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décembre 2016

Vivement 2017

dans la catégorie Inclassables mais classés

10437710-bonne-annee-2017.jpgQuel sera le scenario de 2017? Je ne sais pas vous, mais moi, ça me fout les miquettes. Va-t-on vers un scenario à la Kubric ? Genre docteur Folamour, un rain man, un malade mental comme Trump, qui a cassé la baraque, assis sur une ogive nucléaire, ça faire frémir, faut savoir dire stop, remets-moi Johnny Kidd. Au point où on en est, on ne serait même pas surpris de voir Daesh s'allier à Trump pour ériger des murs et faire péter la planète. Mais, heureusement, Jack Bauer s'allierait avec Bruce Willis et la poste pour nous sauver les miches, comme dans 24h Chronopost. C'est peut-être en 2017 que disparaitrons les roux et abeilles, nous plongerions dans le cannibalisme, comme dans soleil vert. J'imagine l'Ermite âgé en Pepito, ça fait froid dans le dos… Ou alors un film catastrophe, tornade, tsunami géant comme dans la vague. En France, en prend le chemin d'un scenario à la V comme Vendetta, avec une Marine Nationale au pouvoir, un Zemmour sinistre de la culture et moi dans la clandestinité. Ou alors un scenario à la War Z ou Walking Dead, les zombies seraient remplacés par des réfugiés afghans ou Syriens, voire même les premiers réfugiés climatiques. La pollution du capitalisme et de la mondialisation engendre des réfugiés. D'ailleurs, les mots de 2016 ont été: réfugié, attentat, burkini, radicalisation, primaire, laïcité, populisme, migrant. L'autre mot très entendu en 2016, c'est deuil! Deuil de ceux qui nous ont quittés, mais surtout, deuil d'une grande partie des utopies, des évidences de ma génération. L'Europe, la peine de mort, la fin du populisme, de l'antisémitisme, de la ségrégation, l'évidence que le monde, le truc qu'on appelle ONU, était capable d'intervenir pour faire régner la paix. 2016 a été la preuve que tout cela n'était pas acquis, qu'il fallait se battre encore et toujours. La nostalgie est de retour! La grande Russie, la grande Amérique, le brexit, le repli identitaire, le communautarisme sont le fait de nostalgiques. On est loin de Franck Capra, de la vie est belle et de Monsieur Smith au Sénat. Ceux qui regardent derrière eux et jugent, ne se rendent pas compte que cette attitude est vaine, sinon qu'elle juge ceux qui jugent. On vivra peut-être le scenario des hommes et des dieux, même si je préfèrerais mieux celui de la vie de Brian. J'ai toujours préféré les Monty Python à tous les prédicateurs. Comment expliquer que certains se réfèrent à une religion, à Dieu, pour prôner la mort. Toutes les certitudes sont nocives. Mais le problème n'est pas religieux, il est communautaire. La religion n'est pas de retour, elle n'a jamais disparue. Nous nous battons alors que toutes les religions monothéistes se réfèrent à un même personnage, Abraham, père des croyants, le premier des patriarches et l'un des prophètes. La religion est devenu un refuge pour les exclus, pour ceux qui ne se reconnaissent plus dans ce monde, dans ses frontières imposées. A moins que les Monty Python ne reviennent nous apprendre le Sens de la vie, ou que rien ne change et que nous restions sur la planète des singes… Bonne tannée 2017


Petit caca noël

dans la catégorie Notre vin quotidien

cupcake_caca.jpgY’en a qui bossent, même pendant les périodes de fêtes! Et je fais partie de ces gens! Bon, je bosse chez moi en slip kangourou et chaussette de laine, mais je bosse quand même. Comme tu le sais peut-être petit canard psychopathe qui, dans les prochains jours, va ingurgiter le double de son poids en foie gras, je suis vraiment à chier pour offrir des cadeaux, pire que le père Noël! C'est dire. Cette année, pour noël, c’était une nouvelle fois une véritable catastrophe. Je ne sais pas si vous vous en souvenez, si oui, vous êtes des gros malades qui z’avez pas de vie sociale, mais les autres années, c'étaient pareil. Cette année, j'ai offert des cupcakes à mes amis. Pas n'importe quel cupcakes, des cupcakes en savon, pour se lustrer sous la douche ou dans sa baignoire. J'aime que mes amis brillent. Résultat des courses, ils les ont bouffés et ils ont pété des bulles pendant trois semaines. On a les amis qu’on mérite. J'avais également pensé au livre d'Emmanuel Macron, faut bien qu'il vive ce pauvre petit, un gastro ou une gastro, au choix, deux places pour le spectacle post-mortem de George Michael ou bien un séjour d’une semaine en Syrie pour faire le djihad. Ça peut être rigolo. J'ai un max d'idées, mais j’ai préféré les cupcakes de merde au savon. Allez, va te laver, tu pues. Et joyeux noël !

Nicolas Joly Clos de la Coulée de Serrant 2005

A l'ouverture, un nez bizarre, hydrocarbure, réduction, bouchon? Pas très engageant. Après carafage, des fruits jaunes, de la pomme cuite, du miel, des épices, mais rien de transcendant. En bouche, c'est puissant, limite alcooleux, heureusement l'acidité est haute, mais l'équilibre est discutable. Belle petite longueur. Pas convaincu. Bien

Boisrenard Châteauneuf-du-Pape blanc 2004

Beau nez, assez subtil, pas trop puissant, de mirabelle, de miel, acacia, bonbon, paille et un très léger oxydatif. La bouche est vive, étonnamment fraiche, belle matière parfaitement équilibrée par une jolie acidité qui porte une finale sur les fruits jaunes. Très bien

Azienda Ceretto Bricco Rocche 2004bricco_rocche.jpg

Superbe nez de framboise, fraise, cerise, muscade, cuir, café, épices et clou de girofle. La bouche est pleine, généreuse, les tannins sont souples, la fraicheur maintient l'équilibre avec une longue persistance sur des notes de café crème. Un excellent Barolo qui peut sans problème se garder encore. Excellent


2016, pinard de la guerre, va te faire boire ailleurs

dans la catégorie Inclassables mais classés

2017.JPG2016 s’achève et avec elle la fin d’une époque… ou pas ! L’année 2016 arrive tout doucement à sa fin et vous allez bientôt vous exploser la panse comme jamais, marier bûche et embûche, joie et calvaire, crise de foie et crise de foi. Si le Père Noël existe, Dieu existe et peut-on considérer la crucifixion comme un accident du travail. 2016 a été une année volatile, incertaine, complexe et ambiguë. Que restera-t-il de 2016? C'est une question que je me pose depuis quelques années déjà. Qui sera l'homme de l'année? Bob Dylan? Donald Trump? Surement Donald, l'idole du serial Killer d'American Psycho, Donald à la tête de l'empire, c'est un gag, comment est-il possible d'élire un Président qui s'appelle Donald? L'autre homme de l'année, c'est le sondeur, ou plutôt, sa faillite. Au régionale, le FN devait gagner, heureusement, ils ont perdus, Juppé devait faire une bouchée de Sarkoléon, C'est Fillon qui les a fumés. Hilary devait gravir la tour Trump avec facilité. Elle a chuté lourdement. Si j'étais Fillon, je me méfierai. Ces doctes sondeurs qui brillent sur les plateaux de télévision devraient changer de métier et se recycler dans la voyance, c'est un peu la même chose, mais sans le jargon pseudo scientifique et la boule en plus.

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Noël au bal con, Paco Tyson

dans la catégorie Inclassables mais classés

noel.jpgJe ne sais pas si vous savez, mais le Père Noël va venir ce soir. Si, vous devez savoir, mais que le Père Noël soit le grand père de Superman, ça vous ne le savez surement pas. C'est aussi le cousin d'un autre super-héros, Procrastinator, celui qui sauvera le monde, mais plutôt dans une heure, ou un jour, va savoir. Oui, le Père Noël n'est pas une ordure mais un super-héros. Sa spécialité, faire le bonheur de tous, mais seulement un jour par an, comme par exemple pour Paco Tyson, un jeune roux qui vivait très mal sa rouxitude. Paco aimait la boxe, il aimait donner et prendre des coups. Tout petit, déjà, il avait essayé de partager cette passion avec ses amis et sa famille. Mais son père, avec qui il échangeait moult crochets et uppercuts contre un sandwich au camembert, était peu enclin à saisir la froide beauté de ce sport. Un père qui ne le voyaient pas de cette oreille et, de fait, interdisait à Paco d'avoir des amis, d’oreilles non plus, maintenant que tu m’en parles. Le problème de Paco, c’est qu’il était à peu près aussi carré qu’une hypoténuse, plus chenu que massif, plus Obama que baraque bref c’était un gringalet, pas vraiment laid, mais gringalet. Il avait tout essayé, la fonte, l’autohypnose, les méthodes Chuck Norris, il restait aussi épais qu’un casse-dalle SNCF.

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La cancritude attitude ou la malédiction du Kévin

dans la catégorie Rencontres Officielles

cancres.jpgKevin n'est pas un prénom ordinaire, par exemple, aucun intellectuel ne s'appelle Kévin, pourquoi? Populaire dans les années 1990, marqueur social des années "boys band", ce prénom irlandais est devenu un véritable handicap social, lourd à porter, pourquoi? Il faut remonter à la nuit des temps pour obtenir des réponses. Il faut remonter très précisément à l'origine du monde. Lors de la création de l'humanité, Dieu façonna le premier humain. Il l'appela Kevin. Très vite, il se rendit compte qu'il avait fait une grosse boulette, qu'il s'était planté dans les grandes largeurs. Alors Dieu créa Adam et enferma Kevin dans une grotte (ce qui explique le manque de vie sociale du Kevin)... Réduit à l'état primaire, luttant alors pour sa survie, le Kevin tenta de s'accoupler avec un orang-outang mâle (le Kevin était déjà un peu con). À la suite d'une bonne centaine de tentatives infructueuses, le Kevin décida de transmettre son (faible) savoir à son fidèle compagnon. Les Kevin ont alors suivis une ligne parallèle à celle de l'évolution humaine, cette nouvelle espèce réussit à perdurer jusqu'à nos jours en défiant Darwin et la théorie de l'évolution. Profitant de l'essor de l'internet, le Kevin tenta alors de retrouver sa place dans la société en inondant de coms le réseau mondial. Il faut reconnaitre que certains Kévin furent quand même connus. Keegan, Spacey, Bacon, Costner … Quelques autres célébrités s'appelaient Kevin mais ont changé de nom: Satan, Hitler, Kim Jong Il, Jean-Claude Van Damme ou Élie Semoun, souvenez-vous de Kevina, la déclinaison féminine de Kévin.

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La Chute du faux con belge

dans la catégorie Inclassables mais classés

fritesBelgique.jpgRassurez-vous, je ne vais pas vous parler des primaires socialistes, ce serait primaire et pas très socialiste, justement! Non, je vais vous parler de la chute, pas celle d'Hollande, pas celle du faucon noir, pas celle de Sarkozy, pas celle de l'URSS, pas celle de mes cheveux ni ma chute dans les escaliers verglacés, mais celle de mes blagues. Je travaille beaucoup mes chutes, je suis un peu le cascadeur de la blague. Dans l’humour, la chose la plus importante, c’est d’avoir une bonne chute et les mêmes références que ses interlocuteurs. Un exemple, vous racontez une excellente blague sur les roux à quelqu’un, mais si cette personne ignore que les roux sont des êtres espiègles et malveillants. Il ne va pas la comprendre. Prenons un autre exemple. Celui de la toute première personne au monde à avoir raconté cette excellente blague sur les belges : Que dit un Belge quand il voit une peau de banane par terre.

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Raccroche, je suis dans un tunnel

dans la catégorie Notre vin quotidien

old-cell-phones.jpgJe me souviens d'une époque pas si lointaine ou presque personne n'avait de téléphone portable, sauf un type, un con, frimeur qui gloussait sous cape et parlait très fort au téléphone. Oui, à cette époque les cons portaient une cape, ce qui était bien plus facile pour les reconnaitre. Aujourd'hui, la cape a disparue mais pas les cons. Je ne pouvais pas l'encadrer, non pas parce qu'il avait un téléphone portable, mais parce qu'il avait la coupe de Rudi Völler et la gueule de Valderama, à moins que ça ne soit l'inverse. Moi, je disais à mes potes que je n'aurai jamais de portable, que c'était un truc de con avec une coupe chelou. Et puis, le truc s'est développé plus vite que la chtouille sur le bas clergé, la concurrence est arrivée, les prix des communications ont baissé, les opérateurs ont commencé à lancer des forfaits pas chers. Mes potes sont tous passés aux portables. Pas moi, je suis un rebelle dans ma tête. No pasaran mais avec un peu de parmesan. Les samedis soir, mes potes s’appelaient pour savoir quoi rien faire, en gros, ils avaient le choix entre passer la soirée dans le troquet habituel et s'emmerder avec une bière chaude, comme les 256 semaines précédentes, ou aller à un concert et pécho de la langoustine bien chaude de premier choix. Ils choisissaient toujours la bière chaude. Moi, ils m’appelaient aussi, mais ça sonnait occupé, j’étais tout le temps sur internet avec mon vieux modem 33.6k à propulsion manuelle.

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