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La tournée des Popotes

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Panais de la dernière pluie à l'étable gourmande

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UUn temps à ne pas mettre une grenouille dehors, un temps où on entend les champignons pousser, le crapaud crapauter, le badaud crapahuter et, au détour d'une petite marche forestière, une halte gourmande à l'Etable Gourmande, une table et une étable qui porte très bien son nom, une affaire de famille, parfaite pour 3 épicuriens en balade, trempés comme une soupe de potiron, mais en moins rond. Un restaurant méconnu à l'ambiance bucolique, à quelques kilomètres de Sarrebourg, du Dabo et du Plan Incliné, sur la Route du Donon et des Cristalleries et de la faïencerie de Niderviller. Les Mutschler sont des autodidactes passionnés, Nathalie est picarde et assure le service avec talent, Pierre-Eric est strasbourgeois, créatif et chasseur. Après un passage dans le ciment, il a choisi de remplacer le plâtre par la farine pour se muer en aubergiste passionné. Sa cuisine est gourmande, raffinée, une cuisine du terroir, gastronomique et savoureuse qui mériterait certainement une petite étoile, mais qui préfère se la jouer champêtre et abordable. Il fait se rejoindre l'esprit local et de beaux produits, d'ici et d'ailleurs, en particulier des viandes et des charcuteries d'Auvergne, de grande qualité. Le pain, certaines charcuteries, le Foie Gras, les chocolats et bien d’autres choses sont fabriqués dans la cuisine par une chef soucieux de son indépendance. Ici, la cuisine, l'étable, le lieu, tout est Maison, convivial, chaleureux, tout le contraire du restaurant bobo, ex-bobo, néobobo, branchée, hispter, hotel-restaurant-l-etable-gourmande-plaine-de-walsch-1372862616.jpghype, cool où on tente de te faire passer des panais panés, de la betterave-burger ou de la glace de panais avec de la chantilly aux radis pour la 8è merveille du monde, en oubliant que nous sommes tous des hommes des cavernes, viandards et un tantinet machos. A une époque lointaine où on n’avait pas encore tellement inventé la montre et le calendrier, on divisait l’année en deux périodes, la période de la chasse, où il valait mieux ne pas être un mammouth si tu voulais couler des jours heureux, et la période de pas la chasse, où l’homme des cavernes restait dans sa caverne, regardait tomber la pluie et peignait des conneries sur les murs en mangeant du mammouth séché. Les présentatrices météo n'existaient pas encore, la météo non plus d'ailleurs, si bien que tu ne sais donc absolument pas combien de temps tout ça aller durer, mais la dernière fois ça avait été un peu long, quand jeanlruchrrr, un Ermite âgé, avait voulu re-re-re-raconter la blague des deux basilosaurus gays, ça a mal tourné, à cette époque, ça ce finissait souvent dans le sang, les larmes et le gourdin. Sacré jeanlruchrrr, lui qui avait toujours fermement milité contre le cannibalisme, qui aurait dit qu’il serait aussi pénible en ragoût?

Rully blanc Les Pucelles 2010 Jacquesson

Beau nez de fruit blanc, de pamplemousse, de tilleul avec une côté pierreux qui apporte un peu de complexité. La bouche est vive, grasse, ample avec beaucoup de fraicheur et une belle longueur. Bien+

Vosne-Romanée 2009 Arnoux-Lachaux

Un nez élégant et épicé, floral avec de la cerise noire et une touche de vanille. La bouche est ronde, droite, avec de beaux tannins veloutés, un fruit très mûr et une belle persistance.


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Loin des œufs mayonnaise, loin du cœur

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la-vieille-tour.jpgJe suis un épicurien épicurieux, alors, quand on me propose d'aller manger un œuf mayo, je suis toujours partant, surtout si on a, préalablement, prononcé le mot truffe. Je suis une truffe mais je sais que la truffe, le nom vernaculaire donné à la fructification comestible d'un champignon ascomycète ectomycorhizien, qui se présente généralement sous une forme plus ou moins globuleuse, associée à l'œuf, est un met dont je raffole. Je suis capable de vendre mon ami l'Ermite Agé pour une truffe, pour une boite de sardine aussi, pour un peu n'importe quoi, pourvu que ça se mange…

Direction la petite France, avec ses canaux, ses maisons à colombages, ses ruelles étroites et ses restaurants plus ou moins sympathiques. À la lisière du quartier, Emmanuel Lercher, ancien second de Westermann, dirige le restaurant "La Vieille Tour". Un accueil agréable, petite et jolie salle, affiches humoristiques Tomy Ungerer sur les murs, on cultive la tradition jusque dans la déco, la carte est inscrite sur un grand tableau, menu du marché, Emmanuel Lercher ajoute quelques saveurs et influences méridionales. Bref tout va bien. Pas de traditionnelle brouillade aux truffes, mais un œuf mayonnaise (maison), quelques queues d'écrevisses et des truffes pour commencer. On aurait pu choisir les piments doux farcis à la chair de tourteaux, le foie gras maison aux figues ou l'andouillette 5A rôtie ou les "maatje", appelé aussi hareng vierge ou Hollandais nouveau, mais on a préféré le paleron confit 72 heures dans un bon vin rouge que l'on a accompagné d'un Pibarnon 2008. Le vin, encore un peu jeune, aurait mérité un petit carafage pour mieux révéler ses notes d'encre, de pruneau, de graphite et de fruits noirs et étoffer sa bouche minérale et sa finale mentholée, presque truffée. Bref tout va bien, ambiance calme et détendue, la cuisine est sans artifices, sans prétention, mais elle pourrait très bien en avoir, des produits frais cuisinés avec générosité, une carte des vins qui gagnerait à être étoffée, bref, juste un bon restaurant comme il y en a peu, malheureusement… Mais comme nous le savons tous, c'est dans les Vieilles Tours qu'on fait la bonne soupe ...

LA VIEILLE TOUR
1, Rue Adolphe Seyboth - 67000 Strasbourg
03 88 32 54 30

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Michelle, ma belle, sont des plats qui vont très bien ensemble

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Chez_Michele1.jpgJ'ai toujours préféré la version de Michelle des Beatles à celle de Lenorman, le Blanc au Noir, Ange à Nostradamus, Vaillant à Strogoff, Polnareff à Sardou, Denisot à Drucker, Polak à Droit, Boujenah à Leeb, Bettane à Roland, Platini à Hidalgo, Audiard à Houellebecq et Michèle Obama me fait plus craquer qu'Alliot-Marie. A la lumière de ce qui précède, on peut définitivement dire que je fais une fixation sur le prénom Michel, depuis que Gunther Großerschuft, qui m’avait promis l’image Panini d'Henri Michel, en primaire, et en fait il ne me l’a jamais donnée, ce n’est que 32 ans plus tard que j’ai appris qu’il ne l’avait pas. Quelle cruelle déception. Joël, qui ne se prénomme pas Michel puisqu'il s'appelle Joël, lui, pense que les bons plans c'est comme les poissons, ils sont bons quand ils sont tout frais, et qu'ils sont fait pour être partagés. Il nous a donc invités chez Michèle, à Languimberg, dans une Auberge sertie dans un écrin de forêts et d’étangs, au cœur du Parc Naturel Régional de Lorraine. Cette ancienne buvette de pêcheurs, changée en café de village, transformé en auberge familiale, puis en table gastronomique ne paye pas de mine de l'extérieur, mais le charme est à l'intérieur, une petite salle cosy et une véranda lumineuse, façon jardin d’hiver, où nous installe Michèle.

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Je sais qu'on ne sait Jamet

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staeffele.jpgSi on commence avec des certitudes, on finit avec des doutes, si on commence avec des doutes, on finit avec des certitudes. Ce n'est pas de moi, mais de Francis Bacon, qui n'avait pas seulement inventé le jambon, mais nous avait aussi, parfois, pris pour des jambons. Cela dit, je n'étais pas entré dans ce restaurant pour manger du jambon, même avec Bacon, mais pour déguster, en couple, suite à une invitation fomentée par un groupe de Soiffard de mes amis. Aller au "Staeffele" est déjà un plaisir, se savoir invité est un double bonheur et y aller sa bouteille sous le bras, c'est la félicité, surtout si elle a été choisi par ses amis sus-cités. Aller au restaurant la bouteille sous le bras, est un plaisir trop peu répandu dans nos régions, alors, je savoure cet instant particulier. Me voilà attablé pour faire honneur à se double cadeau, repas gastronomique et dégustation à l'aveugle d'une bouteille mystère que je suis sensé reconnaitre! C'est vrai que j'ai pas mal de pratique en la matière, quelques heures de vol, horizontale ou verticale, mais la glorieuse incertitude du sport de dégustation plane sur le repas. On dit souvent que la meilleure façon d'apprendre, c'est de répéter le geste, ce n'est pas toujours vrai, prenez le suicide, c'est le contre-exemple parfait!

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Sur un air de classique pied dans le plat

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Auberge_de_l_Ill.JPGCe n'était, à l'origine, qu'une petite auberge sur les rives de l'Ill, dans le village d’Illhaeusern, appréciée pour sa matelote au riesling. La famille Haeberlin a su l'élever au rang d'institution, un fief de la tradition culinaire Alsacienne, couronné, en 1967, de la plus haute distinction, 3 étoiles au guide Michelin. Depuis, Marc et Danielle ont repris, dans la continuité, ce merveilleux héritage. Un rendez-vous incontournable à la réputation bien établie, une cuisine française, plutôt bourgeoise, classique au dire des habitués. Comme chaque année, devoir de fin de vacance et voyage gourmand du côté d'Illhaeusern pour le groupe de testeur gastronomique.Le restaurant se trouve, dans le village, sur les berges de l’Ill, on est entouré de verdure, une impression bucolique, sous un ciel qui menace.

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Quand (tous) les Champs…..mènent à Paris!

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Coinstot-Vino.jpgTout est parti d’une très belle (re)découverte un certain samedi du mois de mai. Une escapade en Champagne (pas les Ardennes, faut pas déconner !!) pour des raisons familiales en terre de vertu oups …Terre de Vertus. Les plus assidus auront compris, il s’agit d’une visite chez Larmandier–Bernier. Un domaine qui remporte la palme de "Mon domaine préféré en 2012". Dégustez la cuvée Blanc de Blanc, sa fameuse Terre de Vertus ou les vieilles vignes de Cramant, vous tomberez sous le charme. Un domaine en Biodynamie, des vins qui vibrent, des raisins récoltés mûrs, pas ou peu de liqueur ajouté en font un vrai vin et vous réconciliera avec le champagne voire la champagne. En plus le propriétaire-vinificateur a plus d’un tour dans son sac, je vous passe la dégustation et la commande de 20 cartons pour rentrer dans le vif du sujet : 2 adresses superbes de Bar à vins et de resto gastro à Paris, révélées au cours de notre discussion au coin d’une coupe….

COINSTOT VINO comme son nom l’indique, du vin, un bar, un coin d’une rue en résumé une belle découverte. De vrais vins, souvent naturels des plats sincères de bonne qualité (assiette de charcuterie de pays, une bonne viande…simple mais bon), des prix contenus. Des vins bien choisis. Donnez vos préférences à Guillaume il saura vous conseiller…bref allez y, venez y et revenez-y. passage53.jpg A 20 mètres de là, un vrai resto gastronomique, le PASSAGE 53. Les 2 dans la même soirée c’est abusé mais bon…c’est du vécu ! Là pareil demandez Guillaume en Salle et faites confiance à Maître Sato. Un chef japonais qui vous régalera de son merveilleux menu dégustation…surprise. Le classique, son assiette blanche, à base de choux fleur et de calamar, un régal. Sans parler de sa carte des vins : Le Puligny-Montrachet de Pierre Yves Colin-Morey 2009, tendu, droit comme un I, le coup de cœur en Bourgogne. Son Meursault un régal. Je n’évoquerais que sous la torture les saveurs d’un Chassagne-Montrachet du domaine d’Auvenay, ou le celles d’un Gevrey-Chambertin Clos St Jacques 1990 du Domaine Rousseau. Sans oublier les Barolo…chut on ne peut pas tout dire.

Que de beaux souvenirs…. en attendant d’y retourner…cette semaine !!!

COINSTOT VINO
26, Passage des Panoramas
Paris 2eme
01.44.82.08.54


PASSAGE 53
Évidemment : 53, Passage des Panoramas
Paris 2eme
01.42.33.04.35



Palette impressionniste de Sézanne

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Sezanne_Pluma.JPGÇa m'a pris comme une envie de tisser, une envie de filer vers Colmar alors que je roulais dans l'autre sens. Demi-tour et 20mn plus tard, j'entre dans le sésame du gourmet, la caverne d'Ali Baba du gourmand. Epicerie, Restaurant, Bar à vins, Sézanne ou comment faire un tour du monde gustatif. Charcuteries diverses, fromages du monde, huiles d'olives, confits, tapenades, pâtes, chocolats, confitures ou chutney, c'est un voyage au pays des saveurs gourmandes. En bas la cave, plus de 300 références parmi les plus prestigieuse, en haut le resto, et au milieu coule une rivière de parfums, de ceux qui donnent envie d'avoir envie de manger. Accueil plus que sympathique, petite salle à manger, mais grand plaisir sur un jambon Iberico et une Pluma du même taureau, un repas accompagné d'un Fonsalette 99, un vin qui coule de source, comme le service et la passion qui transpire de partout. 2 heures plus tard, une Fonsalette entamée et quelques bouteilles dans mon cabas, je repars dans le bon sens. J'ai toujours été impressionné par les impressionnistes.

Epicerie Fine Sézannesezanne.jpg
30 grande rue - 68000 Colmar
Téléphone : 03 89 41 55 94
http://www.sezanne.net/
E-mail : epicerie-sezanne@wanadoo.fr


Comment se faire une cigogne chez l'autruche

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Zum_Striessel.jpgLes rouges d’Alsace, ça ne vaut pas les Bourgognes, il doit y avoir un peu de vrai, puisqu’on me l’a asséné tellement souvent que je finis par avoir un petit doute…mais ce qui est certain: c'est qu'en bourgogne on ne sait pas faire d'Alsace. Midi à Strasbourg. Je retrouve un vieux complice affamé et assoiffardé pour la sustentation de mi-journée. Centre-ville, à côté de la Cathédrale, ça s’appelle "Zum Striessel" (à l’Autruche)… ben oui ! Plus Winstub que ça, c’est pas possible, tout y est, les boiseries encaustiquées, le plancher en chêne noirci par les passages approximatifs de plusieurs générations de vieux poivrots strasbourgeois, des banquettes abominablement inconfortables, bref… beau et dur comme l’Alsace. Dans l’assiette, un jarret braisé à la bière…: confit, fondant, gourmand, goûteux à souhait, une merveille qu’on ne retrouve que dans ces vieux établissements chargés d’histoires, dont les recettes sont transmises d’une génération à l’autre dans le secret matrimonial le plus strict. Une vraie émotion made in Elsass. Seul bémol: un peu juste pour un gros gourmand (et j’en connais quelques uns), mais ça vaut le détour quand même...

Pinot Noir Rieffel 2008 cuvée Nature.

Rieffel.JPGUn vin 100% naturel, pas l’ombre d’un soupçon de chimie, ni souffre, ni filtration, avec des reflets tuilés, un vin d’Alsace bien élevé (oui, ça existe…).Belle structure, bel équilibre, ici le Pinot Noir a des airs de grenache, voire de merlot rhodanien (les spécialistes comprendront...) En bouche, que du plaisir, fruits rouges légèrement confiturés, belle trame acide, aucune trace de réduction ni de sucrosité perturbatrice, petite longueur en bouche fort agréable, bref, une gentille petite alsacienne avec laquelle il fait bon passer un moment d’intimité.


Winstub Zuem Strissel
5, place de la grande boucherie
67000 Strasbourg


Une affaire de bon goût

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Atel_Gout2.jpgSi vous en avez soupé des sempiternelles choucroutes, des tartes flambées, des winstubs aussi roboratives que lassantes, si vous cherchez un bistrot moderne, chic et gourmand, allez découvrir un atelier pas comme les autres. Un atelier dans les couleurs du moment, une touche de vert pomme, des chaises oranges mécanique, du pastel un peu partout, des ardoises au mur, dont une magnifique découpe de bœuf. Un Atelier du goût, complètement dans la tendance du moment, avec une carte minimaliste, peu de plats, que du bon, un choix limité, mais une rotation accélérée pour éviter la routine. Une cuisine de saison, créative, avec des produits issus de l’agriculture et de l’élevage raisonné ou biologique, le choix assumé de privilégier la production locale. Esther vous accueillera avec gentillesse, vous conseillera des vins différents, comme ce superbe vin cultivé sur les pentes d'un volcan Auvergnat.

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Dénicher l'oiseau rare

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21a---bernardloiseauetoile.jpgDénicher un bon resto, n'est pas aussi facile que ça. La mode est au resto participatif, je connais un restaurant super branché, où tu peux apporter tes propres aliments et les cuisiner, c’est génial, très cher et pas toujours meilleur. Tu peux aussi te rabattre sur l’horrible boui-boui Américano-clownesque dont la seule qualité gastronomique est d’être à 2 minutes chrono du bureau, 1 minute 30 par temps de pluie. Pas besoin de GPS, tu suis l’odeur si typique du hérisson mort de peur, qui, telle une Madeleine de Proust, me rappelait l’époque à jamais révolue où je mangeais à la cantine de l’école, là où la salade de betterave rouge avait l'odeur du purin d'ortie. Alors, quand tu as l'occasion, de celle qui fait les bons lardons, de déjeuner chez Bernard Loiseau, faudrait avoir une cervelle de moineau, doublé d'un appétit d'oiseau pour aller se faire poché un œuf ailleurs! Même s'il faut se lever à l'aurore, enfourcher son fidèle destrier, et voler vers la Bourgogne, cette région peuplée uniquement d’escargots et de vignerons, tu y vas, l'estomac léger comme une plume d'oiseau. A vol d'oiseau, c'est assez rapide, en tuture, c'est un peu plus long, surtout la traversée du pot de moutarde de Dijon, mais, rien ne pouvait nous empêcher d'être, à midi pétante, devant la porte de l'ancien Relais de poste de la Côte d'Or à Saulieu.

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