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Sortie Vinoche

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La chevauchée du Desperados des Andes

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blackthorn-affiche.jpgIl est surement plus romantique d'imaginer que Butch Cassidy et son ami Sundance Kid ne sont pas morts sous une grêle de balles à San Vicente en Bolivie en novembre 1908, comme dans le film de George Roy Hill avec Robert Redford et Paul Newman. Non, après la mort du Kid, Butch se la coulera douce dans une nouvelle vie en Bolivie et deviendra un éleveur de chevaux respecté sous le nom de Blackthorn. Au crépuscule de sa vie, Butch (Sam Shepard) lassé de ce long exil, n’aspire plus qu’à rentrer chez lui pour rencontrer ce fils qu’il n’a jamais connu. Lorsque sur sa route il croise un jeune ingénieur (Eduardo Noriega) qui vient de voler la mine dans laquelle il travaillait, le légendaire hors-la-loi démarre alors sa dernière grande chevauchée…

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Entre fucking bastard et love story

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J-EDGAR.jpgL'un est le fondateur du FBI, l'autre l'incarnation du vengeur moderne aux méthodes plus que musclées. Quand une icône d'Hollywood évoque une figure controversée de l'histoire de l'Amérique, quand un infatigable réalisateur s'attaque à la vie privée du patron du FBI, cela donne J. Edgar, bio en forme de choc des titans sur la rencontre entre deux figures de l'autorité Américaine. Clint Eastwood livre une captivante biographie filmée. Le film est moins un film d’Histoire que l’histoire d’un homme tourmenté, qui entretient une relation fusionnelle avec sa mère et une amitié profonde et équivoque avec son adjoint, Clyde Tolson. Hoover a voué sa vie à moderniser les méthodes d’enquêtes policières. Les expertises médico-légales, c’est lui. Le fichier central des empreintes digitales, c’est lui. L’analyse scientifique d’une scène de crime, c’est lui. Les écoutes téléphoniques, les coups tordus et les fichiers secrets, c'est encore lui… Si la dimension politique du personnage n'est pas occultée, Clint Eastwood se penche surtout sur l'homme, ses parts d'ombre et de lumière et ses tourments personnels. Côté lumière, Hoover est un policier tenace, brillant, distingué. Côte ombre, c’est un mégalomane rigide, un égotiste complexé, obsédé par le pouvoir et homosexuel refoulé. Aux États-Unis, Hoover a toujours divisé, pour les uns, c’est un justicier qui a voué sa vie à la lutte contre la criminalité et le communisme. Pour les autres c’est la personnification des abus liés à un État policier. Il est à lui seul la part d’ombre et de lumière de toute l’Amérique. Entré en fonction à l’aube de la Prohibition, alors que le pays affrontait une vague d’attentats anarchistes et des émeutes ouvrières, il a lutté à la fois contre les criminels de droit commun et les opposants politiques radicaux et terroristes. Cette double lutte définit son personnage. On comprend très vite ce qui a intéressé Eastwood chez Hoover. Esprit retors et homosexuel de placard, Hoover rêvait de gloire et de pouvoirs. Sous la coupe d'une Mère qui non seulement incite son fils à la paranoïa d’Etat mais à sa mort lui lègue bijoux et robe pour qu’il la pleure déguisé en elle devant la glace en rêvant et réalisant l’assassinat de Kennedy et celui de Martin Luther King.

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Le dernier des cons mis en Cage

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templiers1.jpgJe sais, j'ai pas toujours été gentil, parfois j'ai écouté les conneries discours de Nadine Morano, j'ai même lu des conneries livres de Zemmour, j'ai souvent rêver de débouler dans un meeting de l'UMP avec un lance-flammes à roquette Shmel. Pourquoi? Parce que je trouve la forme de ce lance-flamme plus originale que celle des autres modèles. Ça donne un petit côté casual, comme on dit dans les soirées branchouille et surtout parce que ça te donne la puissance de feu d'un croiseur. J'ai même vu la bande annonce, et c'est largement suffisant, du film Thor à du boudin, qu'on aurait pu aussi appeler Thor a fait de la merde, et surtout j'ai acheté la méga daube du millénaire, la sublimissime ineptie avec Nicolas Cage, le redoutable "Le dernier des templiers", qu'on aurait dû appeler, le dernier des cons tellement tant de nullité confine au génie absolu. Ma punition, être obligé de le visionner. Et là, l'enfer de la connerie humaine s'est ouvert…

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True Grit chez les rednecks

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winter_s_bone_poster.jpgRee, 17 ans, une jeune Ricaine, habite une petite maison, perdue au milieu des Monts Ozark à l’orée de l’hiver, avec sa mère malade et ses deux jeunes frères et sœurs dont elle se charge seule. Alors qu'elle galère pour joindre les deux bouts, le shérif lui apprend que son père, Jessup, un trafiquant de methamphetamine, ne s'est pas présenté à l'audience où il était attendu. Le problème, c'est que s'il ne se présente pas sous une semaine, Ree et sa famille seront expulsés de leur gourbi car le père indigne a utilisé la maison comme caution pour éviter la prison... Ree part alors à la recherche de son père, et se heurte à la loi du silence qui sévit chez tous ses proches. De questions en questions, elle s'attire des ennuis mais ne recule jamais. Misère sociale, misère chez les rednecks qui moisissent en silence, cosette chez les dégénérés consanguins. Les hommes sont blindés à la meth, les femmes se cognent sur la gueule. Tous ont capitulés depuis longtemps. La pitié, l'aide au prochain, n'existent pas ou peu. Face à Ree, les adultes sont idiots, étranges, terrifiants, malades, dégénérés. Pour sauver sa famille, Ree doit affronter une communauté, la briser, rompre les liens du sang pour ne pas perdre le peu qu'elle a et retrouver son père, mort ou vif. Entre délivrance et les misérables. Lenteur des images, atmosphère froide, pesante, non-dits permanent. Un film qui parle de froid, de faim, de drogue, de mort, d'abandon, de désespoir et de misère. Cerise sur le pompon, Didier a choisi la séance en VO, on a le choix entre se tirer une balle dans la bouche ou dormir après 15mn. Mais miracle, ça fonctionne et plutôt bien d'ailleurs.

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A l'ouest du nouveau Western

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affiche_de_true_grit_des_freres_coen.jpgLes Coen passent à l'ouest et ne font pas dans la demi-mesure, "True Grit" (le vrai courage ou avoir du cran) est une tuerie, la dernière tuerie des frères Coen. Les deux frangins avaient un peu baladé le goy que je suis avec le trop sérieux "Serious man" et fait sourire avec le gentillet " Burn after reading", on était assez loin du sublime "Fargo". Ce "True Grit" est une tuerie au sens propre comme au figuré, les frangins ont laissé leur ironie à l'entrée du Saloon et ils se lancent au galop dans le genre du western avec une nouvelle version de "True Grit", ou "Cent Dollars pour un Shérif" de son titre français, film réalisé en 1969 par Henry Hathaway et qui avait valu un Oscar à John Wayne. Les Coen nous offre un Western, un vrai, avec des méchants vraiment méchants et des gentils pas vraiment gentils. C'est la résurrection inattendue du western, avec ses paysages grandioses, ses gueules improbables, ses chevauchées à travers la plaine, ses embuscades, ses winchesters, ses chevaux, le whisky et les colts, qui font des vrais bruits de colt, et qui jaillissent de leur holster à la moindre occasion. Il faut être allé au cinéma avant 1970 pour savoir ce que c'est de vibrer au spectacle de gaillards à grands chapeaux se tirant dessus avec des armes même pas automatiques. Joel et Ethan Coen, chamans des studios, ont redonné vie à ce vieux corps malade en tournant ce Western crépusculaire qui navigue entre mythe et réalité, entre allégorie enjolivée et vraisemblance historique, une sorte d'épopée initiatique. Bref, je ne vous dis rien de plus, si ce n'est de vous préparer à un choc.

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Au-delà, ou quand le trépas trépasse

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Au-dela-Film-de-Clint-Eastwood.03.jpgSynopsis : "Au-delà" est l'histoire de trois personnes hantées, chacune à sa manière, par la mort. George (Matt Damon), un modeste ouvrier américain doté de la faculté de dialoguer avec les morts, entretient une relation compliqué avec l'au-delà. De l'autre côté de la planète, Marie (Cécile de France), journaliste française, frôle la mort et voit son existence bouleversée. En perdant la personne qui lui est la plus proche, Marcus (Frankie McLaren), jeune étudiant londonien dans la misère sociale, plonge dans un abîme de questions. Dans leur quête de vérité, leurs vies se croisent, transformées à jamais par ce qui pour eux existe ou devrait exister dans l'autre monde.

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Embûche de Noël, le Père Noel est une biture

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bad-santa12.jpgAh, les fêtes de fin d'année! La neige, les décorations à la con, les cadeaux, les bonnes intentions, les cousins proches qui arrivent de loin, les grandes bouffes bien arrosées... Que de moments magiques! Mais j'aime pas Noël! Je hais Noyel. Alors place à un Père Noël trash et rock'n'roll, alcoolo, vulgaire, misanthrope, voleur, cruel, profiteur, magouilleur, priapique, obsédé sexuel, et qui bien sûr, déteste les gamins! Un petit papa Noël comme on aimerait en voir plus souvent quoi! Bad Santa ou l'histoire du Père Noël le plus antipathique, le plus déjanté, le plus trousseur, le plus détestable que la Terre ait jamais porté. Dans le costume rouge de ce Bad Santa de supermarché, l'excellent Billy Bob Thornton. Une histoire assez atypique mais qui n'est pas le centre du film mais plutôt le support à une aventure plus touchante, évolution d'un personnage abject à l'extrême mais avec des fonds attachants. Pour faire simple, ce Père Noël est une vraie pourriture, il déteste les enfants et leur fait sentir.Le genre de parasite ingrat, sans-gêne, dépressif et bien lourd, adepte d'abus en tout genre, que l'on a envie de secouer et de frapper, mais tellement attachant, que l'on ne peut s'empêcher de l'adorer!

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Mieux vaut avatar que Jamet

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avatar.jpgMalgré le fait qu'il soit tout cassé de partout, Jake Sully, vanne pas mal de gens depuis qu'il est collé comme une bouse à son fauteuil roulant et qu'il a appris que son frère jumeau Tommy s’est fait dézingué par un déssoudeur ou déssoudé par un dézingueur, ce qui est pareil au même. Or, maintenant que Tommy est mort, tout le fric investi par une multinationale est foutu en l’air ; sauf s’il y a un mec avec le même génome pour prendre le poste à sa place. Ce qui explique le goût des frères Bogdanov pour la science : apparemment, les jumeaux y sont très pratiques. Cet ancien militaire, qui pense que la guerre c'est pas bien, ce qui prouve indubitablement qu'il a un cerveau, alors que généralement une moelle épinière suffit largement aux troufions, a le choix entre partir pour Pandora remplacer son frangin ou tourner avec son fauteuil dans un clip des jeunes UMP, il n’hésite pas : ce sera l’aventure plutôt que le déshonneur. Il est donc recruté pour se rendre à un paquet d'années lumière de la Terre, dans une boite nommée Pandora où une puissante multinationale exploite un minerai rarissime.

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