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Chroniques Cénosillicaphobes

Sideways, Pinot et Merlot prennent la tangente

sideways1.jpgDepuis quelques années, les mégalos sont de sortie à Hollywood, les "grands" réalisateurs américains ont un melon titanesque. C'est à celui qui fera le film le "plus gros" que les autres, plus impressionnant, plus détonant, plus en 3D, plus d'action, plus d'Aliens, plus de baston, plus d'effets spéciaux, plus sanglant, plus prétentieux, plus de la daube… Prometheus, Dark Knight Rises, Avatar et pas mal d'autres. On assiste médusés à une course à celui qui aura la plus grosse, course pathétique, course à la futilité cinématographique. De tels crétineries me rendent un type comme Terrence Malick particulièrement sympathoche, et pourtant faut se la faire le grandiloquent Malick… Des telles inepties me poussent à revoir des films simples avec des vrais comédiens dedans. Des acteurs parfois installés dans des second rôle, mais des bons, comme Joe Pesci , Steve Buscemi, William Macy, Philip Seymour Hoffman, John Goodman, John Turturro et le fantastique Paul Giamatti, qui dans Sideways prouvent qu'il est un grand acteur.

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Tiens, voilà du bourrin

Expendables2.pngGrands dieux, il y a des matins, je me lève et je ne sais pas vraiment ce qui m'attend. Je ne m'étais pas préparé à cela, d'ailleurs, rien ne peut préparer à voir un tel film. Soyons clair, pour certains bobos des salles obscures, le premier opus d'"Expendables" est, et restera à jamais, une belle grosse bousasse, la suite, à n'en point douter, devait être une belle grosse bousasse intersidérale. Et pourtant, que cette montagne d'ineptie est belle, il y a eu "Citizen Kane", le chef d'œuvre d'Orson Welles, il y a eu "2001, l'odyssée de l'espace" de Kubrick, il y a eu "l'attaque de la moussaka géante", de Panos H. Koutras, et il y aura "Expendables 2 : Unité spéciale". Disons-le franchement, si vous êtes réfractaire à la testostérone, aux explosions et aux répliques à deux balles, passez votre chemin. La baston est l'unique principe consubstantiel du film, comme on dit dans les salons de cinéphiles branchés, mais, il faut le reconnaitre, c'est terriblement efficace. Des plans inutiles et filmés en plongée ou en contre-plongée, avec des trucs qui explosent de partout, des douilles qui dérouillent et le tour est dans le sac pendant que l'affaire est jouée. Le petit kéké impressionné comme une gamine de 8 ans devant tonton Gérard qui aurait fait une mitraillette en pliant un ballon, peut dire à sa copine pétrifiée par tant de conneries, "Waaa... C'est trop de la balle!" avant de tenter de lui coller sa langue derrière les amygdales et récolter les 5 doigts de la mignonne en plein sur sa boite à morve.

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Amour, mort et autres bagatelles de la télé poubelle

The_Killer2.jpgL'année se termine en pente douce, oui, je viens de retrouver ce brouillon qui dormait paisiblement depuis 15 jours au moins, le soleil brille encore un petit peu, les moineaux bourgeonnent, le blé s'envole, on arrose les poireaux et les émissions de télé-réalité pleuvent comme des Vitelottes. Cette année a été riche, TF1 a mis le paquet, Koh-Lanta, l'Île des tantes à Sion, Loft Story … Que du lourd! Le concept, si on peut parler de concept, est toujours le même, tu enfermes des jeunes blaireaux, ils se bouffent le gueule et tu en vires un par semaine. Si tu es jeune, un peu con, policier le jour, strip-teaseur transsexuel la nuit, que ton père ou ta mère est célèbre ou extraterrestre, que tu es en quéquette de sens, que tu espères devenir quelqu'un d'important avec 50 mots de vocabulaire, tu es un esthète de nœud et tu as un mental de winner, Endemol a besoin de toi. La catégorie que je préfère, c'est celle de la blondasse d' 1m85 qui s'habille ras de la touffe (ça fait plaisir aux nains), elle a un accent de pétasse (pardon, de Marseille), elle s'imagine mannequin parce qu'elle a fait un casting pour le jambon Madrange, elle est attaché commerciale dans un sex-shop et elle a beaucoup de fêlures intimes, mais tout ceci est derrière elle, la preuve, elle s'habille en mini-jupe. En voyant ça, je me dis que le cobaye Endemolien fonce tête baissée dans la cage, ce qui prouve seulement que les cochons d'Inde et le hamster sont des animaux plus évoluée qu'il n'y parait. Tout ça pour vous dire que la télé est une poubelle qui peut, un soir de zappinage, révélée une pépite. Il y a quelques jours, je suis resté tétanisé sur une chaine du satellite qui diffusait "The Killer inside me".

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La couleur des bons sentiments

Help1.jpgTiré du livre phénomène, "The Help", "le Personnel", traduit bêtement par "La Couleur des sentiments", le film raconte l’histoire de femmes afro-américaines qui font marcher les ménages de Jackson, Mississippi dans les années 60. Dans le sud profond de l'Amérique, les domestiques "de couleur", eussent-elles élevé la progéniture blanche, n'avaient pas le droit de partager les sanitaires de leurs maîtres et patrons. Elles s'échinaient six jours par semaine pour un salaire de misère, elles pouvaient être virées pour une broutille par des patronnes aussi lâches que cruelles. Le film est une enquête menée par une jeune Sudiste, Skeeter (Emma Stone), à peine sortie de l'université, qui décide de rendre justice à ces femmes. Elle va assembler leurs histoires, aidée par Aibileen (Viola Davis) et Minny (Octavia Spencer) qui consacrent leur vie à l'éducation des enfants de la bourgeoisie Sudiste. Les trois femmes vont forger une amitié autour d’un projet de livre secret qui va faire exploser les règles de la bourgeoisie sudiste. De cette association improbable va naître une solidarité hors du commun entre ces trois femmes, qui va leur donner le courage de dépasser les limites qui régissent leur vie, et les amener à prendre conscience que les frontières sont faites pour être franchies.

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Retour vers l'enfer d'Ouvéa

ordre_et_morale1.jpgL'Ordre et la Morale est le dernier film, réalisé, écrit et interprété par Mathieu Kassovitz. Un film qui s'appuie sur le livre "La Morale et l'action" de Philippe Legorjus, capitaine du GIGN lors de la prise d'otages d'Ouvéa, et sur l'ouvrage collectif Enquête sur Ouvéa. Ce film, Mathieu Kassovitz le porte à bout de bras depuis pas mal d'années. La volonté de mettre à l'écran le massacre de la grotte d'Ouvéa en Nouvelle-Calédonie, est manifeste dans chaque plan du film. Le pitch: Le 22 avril 1988, un groupe d'indépendantistes attaque une gendarmerie à Ouvéa, île septentrionale de la Nouvelle-Calédonie. Quatre gendarmes sont tués, les autres, vingt-sept, pris en otage. Ils sont conduits jusqu'à une grotte isolée par la jungle, au nord de l'île. Le 5 mai, trois jours avant le second tour de l'élection présidentielle, l'armée française donne l'assaut. Elle perd deux hommes et tue vingt-trois indépendantistes.

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Quand Néron franchit le Rubicon

Tuserasmonfils1.jpgAprès Apicius, voilà Néron, je fais dans le romain en ce moment. Un film français, déjà, ça peut rebuter. Le réalisateur, Gilles Legrand, scénariste et réalisateur de "Malabar Princess" ou "La Jeune fille et les loups", producteur de "Micmacs à tire-larigot", que de la qualité, du lourd, c’est vrai qu'y a pas de quoi sauter sur un tire-bouchon. Le sujet du film? On ne fait pas dans la nuance, c’est le moins qu’on puisse dire, un père a-t-il le devoir moral d’aimer son fils? On se croirait dans une émission de Delarue ou dans confession intime, mon émission culte. L'intérêt? Après avoir songé à poser son barnum du côté du Château de Pommard, le père Legrand a posé sa caméra dans les vignes de Saint Emilion, ça mérite qu'on s'en serve une rasade, pour voir. L'histoire? Paul de Marseul est propriétaire d’un prestigieux vignoble à Saint Emilion, c'est un cliché ambulant, orgueilleux, l’homme est amoureux de sa terre, de son vin, de son vignoble, de sa jaguar et de ses mocassins à glands à plus de 2.000€. Un propriétaire épicurien et vipérin qui n'en a rien à battre de son fils, qui pète une cuve à l’idée que son rejet de fils débile le remplace un jour. Il rêve d’un fils plus talentueux, plus charismatique, avec un vrai nez de vigneron. Arrive le fiston de son régisseur qui est très malade, le jeune homme va bouleverser la vie de la propriété. Le patriarche tombe raide dingue devant ce fils idéal, qu'il n'a pas eu, il va choisir de privilégier l'aristocratie du vin contre la transmission familiale et l'intérêt de classe. Il va choisir le Flying-Winemacker qui a travaillé aux quatre coins du monde, qui a vinifié le célèbre Rubicon de F.F Coppola, au détriment de son fils utérin. Commence alors un quartet, deux pères, deux fils, sous le regard impuissant des femmes qui les entourent.

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Yannick Dahan, Monsieur Cinéma

Apres des études formatées qui se limitaient à des petit-déj' café-croissants dans de grands amphithéâtres où le culte du film d'auteur français était irrécusable, Yannick Dahan a commencé par écrire pour la presse spécialisée cinéma (Positif) et celle du jeu vidéo. Deux directions très différentes mais qui ont convergées, puis se sont mêlées jusqu'à devenir intrinsèquement liées. Depuis quelques années, il transmet sa passion du cinéma, sans langue de bois, dans "Opération Frisson" sur Ciné Cinéma. Une émission qui se plait à rentrer dans le lard des idées reçues et qui ne caresse pas le spectateur dans le sens du poil. Mais parfois, quand ça gratte, ça fait du bien!

Je vous propose une petite sélection de cette émission culte, à consommer sans modération.... Monsieur Cinéma a bien changé...


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La chevauchée du Desperados des Andes

blackthorn-affiche.jpgIl est surement plus romantique d'imaginer que Butch Cassidy et son ami Sundance Kid ne sont pas morts sous une grêle de balles à San Vicente en Bolivie en novembre 1908, comme dans le film de George Roy Hill avec Robert Redford et Paul Newman. Non, après la mort du Kid, Butch se la coulera douce dans une nouvelle vie en Bolivie et deviendra un éleveur de chevaux respecté sous le nom de Blackthorn. Au crépuscule de sa vie, Butch (Sam Shepard) lassé de ce long exil, n’aspire plus qu’à rentrer chez lui pour rencontrer ce fils qu’il n’a jamais connu. Lorsque sur sa route il croise un jeune ingénieur (Eduardo Noriega) qui vient de voler la mine dans laquelle il travaillait, le légendaire hors-la-loi démarre alors sa dernière grande chevauchée…

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Entre fucking bastard et love story

J-EDGAR.jpgL'un est le fondateur du FBI, l'autre l'incarnation du vengeur moderne aux méthodes plus que musclées. Quand une icône d'Hollywood évoque une figure controversée de l'histoire de l'Amérique, quand un infatigable réalisateur s'attaque à la vie privée du patron du FBI, cela donne J. Edgar, bio en forme de choc des titans sur la rencontre entre deux figures de l'autorité Américaine. Clint Eastwood livre une captivante biographie filmée. Le film est moins un film d’Histoire que l’histoire d’un homme tourmenté, qui entretient une relation fusionnelle avec sa mère et une amitié profonde et équivoque avec son adjoint, Clyde Tolson. Hoover a voué sa vie à moderniser les méthodes d’enquêtes policières. Les expertises médico-légales, c’est lui. Le fichier central des empreintes digitales, c’est lui. L’analyse scientifique d’une scène de crime, c’est lui. Les écoutes téléphoniques, les coups tordus et les fichiers secrets, c'est encore lui… Si la dimension politique du personnage n'est pas occultée, Clint Eastwood se penche surtout sur l'homme, ses parts d'ombre et de lumière et ses tourments personnels. Côté lumière, Hoover est un policier tenace, brillant, distingué. Côte ombre, c’est un mégalomane rigide, un égotiste complexé, obsédé par le pouvoir et homosexuel refoulé. Aux États-Unis, Hoover a toujours divisé, pour les uns, c’est un justicier qui a voué sa vie à la lutte contre la criminalité et le communisme. Pour les autres c’est la personnification des abus liés à un État policier. Il est à lui seul la part d’ombre et de lumière de toute l’Amérique. Entré en fonction à l’aube de la Prohibition, alors que le pays affrontait une vague d’attentats anarchistes et des émeutes ouvrières, il a lutté à la fois contre les criminels de droit commun et les opposants politiques radicaux et terroristes. Cette double lutte définit son personnage. On comprend très vite ce qui a intéressé Eastwood chez Hoover. Esprit retors et homosexuel de placard, Hoover rêvait de gloire et de pouvoirs. Sous la coupe d'une Mère qui non seulement incite son fils à la paranoïa d’Etat mais à sa mort lui lègue bijoux et robe pour qu’il la pleure déguisé en elle devant la glace en rêvant et réalisant l’assassinat de Kennedy et celui de Martin Luther King.

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Le dernier des cons mis en Cage

templiers1.jpgJe sais, j'ai pas toujours été gentil, parfois j'ai écouté les conneries discours de Nadine Morano, j'ai même lu des conneries livres de Zemmour, j'ai souvent rêver de débouler dans un meeting de l'UMP avec un lance-flammes à roquette Shmel. Pourquoi? Parce que je trouve la forme de ce lance-flamme plus originale que celle des autres modèles. Ça donne un petit côté casual, comme on dit dans les soirées branchouille et surtout parce que ça te donne la puissance de feu d'un croiseur. J'ai même vu la bande annonce, et c'est largement suffisant, du film Thor à du boudin, qu'on aurait pu aussi appeler Thor a fait de la merde, et surtout j'ai acheté la méga daube du millénaire, la sublimissime ineptie avec Nicolas Cage, le redoutable "Le dernier des templiers", qu'on aurait dû appeler, le dernier des cons tellement tant de nullité confine au génie absolu. Ma punition, être obligé de le visionner. Et là, l'enfer de la connerie humaine s'est ouvert…

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