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Le travail c'est la prison de la santé

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travail.jpg15 jours de disparition totale, j'espère que vous n'avez pas appelé la police? Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas parti en Suisse pour planquer mes lingots tarbais, mais j'avais du travail, enfin, un vrai travail, pas un truc qui consiste à raconter sa vie et celle de l'Ermite âgé. Certes, j’aurais pu vous parler de la campagne qui s’est achevé par le sacré d'Emmanuel 1er. J’espère que vous avez voté, mais comme c’est la saison où on purine les champs, tout ceci était un brin nauséabond. En plus, en ce moment, la politique c’est un peu compliqué. La gauche vire à droite, la droite vire à gauche et le centre se déplace dans les deux sens, comment voulez-vous vous y retrouver, surtout si vous êtes étrangers. A tel point que même nous, on ne comprend pas tout. Toute la campagne s’est faite autour d’une seule personne, qui, il y a près d'un an, n'était connu que de ma concierge et de quelques fiscalistes pointus. Et le type a gagné… Même lui est surpris… Par contre, les idées sont restées les mêmes. A 5 ans, quand t’as peur des monstres planqués sous ton lit, tes parents allument la lumière, te montrent qu’il n’y a rien et, à la limite, te laissent passer une nuit dans leur lit mais pas plus parce que sinon, tu prends des mauvaises habitudes et en plus, ils ne peuvent pas tester leur nouvelle tenue en latex, mais ça, à 5 ans, tu le sais pas encore. Et ben en politique, au lieu d’allumer la lumière, on te dit "ohlala oui, y a des centaines de monstres, c’est à cause des communistes mangeurs d'enfants et de la Marine Nationale, mais si tu votes pour nous, on les chassera". Tout ça pour te dire que mon introduction est un peu longue, et que le travail, même si c'est la santé, c'est aussi un peu le bagne.

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Le syndrome du palindrome

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vp.jpgUn jour glacé, un ciel détrempé rythmé par des sternes qui dessinaient un linceul d’été. Un cri étouffé perdu dans les jappements d'un pygargue. Les jupons des rares passantes s'envolaient de rafale, mouillé de quelques gouttes, comme un parfum dissipé. Les arbres torturés ondulaient dans les bourrasques. Un vieux aux cheveux rares parlait des jours passés à un dogue à l'odeur fétide. Je somnole et je regrette l’instant où j’ai ouvert une ébauche de paupière. A cet instant précis, je comprends tout, les végétariens, les végétaliens, le lsd, les antidépresseurs, l’alcool, les salles de fitness, l’obésité morbide, les excès de gras ou de vitesse, l’anorexie mentale, les dépressives shootées au sommeil, les travailleurs inconscients, le yoga, le bouddhisme, la zenitude, les grévistes plantés, les ravis de la crèche, la pétanque, les mondains, les demie mondaines et les demie molles, les punks, les clochards insoumis, les contrôleurs fiscaux, les racistes intolérants, les antiracistes intolérants, un raélien ancré dans le réel, les communistes, les socialistes, les pollueurs, les écologistes, les sionistes, les illuminés, les révisionnistes, les terroristes, les inconditionnels de Houellebecq, les chtis de la télé-réalité, la pédophilie en famille, la pizza sans fromage, les pandas albinos, les collectionneurs de crotte de nez, Zemmour, Sarkozy, Nabila, Ribéry, Valérie Trierweiler, Arthur, Depardieu et tous ces cons ces abrutis finis qui errent avec un but abscond. Je somnole et je regrette l’instant où j’ai ouvert une ébauche de paupière. Un vieux aux cheveux rares parlait des jours passés à un dogue à l'odeur fétide. Les arbres torturés ondulaient dans les bourrasques. Les jupons des rares passantes s'envolaient de rafale, mouillé de quelques gouttes, comme un parfum dissipé. Un cri étouffé perdu dans les jappements d'un pygargue, sous un ciel détrempé rythmé par des sternes qui dessinaient un linceul d'été à un jour glacé.


Vivement 2017

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10437710-bonne-annee-2017.jpgQuel sera le scenario de 2017? Je ne sais pas vous, mais moi, ça me fout les miquettes. Va-t-on vers un scenario à la Kubric ? Genre docteur Folamour, un rain man, un malade mental comme Trump, qui a cassé la baraque, assis sur une ogive nucléaire, ça faire frémir, faut savoir dire stop, remets-moi Johnny Kidd. Au point où on en est, on ne serait même pas surpris de voir Daesh s'allier à Trump pour ériger des murs et faire péter la planète. Mais, heureusement, Jack Bauer s'allierait avec Bruce Willis et la poste pour nous sauver les miches, comme dans 24h Chronopost. C'est peut-être en 2017 que disparaitrons les roux et abeilles, nous plongerions dans le cannibalisme, comme dans soleil vert. J'imagine l'Ermite âgé en Pepito, ça fait froid dans le dos… Ou alors un film catastrophe, tornade, tsunami géant comme dans la vague. En France, en prend le chemin d'un scenario à la V comme Vendetta, avec une Marine Nationale au pouvoir, un Zemmour sinistre de la culture et moi dans la clandestinité. Ou alors un scenario à la War Z ou Walking Dead, les zombies seraient remplacés par des réfugiés afghans ou Syriens, voire même les premiers réfugiés climatiques. La pollution du capitalisme et de la mondialisation engendre des réfugiés. D'ailleurs, les mots de 2016 ont été: réfugié, attentat, burkini, radicalisation, primaire, laïcité, populisme, migrant. L'autre mot très entendu en 2016, c'est deuil! Deuil de ceux qui nous ont quittés, mais surtout, deuil d'une grande partie des utopies, des évidences de ma génération. L'Europe, la peine de mort, la fin du populisme, de l'antisémitisme, de la ségrégation, l'évidence que le monde, le truc qu'on appelle ONU, était capable d'intervenir pour faire régner la paix. 2016 a été la preuve que tout cela n'était pas acquis, qu'il fallait se battre encore et toujours. La nostalgie est de retour! La grande Russie, la grande Amérique, le brexit, le repli identitaire, le communautarisme sont le fait de nostalgiques. On est loin de Franck Capra, de la vie est belle et de Monsieur Smith au Sénat. Ceux qui regardent derrière eux et jugent, ne se rendent pas compte que cette attitude est vaine, sinon qu'elle juge ceux qui jugent. On vivra peut-être le scenario des hommes et des dieux, même si je préfèrerais mieux celui de la vie de Brian. J'ai toujours préféré les Monty Python à tous les prédicateurs. Comment expliquer que certains se réfèrent à une religion, à Dieu, pour prôner la mort. Toutes les certitudes sont nocives. Mais le problème n'est pas religieux, il est communautaire. La religion n'est pas de retour, elle n'a jamais disparue. Nous nous battons alors que toutes les religions monothéistes se réfèrent à un même personnage, Abraham, père des croyants, le premier des patriarches et l'un des prophètes. La religion est devenu un refuge pour les exclus, pour ceux qui ne se reconnaissent plus dans ce monde, dans ses frontières imposées. A moins que les Monty Python ne reviennent nous apprendre le Sens de la vie, ou que rien ne change et que nous restions sur la planète des singes… Bonne tannée 2017


2016, pinard de la guerre, va te faire boire ailleurs

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2017.JPG2016 s’achève et avec elle la fin d’une époque… ou pas ! L’année 2016 arrive tout doucement à sa fin et vous allez bientôt vous exploser la panse comme jamais, marier bûche et embûche, joie et calvaire, crise de foie et crise de foi. Si le Père Noël existe, Dieu existe et peut-on considérer la crucifixion comme un accident du travail. 2016 a été une année volatile, incertaine, complexe et ambiguë. Que restera-t-il de 2016? C'est une question que je me pose depuis quelques années déjà. Qui sera l'homme de l'année? Bob Dylan? Donald Trump? Surement Donald, l'idole du serial Killer d'American Psycho, Donald à la tête de l'empire, c'est un gag, comment est-il possible d'élire un Président qui s'appelle Donald? L'autre homme de l'année, c'est le sondeur, ou plutôt, sa faillite. Au régionale, le FN devait gagner, heureusement, ils ont perdus, Juppé devait faire une bouchée de Sarkoléon, C'est Fillon qui les a fumés. Hilary devait gravir la tour Trump avec facilité. Elle a chuté lourdement. Si j'étais Fillon, je me méfierai. Ces doctes sondeurs qui brillent sur les plateaux de télévision devraient changer de métier et se recycler dans la voyance, c'est un peu la même chose, mais sans le jargon pseudo scientifique et la boule en plus.

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Noël au bal con, Paco Tyson

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noel.jpgJe ne sais pas si vous savez, mais le Père Noël va venir ce soir. Si, vous devez savoir, mais que le Père Noël soit le grand père de Superman, ça vous ne le savez surement pas. C'est aussi le cousin d'un autre super-héros, Procrastinator, celui qui sauvera le monde, mais plutôt dans une heure, ou un jour, va savoir. Oui, le Père Noël n'est pas une ordure mais un super-héros. Sa spécialité, faire le bonheur de tous, mais seulement un jour par an, comme par exemple pour Paco Tyson, un jeune roux qui vivait très mal sa rouxitude. Paco aimait la boxe, il aimait donner et prendre des coups. Tout petit, déjà, il avait essayé de partager cette passion avec ses amis et sa famille. Mais son père, avec qui il échangeait moult crochets et uppercuts contre un sandwich au camembert, était peu enclin à saisir la froide beauté de ce sport. Un père qui ne le voyaient pas de cette oreille et, de fait, interdisait à Paco d'avoir des amis, d’oreilles non plus, maintenant que tu m’en parles. Le problème de Paco, c’est qu’il était à peu près aussi carré qu’une hypoténuse, plus chenu que massif, plus Obama que baraque bref c’était un gringalet, pas vraiment laid, mais gringalet. Il avait tout essayé, la fonte, l’autohypnose, les méthodes Chuck Norris, il restait aussi épais qu’un casse-dalle SNCF.

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La Chute du faux con belge

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fritesBelgique.jpgRassurez-vous, je ne vais pas vous parler des primaires socialistes, ce serait primaire et pas très socialiste, justement! Non, je vais vous parler de la chute, pas celle d'Hollande, pas celle du faucon noir, pas celle de Sarkozy, pas celle de l'URSS, pas celle de mes cheveux ni ma chute dans les escaliers verglacés, mais celle de mes blagues. Je travaille beaucoup mes chutes, je suis un peu le cascadeur de la blague. Dans l’humour, la chose la plus importante, c’est d’avoir une bonne chute et les mêmes références que ses interlocuteurs. Un exemple, vous racontez une excellente blague sur les roux à quelqu’un, mais si cette personne ignore que les roux sont des êtres espiègles et malveillants. Il ne va pas la comprendre. Prenons un autre exemple. Celui de la toute première personne au monde à avoir raconté cette excellente blague sur les belges : Que dit un Belge quand il voit une peau de banane par terre.

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Mind the gap, souvenir d'Albert Londres

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Londres.gifMind the gap, je n'arrive plus à me sortir cette phrase de la tête. Entendue et réentendu à chaque station de métro, répétée par l'Ermite à chaque station, un tube Londonien. Mind the Gap between French and British cultures! Oui, un fossé sépare les Français de leurs cousins Grands Bretons. Même si nos histoires se sont mêlées et entremêlés, même si une heure d'avion nous sépare, les Froggies connaissent mal les Rosbifs, et les rosbifs se foutent des Froggies. D'abord, on a failli ne pas partir, grève des contrôleurs aériens Français, normal, la grève, c'est notre culture, 2 heures d'attente dans un avion low-cost Irlandais, serré comme des fish & chips en attente d'autorisation de survol belge. Arrivée à Standsted, queue à la douane, Brexit oblige, un douanier qui ressemble à une douanière et qui me regarde avec des yeux de Teckel malade et qui fait la moue quand il comprend que je ne comprends pas ce qu’il baragouine dans son anglais natal. Première surprise, où sont les anglais? On a vu beaucoup de chinois, de japonais, de coréens, des indiens, des Paki pas cher, des ricains, des australiens, des italiens, des serveurs Brésiliens, même un Boukistanais, mais très peu d'Anglais… On a bien croisé un pochetron qui a avalé une immonde barquette de viande-frite avant de ronfler dans le tube après un curage de pif en règle, mais il n'était probablement pas représentatif du genre. Deuxième mauvaise surprise Londonienne, le café anglais, après en avoir bu, tu n'as qu'une seule envie, repartir. Bref, à Londres, on a rencontré moins d'anglais que d'écureuil gris. C'est bizarre Londres sans Anglais et sans chien, on a croisé maxi dix chiens et pas une crotte. 4 jours à Paris et tu pues la merde de chien pendant 6 mois. Ici, on a croisé plus de squirrel que de chiens, mais pas de dentiste, d'opticien, de cabinets médicaux, leur économie fonctionne bien, mais leur système de santé est très malade, sans parler des personnes de plus de 70 ans qui travaille encore. Selon un article paru récemment dans une revue scientifique, il y a si peu de dentistes en Angleterre, c'est que les gens s'arrachent eux-mêmes les dents! Bref, on a fait du tourisme, pubs, bière, Earl Grey, Buckingham, Big Ben, la Tour, le Bridge, Hyde Park, la city et son cornichon magique, le métro de Coven Garden et ses escaliers interminables, les bus Anglais, ligne 31, Camden Town et finalement, l'Ermite a eu un coup de foudre à Nothing Hill, sur Portobello Road pour un punk à la crête rose.

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Samba et MouZika à Rio

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bikini-882640_960_720.jpgJe ne sais pas si ça se sait, mais c’est bientôt que débutent les Jeux Olympiques des moustiques de Rio et tu n'as pas encore répondu à la question fondamentale: Mais au fait, à quoi ça sert, au juste, des Jeux Olympiques ? Si tu poses la question, comme ça, à brûle pourpoint, c'est que tu dois hésiter entre l'idéal sportif, la cohésion nationale et une soirée bière pistache cacahouète. Premièrement, il est inutile de brûler un pourpoint pour si peu. Deuxièmement, l'idéal sportif c'est une blague depuis que Franck Ribéry est apparu dans une pub pour Nike. Troisièmement, cette histoire de patrie, de cohésion, certains prennent ça encore au sérieux, mais tout de même, si la semaine prochaine, un inconnu pratiquant le pentathlon moderne finit troisième d’un sport que je ne suis pas sûr de bien comprendre, est-ce que vraiment je suis obligé d’aller me jeter dans les bras du premier épéiste venu? Pour ma part, les pistaches, les cacahouètes et une bière bien fraiche me paraissent plus appropriés à la situation, surtout pendant la compète de Bitch volley féminin.

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Boule de luxe, grandeur et des carences

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349863-431757.jpgLe pétulant Gégé et le volubile Jojo, également appelé le couple Gégé-Jojo, ont une passion commune, la pétanque, aussi appelé les boules qui foutent les boules, eu égard à leur niveau boulistique déplorable. Pour te donner une échelle de grandeur, disons que c'est plus affligeant qu'un épisode de Julie Lescaut, plus effrayant que le train fantôme, plus consternant qu'un film de Besson, plus insipide qu'une chanson de Pascal Obispo, plus agaçant qu'une interview de Christine Boutin qui parle d'Éric Zemmour et plus énervant qu'un "humoriste" qui rit de ses propre blagues. Tu vois l'étendue du désastre. Eh bien, c'est pire! Les deux jobastres ont eu l'outrecuidance de me défier en duel, moi le Mozart du cochonnet, le Michel-Ange du carreau, le Picasso du devant de boule, les faisans!

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Cave fermée

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CaveFermee.JPGSes vins, c'étaient, ou plutôt, c'est toujours de la lumière en bouteille, celle du sud, celle de Châteauneuf, celle qu'on n'oublie jamais, celle qui ne s'éteint jamais. Henri Bonneau était un dinosaure anachronique. Une légende vivante nous a quittés. Henri, c'était le mythe de Châteauneuf-du-Pape, on lui prêtait tous les défauts, mais aussi toutes les qualités. C'était un personnage haut en couleur à la répartie cinglante, gouailleur, la langue bien pendue "On ne boit pas de grands vins bus avec des têtes à claque. On n'est pas des putes, on veut bien faire jouir nos clients mais on veut prendre notre pied aussi". Fou de chasse et de pêche, il avait restauré un vieux cabanon près d’une rivière, "pour y boire des Bordeaux pendant la pêche, car ces vins ne sont pas dignes de la cuisine". Roublard, bon vivant, souvent de mauvaise foi, il faisait partie de ces derniers grands paysans-vignerons qui perpétuent, avec talent, et sans craindre la prise de risques, des méthodes ultra-traditionnelles que réfuteraient les pseudo-œnologues férus d’hygiéniste, tout imprégnés de la culture actuelle du "zéro-défaut". Chez lui, tout était hérésie et magie!

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