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Notre vin quotidien

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Une goutte d'eau dans l'amer

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Champagnevraket land 2010C’est une histoire au goût amer, tout le monde ou presque, un jour y a goûté. Quand je broie du noir, je me rappelle un vieux polar tombé du placard sur une envoutante musique, Sammy Davies junior chantant Mr Bojangles. Souvenirs! Convoqués tout au long de notre existence, les souvenirs de jeunesse nous disent qui nous sommes. Pendant toute notre existence, nous dialoguons avec nos souvenirs. À travers eux, nous forgeons une partie de notre personnalité et de notre rapport au monde et au goût. Quand on est jeune, on perçoit le monde avec sérieux, on fait tout avec sérieux. Nos sens, visuels, gustatifs, olfactifs, sont des capteurs qui se traduisent en émotions. Quand j’ai commencé à boire du vin, très jeune, j’ai, inconsciemment, commencé à définir mon propre rapport au goût. Comme beaucoup, j'ai d'abord aimé les vins riches, puissants, denses, extraits. J'avais également un gros faible pour le sucre des liquoreux. Je suis devenu raide dingue des Syrah herculéenne et des sucrettes. Plus c’était puissant, plus ça m’impressionnait, plus c'était sucré, plus j'en buvais. Puis j'ai bu, beaucoup bu, beaucoup lu, plein de livres plein de vins, parfois bon, parfois moins bon, les livres comme les vins.

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Nuit et débrouillard

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994683502.jpgIl y avait tellement de brouillard ce mardi-là qu’on aurait tout aussi bien pu être mercredi matin, je ne m'en serais pas rendu compte. Ma femme darda sur moi son regard mi énigmatique, mi mystérieux et me dit tout de go : "c'est à cette heure-ci que tu te lèves, tu ne bosses pas aujourd'hui?" Elle ne saisissait pas toute l’intensité dramatique du moment, si elle l’avait fait, il aurait lâché une de ses phrases dont elle a le secret et qui sont plus belles qu’un coucher de lune à Honfleur, avec des adjectifs chatoyants et tout le toutim. Mais là, non. "Je me suis couché tard" répondis-je, sans laisser paraître le trouble grandissant qui croissait en moi pendant qu'au fond de moi pleuvaient les larmes amères de l'amertume. Je n'osai lui avouer la terrible réalité, une AG vineuse qui s'était terminée tard, très tard, et passablement avinée, ce qui est relativement normal pour une réunion avineuse. Bon, faut quand même que je me mette au boulot. Un pitch, vite, un pitch.

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Dans l'antre de la sagesse

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Pour aller le voir et profiter de sa sagesse, j'ai marché plusieurs jours et plusieurs nuits, j'ai traversé une forêt aux pentes abruptes et une montagne ténébreuse, sous des averses brûlantes et un soleil battant la chamade. Harassé, épuisé, fourbu et quelque peu fatigué, j’aperçus sa cabane, je touchais au but et décidai de passer sous silence le fait qu’un taxi m’y avait déposé. La cabane était vétuste, elle dégageait une atmosphère de sérénité, de quiétude et de méditation qui contrastait drôlement avec le magasin de souvenirs adjacents où s'empilaient des ouvre-bouteilles made in Taiwan et des caisses en bois. Aucun doute possible, j’étais bel et bien dans l’antre du vieux sage St Johanais. Celui qui avait enseigné son savoir à tous les vieux sages tibétains, chinois, Boukistanais et même à celui de fort Boyard. "Entre, je t’attendais", me dit sans tambour ni trompette une voix qui semblait sortie du fond des abimes. J'essuyai mollement mes "Berluti" sur le paillasson où était écrit : "N’engueulez pas le patron, la patronne s’en charge". Le temps de refreiner mon envie de fuir dans la nuit comme un cheval au galop, le temps pour mes yeux de s'habituer à l’obscurité et je découvrais l'intérieur de l'antre du sage. Les murs de l’endroit étaient tapissés de carton humide, vestige de St Julien et de St Estèphe, icônes du vieil Ermite âgé.

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Petit caca noël

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cupcake_caca.jpgY’en a qui bossent, même pendant les périodes de fêtes! Et je fais partie de ces gens! Bon, je bosse chez moi en slip kangourou et chaussette de laine, mais je bosse quand même. Comme tu le sais peut-être petit canard psychopathe qui, dans les prochains jours, va ingurgiter le double de son poids en foie gras, je suis vraiment à chier pour offrir des cadeaux, pire que le père Noël! C'est dire. Cette année, pour noël, c’était une nouvelle fois une véritable catastrophe. Je ne sais pas si vous vous en souvenez, si oui, vous êtes des gros malades qui z’avez pas de vie sociale, mais les autres années, c'étaient pareil. Cette année, j'ai offert des cupcakes à mes amis. Pas n'importe quel cupcakes, des cupcakes en savon, pour se lustrer sous la douche ou dans sa baignoire. J'aime que mes amis brillent. Résultat des courses, ils les ont bouffés et ils ont pété des bulles pendant trois semaines. On a les amis qu’on mérite. J'avais également pensé au livre d'Emmanuel Macron, faut bien qu'il vive ce pauvre petit, un gastro ou une gastro, au choix, deux places pour le spectacle post-mortem de George Michael ou bien un séjour d’une semaine en Syrie pour faire le djihad. Ça peut être rigolo. J'ai un max d'idées, mais j’ai préféré les cupcakes de merde au savon. Allez, va te laver, tu pues. Et joyeux noël !

Nicolas Joly Clos de la Coulée de Serrant 2005

A l'ouverture, un nez bizarre, hydrocarbure, réduction, bouchon? Pas très engageant. Après carafage, des fruits jaunes, de la pomme cuite, du miel, des épices, mais rien de transcendant. En bouche, c'est puissant, limite alcooleux, heureusement l'acidité est haute, mais l'équilibre est discutable. Belle petite longueur. Pas convaincu. Bien

Boisrenard Châteauneuf-du-Pape blanc 2004

Beau nez, assez subtil, pas trop puissant, de mirabelle, de miel, acacia, bonbon, paille et un très léger oxydatif. La bouche est vive, étonnamment fraiche, belle matière parfaitement équilibrée par une jolie acidité qui porte une finale sur les fruits jaunes. Très bien

Azienda Ceretto Bricco Rocche 2004bricco_rocche.jpg

Superbe nez de framboise, fraise, cerise, muscade, cuir, café, épices et clou de girofle. La bouche est pleine, généreuse, les tannins sont souples, la fraicheur maintient l'équilibre avec une longue persistance sur des notes de café crème. Un excellent Barolo qui peut sans problème se garder encore. Excellent


Raccroche, je suis dans un tunnel

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old-cell-phones.jpgJe me souviens d'une époque pas si lointaine ou presque personne n'avait de téléphone portable, sauf un type, un con, frimeur qui gloussait sous cape et parlait très fort au téléphone. Oui, à cette époque les cons portaient une cape, ce qui était bien plus facile pour les reconnaitre. Aujourd'hui, la cape a disparue mais pas les cons. Je ne pouvais pas l'encadrer, non pas parce qu'il avait un téléphone portable, mais parce qu'il avait la coupe de Rudi Völler et la gueule de Valderama, à moins que ça ne soit l'inverse. Moi, je disais à mes potes que je n'aurai jamais de portable, que c'était un truc de con avec une coupe chelou. Et puis, le truc s'est développé plus vite que la chtouille sur le bas clergé, la concurrence est arrivée, les prix des communications ont baissé, les opérateurs ont commencé à lancer des forfaits pas chers. Mes potes sont tous passés aux portables. Pas moi, je suis un rebelle dans ma tête. No pasaran mais avec un peu de parmesan. Les samedis soir, mes potes s’appelaient pour savoir quoi rien faire, en gros, ils avaient le choix entre passer la soirée dans le troquet habituel et s'emmerder avec une bière chaude, comme les 256 semaines précédentes, ou aller à un concert et pécho de la langoustine bien chaude de premier choix. Ils choisissaient toujours la bière chaude. Moi, ils m’appelaient aussi, mais ça sonnait occupé, j’étais tout le temps sur internet avec mon vieux modem 33.6k à propulsion manuelle.

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Les troubles de l'élection se soignent au Beaujolais

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Viagra.jpgVous le savez surement si vous êtes en vie et qu'il vous reste au moins un de vos sens, la droite de France est sur le point de désigner son Président, enfin, celui qui devra essayer d'être Président. Je reconnais que je suis d'origine populaire, pas trop souvent populiste et que j'ai souvent le trait un peu lourd pour les candidats de droite, enfin surtout avec le petit poney de Sarkosie qui court encore après l'Elysée pour manger tout le foin avec ses copains patrons. J'admets aussi que je n'ai pas parlé avec un vrai ouvrier depuis 5 ans et qu'avec ma consommation annuelle de Meursault on ferait vivre 154 familles de réfugiés. Parfois, je me surprends à dire, dans les diner où on ose encore m'inviter, "c'est quand même les entrepreneurs qui donnent du boulot à la France!". Bref, je me sens glisser à droite, si ça continue, dans moins d'un an, je m'achète un gros SUV allemand pour aller promener mon Barzoï dans la Beauce, pourtant, je viens d'une famille ouvrière, si tu mate mon génome, c'est sûr, tu ne trouveras pas un ADN avec une Rolex! Pourtant, j'ai regardé les débats, je me suis intéressé à l'affaire, un peu comme on regarde des photos de poumons cancéreux pour arrêter de fumer, j'ai constaté que tous les candidats étaient intéressés par la polémique, la bouse, l'identité nationale, l'immigration et ses salauds de fonctionnaire qui n'en foutent pas une rame. Mis à part les States et ce n'est pas une références, ce genre de débats se tient plutôt dans un tribunal que sur un plateau de télé. Bref, je me suis fait une idée, je me suis dit qu'en juin dernier, les rosbifs avaient voté pour quitter l’Europe. Hier, l’Amérique a voté pour quitter l’Amérique. Et nous? On va voter comme on prend un barbiturique, mettre notre pays au fond d'un vase, mais au fond du vase, il n'y a rien qu'un peu de vase. Déprimant! Je me suis dit que, contrairement à une idée fortement répandue, la démocratie Française n'est pas une dictature de la majorité, mais celle d'une toute petite minorité. Concernant les élections présidentielles, seul un tiers des français voteront, la moitié de ce tiers votera pour l'un des candidats, parmi ceux qui auront accordé leurs suffrages à un candidat, la moitié l'aura fait dans l'intention d'éliminer le concurrent, finalement l'homme qui dirigera notre pays ne sera positivement élu que par dix pourcents de la population, une petite clientèle qui comprendra probablement les membres du parti et de l'administration, ceux qui gravitent autour et leurs familles, et quelques gens opportunément dupés pour l'occasion. Alors, je me suis ouvert un petit Beaujolais, la preuve que je ne suis pas rancunier, et fataliste, j'attends de voir si le Français est aussi con que le Rosbifs et le Ricains!

Jean Foillard Morgon "Cuvée Corcelette" 2013

Au nez, dominent des fruits noirs et rouges, beaucoup de cerise, de subtiles notes pierreuses, minérales, des épices et de la réglisse. La bouche est fraiche, pure, le fruit est gourmand, belle texture, on a envie d'y revenir et la finale est fraiche et soutenue. Un Beaujolais comme on voudrait en voir, et en boire, plus souvent. Très bien


Facebook émissaire

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image-drole-candy-crush.jpgÇa y est, je suis full Facebook™©®Φ, une page perso, une page blog et une page société, full de chez full. Mon arrivée sur Facebook est un grand moment, pour Facebook. Avant, mais c'était avant, j’avais le sentiment, l’intuition, que les gens étaient des cons. Désormais, j’en ai la certitude. Passe encore pour les parents qui, soudain, se sentent obligés de s’exprimer comme s’ils avaient le même âge que leur progéniture. Le manque de sommeil et l'herbe qui rend moins con peut expliquer beaucoup de chose. Mais pour les autres, c'est grave con. Ceux qui s’indignent vingt fois par jour, ceux qui se sentent obligés de venir commenter le moindre statut avec une blague même pas amusante. Ceux qui like tout ce qui bouge pour montrer qu'ils sont réactif et font preuve de rebondivité. Les lanceurs d'alerte ou de moutons, les acharnés de Candy Crush, la nouvelle drogue dure des ados, même si je dois avouer que j'ai commencé à jouer avec ces petits avortons que j’ai désiré, chéri et élevé pendant un certain temps, pour ensuite les laisser se refroidir et se figer tel des petits enfants trisomiques mal formés qui auraient atterris chez les Courjault. Ceux qui relaient la moindre rumeur, sans jamais user de leur cerveau. Ceux qui, une fois la rumeur démentie, accusent les médias d’être responsables de leur absence totale de sens critique. Tous. Je les haïssais cordialement. Et puis, un jour, j’ai découvert que ce sentiment était partagé. Quelle joie! J’ai découvert un groupe secret, havre de haine, où d’autres ombrageux misanthropes se réunissaient pour déverser leur bile sur Facebook. C’est là que j’ai fait la connaissance de Radko, mon berger Allemand. Nous avons tant de choses en commun.

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Histoire de Kharaktêr

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ChristianChaussard.jpgUne bouteille achetée un peu par hasard, pour le nom, pour l'étiquette, par curiosité. Une bouteille qui a accompagné des huitres chaudes en sabayon. Rien de bien spécial jusque-là, le vin est bon, très bon même, un chenin minéral, avec un peu de sucre et des arômes exotique. Ma mémoire s'est souvenue d'une discussion avec un caviste, au sujet de Christian Chaussard, président de l’Association des vins naturels français, il me disait que les vins de Christian Chaussard lui avait beaucoup plus, l'avaient ému; pourtant, il n'était pas d'un caractère très émotif. Il m'avait raconté l'histoire de cet ancien professeur d’œnologie, ancien Vigneron à Vouvray, homme de caractère, qui, en 2001, a rencontré Nathalie Gaubicher, lors d’un voyage en Suisse. Elle était comédienne, travaillait pour la Comédie de Genève. L’année suivante, ils cherchaient des vignes ensemble. Elle avait goûté ses vins, trouvait dommage qu’il n’en fasse plus. Lui avait envie de retrouver la Loire, pour refaire du chenin et son chemin. Ils se sont installés dans la Sarthe, sont tombés amoureux du pineau d’Aunis et du Chenin. Le domaine s’appelle le Briseau, nom d’une parcelle où les blocs de silex brisent les socs des charrues. L'histoire aurait pu être belle sans cet accident de la route, au volant de son tracteur, qui lui a coûté la vie en 2012. Je n’avais encore jamais bu ses vins au Kharaktêr bien trempé.

Domaine Le Briseau Vin de France Kharaktêr 2011Domaine-le-briseau-kharacter-eti.jpg

100% Chenin, 100% Vin de France (Jasnières) et 100% bio et bon. Un nez expressif, sur les fruits jaunes, mirabelle, abricot, coing, mais aussi du miel, des notes florales et racinaire ainsi que des arômes de fruits exotiques, mangue et papaye. La matière en bouche est superbe, ample, mûre, c'est rond, pur, riche, une structure qui vous prend toute la bouche avec peut-être un peu de sucre résiduel, une belle trame acide qui souligne une minéralité sous-jacente et étire une longue finale fruitée. Très bien

Et pan sur la carafon!

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venus.jpgLes Américains sont fous! Je sais, ce n'est pas une nouvelle, en tout cas, pas une bonne. Des églises aux allures d'hypermarchés, des bar-mitsva pour chiens, des Kalachnikov en vente libre, des "sérial killer" qui passe à la télé, ils ne respectent plus rien, même pas la vie, pas même les bonbons de notre enfance, on a beau être grand, les sucreries, on aime toujours autant. Une société américaine qui vend ces délicieux bonbons à l’allure de petits oursons a décidé d'innover et de proposer des bonbons au goût de vin rosé ! Pire, un auteur à succès de livres de cuisine, gourou de la cuisine dite moderne affirme qu'il a découvert un moyen pour décanter les vins. Le mixeur de cuisine! L'hyperdecanting. Le frapadingue affirme que ce procédé améliore presque invariablement les vins rouges, en particulier les plus jeunes, il a même essayé son truc sur un Château Margaux 1982. Et pourquoi pas un shaker pour le rafraichir! Depuis aux States, il est de bon ton de sortir son mixer pour épater les copains de dégustation. J'appelle cela de la torture, le Guantánamo du vin! Comme la vénus de Milo, les bras m’en tombent. Comment peut-on dire, et même écrire de telles âneries. Passer au mixer un Château Margaux, ou n'importe quel autre vin, est une stupidité. Le vin doit être traité avec respect et délicatesse… Que certains vins californiens chargés en copeaux de bois puissent résister à ce traitement atroces, pourquoi pas, le mixer peut éventuellement permette de détruire les échardes issus des douelles qui ont été plongées dans les cuves, certainement, mais de grâce, que les ricains laissent tranquilles nos grands vins ciselés par le temps et qui ne demandent rien à personnes, si ce n'est que de nous faire plaisir. Et si le vin est trop jeune, invitez quelques amis, prenez une jolie carafe, du temps et un cigare et profitez de la vie, bien souvent plus courte que celle de nos grands vins…

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Erection, piège à cons

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a-vote-design.pngC’est parti, le gong a sonné! Plus les élections approchent, plus je suis de très mauvaise humeur, plus les candidats de droite parlent, plus les promesses libérales et sécuritaires déboulent, plus je suis de très mauvaise humeur. Plus les candidats de gauche s'expriment, plus le ton et la tension montent, les attaques personnelles, les promesses folles et les phrases assassines pullulent, plus je suis de très mauvaise humeur. De coup, à mon tour, j'ai décidé de me présenter. Mon programme est simple, voire simpliste. Le maître mot: détourner le citoyen de ses valeurs, celles qui le définissent. Pour être élu, il suffit de lui raconter une belle histoire, une fable à laquelle il veut croire. Qu'importe si c'est faux ou irréalisable, il suffit d'y croire. Je vais l'arracher de la nature qui l'a nourri, je vais raser l’or vert qui lui permet de respirer, balafrer les villes, édifier des cités, toujours plus grandes, plus hautes, plus polluées. Je vais les étouffer de goudron, tailladez la géosphère d'autoroutes et de ronds-points inutiles. Je promets de déshumaniser l'ensemble de la planète. Voilà mon programme écologique. Pour l'éducation, pour les jeunes, je propose de les lobotomiser dès le plus jeune âge! Tuer leur soif de découverte, assassiner le dynamisme de la jeunesse en réprimant par de lourdes peines l'esprit d'initiative. Dix, quinze, vingt années d’études stériles et mécaniques, s’il le faut. Les renvoyez chez eux chargés de problèmes à résoudre. Les enfermez dans des geôles éducatives, gonfler les effectifs, évaluer, contrôler, noter. Mais avant tout, mater. Récompenser les plus dociles, laminer les esprits rebelles.

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