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juin 2016

Independence day, live and let die

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

1096737428.jpgÇa y est, ils ont filé à l'anglaise… Va falloir reboucher le tunnel sous la manche. Les Rosbifs ont choisi de quitter l'Europe. C'est une défaite pour l'Europe, pour la démocratie, l'humour et le football, mais c'est une putain de bonne nouvelle pour la gastronomie. Ce référendum ne portait pas seulement sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l'Union européenne. C'est aussi, et peut-être davantage encore, un vote sur la nation britannique, ce qui unit est-il toujours plus fort que ce qui sépare? Faut croire que non. L'Europe part en couille, elle se lézarde, un peu partout, en Espagne ou en Belgique, plus sournoisement en Pologne, aux Pays-Bas et même chez nous... Que plus d'une moitié des électeurs britanniques soient prêts à dissoudre leur nation, par rejet du projet européen, en dit long sur le cheminement des esprits. Pourtant, l'Europe leur allait plutôt bien, depuis 1973, leur richesse par habitant a progressé plus rapidement qu'en France, en Allemagne et en Italie ?

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Crime glacé, le silence des bigorneaux

dans la catégorie Notre vin quotidien

ermite_vintage_card.jpgAlain Delon disait qu'un ami, c'était quelqu'un qui pouvait répondre à son meilleur ami, qui vient de lui annoncer qu'il a buté un mec : "où est le corps ?". De cette maxime dont les raccourcis ont l'air ma foi conséquents, j'ai l'impression que mon pote en a fait un mode de vie. Mon pote, c'est l'Ermite, ancien pétomane de profession mais qui en a aussi fait un loisir. Il ne supporte pas de perdre, encore moins contre des Lorrains et encore moins contre des Lorrains qui ont la gueule toujours béantes. Un jour qu'il revenait d'une partie de pétanques bien arrosée, il se dispute pour la énième fois avec le vilain Lorrain au sujet d'un Roumain, d'un grille-pain, d'une glace chantilly aux bigorneaux, je sais plus bien. Un gonze normalement constitué aurait sorti son Opinel, son fusil à pompe ou une étoile japonaise et aurait essayé de le buter et ben non, l'Ermite est un esthète, non conventionnel de surcroît, il a fait ça avec une coquille de bigorneaux et il a fini le travail avec une pince à escargots. Quand l'Ermite m'a appelé et m'a dit ce qu'il avait fait, j'ai repensé à la phrase de Delon et je lui ai dit: démerde-toi!

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Remets ton slip, gondolier et t'assieds pas sur le compte-gouttes

dans la catégorie Rencontres Amicales

wine-tasting-notes.jpgA partir de maintenant, je vais me tailler la part du lion, j’ai été promu, comme un bel enfoiré sans scrupule que je suis. Aujourd'hui, j’ai craché sur pas mal de mes principes, mais, à moi les billets, à moi les grands Bordeaux, à moi les belles bagnoles et les putes de luxe! Finito les chemises Jules, les caleçons Leclerc et les jeans Auchan. Au début, c’est normal d’avoir des principes, mais les principes au final, c’est le luxe des pauv’gens, à la fin, c’est tout ce qui leur reste, les principes. Moi, au départ quand je suis rentré dans le milieu de la déguste, c'était avec des prolos, on se tapait des Languedoc bon marché et parfois, un 3è cru de Bordeaux pour faire comme les richoux. Mais ça, c'était avant que je me fasse limoger comme une caravane de romano, avant d'avoir du temps pour glander comme un prof, avant que je rencontre Régis. Un drôle de personnage le Régis, sans la découverte des sulfamides, il vérolait toute l'Alsace, il est toujours professeur de langues mortes, même s'il ne pue pas de la gueule pour autant, mais avant tout, il est dealer de vieux bordeaux pour vieux chinois en manque de gout. Ledit Régis, m'a invité, dans la haute, avec JeanDa, à une méga déguste de grands Bourgogne. Une déguste que j'attendais avec l'impatience d'un puceau devant une professionnelle du gland

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Dans le porc d'Amsterdam

dans la catégorie Notre vin quotidien

Cochon_Philippe.jpgJe crois bien que je vous ai déjà raconté l'histoire de ce roi mort de n'avoir pu te rencontrer ou plutôt d'avoir rencontré un porc. Je profite de ce petit espace de liberté pour vous la raconter à nouveau. Le 13 octobre 1131, vers environ 11h42, Louis VI se promenait à cheval dans Paris avec son grand con de rejeton, Philippe, 15 ans qu’il venait de faire sacrer, à Reims, comme le prochain souverain. Tout à coup, alors qu’ils sont sur la Place Baudoyer, un troupeau de cochons traverse l'endroit, nous sommes au XIIème siècle, la petite gouape coiffée à la BB Brune, la pouffe habillée ras la touffe, la racaille en Lacoste et le gothique tout droit sortie de la matrice, étaient rares, mais le porc abondant et l’époque s’en portait-elle plus mal? Bref, mon petit pépin, j’en reviens donc au fait, une traversée de cochons! Ledit cochon se dirige vers le cheval de Philippe qui se cabre et fait donc tomber son cavalier qui se fracasse la tête et meurt sur le coup! Le Daron retourne au château, il a du faire enterrer le morveux avant quand même, il ne l'a pas laissé aux cochons, il va chercher le second fils, qui se prénomme Louis, et lui dit : "Oh gamin sors toi les doigts, on va à Reims te faire sacrer, y’a ton couillon de frère qui s’est fait buter par un porc, je t’expliquerai en route". Le pti Louis, le futur Louis VII, a juste 11 piges, il pensait végéter et finir petite tapette désabusée et plein de vices dans l’ombre du grand frèro et bien finalement c’est lui le futur King! Il aura pour descendant, Philippe Auguste, Henri IV, Louis XIV et bien sûr Louis XVI. Si ce con de cochon était resté sage, on n'aurait pas étêté le gros Louis, on n'aurait peut-être même pas fait la révolution, pas de démocratie, pas de Chirac, de Sarkozy, d'Hollande, on aurait surement une reine, comme les rosbifs! C'est ce que je me disais en bouffant mon sandwich jambon-beurre et en lisant l'étiquette de paquet de jambon qui venait direct d'Amsterdam. En plus d'avoir l'impression de venger un prétendant royal dont le sang amer s’est vidé tel un boudin percé, dans l’indifférence générale, au milieu d’une bande de porcs. Ma conclusion, un tantinet capilotractée, je vous l'accorde, est que nous devons admettre que la démocratie repose sur les caprices d'un porc...

Agricole Burasca de Cesare Scorza Cinque Terre 2014burasca.jpg

100% Vermentino. Un nez assez simple, de pamplemousse, d'agrumes et d'herbe fraiche. Une bouche ample, à l'attaque fraiche, beau volume, légère amertume et petite finale. Bien

Pris en flagrant délice

dans la catégorie Notre vin quotidien

07603401-photo-cuisine-6-best-of-cuisine.jpgJ’aime manger, j'aime boire, j'aime manger et boire bon. J’aime la nourriture, la bouffe, les aliments, la becquetance, la grailletence la boustifaille, la croûte, la mangeaille, la pitance, la soupe, la tambouille, bouffer comme un loup, comme un ogre, comme un chancre, bâfrer, m'empiffrer comme une oie, boulotter, grailler, casser la croûte ou la graine, galimafrer, mastéguer, morfiler, tortorer, damer, daller, casser la dalle… Je serai même capable de bouffer des briques à la sauce aux cailloux si la sauce est bonne et le plat bien accompagné. J'aime cuisiner pied nu, j’aime sentir l’odeur des choses, apprécier leurs couleurs, leurs textures. J’aime imaginer comment je vais associer le plat, j'aime choisir le vin qui le sublimera, créer, m’inspirer, refaire et refaire encore. J’aime mettre la main à la pâte, littéralement, mettre mes grosses paluches dans la pâte à pain, mettre de la farine partout, de la sauce tomate au mur. J'aime cuisiner, parce que c'est épicurien, égoïste, sensuel, presque charnel.

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Coup de boule, coup d’chaud, viens t’aligoté la glotte

dans la catégorie Notre vin quotidien

petanque.jpgTerrain de boule en plein cagnard, repas bien arrosé, y en a qui ont des mercredis plus dur que les autres. Par ces chaleurs, on souffre, moins que Gégé et le Lorrain qui viennent de se prendre 5 fessées consécutives, certes, mais il nous faut supporter les commentaires acides du lorrain, peu doué pour tirer les boules, plus pour les mettre. Bref, nous souffrons, mais moins que les bouteilles de vins, les pauvres petites. Pour moins souffrir, il vaut mieux, c’est plus prudent, ne pas trop gigoter comme une chipolata trop cuite sous le soleil. Du calme, comme l'Ermite, zen comme une boule de Geisha. Quelques conseils pour vos après-midi au bord de la piscine; quand il fait plus de 30°, il faut s'hydrater, optez pour un blanc, voire un rosé si vous avez l'esprit aventureux, mais buvez frais. Bon, je suis d’accord avec ma femme, l’eau est peut-être plus appropriée, mais rien n’empêche de se désoiffer entre les coups de flotte.

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Apartheid, footoir et blénno d'une chronique en bleus

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

Football-Abstract-640x360.png"… le peu de morale que je sais, je l’ai appris sur les terrains de football… J’appris tout de suite qu’une balle ne vous arrivait jamais du côté où l’on croyait. Ça m’a servi dans l’existence et surtout dans la métropole où l’on n’est pas franc du collier…" Pour Albert Camus, né en Algérie, dans un milieu modeste, son père était caviste, le football est une véritable école de la vie. Son vision morale du foot semble aujourd'hui bien loin, sa conclusion bien vraie. Des politiques, qui parlent souvent de présomption d'innocence quand cela les concerne, mais qui interviennent dans les choix d'un sélectionneur, qui veulent bannir à vie un joueur pour avoir dit ce qu'il pense, des ex-joueurs qui lâchent leur fiel, des humoristes qui manquent d'humour, des affaires de sextape au communautarisme, il y a quelques chose de véreux dans le monde du foot. Tout le monde y va de son analyse à deux balles, au train où ça va, le Dalaï Lama et l'ONU vont bientôt se sentir obligé de faire un communiqué. Le fiasco de Knysna n'a servi à rien…

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