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Notre vin quotidien

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Faut respecter son prochain comme toi-même, connard

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a_ta_sante_connard.jpgAprès une introspection de mon cortex cérébral, je pense qu'on ne reste pas assez chez soi pour monter des meubles en kit sorties des usines de l’enfoiré de suédois. C'est le drame de notre foutues monde, c’est qu’on ne monte pas assez de meubles en kit pour oublier la folie des hommes qui s’accomplit. A l'occasion, faudrait que je te raconte un truc qui m'est arrivé le mois dernier, un grand moment, l'instant où ma réflexion a définitivement penché dans des irrationnelles loufoqueries. Putain de grand moment! J’avais dû m’asseoir ! Et pourtant j’étais déjà assis! Tu me diras, pourquoi le mois dernier alors qu'il nous arrive des merdes sur la trombine tous les jours? Ouais t’as raison mon beau blaireau, sauf que le présent, c’est du concret, genre une fraise des bois dans le pif, un rif de Keith Richards dans la trompette, une joue de bœuf dans la bouche, la vue de ta belle gueule ou un attentat chez les rosbifs! Le passé, c’est la mémoire, les méninges, la puissance de l’esprit, et ça c’est plus fort qu'une daube bien mijotée. Je te conseille de prendre tout ton temps et un peu du mien si ça ne suffit pas, ça risque d'être long et un peu embrouillé. Con comme me sachant, je risque aussi de digresser et te raconter autre chose comme une après-midi à monter les meubles de l'autre con de suédois!

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Il ne faut pas peter les "burne out" avec l'eau du Bain

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0373_burnes_out.PNGComme vous ne le savez pas, je ne recule devant rien pour faire de l'audience! De la philosophie aux balloches, il n'y a qu'un pas que j'ose allégrement franchir. Les testicules sont un sujet délicat. Mais je suis rompus aux sujets touchant au plus profond de l’humanité, néanmoins, je conseille aux familles d’éloigner les enfants qui pourraient être choqués par tant de bêtise humaine. Les femmes se sont, de tout temps, tartinées la poire et la figue avec toutes sortes de crèmes, d’avocat, de concombres, de yaourt pour maintenir une illusion de cette jeunesse qui s’envole et coule inexorablement entre nos doigts comme un maroilles trop fait. Aujourd'hui, les hommes, même les vrais, les mâles, s’y sont mis. A grand coup de crèmes hydratantes pour nous les hommes, parce que nous le valons bien, nous essayons de ressembler à nos femmes. Un laboratoire spécialisé dans l’intime a même lancé une crème anti-âge pour nos joyeuses valseuses baladeuses. Je ne sais pas pour vous, mais perso, je ne passe pas assez de temps à admirer mes roubignoles. Je n’ai donc jamais songé à me tartiner les rouleaux avec une crème concentré en plantes indiennes hydrate, qui raffermira, apaisera et lissera la peau de mes balloches en me délestant les bourses d'une petite centaine d'euros quand même. Grâce à mon argent, le cours de bourse du laboratoire remontera plus vite que mes roubignoles. Mais ça, c’est une autre histoire ! En attendant, pour rendre à mes breloques la jeunesse qui les fuit (heureusement que ce ne sont pas mes noisettes qui fuient) et pour éviter les sillons sur mes roustons, je bois un Pouilly assez couillu.

Alexandre Bain Pouilly-Fumé La Levée 2013

100 Sauvignon. Très joli nez, un peu de pomme, beaucoup de fruit blanc, des épices, de la confiture d'abricot, de la fleur blanche et une touche de pierre sèche. La bouche est grasse, ample, sèche, c'est puissant et aérien, très bien équilibré. Grand fraicheur sur la finale qui étire le vin. Rien à jeter, l'essayer c’est l'adopter. Très bien

Don Diégo de la Végan

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vegalien.jpgIl y a peu, je me suis retrouvé à table avec un véganiste, un type qui refuse l’exploitation animale. Il ne consomme plus rien … En fait plus rien d'animal, plus de chair animale, de laitage, d’œuf, de miel ni de produits de la ruche, il ne porte plus de vêtements faits de matières premières provenant des animaux et n'utilise pas de produits d’hygiène, d’entretien testés sur les animaux. Bref, c'est un végétarien extrémiste, mais il est "Eco-friendly" puisqu'il ne mange pas de viande ni de poisson et rarement des humains. Si un véganiste te dit "on va casser une petite graine", c'est pas une expression, c'est le menu! Après quelques verres, nous nous sommes attaqués au débat de fond. Les végétariens, les véganistes, pour moi, c'est comme les chauves qui portent des lunettes sur l'arrière de leur tête, ça m'énerve… Du coup, notre conversation a été des plus sympathique, surtout après que je lui ai fait remarquer que les cannibales végaliens ont surement une vie courte et très triste et que s'il aimait autant les animaux, pourquoi mange-il toute leur nourriture?

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Et Dieu créa la flemme

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d698a343ce0d037bde13138d2ab06d0b.jpg- Noms de Dieu, Schem, maintenant, tu poses ton putain de jeu et tu viens manger, on est à table!
- Oui, ok, attends, je finis juste le niveau et j'arrive.
- Tu dis ça depuis un million d'années... L'agneau est à la fois froid et brûlé, et nous, on crève la dalle.
- Ah, déjà ? Ça passe vite, j'ai l'impression d'avoir commencé le niveau il y a 250 ans.
- Mais qu'est-ce qu'il a de si intéressant dans ce jeu pour que tu ne lâches plus ta console?
- Ben, c'est super cool, tu peux créer un monde, le ciel et la terre, des civilisations, avec des gens qui courent partout, toutes sortes d'animaux, même des pandas roux, des cultures, des religions différentes de la nôtre, des systèmes politiques. Parfois, les gens ne croient plus assez en toi, alors tu leur envoies des cataclysmes ou un prophète, c'est sympa.
- C'est super nul comme concept, comment tu peux créer quelque chose qui n'existe pas?
- Pas du tout, au début, tu conçois la lumière, le ciel et les nuages, le matin et le soir, les astres et les planètes, l'homme et la femme, etc… Après une prise en main un peu difficile ou tu fais quand même plein de bêtise, des guerres inutiles et des catastrophes un peu trop mortelles, tu arrives à faire des trucs sympas, sauf quand Sarkozy ou Trump sont élus par des gens pas très futés.
- Et c'est quoi, la finalité du truc? Tu gagnes quoi?
- Alors tu as sept jours...

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Comme un oiseau sur le fil d'un pissoir

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vins-leoville-poyferre-saint-julien.jpg- Alors, il paraît que tu écris dans un blog ?
- C’est vrai, il est blanc
- Et tu causes de quoi ?
- Euh, bah… des fois, y a des blagues sur les pandas roux et les Boukistanais, il y a un peu de philosophie, parfois du vin et puis sinon… il est blanc …
Ranulphe, mon community manager imaginaire et albinos, sursauta et me lança une de ses poupées en porcelaine.
- Putain, merde, ducon, t'es naze me dit-il avec la verve et la classe qui le caractérise, il faut que tu retravailles ta présentation et que tu trouves un fil rouge à ton blog sinon, on court tout droit à l'apostrophe.
- C'est bientôt avril, je pourrai faire la blague sur le fait que c'est bientôt avril et qu’il faut découvrir son fil rouge mais je préféré mieux quand même le blanc.
- Tu as pensé au sexe ?
- Ecoute Ranulphe, tu es un homme et tu es imaginaire, je préfère qu’on reste amis.
- Non mais sur ton blog ! Crétin congénital
- Le sexe, ça ne m'inspire pas, je préfère le free fight conjugal, en plus, le sexe, ça ne marchera jamais sur internet… - Tu as déjà pensé à raconter ta vie sur un ton décalé et désabusé ? Ça marche bien, ou bien essaie la politique, le foot ou la cuisine, tu aimes la cuisine?
- J’adore. D'ailleurs, je reprendrai bien un peu d'andouillette.
- Bon, avril approche avec ses poissons, ses élections et sa traditionnelle cérémonie des primeurs à Bordeaux. Le Bordeaux, c'est vendeur! Je sais que c'est pas ta tasse de thé mais va falloir te faire violence. On a des parts de marché à conquérir. Oublie les Bordeaux primeurs, les vins sont encore loin d’être prêt. En plus, ça coûte un bras et deux couilles, t'as qu'à écrire sur un vieux Bordeaux. T'as surement un pote qui a des vieux Bordeaux. Fais-toi inviter et bosses, on n'est pas là pour être ailleurs …

Léoville Poyferré 1995 Saint Julien

Joli nez sur les fruits rouges et noirs, le café, les épices, le sous-bois avec une touche de tabac et de café . En bouche, le vin est joliment construit, élégant, avec une petite pointe minérale. Les tannins sont fins et souples, l'ensemble est équilibré et rond et la finale est longue et plaisante. Très bien

Sacerdoce ou la semaine du père pinard

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1685749.jpgBonjour, en ce dimanche, le jour des manches, je m’apprêtais à vous poster une pige-poubelle de fin de semaine et puis je me suis rendu compte que c’est demain que passent les éboueurs, aussi, leur ai-je facilité la tâche en opérant un tri sélectif de mes bouteilles de la semaine. Et la semaine a été aussi copieuse qu'un plat à la Taverne Alsacienne. En fait, on n'a pas commencé la semaine par la Taverne, mais par la péniche. En fait, deux magnifiques bateaux spécialement affrétés pour une nuées de restaurateurs venus goûtés les vins qu'ils ne serviront jamais. Pourquoi servir des bons vins avec peu de marge plutôt que des petits vins pas bons sur lesquels ils vont pouvoir se goinfrer comme des pourceaux. En moins de temps qu'il ne leur en faut pour arnaquer le fisc et se payer un 4x4 rutilant, dans lequel ils feront tremper leurs gros culs de parvenus, concentrés comme un chapelet d’hémorroïdes autour d’un trou de balle, ils goûtent avec le regard vengeur, le glaive séculier et la calculette en bandoulière accompagnés de leurs rombières, le genre qui a ouvert plus de braguettes que de grands crus. Bref, le genre de restaurateur qui ne respire pas la foi en Bacchus et chez qui le seul vrai choix, c'est de boire de l'eau même si ce choix aura pour seul effet que le patron se sente outrager dans son intimité la plus intime, ce qui est le propre de toutes intimités. Accompagné de mon fidèle Rage, nous avons goûté 46 vins (sur les plus de 300 proposés) avant que mes papilles ne rendent l'âme. Du bon, peu de très bon, et des marges bénéficiaires probablement éléphantesques à prévoir.

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En costard Armani dans les vignes

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denavolo_01.jpgGiulio Armani est un théoricien, un introspectif et un érudit du vin. Derrière son sourire, se cache un éternel insatisfait qui cherche toujours à faire mieux, qui expérimente toujours. Sur les pentes stupéfiantes d'Emilie-Romagne, sur les contreforts des Apennins, là, où il a fait son vin, avec ses convictions, il se demande pourquoi le monde a-t-il décidé que les vins rouges et blancs devaient être faits différemment? La non macération des blancs bride-t-elle le potentiel de grand vin blanc? Fort de ses certitudes, il a abandonné le bois, les macérations courte, sélectionné ses meilleurs parcelles, s'est mis en harmonie avec la nature, le tout taillé dans la roche de ses principes. L'histoire de Denavolo a commencé en 2005. Cinq hectares de vignes plantées dans le Colli Piacentini, une partie de la montagne Denavolo. Des sols raides, sablonneux, riches en calcaire, à 350-500 mètres au-dessus du niveau de la mer. Un climat chaud et sec, des fluctuations de température entre la nuit et le jour de plus 10°C font ici, des vins avec une belle fraîcheur et une forte minéralité. Une première cuvée en 2006, et déjà, des réponses aux questions de Giulio Armani. En quelques années, Giulio Armani est devenu une icône des vins de macération Italiens. Catavela est un original mélange de deux vins. Le premier est un assemblage de Malvasia, de Marsanne et d'Ortugo laissés sur leurs peaux pendant environ quatre mois. Le deuxième vin est issu deux parcelles plantés d'Ortugo, de Trebbiano, de Malvasia, de Marsanne, de Santa Maria, de Sauvignon Blanc et de Mascate. Ces raisins subissent une période de macération plus courte d'environ dix jours, pour ne pas trop les charger en tannins. Le sol de ses parcelles étant plus riche en calcaire. Cette technique de macération longue, qui nécessite une qualité sanitaire des raisins impeccables, permet de récupérer, dans la pellicule du grain de raisin, des arômes variétaux libres, des précurseurs d'arômes, et des polysaccharides (cellulose, pectine, arabinose, ...) ainsi que des composés phénoliques qu'il faut éviter de trop extraire pour que le vin ne soit pas trop amer. De la théorie à la pratique, le résultat est bluffant.

Azienda Agricola Dinavolo Catavela 2014catavela2014.jpg

Même s'il est classé dans les vin orange, la robe est plus jaune qu'orange et un peu trouble. Le nez est puissant, racé, très original, aromatique, racinaire, sur la gentiane, les fruits jaunes, le miel, la cire, l'écorce d'orange et le zeste d'agrume. L'attaque est fraîche, vive, puis le gras s'installe, le vin devient plus rond, plus aimable avec une légère structure tannique. C'est léger (11°), avec une finale fraîche et persistance. Un joli vin que l’on peut boire en apéritif, avec une volaille ou du fromage. Un vin qui ne laisse pas indifférent et permet une palette d’accords mets et vins étonnants. Très bien

Adonique ta mère

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adonis.jpgSocrate, à moins que cela ne soit Hérodote, m'a conté l'histoire d'Adonis. Un jeune homme d'une grande beauté et à l'histoire pas ordinaire. Même si Hérodote radote dans son coin, Socrate m'explique qu'Adonis était né de la relation incestueuse d’un père et de sa fille. Le père se nommait Cinyras, fils de Pharnace, le pharnacien du village. Il était le fondateur de la ville de Paphos à moins que ça ne soit Pasvrai, dans l’île de Chypre. Le roi Cinyras et son épouse Cenchreis eurent une fille appelée Smyrna ou Myrrha ou Métharmé, le vin aidant, Socrate était de moins en moins précis. Un jour, la reine se vanta imprudemment, elle insinua que sa fille, Smyrna ou Myrrha ou je ne sais quel autre prénom, était plus belle qu'Aphrodite elle-même. Faut savoir que les déesses de l'époque était un brin rancunière, voire inamicale, Aphrodite se vengea de l'insulte en faisant naître dans le cœur de Smyrna un amour incestueux qui la fit entrer dans le lit de son père par une nuit très sombre, mais un peu sexuelle quand même, avec la complicité de sa nourrice, Hippolité Girardot, qui l'avait enivré au point de ne plus savoir ce qu'elle faisait. Par la suite, Cinyras s'aperçut qu'il était à la fois le père et le grand-père de l'enfant de Smyrna ou Myrrha, fou de colère en découvrant le pot aux roses, il fut pris d'une folle envie d'inciser l'incestueuse. Les dieux prirent en pitié la pauvrette et la transformèrent in extremis en arbre à Myrrhe, d’où le prénom Myrrha. Un sanglier un peu con, cogna sa tête dans l'arbre et le bel Adonis en sorti. L'histoire de ce vieux fou de Socrate se tient, contrairement à lui qui tangue dangereusement vers Hérodote, qui radote toujours.

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Poncif pour Pontife

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2015-06-21-vive-les-vins-libres.jpgLe poncif, ou lieu commun, est un peu comme le phénix, on n'en a jamais vraiment fini avec lui. Il renait toujours de ses cendres. Il est difficile à combattre, c'est un paradoxe, si on s'élève contre le poncif, on est rattrapé par le lieu commun, contre lequel se dresse un nouveau paradoxe, lequel n'est autre que l'ancien poncif, et ainsi de suite, le phénix renait de ses cendres. Le poncif tire son nom de poncer et pas de penser. C'est d’abord un dessin dont le tracé, percé de nombreux trous, peut être reproduit sur tout type de surface si l’on promène sur les contours un petit sac rempli d’une poudre extraite de la ponce. À partir de cette idée de dessin reproductible à l’envi, poncif a signifié le dessin sans originalité et, enfin, le lieu commun, le cliché. Il importe de ne pas confondre le poncif avec son paronyme, pontife, qui désigne un membre d’un collège de prêtres, mais s’emploie essentiellement pour désigner le premier d’entre eux, le souverain pontife ou le pontife romain, le pape. Même s'il ne faut pas les confondre, il y a des poncifs sur les pontifes, romain ou Castelpapal.

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Une goutte d'eau dans l'amer

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Champagnevraket land 2010C’est une histoire au goût amer, tout le monde ou presque, un jour y a goûté. Quand je broie du noir, je me rappelle un vieux polar tombé du placard sur une envoutante musique, Sammy Davies junior chantant Mr Bojangles. Souvenirs! Convoqués tout au long de notre existence, les souvenirs de jeunesse nous disent qui nous sommes. Pendant toute notre existence, nous dialoguons avec nos souvenirs. À travers eux, nous forgeons une partie de notre personnalité et de notre rapport au monde et au goût. Quand on est jeune, on perçoit le monde avec sérieux, on fait tout avec sérieux. Nos sens, visuels, gustatifs, olfactifs, sont des capteurs qui se traduisent en émotions. Quand j’ai commencé à boire du vin, très jeune, j’ai, inconsciemment, commencé à définir mon propre rapport au goût. Comme beaucoup, j'ai d'abord aimé les vins riches, puissants, denses, extraits. J'avais également un gros faible pour le sucre des liquoreux. Je suis devenu raide dingue des Syrah herculéenne et des sucrettes. Plus c’était puissant, plus ça m’impressionnait, plus c'était sucré, plus j'en buvais. Puis j'ai bu, beaucoup bu, beaucoup lu, plein de livres plein de vins, parfois bon, parfois moins bon, les livres comme les vins.

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