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Notre vin quotidien

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Sacerdoce ou la semaine du père pinard

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1685749.jpgBonjour, en ce dimanche, le jour des manches, je m’apprêtais à vous poster une pige-poubelle de fin de semaine et puis je me suis rendu compte que c’est demain que passent les éboueurs, aussi, leur ai-je facilité la tâche en opérant un tri sélectif de mes bouteilles de la semaine. Et la semaine a été aussi copieuse qu'un plat à la Taverne Alsacienne. En fait, on n'a pas commencé la semaine par la Taverne, mais par la péniche. En fait, deux magnifiques bateaux spécialement affrétés pour une nuées de restaurateurs venus goûtés les vins qu'ils ne serviront jamais. Pourquoi servir des bons vins avec peu de marge plutôt que des petits vins pas bons sur lesquels ils vont pouvoir se goinfrer comme des pourceaux. En moins de temps qu'il ne leur en faut pour arnaquer le fisc et se payer un 4x4 rutilant, dans lequel ils feront tremper leurs gros culs de parvenus, concentrés comme un chapelet d’hémorroïdes autour d’un trou de balle, ils goûtent avec le regard vengeur, le glaive séculier et la calculette en bandoulière accompagnés de leurs rombières, le genre qui a ouvert plus de braguettes que de grands crus. Bref, le genre de restaurateur qui ne respire pas la foi en Bacchus et chez qui le seul vrai choix, c'est de boire de l'eau même si ce choix aura pour seul effet que le patron se sente outrager dans son intimité la plus intime, ce qui est le propre de toutes intimités. Accompagné de mon fidèle Rage, nous avons goûté 46 vins (sur les plus de 300 proposés) avant que mes papilles ne rendent l'âme. Du bon, peu de très bon, et des marges bénéficiaires probablement éléphantesques à prévoir.

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En costard Armani dans les vignes

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denavolo_01.jpgGiulio Armani est un théoricien, un introspectif et un érudit du vin. Derrière son sourire, se cache un éternel insatisfait qui cherche toujours à faire mieux, qui expérimente toujours. Sur les pentes stupéfiantes d'Emilie-Romagne, sur les contreforts des Apennins, là, où il a fait son vin, avec ses convictions, il se demande pourquoi le monde a-t-il décidé que les vins rouges et blancs devaient être faits différemment? La non macération des blancs bride-t-elle le potentiel de grand vin blanc? Fort de ses certitudes, il a abandonné le bois, les macérations courte, sélectionné ses meilleurs parcelles, s'est mis en harmonie avec la nature, le tout taillé dans la roche de ses principes. L'histoire de Denavolo a commencé en 2005. Cinq hectares de vignes plantées dans le Colli Piacentini, une partie de la montagne Denavolo. Des sols raides, sablonneux, riches en calcaire, à 350-500 mètres au-dessus du niveau de la mer. Un climat chaud et sec, des fluctuations de température entre la nuit et le jour de plus 10°C font ici, des vins avec une belle fraîcheur et une forte minéralité. Une première cuvée en 2006, et déjà, des réponses aux questions de Giulio Armani. En quelques années, Giulio Armani est devenu une icône des vins de macération Italiens. Catavela est un original mélange de deux vins. Le premier est un assemblage de Malvasia, de Marsanne et d'Ortugo laissés sur leurs peaux pendant environ quatre mois. Le deuxième vin est issu deux parcelles plantés d'Ortugo, de Trebbiano, de Malvasia, de Marsanne, de Santa Maria, de Sauvignon Blanc et de Mascate. Ces raisins subissent une période de macération plus courte d'environ dix jours, pour ne pas trop les charger en tannins. Le sol de ses parcelles étant plus riche en calcaire. Cette technique de macération longue, qui nécessite une qualité sanitaire des raisins impeccables, permet de récupérer, dans la pellicule du grain de raisin, des arômes variétaux libres, des précurseurs d'arômes, et des polysaccharides (cellulose, pectine, arabinose, ...) ainsi que des composés phénoliques qu'il faut éviter de trop extraire pour que le vin ne soit pas trop amer. De la théorie à la pratique, le résultat est bluffant.

Azienda Agricola Dinavolo Catavela 2014catavela2014.jpg

Même s'il est classé dans les vin orange, la robe est plus jaune qu'orange et un peu trouble. Le nez est puissant, racé, très original, aromatique, racinaire, sur la gentiane, les fruits jaunes, le miel, la cire, l'écorce d'orange et le zeste d'agrume. L'attaque est fraîche, vive, puis le gras s'installe, le vin devient plus rond, plus aimable avec une légère structure tannique. C'est léger (11°), avec une finale fraîche et persistance. Un joli vin que l’on peut boire en apéritif, avec une volaille ou du fromage. Un vin qui ne laisse pas indifférent et permet une palette d’accords mets et vins étonnants. Très bien

Adonique ta mère

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adonis.jpgSocrate, à moins que cela ne soit Hérodote, m'a conté l'histoire d'Adonis. Un jeune homme d'une grande beauté et à l'histoire pas ordinaire. Même si Hérodote radote dans son coin, Socrate m'explique qu'Adonis était né de la relation incestueuse d’un père et de sa fille. Le père se nommait Cinyras, fils de Pharnace, le pharnacien du village. Il était le fondateur de la ville de Paphos à moins que ça ne soit Pasvrai, dans l’île de Chypre. Le roi Cinyras et son épouse Cenchreis eurent une fille appelée Smyrna ou Myrrha ou Métharmé, le vin aidant, Socrate était de moins en moins précis. Un jour, la reine se vanta imprudemment, elle insinua que sa fille, Smyrna ou Myrrha ou je ne sais quel autre prénom, était plus belle qu'Aphrodite elle-même. Faut savoir que les déesses de l'époque était un brin rancunière, voire inamicale, Aphrodite se vengea de l'insulte en faisant naître dans le cœur de Smyrna un amour incestueux qui la fit entrer dans le lit de son père par une nuit très sombre, mais un peu sexuelle quand même, avec la complicité de sa nourrice, Hippolité Girardot, qui l'avait enivré au point de ne plus savoir ce qu'elle faisait. Par la suite, Cinyras s'aperçut qu'il était à la fois le père et le grand-père de l'enfant de Smyrna ou Myrrha, fou de colère en découvrant le pot aux roses, il fut pris d'une folle envie d'inciser l'incestueuse. Les dieux prirent en pitié la pauvrette et la transformèrent in extremis en arbre à Myrrhe, d’où le prénom Myrrha. Un sanglier un peu con, cogna sa tête dans l'arbre et le bel Adonis en sorti. L'histoire de ce vieux fou de Socrate se tient, contrairement à lui qui tangue dangereusement vers Hérodote, qui radote toujours.

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Poncif pour Pontife

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2015-06-21-vive-les-vins-libres.jpgLe poncif, ou lieu commun, est un peu comme le phénix, on n'en a jamais vraiment fini avec lui. Il renait toujours de ses cendres. Il est difficile à combattre, c'est un paradoxe, si on s'élève contre le poncif, on est rattrapé par le lieu commun, contre lequel se dresse un nouveau paradoxe, lequel n'est autre que l'ancien poncif, et ainsi de suite, le phénix renait de ses cendres. Le poncif tire son nom de poncer et pas de penser. C'est d’abord un dessin dont le tracé, percé de nombreux trous, peut être reproduit sur tout type de surface si l’on promène sur les contours un petit sac rempli d’une poudre extraite de la ponce. À partir de cette idée de dessin reproductible à l’envi, poncif a signifié le dessin sans originalité et, enfin, le lieu commun, le cliché. Il importe de ne pas confondre le poncif avec son paronyme, pontife, qui désigne un membre d’un collège de prêtres, mais s’emploie essentiellement pour désigner le premier d’entre eux, le souverain pontife ou le pontife romain, le pape. Même s'il ne faut pas les confondre, il y a des poncifs sur les pontifes, romain ou Castelpapal.

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Une goutte d'eau dans l'amer

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Champagnevraket land 2010C’est une histoire au goût amer, tout le monde ou presque, un jour y a goûté. Quand je broie du noir, je me rappelle un vieux polar tombé du placard sur une envoutante musique, Sammy Davies junior chantant Mr Bojangles. Souvenirs! Convoqués tout au long de notre existence, les souvenirs de jeunesse nous disent qui nous sommes. Pendant toute notre existence, nous dialoguons avec nos souvenirs. À travers eux, nous forgeons une partie de notre personnalité et de notre rapport au monde et au goût. Quand on est jeune, on perçoit le monde avec sérieux, on fait tout avec sérieux. Nos sens, visuels, gustatifs, olfactifs, sont des capteurs qui se traduisent en émotions. Quand j’ai commencé à boire du vin, très jeune, j’ai, inconsciemment, commencé à définir mon propre rapport au goût. Comme beaucoup, j'ai d'abord aimé les vins riches, puissants, denses, extraits. J'avais également un gros faible pour le sucre des liquoreux. Je suis devenu raide dingue des Syrah herculéenne et des sucrettes. Plus c’était puissant, plus ça m’impressionnait, plus c'était sucré, plus j'en buvais. Puis j'ai bu, beaucoup bu, beaucoup lu, plein de livres plein de vins, parfois bon, parfois moins bon, les livres comme les vins.

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Nuit et débrouillard

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994683502.jpgIl y avait tellement de brouillard ce mardi-là qu’on aurait tout aussi bien pu être mercredi matin, je ne m'en serais pas rendu compte. Ma femme darda sur moi son regard mi énigmatique, mi mystérieux et me dit tout de go : "c'est à cette heure-ci que tu te lèves, tu ne bosses pas aujourd'hui?" Elle ne saisissait pas toute l’intensité dramatique du moment, si elle l’avait fait, il aurait lâché une de ses phrases dont elle a le secret et qui sont plus belles qu’un coucher de lune à Honfleur, avec des adjectifs chatoyants et tout le toutim. Mais là, non. "Je me suis couché tard" répondis-je, sans laisser paraître le trouble grandissant qui croissait en moi pendant qu'au fond de moi pleuvaient les larmes amères de l'amertume. Je n'osai lui avouer la terrible réalité, une AG vineuse qui s'était terminée tard, très tard, et passablement avinée, ce qui est relativement normal pour une réunion avineuse. Bon, faut quand même que je me mette au boulot. Un pitch, vite, un pitch.

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Dans l'antre de la sagesse

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Pour aller le voir et profiter de sa sagesse, j'ai marché plusieurs jours et plusieurs nuits, j'ai traversé une forêt aux pentes abruptes et une montagne ténébreuse, sous des averses brûlantes et un soleil battant la chamade. Harassé, épuisé, fourbu et quelque peu fatigué, j’aperçus sa cabane, je touchais au but et décidai de passer sous silence le fait qu’un taxi m’y avait déposé. La cabane était vétuste, elle dégageait une atmosphère de sérénité, de quiétude et de méditation qui contrastait drôlement avec le magasin de souvenirs adjacents où s'empilaient des ouvre-bouteilles made in Taiwan et des caisses en bois. Aucun doute possible, j’étais bel et bien dans l’antre du vieux sage St Johanais. Celui qui avait enseigné son savoir à tous les vieux sages tibétains, chinois, Boukistanais et même à celui de fort Boyard. "Entre, je t’attendais", me dit sans tambour ni trompette une voix qui semblait sortie du fond des abimes. J'essuyai mollement mes "Berluti" sur le paillasson où était écrit : "N’engueulez pas le patron, la patronne s’en charge". Le temps de refreiner mon envie de fuir dans la nuit comme un cheval au galop, le temps pour mes yeux de s'habituer à l’obscurité et je découvrais l'intérieur de l'antre du sage. Les murs de l’endroit étaient tapissés de carton humide, vestige de St Julien et de St Estèphe, icônes du vieil Ermite âgé.

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Petit caca noël

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cupcake_caca.jpgY’en a qui bossent, même pendant les périodes de fêtes! Et je fais partie de ces gens! Bon, je bosse chez moi en slip kangourou et chaussette de laine, mais je bosse quand même. Comme tu le sais peut-être petit canard psychopathe qui, dans les prochains jours, va ingurgiter le double de son poids en foie gras, je suis vraiment à chier pour offrir des cadeaux, pire que le père Noël! C'est dire. Cette année, pour noël, c’était une nouvelle fois une véritable catastrophe. Je ne sais pas si vous vous en souvenez, si oui, vous êtes des gros malades qui z’avez pas de vie sociale, mais les autres années, c'étaient pareil. Cette année, j'ai offert des cupcakes à mes amis. Pas n'importe quel cupcakes, des cupcakes en savon, pour se lustrer sous la douche ou dans sa baignoire. J'aime que mes amis brillent. Résultat des courses, ils les ont bouffés et ils ont pété des bulles pendant trois semaines. On a les amis qu’on mérite. J'avais également pensé au livre d'Emmanuel Macron, faut bien qu'il vive ce pauvre petit, un gastro ou une gastro, au choix, deux places pour le spectacle post-mortem de George Michael ou bien un séjour d’une semaine en Syrie pour faire le djihad. Ça peut être rigolo. J'ai un max d'idées, mais j’ai préféré les cupcakes de merde au savon. Allez, va te laver, tu pues. Et joyeux noël !

Nicolas Joly Clos de la Coulée de Serrant 2005

A l'ouverture, un nez bizarre, hydrocarbure, réduction, bouchon? Pas très engageant. Après carafage, des fruits jaunes, de la pomme cuite, du miel, des épices, mais rien de transcendant. En bouche, c'est puissant, limite alcooleux, heureusement l'acidité est haute, mais l'équilibre est discutable. Belle petite longueur. Pas convaincu. Bien

Boisrenard Châteauneuf-du-Pape blanc 2004

Beau nez, assez subtil, pas trop puissant, de mirabelle, de miel, acacia, bonbon, paille et un très léger oxydatif. La bouche est vive, étonnamment fraiche, belle matière parfaitement équilibrée par une jolie acidité qui porte une finale sur les fruits jaunes. Très bien

Azienda Ceretto Bricco Rocche 2004bricco_rocche.jpg

Superbe nez de framboise, fraise, cerise, muscade, cuir, café, épices et clou de girofle. La bouche est pleine, généreuse, les tannins sont souples, la fraicheur maintient l'équilibre avec une longue persistance sur des notes de café crème. Un excellent Barolo qui peut sans problème se garder encore. Excellent


Raccroche, je suis dans un tunnel

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old-cell-phones.jpgJe me souviens d'une époque pas si lointaine ou presque personne n'avait de téléphone portable, sauf un type, un con, frimeur qui gloussait sous cape et parlait très fort au téléphone. Oui, à cette époque les cons portaient une cape, ce qui était bien plus facile pour les reconnaitre. Aujourd'hui, la cape a disparue mais pas les cons. Je ne pouvais pas l'encadrer, non pas parce qu'il avait un téléphone portable, mais parce qu'il avait la coupe de Rudi Völler et la gueule de Valderama, à moins que ça ne soit l'inverse. Moi, je disais à mes potes que je n'aurai jamais de portable, que c'était un truc de con avec une coupe chelou. Et puis, le truc s'est développé plus vite que la chtouille sur le bas clergé, la concurrence est arrivée, les prix des communications ont baissé, les opérateurs ont commencé à lancer des forfaits pas chers. Mes potes sont tous passés aux portables. Pas moi, je suis un rebelle dans ma tête. No pasaran mais avec un peu de parmesan. Les samedis soir, mes potes s’appelaient pour savoir quoi rien faire, en gros, ils avaient le choix entre passer la soirée dans le troquet habituel et s'emmerder avec une bière chaude, comme les 256 semaines précédentes, ou aller à un concert et pécho de la langoustine bien chaude de premier choix. Ils choisissaient toujours la bière chaude. Moi, ils m’appelaient aussi, mais ça sonnait occupé, j’étais tout le temps sur internet avec mon vieux modem 33.6k à propulsion manuelle.

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Les troubles de l'élection se soignent au Beaujolais

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Viagra.jpgVous le savez surement si vous êtes en vie et qu'il vous reste au moins un de vos sens, la droite de France est sur le point de désigner son Président, enfin, celui qui devra essayer d'être Président. Je reconnais que je suis d'origine populaire, pas trop souvent populiste et que j'ai souvent le trait un peu lourd pour les candidats de droite, enfin surtout avec le petit poney de Sarkosie qui court encore après l'Elysée pour manger tout le foin avec ses copains patrons. J'admets aussi que je n'ai pas parlé avec un vrai ouvrier depuis 5 ans et qu'avec ma consommation annuelle de Meursault on ferait vivre 154 familles de réfugiés. Parfois, je me surprends à dire, dans les diner où on ose encore m'inviter, "c'est quand même les entrepreneurs qui donnent du boulot à la France!". Bref, je me sens glisser à droite, si ça continue, dans moins d'un an, je m'achète un gros SUV allemand pour aller promener mon Barzoï dans la Beauce, pourtant, je viens d'une famille ouvrière, si tu mate mon génome, c'est sûr, tu ne trouveras pas un ADN avec une Rolex! Pourtant, j'ai regardé les débats, je me suis intéressé à l'affaire, un peu comme on regarde des photos de poumons cancéreux pour arrêter de fumer, j'ai constaté que tous les candidats étaient intéressés par la polémique, la bouse, l'identité nationale, l'immigration et ses salauds de fonctionnaire qui n'en foutent pas une rame. Mis à part les States et ce n'est pas une références, ce genre de débats se tient plutôt dans un tribunal que sur un plateau de télé. Bref, je me suis fait une idée, je me suis dit qu'en juin dernier, les rosbifs avaient voté pour quitter l’Europe. Hier, l’Amérique a voté pour quitter l’Amérique. Et nous? On va voter comme on prend un barbiturique, mettre notre pays au fond d'un vase, mais au fond du vase, il n'y a rien qu'un peu de vase. Déprimant! Je me suis dit que, contrairement à une idée fortement répandue, la démocratie Française n'est pas une dictature de la majorité, mais celle d'une toute petite minorité. Concernant les élections présidentielles, seul un tiers des français voteront, la moitié de ce tiers votera pour l'un des candidats, parmi ceux qui auront accordé leurs suffrages à un candidat, la moitié l'aura fait dans l'intention d'éliminer le concurrent, finalement l'homme qui dirigera notre pays ne sera positivement élu que par dix pourcents de la population, une petite clientèle qui comprendra probablement les membres du parti et de l'administration, ceux qui gravitent autour et leurs familles, et quelques gens opportunément dupés pour l'occasion. Alors, je me suis ouvert un petit Beaujolais, la preuve que je ne suis pas rancunier, et fataliste, j'attends de voir si le Français est aussi con que le Rosbifs et le Ricains!

Jean Foillard Morgon "Cuvée Corcelette" 2013

Au nez, dominent des fruits noirs et rouges, beaucoup de cerise, de subtiles notes pierreuses, minérales, des épices et de la réglisse. La bouche est fraiche, pure, le fruit est gourmand, belle texture, on a envie d'y revenir et la finale est fraiche et soutenue. Un Beaujolais comme on voudrait en voir, et en boire, plus souvent. Très bien


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