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Comment ça va bien?

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yoda-aujourdhui-de-la-merde-tu-posteras.jpgC'est une expression simple et quotidienne de salutation, "comment ça va?", une question lancée à un pote qu'on croise dans la rue, par exemple, une question qui renvoie généralement un poli "Ça va et toi?". Faire autrement serait inconvenant! Une expression sensé marquer notre sociabilité. Pourtant, derrière, si je puis dire, derrière cette question très banale, il y a un sens originel très intéressant, et bien plus personnel. A la fin du moyen âge, aux prémices de la médecine grand public, la santé du patient était dans les selles, et la question "comment allez-vous?" renvoyait directement à la consistance, l’odeur et autres qualificatifs de la défection de l’interlocuteur. La question était "comment allez-vous à la selle?". Le médecin n'examinait pas le patient, mais ses selles. Il diagnostiquait une otite, il faisait une saignée, il pensait que c'était une appendicite, il faisait une saignée, il constatait une entorse, il faisait une saignée… Heureusement, la médecine a évolué, même si certains toubibs continuent à te mettre un doigt dans le cul. Bref, nous utilisons tous cette expression, y compris Obama quand il rencontre la Dalaï Lama ou Bernard Lama, il lui demande comment il fait caca!

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L'année 2016 sera Bordelaise ou ne sera pas….

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voeux1.jpgMes chers lecteurs, tracteurs, détracteurs, détraqués, mes chers frères, mes chères sœurs, meilleurs vœux et bonnes années 2016. Heureusement, 2015 s'est éteinte, de sa plus belle mort, hier, vers environ minuit, à l'âge de 365 jours exactement, et même une seconde de plus. Nous sommes ici réunis pour rendre un dernier hommage à 2015. 2015 n'aura donc pas connu 2016, c'est con, mais c'est souvent comme ça. Alors que se dissipe à peine la nauséabonde odeur de poudre, le bilan 2015 est aussi déprimé que le banquier de Bernard Tapie. Même trafiqué comme une Volkswagen, elle n'est pas facile à vendre. Je pourrai essayer de vous acheter comme on achète un Blatter ou un Platini, mais le cœur n'y est pas. 2015 a été une drôle d'année, mais une année pas drôle, drôle et pas drôle à la fois. Pas drôle, Charlie, même si le journal c'est super bien vendu en janvier, pas drôle, un pilote, dépressif et tueur en série a visité les alpes. Pas drôle, les enfants de réfugié qui se noient en photo, Ebola, les cyclones, les guerres, les attentats, le climat… Pas drôle les putains de déséquilibrés qui n’aiment ni les aigles, ni le death métal, pas drôle ce putain de massacre au non d'un putain de dieu qui n’existe pas. Tu m'étonnes que Lemmy soit parti voir ailleurs s'il y avait plus de whiskies et de filles. Cette année a été longue, mais moins longue que la sextape de Valbuena. Guerre, maladie, chômage, souffrance, malheur, réchauffement, échauffement, pourriture fut le fruit de ses entrailles….. Fallait pas qu’elle s’en aille, hohohohO…. J'vais tout casser si vous touchez au…. Pardon, je m'emballe de fusil et je fais mon Balavoine…

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L'art divin, c'est le goût à mère

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JJ''entends souvent "à chacun son goût" pour justifier son propre goût. On pourrait en déduire que les goûts seraient aussi nombreux et divers que le sont les individus. Le goût serait donc relatif puisque subjectif. Il nous faudrait donc accepter qu’il n’existe pas d’objectivité en matière de goût, qu’il n’y a ni bon ni mauvais goût, mais simplement le goût! Naïvement, je pensais qu'avoir du goût, faire preuve de goût, du bon de préférence, s'était se montrer capable d'apprécier à sa juste valeur ou de juger correctement de la valeur intrinsèque d’une œuvre, d'un plat ou d'une bouteille de vin. Mais si le goût varie d'une personne à une autre, personne ne peut commettre de faute de goût, il n'y a donc pas d'œuvre, de plat ou de bouteille de vin meilleur qu'un autre. Tous se valent? Concernant "l'étranger" d'Albert Camus, l'avis de l’inculte a-t-il la même valeur que celui de l’érudit? Dire "à chacun son goût" ne revient-il pas à nier la notion même de goût? Cela dit, soutenir que le goût est objectif revient à dire qu’il existe une beauté en soi, objective et universelle. Alors pourquoi, tous ne la reconnaissent pas de la même manière? Ce qui plaît aux uns ne plaît pas toujours aux autres. En plus, le goût évolue dans le temps et avec les cultures, pas simple de s'y retrouver.

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L'eau et le vin

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Quand les boules se repointent

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serre-petanque-mistral.jpgC’est la cosse, la paresse, qui est à l’origine de nombreuses inventions sans lesquelles notre vie moderne serait bien plus triste: la télécommande, la sieste, l’apéro, le presse-ail, le théorème de Pythagore, la bronzette, la salopette, les sandalettes, les chaussettes, la crapette, l'Internet, l'ouvre-boite, la plage, la fusion nucléaire et la pétanque. C'est forcément un paresseux, qui le premier, s'est dit que regarder le foot à la télé fatigue moins qu’en faire soi-même et il a découvert le Meursault et les cacahuètes. Si tu es un peu fainéant, au lieu de crapahuter en forêt, de suer sang et eau de vie, il est préférable de jouer à la pétanque, un sport de boules d'origine méridionale dont le nom vient de l'expression "pés tanqués" qui signifie pieds joints. En pétanquiste éclairé, il a même inventé le bouchon rétro-luminescent, notre bankster lorrain, nous a préparé une journée pétanquesque.

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Comme je l'imagine à Sion

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imagination.jpgÇa y est, c'est la gloire, l'amour et la beauté assuré! Dans pas longtemps, je passerai sur FR3 et les ricains seront fous de ma pomme et suivront mon pipo comme d'autres suivent un régime, la route de la soif ou un sens qui toujours leur échappe. On me lira de Bangkok à Honolulu, du Cap à Kangerlussuaq, voire même près de chez-moi. Je vais développer un bizness qui va déchirer, je vais fonder une multinationale du consulting vino-foireux qui va surtout enrichir une armée de juristes pour me protéger le derche des frondes successives et syndicales de mes employés tiers-mondistes sous-payés. Depuis qu'Hervé Bizeul me fait de la pub sur son blog, mes connexions ont doublé. Je suis passé de rien à presque rien en quelques heures. Le titre de son post (ici), c'est "trouver le temps d’écrire", c'est vrai que c'est un vrai problème, mais la bonne question est, "dois-je avoir de l’imagination?" Comme ça, au débotté, je te répondrais, évidemment, c'est cool d'avoir de l'imagination, par exemple… bon là je n'ai pas d’exemple qui me vienne en tête, mais, bon, je ne sais pas, par exemple… tient, imagine que Martin Luther King ait dit, j'ai fait un rêve... mais je ne m'en souviens plus, bon, et là… enfin, bon, ouais, c’est super, l’imagination. Mais faut faire attention avec l'imagination, elle n'est pas toujours bonne conseillère, imagine que tu es John Lennon, et là ça craint. De plus, l’imagination est parfois légèrement surfaite, un peu comme les Bordeaux jeunes ou la démocratie, mais pour des raisons très différentes.

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Quand M.Jolie pétille dans le Limoux

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brad-pitt.jpgIl rêvait d'une belle histoire, de faire du vin dans un bel endroit. Entouré de cèdres du Liban et de pins parasols, 200 hectares de forêts et de vignes, une zone très riche de biodiversité, notamment par les nombreuses orchidées présentes dans les forêts. Chevreuils et lièvres traversent la propriété à la nuit tombée. Parfois également quelques sangliers. Il rêvait de Château en Espagne, il avait envie d’une autre histoire qui le rapprocherait des tartares, des Wisigoths, des templiers, des brigands, des nomades arabes, des sarrasins, de légende et de princesse. A mi-chemin entre Carcassonne et Limoux s'élève le Château de Gaure. À la recherche d’un lieu susceptible de plaire à sa Jolie, il a tout de suite eu un coup de cœur pour ce lieu paisible où on fait un excellent blanc de Limoux. Il, c'est Brad Pitt, non comptant, pardon, non content de signer toutes les bouteilles de son Miraval Provence (ce qui, même pour quelqu’un qui est habitué à signer des autographes, doit lui prendre beaucoup de temps), voilà qu’il s’apprête à racheter le Château de Gaure. Les esprits rationnels et cartésiens se demanderont pourquoi le beau Brad, s'intéresse à ce modeste château du Limoux. Nonobstant le fait que Brad aime le vin, on sait peu que c'est un féru de mathématique, de géométrie euclidienne, de cathète et d’hypoténuse. C'est pourquoi, bientôt on verra Brad Pitt à Gaure.


Lafleur du mâle

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lafleur.pngUne histoire d'amour vineuse pour la St Valentin, ça vous dit? Au hasard de mes recherches sur le vin et le cinéma, je suis tombé, sans me faire mal, sur ce petit court métrage, réalisé à Berlin, par un jeune français, Mathieu Charrière. Un court métrage intitulé "Lafleur". C'est l’histoire d’un jeune français, qui lors d’une dégustation dans un club œnologique à Berlin, rencontre une jeune femme autour d’un verre de Lafleur 1982, le célèbre grand cru de Pomerol. Il possède une bouteille de 1979 chez lui et souhaite après quelques hésitations, lui faire découvrir. Il se demande s’il ne va pas le regretter, que cherche-t-elle, l'homme ou le vin? Un film "à moins de 1000 €", moins cher que beaucoup de grand Bordeaux. Le court métrage a obtenu le prix du public au festival oenovino 2013. L’idée de ce film remonte à son arrivée en Allemagne, il avait un peu le mal du pays, il a associé le vin à tous les moments partagés en famille ou entre amis. Le réalisateur et comédien ajoute: "Il y a plein d’histoires à raconter entre le vin et les hommes! J’ai commencé à écrire ce que j’appelle des histoires "avec" le vin. Dès que j’ai une idée, je ne la note pas tout de suite, j’essaie de l’oublier puis si le lendemain je m’en souviens encore, c’est que c’était une bonne idée". Un peu comme un bon vin, en quelques sortes…

Le lien vers le court métrage (VO sous-titres français)
https://vimeo.com/67722040


L’Homme est un singe comme les autres

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m68732.jpgConnaissez-vous le théorème du singe? Présenté comme une expérience scientifique, ce théorème démontre la force du conditionnement dans le temps, indépendamment des conditions de départ. Le principe du théorème: mettez une vingtaine de chimpanzés dans une pièce, accrochez une banane au plafond, mettez une échelle permettant d’y accéder, équipez la pièce d’un système qui permet d'arroser la pièce d'eau glacée dès qu’un singe tente d’escalader l’échelle. Une douche froide associée à l’escalade de l’échelle: voilà le conditionnement. Les chimpanzés ne sont ni idiot, puisqu'ils sont génétiquement proche de l'homme, ni maso, même s'ils sont génétiquement proche de l'homme, ni amateur d'eau glacée. Ils apprennent très rapidement, en regardant leurs congénères mais également en tentant eux-mêmes l’expérience, qu'essayer de décrocher la banane, c'est la douche glacée assurée. Il suffit d’observer, si un singe tente l’expérience, les plus vifs se précipitent sur lui pour l’empêcher de faire subir au groupe, le châtiment de la douche froide. Deuxième étape, le système d'aspersion d'eau glacée est rendu inactif, mais les chimpanzés conservent l'expérience acquise et ne tentent pas d'approcher de l'échelle. C'est le conditionnement. Bien que ne craignant plus d’être douchés, les singes ont consolidé un comportement interdit. Le conditionnement est passé de "escalade-douche froide" à "escalade-châtiment corporel". Le conditionnement devient social, culturel. C'est devenu un comportement porté par le groupe et qui va se perpétrer dans le temps alors qu’il ne repose plus sur aucune donnée extérieure.

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Quand Léonard devint ch'ti

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leo_chti.jpgLes voyages, ça me connait, je suis un ouf des grands voyages. Un jour, j'ai même été jusqu'à Lille, c'est dire si j'aime l'aventure. Entre deux trains, j'avais 2 heures à perdre, comme tout aventurier qui se respecte, je me dis qu’il serait judicieux d’aller visiter la bourgade, ne serait-ce que la grande place ou son célèbre musée dédié à l'œuvre de Martine. Autour de la gare, c'est le Bronx, des gosses pleurent, des mères suintent la bière et la frite, un baba cool Estonien essaye vainement de jouer "like a Rolling Stone" sur sa flute de pan. Je demande à un indigène comment on se rend dans le centre de sa jungle, il me répond par des gestes simiesques et un accent à faire saigner mes oreilles : "Ej t'arconnôs pa ti z'aute, t'es pa d'min couin, quoque qu'est qu'te berdoulle?", qu'on pourrait approximativement traduire par : "tu n'es pas d'ici, qu'est-ce que tu dis?" Bref, j'ai trouvé un autre autochtones qui parlait un peu anglais, je lui demande où se trouvait le musée et le bar à vin le plus proche. Devant sa mine ahurie, j'ai vite compris qu'il me serait plus facile de trouver une bière ou Dodo la saumure qu'un verre de Meursault bien frais ou un peu de culture, autant chercher une quenelle dans un bar lesbien. joconde-aubry.jpgQuelle ville de merde, elle est montée sur un vérin hydraulique pivotant sur lui-même pour éviter tout repérage possible. J’ai tourné 45 minutes autour de la grande place pour finalement trouver un semblant de bar à vins où une vieille Lilloise, molle comme mes amourettes dans un jacuzzi et efficace comme une caissière de SuperU, avait décidé de se faire les ongles pile poil au moment où j'entrais. 45 minutes plus tard je ressors du bar avec un vin indéfinissable dans le gosier, tiédasse comme un bain de siège, aussi gras qu'un cornet de frites et boisé comme l'Amazonie. Il ne me reste plus beaucoup de temps pour aller visiter cette ville qui commence sérieusement à me courir sur les noix de pécan. Je demande mon chemin à une gourdasse trouée comme un fromage suisse, elle avait même des piercings qui taquinaient les bourrelets qui lui tombaient sur son string de pétasse. Elle me répond dans un français typiquement "loftéen": "Ouaille, bouffon! Tu veux t'fritter? C'est nawak ton histoire! Tire-toi ou je te pète le boule direct! Résultat des courses, j’ai simplement eu le temps de passer au Relais pour m’acheter le dernier Charlie et je suis remonté dans le train. Cette ville a autant d’intérêt que mon Codevi débiteur. Je ne suis pas prêt d'y remettre les pieds, je préfère mieux me faire énucléer par un samouraï sous acide.


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