-apparition-quau.jpgComme tous les ans, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) publie son rapport sur la consommation d’alcool dans le monde et les conséquences sur notre santé. Ce n'est pas une surprise, ce sont les pays les plus riches qui picolent le plus. Normal, au prix du grand cru de Bordeaux ou de Bourgogne, on en boit assez peu du côté du Burundi, du Malawi, d'Haïti ou du Boukistan. Près d'un humain sur deux ne boit jamais d'alcool. Ce sont les spiritueux qui décrochent largement la palme des boissons les plus absorbées avec 50%, suit la bière avec 35%, le vin monte sur la troisième marche du podium, mais très loin derrière avec 8%. Pour ce qui concerne le pinard que nous aimons tant, quatre pays approchent ou dépassent les 50 litres par an, France, bien entendu, l'Italie, le Portugal et la Suisse. Ces quatre pays sont de faibles buveurs de bière en comparaison des Allemands, des Anglais ou des Irlandais.

Lire la suite...


Le Bouc et la Treille

dans la catégorie Notre vin quotidien

bouc_treille.jpgLe Bouc et la Treille, c'est l'histoire de l'association d'un vigneron éleveur de bovin et d'un éleveur de chèvre. Une histoire qui a débuté en 1976, sous forme de GAEC. Une histoire qui a évoluée quand la ferme a décidé d'abandonner l'élevage pour fabriquer des fromages pour accompagner le vin. Des vignes qui ont été converties en bio, comme les céréales et le foin, puis la farine et le pain. Aujourd'hui, les activités annexes ont été transférées dans un nouveau GAEC (Terres d’Eole), toujours à Poleymieux. Le Bouc et La Treille se consacrant uniquement à la fabrication et la commercialisation du vin. La conversion bio a été entamée en 2007 et s'est achevée en 2010. Derrière les vins du Bouc et la Treille, il y a deux associés et surtout deux personnalités, Stéphane Vier, le responsable des vinifications et Yves Aubry, qui est chargé de la conduite du vignoble. Depuis près d'un an, une vieille jeune connaissance, Florie Brunet a rejoint l’équipe pour travailler sur les vins et sur leur commercialisation. L'équipe du Bouc et la Treille travaille à développer et dynamiser l’appellation des Coteaux du Lyonnais, une appellation montante qui produit des vins de plus en plus travaillés, d'un excellent rapport qualité-prix, comme cette cuvée Hircus, 100% Chardonnay. Une fermentation en fut de chêne et d’acacia, puis un élevage sur lie de 12 mois avec bâtonnage.

Le Bouc et la Treille "Hircus" 2013Hircus_blanc.jpg

Une robe jaune pâle aux reflets verts. Un premier nez discret, grillé, sur la noisette et les agrumes. Avec un peu d'aération, des notes d'herbes fraiches, de fleurs blanches, d'anis, de poire apparaissent pour former un agréable bouquet. On retrouve la noisette en bouche. Une bouche à l'attaque fraiche, du gras, un petit air de Meursault, une jolie matière et une belle et longue finale. Une bouteille très intéressante qui s'est livré avec l'aération (à carafer donc). Très bien

Gaec Le Bouc et la Treille
82 chemin de la Tour Risier
69250 Poleymieux au Mont d’Or
Tél. : 04.72.26.07.53


Impôt sur l'infortune

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

75465479.jpgSalut mes petits clous, ça fait une paille! Site en rade, pas le temps, formation, désinformation, boulot, dodo, apéro, bistro, agio, ex-voto, vélo, libido et pipo réunis, ont eu raison de ma raison. Mais, me revoilà, frais et dispo comme un sumo. Présentement, je suis en pleine fiscalité, je passe mes journées à fiscaliser à tout va. J'explique à ceux qui n'en payent pas, pourquoi c'est bien de ne pas en payer, et à ceux qui pensent en payer trop, pourquoi c'est bien d'en payer. Ce n'est pas facile de faire entrer la logique de l'impôt dans une tête de contribuable. Pour ce faire, j'utilise la métaphore du canon. Rien de guerrier, le canon de blanc ou celui de rouge, la couleur n'a aucune importance, seulement le prix. Imaginons que tous les soirs, au bistro du coin, 10 amis soiffards se retrouvent pour boire une bouteille d'un excellent Meursault et que l'addition totale se monte à 100 euros. Dans un monde de partage égalitaire, ça fait 10 euros par tête de soiffard. Mais si un fiscaliste se trouve parmi les 10, il proposera certainement de payer cette facture selon une répartition qui s'inspire du calcul de l'impôt sur le revenu, et c'est là que les ennuis commenceront.

Lire la suite...


Du bois dont on fait les pipeaux

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

DSC_1004.JPGTrès souvent, les gens qui veulent monter un bizness cherchent d'abord une idée super innovante, un truc de derrière les fagots qui en raconte à la mère Denis et à Tapie, deux figures légendaires du bizness franco-Boukistanais. Le genre de plan qui fait pétiller les dents et les yeux de financiers. Ces gens-là se plantent grave. Ils sont tellement à la rue que même la pisse de mon chat a un sens des réalités plus aiguisé. Il ne sert à rien de se former, d'assimiler des compétences de ouf, de faire des études de marché, de cibler, de réseauter, de mesurer les attentes des clients avec des études aussi fines qu'un poil de cul de l'Ermite. Ils oublient que la toute première chose à laquelle il faut consacrer son attention pour réussir un bon biz, que le plus important dans une boite, ce n'est pas les fauteuils de la salle de détente, comme je l'ai cru longtemps, c'est l'équipe. Et perso, j'ai une équipe de choc.

Lire la suite...


Un Tavannes se pavane

dans la catégorie Notre vin quotidien

optimiste_0.jpgSe pavaner, marcher avec orgueil et fatuité, mettre en valeur avec ostentation sa physionomie, son allure. Bref, crâner, parader, paraitre, plastronner, poser, exhiber, paonner, pontifier, faire le fier, tout le contraire de ce début d'année et tout le contraire du premier vin de l'année. Cette année, je prends la résolution d'être optimiste. D'être sympa, même avec l'Ermite! Ça ne va pas être facile quand je vois le tas de merde qui plane au-dessus de nos têtes. Va falloir prévoir des parapluies. Je ne tiens pas à te foutre les glandes, mais je sais une chose importante, je sais que dans ce monde, ce qui s’élève doit forcément retomber, inévitablement. C'est vrai pour les ennuis et c'est aussi vrai pour la merde! Je pourrais chialer, me torcher les billes à la toile émeri, me rincer les mirettes au vinaigre, me jeter à couilles rabattues dans les orties, mais je choisi d'être optimiste, au moins quelques jours. Donc, soyons optimiste, c'est tonton François qui nous le demande. Arrêtons d'être d'indécrottables râleurs pessimistes qui ne croient plus en l'avenir, soyons optimistes pour 2016 ou, du moins, essayons de l'être! Il parait que les voyants de la croissance sont passés au vert, on va gagner l'Euro 2016. La planète va passer à l'heure Olympiques, Riner, Lavillenie, les handballeurs, Manaudou vont rafler les médailles. Un français va partir dans l'espace. Au cinéma, on aura droit à camping 3, Brice 3, Taxi 33, mais aussi les visiteurs 3, le retour de Jacquouille la Fripouille pour annoncer celui de Sarkozy et de ses courtisans. "Un âne se pavane au bras d'une courtisane, aux fourmis médusées distille des pensées se réclame de l'homme qu'a vu l'âne". Alain Baschung

La Pousse d'Or Santenay 1er cru Clos Tavannes 2006La_Pousse_d_Or_Santenay_1er_cru_Clos_Tavannes_2006.jpg

De beaux petits fruits rouges, de la cerise, de la groseille, de la menthe, un peu de cacao, de la ronce et une petite touche de bois forment un superbe nez. La bouche est fraiche, énergique, les tannins sont doux, la matière moyenne et la longueur intéressante. Un joli vin. Très bien


L'année 2016 sera Bordelaise ou ne sera pas….

dans la catégorie Inclassables mais classés

voeux1.jpgMes chers lecteurs, tracteurs, détracteurs, détraqués, mes chers frères, mes chères sœurs, meilleurs vœux et bonnes années 2016. Heureusement, 2015 s'est éteinte, de sa plus belle mort, hier, vers environ minuit, à l'âge de 365 jours exactement, et même une seconde de plus. Nous sommes ici réunis pour rendre un dernier hommage à 2015. 2015 n'aura donc pas connu 2016, c'est con, mais c'est souvent comme ça. Alors que se dissipe à peine la nauséabonde odeur de poudre, le bilan 2015 est aussi déprimé que le banquier de Bernard Tapie. Même trafiqué comme une Volkswagen, elle n'est pas facile à vendre. Je pourrai essayer de vous acheter comme on achète un Blatter ou un Platini, mais le cœur n'y est pas. 2015 a été une drôle d'année, mais une année pas drôle, drôle et pas drôle à la fois. Pas drôle, Charlie, même si le journal c'est super bien vendu en janvier, pas drôle, un pilote, dépressif et tueur en série a visité les alpes. Pas drôle, les enfants de réfugié qui se noient en photo, Ebola, les cyclones, les guerres, les attentats, le climat… Pas drôle les putains de déséquilibrés qui n’aiment ni les aigles, ni le death métal, pas drôle ce putain de massacre au non d'un putain de dieu qui n’existe pas. Tu m'étonnes que Lemmy soit parti voir ailleurs s'il y avait plus de whiskies et de filles. Cette année a été longue, mais moins longue que la sextape de Valbuena. Guerre, maladie, chômage, souffrance, malheur, réchauffement, échauffement, pourriture fut le fruit de ses entrailles….. Fallait pas qu’elle s’en aille, hohohohO…. J'vais tout casser si vous touchez au…. Pardon, je m'emballe de fusil et je fais mon Balavoine…

Lire la suite...