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septembre 2016

Erection, piège à cons

dans la catégorie Notre vin quotidien

a-vote-design.pngC’est parti, le gong a sonné! Plus les élections approchent, plus je suis de très mauvaise humeur, plus les candidats de droite parlent, plus les promesses libérales et sécuritaires déboulent, plus je suis de très mauvaise humeur. Plus les candidats de gauche s'expriment, plus le ton et la tension montent, les attaques personnelles, les promesses folles et les phrases assassines pullulent, plus je suis de très mauvaise humeur. De coup, à mon tour, j'ai décidé de me présenter. Mon programme est simple, voire simpliste. Le maître mot: détourner le citoyen de ses valeurs, celles qui le définissent. Pour être élu, il suffit de lui raconter une belle histoire, une fable à laquelle il veut croire. Qu'importe si c'est faux ou irréalisable, il suffit d'y croire. Je vais l'arracher de la nature qui l'a nourri, je vais raser l’or vert qui lui permet de respirer, balafrer les villes, édifier des cités, toujours plus grandes, plus hautes, plus polluées. Je vais les étouffer de goudron, tailladez la géosphère d'autoroutes et de ronds-points inutiles. Je promets de déshumaniser l'ensemble de la planète. Voilà mon programme écologique. Pour l'éducation, pour les jeunes, je propose de les lobotomiser dès le plus jeune âge! Tuer leur soif de découverte, assassiner le dynamisme de la jeunesse en réprimant par de lourdes peines l'esprit d'initiative. Dix, quinze, vingt années d’études stériles et mécaniques, s’il le faut. Les renvoyez chez eux chargés de problèmes à résoudre. Les enfermez dans des geôles éducatives, gonfler les effectifs, évaluer, contrôler, noter. Mais avant tout, mater. Récompenser les plus dociles, laminer les esprits rebelles.

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Mind the gap, souvenir d'Albert Londres

dans la catégorie Inclassables mais classés

Londres.gifMind the gap, je n'arrive plus à me sortir cette phrase de la tête. Entendue et réentendu à chaque station de métro, répétée par l'Ermite à chaque station, un tube Londonien. Mind the Gap between French and British cultures! Oui, un fossé sépare les Français de leurs cousins Grands Bretons. Même si nos histoires se sont mêlées et entremêlés, même si une heure d'avion nous sépare, les Froggies connaissent mal les Rosbifs, et les rosbifs se foutent des Froggies. D'abord, on a failli ne pas partir, grève des contrôleurs aériens Français, normal, la grève, c'est notre culture, 2 heures d'attente dans un avion low-cost Irlandais, serré comme des fish & chips en attente d'autorisation de survol belge. Arrivée à Standsted, queue à la douane, Brexit oblige, un douanier qui ressemble à une douanière et qui me regarde avec des yeux de Teckel malade et qui fait la moue quand il comprend que je ne comprends pas ce qu’il baragouine dans son anglais natal. Première surprise, où sont les anglais? On a vu beaucoup de chinois, de japonais, de coréens, des indiens, des Paki pas cher, des ricains, des australiens, des italiens, des serveurs Brésiliens, même un Boukistanais, mais très peu d'Anglais… On a bien croisé un pochetron qui a avalé une immonde barquette de viande-frite avant de ronfler dans le tube après un curage de pif en règle, mais il n'était probablement pas représentatif du genre. Deuxième mauvaise surprise Londonienne, le café anglais, après en avoir bu, tu n'as qu'une seule envie, repartir. Bref, à Londres, on a rencontré moins d'anglais que d'écureuil gris. C'est bizarre Londres sans Anglais et sans chien, on a croisé maxi dix chiens et pas une crotte. 4 jours à Paris et tu pues la merde de chien pendant 6 mois. Ici, on a croisé plus de squirrel que de chiens, mais pas de dentiste, d'opticien, de cabinets médicaux, leur économie fonctionne bien, mais leur système de santé est très malade, sans parler des personnes de plus de 70 ans qui travaille encore. Selon un article paru récemment dans une revue scientifique, il y a si peu de dentistes en Angleterre, c'est que les gens s'arrachent eux-mêmes les dents! Bref, on a fait du tourisme, pubs, bière, Earl Grey, Buckingham, Big Ben, la Tour, le Bridge, Hyde Park, la city et son cornichon magique, le métro de Coven Garden et ses escaliers interminables, les bus Anglais, ligne 31, Camden Town et finalement, l'Ermite a eu un coup de foudre à Nothing Hill, sur Portobello Road pour un punk à la crête rose.

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En vrac quelques vins de ma semaine de Père Pinard

dans la catégorie Notre vin quotidien

Flaneur-for-site.jpgLe secret, pour apprécier sa semaine de Père Pinard, c'est de ne rien prévoir, de ne rien chercher et d'attendre que tout me tombe dessus, comme ça, naturellement. La méthode est d’une grande facilité, il suffit de marcher, de flâner, de jouer aux boules et de lever le nez du bout de ses grolles et de glaner ce qui se présente. L'été est propice au flânage, le pouvoir du flânage et du flâneur, par la même occasion, n’est jamais à sous-estimer. Le philosophe Walter Benjamin lui accordait des vertus subversives. Le flâneur, que l’on aime surtout réduire à sa dimension oisive, est surtout un épicurien qui attend que les choses lui arrivent naturellement. Le flâneur est pratique. Une équipe de chercheurs vient d'établir, avec la complicité de plusieurs adeptes du flânage dans les rues de Londres et de Barcelone, des cartes géographiques des odeurs de ces deux villes, quartier par quartier, coin de rue par sentiers de parc et zones commerciales. Odeurs d’industries, de nourriture, d’animaux, de nature, d’émission de gaz d’échappement, de tabac, d’excréments, cette naso-géolocalisation repose sur une nomenclature complexe et variée. Grâce aux flâneurs, ces deux métropoles européennes ont livrées leurs secrets par les odeurs qu’elles dégagent. Ces odeurs, expliquent les chercheurs, qui influent sur la perception de l’environnement direct, les comportements des urbains et même la santé. Soyons franc, la rue n’est plus un espace de contemplation, mais un lieu pensé pour faciliter la circulation. Certes, il y a toujours les bancs, mais seulement pour ceux et celles qui prendront un repos temporaire avant de reprendre leur marche en avant. On se méfie de celui qui s’arrête, regarde, réfléchit et observe naïvement.

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Je suis fou d'humour (et du chocolat Lanvin)

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

theorie-du-complot.jpgMaintenant je sais pourquoi je suis fou. Parce que j'ai un sens de l'humour. Un sens de l’humour déplacé est un signe de démence. Dans une étude publiée dans le Journal of Alzeheimer’s disease, le docteur Camilla Clark a démontré que les blagues cyniques ou totalement absurdes pouvaient être considérées comme des symptômes de démence imminente. Ceux qui rient aux blagues des Monty Python (des génies) ou de Dali (le chocolatier moustachu) sont plus sujets à la démence précoce que les conspirationnistes de tous poils. Pour résumer, si j'aime Benny Hills, je suis fou, mais si je crois que si le monde va mal, c'est à cause des grands méchants Illuminatis habillés de costumes Armani en peau de reptile qui tirent les ficelles dans l’ombre tout en sirotant des cocktails au sang de veuves vierge, je ne suis pas fou. Les conspirationnistes sont vraiment formidable! Grâce à eux, rien n’est jamais vraiment la faute de personne. Moi, personnellement pour ma part, je suis sûr que les chinois de la CIA du KGB ont implanté psychiquement dans ma tête, une molécule de Meursault pour faire de moi un suppôt de la Bourgogne, terre des Illuminatis, comme nous le savons tous, c'est même écrit dans la bible et le coran, mais il faut être reptilien pour le voir. J'ai vérifié mes infos, il suffit de taper sur un cep de Chardonnay pour que 15 personnes persuadées qu’on nous cache tout sur tout et tout le temps en tombent. En moins de temps qu'il n'en faut à un marine viril pour abandonner sa queue de cheval et devenir une femme sublime, un adepte de la conspiration vous persuadera que les "twin towers" ont été démolies à coup de nanotechnologies du futur, que les moteurs à énergie infinie existent mais sont détenus par les vilaines compagnie pétrolières mangeuses d’enfants qui préfèrent polluer la planète au lieu de la dominer en vendant l’appareil ultime que tout le monde s’arracherait même si elle coûtait 3 couilles en or massif.

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Jeter un voile sur le débat du petit burkini

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

burkini.jpgComme l’indique le titre, ce qui suit est un billet d’humeur qui n’engage que ceux qui l’ont écrit, en l'occurrence, Bibi, Paul et Mickey, qui en assument, par avance, toutes les responsabilités et les longueurs. Il s'agit d'un billet d'humeur sur un tout petit Itsi bitsi burkini rouge et jaune à p'tits pois que j'écrivais pour la première fois. D'abord, soyons factuel, c'est quoi un burkini? C’est une version aquatique de la burqa ou du niqab, une combinaison de plongée, mais sans les bouteilles, un vêtement qui ressemble à celui de Jacques Villeret dans la soupe aux choux, mais sans les pets. En gros, c'est un maillot de bain intégral dont tout le monde n'a rien à battre, assez moche et assez rare. Loin d’être une tradition ancestrale, cette innovation vestimentaire date de 2007, donc il va falloir s’armer de patience pour trouver une justification dans le coran! Mais alors, pourquoi en en parle tant? Pourquoi ce débat vestimentaire tourne vers le débat religieux et rend la France hystérique? Parce que c'est les élections bientôt, que la chasse aux voix est ouverte, que le sujet est clivant et réveille nos vieux démons, que Naboléon Sarkozy, le lapin duracell de la politique, est prêt à se crever un œil pour aller (sa)border sa Marine Nationale pendant que "Pépé Manu" Vals, qui déteste être doublé par sa droite, se dit que ça peut rapporter gros et surenchérit. Ajouter quelques maires en mal de voix, élevant la voix sur la voie publique pour légiférer. Même au Touquet! Quand tu sais que personne ne se baigne au Touquet, c'est ridicule, ça caille au Touquet, le burkini est indispensable au Touquet! Parti comme ça, on va interdire les doudounes au Touquet. Cet hiver, on va interdire les burkinaison de ski à Courchevel. Voilà comment un sujet à deux balles devient un débat (front) National et fait exploser les ventes et le port du burkini. Si on ouvrait un débat du même type sur l'emploi? Peut-être qu'on en créerait de l'emploi?

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Au saint des seins, c'est la taille qui compte

dans la catégorie Notre vin quotidien

taille_seins_poitrine.jpgComment cela a-t-il commencé déjà ? Ah oui, une partie de boule matinale, en plein cagnard, 5 ou 6 bouteilles d'excellents vins sur une belle souris d'agneau en jupette, une discussion sur les burkinis, les cravates et les notaires, ça aide à philosopher, surtout si tu es Lorrain et que tu as l'irrépressible envie d'énerver l'Ermite. "La femme est un homme comme les autres … mais sans les couilles", cette sentence sexiste a eu le don de réveiller le vieux cénobite. "C'est faux, être une femme dans un monde d’hommes n’est pas quelque chose d’évident, si tu avais grandis un peu, tu en serais persuadé. C'est dur d'être une fille, sauf si tu possèdes deux avantages mammaires indiscutables. Tout le monde le sait, une belle paire de seins est une bénédiction pour les filles qui en sont pourvus. Une belle paire de pêches permet de décrocher un boulot peinard, de boire de bons champagnes, de bouffer dans les meilleurs resto, dont les portes s’ouvrent toutes seules, comme par magie. Bref, une belle paire de miche sur la planche, ça ouvre des portes, ça attire les regards concupiscents quand ils sont masculins, envieux quand ils sont féminins. Quand tu as Robert au balcon, tu mets l’autre moitié de l’humanité au garde-à-vous. Prête à servir".

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