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Culture Vineuse

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Pas de pouilleux à Pauillac

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mouton2000.jpgLe terroir de Pauillac peut certainement être considéré comme le terroir le plus homogène du Médoc. C'est, sans nul doute, la capitale des vins du Médoc. L’AOC Pauillac compte en son sein de nombreux grands crus, tels que les célèbres grands crus classés : Mouton-Rothschild, Latour et Lafite-Rothschild. La superficie du vignoble de Pauillac est de 1.100 hectares situé au nord ouest de Bordeaux, dans l’estuaire de la Gironde. Il est cerné par deux autres fameuses appellations du Médoc, au nord Saint-Estèphe, et au sud, Saint-Julien. Le terroir de Pauillac se divise en deux parties, séparées par un ruisseau, le chenal de Gahet, le plateau de Pouyalet se situe au nord, et au sud, celui de Saint-Lambert. Le terroir de Pauillac présente une qualité et une pureté exceptionnelles, qui sont elles-mêmes la résultante de la proximité de la Gironde. On ne réserve pour la culture de la vigne, que les parcelles au sol graveleux riche en fer, idéales à la production de grands vins. Le vignoble se situe ainsi sur des graves plus ou moins sableuses, et possède un sous-sol de marnes plus ou moins calcaires.

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La belle croupe de Margaux

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margaux2.jpgL'appellation Margaux est la plus grande des appellations dites "communales" qui se trouvent incluses dans la zone plus vaste du Haut-Médoc. Au sens strict, il ne peut s'agir d'une appellation communale, car son étendue recouvre le territoire de cinq communes : Margaux, Soussans, Cantenac, Labarde et Arsac. Cette configuration, en forme de banane, est assez diversifiée sur le plan géologique. Cela n'est pas sans poser problème quant à l'identité de l'appellation Margaux. D'interminables querelles internes ont présidé à son accouchement en 1954, alors que ses voisins du Nord, St. Julien, Pauillac et St. Estèphe, existaient déjà depuis 20 ans. Et les désaccords sur sa délimitation territoriale continuent, avec l'inclusion récente, sur ordre du Conseil d'Etat et sur des bases assez discutables, d'une partie de la propriété de Château d'Arsac dont les sols, majoritairement sablonneux, n'ont aucun rapport avec ceux du reste de l'appellation.

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Teasing "L'Or du vin" n°6 (J-4) Tout finit par une chanson

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En Bourgogne comme ailleurs, tout finit par une chanson, rendez-vous vendredi pour la reprendre en cœur...

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Teasing "L'Or du vin" n°5 (J-8) Les secrets du laboureur

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ROMANEE-CONTI-29g.jpgC'est le plus prestigieux et le plus discret des crus français. Jean-François Bazin, écrivain et journaliste, ancien président du Conseil Régional de Bourgogne, lui a consacré des pages magistrales et documentées : "Aucune histoire n'est plus simple et plus mystérieuse. Simple, car les limites de cette vigne sont précises et sûres depuis 1512." A cette date, en effet, les moines du monastère de Saint-Vivant, installés sur un promontoire rocheux dominant Vosne, rédigent une déclaration de biens dans laquelle figure cette parcelle, décrite et située, avec sa surface, mais sous un autre nom. C'est le premier mystère. Le nom Romanée apparaîtra plus tard, au XVIIe siècle, sans que l'on s'explique vraiment pourquoi. De quoi exciter les imaginations, et les historiographes ne se sont pas privé d'inventer de belles légendes. Bazin opte, par plaisir plus que par déduction, pour l'identification au mot romenie ou rommenie qui désignait en vieux français un nectar de légende que l'on imaginait grec.

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Teasing "L'Or du vin" n°4 (J-11) L'histoire d'un mythe

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"Romanée-Conti, ce vin de rêve dont on ne parlait dans ma famille qu'à voix basse" (Alexandre de Lur Saluces)

Il n'y a point de vin commun à Vosne selon Courtépée, qui fut le premier grand historien de la Bourgogne. Aucun doute à ce sujet puisque cette reine des communes détient le record de densité des grands crus bourguignons, dont le mythique Romanée-Conti. Ce vignoble miraculeux donna une partie de son nom à Vosne qui devint Vosne-Romanée en 1866. La vigne de la Romanée-Conti s'élève en pente douce de l'altitude de 260 à 275 mètres.

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Teasing "L'Or du vin" n°3 (J-30) L'idée de la perfection

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pierre_DRC.jpgLe domaine de la Romanée-Conti à Vosne-Romanée est propriétaire de 25 hectares de vignobles, principalement dans les grands crus de la Côte-de-Beaune (Montrachet) et de la Côte-de-Nuits (Romanée-Conti, Echezeaux, Grands Echezeaux, Romanée Saint-Vivant, La Tâche, Richebourg). Le domaine (souvent appelé DRC) ne commercialise que des grands crus. Aubert de Villaine se considère comme l'héritier d'un grand terroir, la DRC doit, selon lui, ambitionner de faire des grands vins dignes du passé. "Un grand domaine est avant tout une philosophie. Le terroir est le moteur de ce que nous faisons".

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Teasing "L'Or du vin" n°2 (J-37) Vosne, la perle noire de la Bourgogne

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Qui n'a jamais bu un grand vin issus de la commune de Vosne-Romanée, ne sait au fond, pas de quoi est véritablement capable le pinot noir sur un grand terroir.

vosne-romanee.pngCoteau magique de la Côte de Nuits, Vosne Romanée est un véritable point de référence. Une synthèse de la notion de terroir à la bourguignonne. "La Bourgogne n'a rien fait de mieux que ce petit coin où elle a réunit ses enchantements", écrit l'écrivain bourguignon Gaston Roupnel. La "perle du milieu" du collier bourguignon comporte de fabuleux grands crus : Romanée-Conti, Romanée Saint-Vivant, La Romanée, La Tâche, La Grande Rue, Richebourg et sur la commune voisine de Flagey-Échezeaux, Échezeaux et Grands Échezeaux. Proche du paradis, instituée en 1936, l'appellation Vosne-Romanée et ses premiers crus partagent l'expression la plus sublime du pinot noir.

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Les Mots Divins

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C'est quoi une verticale ou une horizontale?

Horizontale.pngLes Oenospécialistes de tous poil ont une bonne descente, c'est un fait acquis, mais quand ils parlent de dégustation à l’horizontale, à la verticale, c’est à ne plus rien n’y comprendre, c'est sans dessus dessous. C'est pas une position pour déguster, ni pour autre chose d'ailleurs. Pour Leverasoif, j'ai potassé le jargon des Oenosapiens. Il n'y a que deux façons de déguster le vin, si on excepte le cul-sec, le sur-fût, à l'aveugle, en troupeau ou en bonne compagnie, de préférence la septième, la verticale consiste à dégoupiller le même vin, enfin pas vraiment le même mais le même dans plusieurs millésimes et de préférence pas les mêmes mais qui se suivent, les millésimes, pas les vins. Cela permet de comparer les millésimes. A contrario et pas pour te contrarier, l'horizontale n'a rien à voir avec une quelconque position de fin de soirée, mais consiste à ouvrir une série de bouteille, d'appellation différente par exemple, mais dans le même millésime. C’est très instructif sur l’appellation.

C'est quoi la longueur ?

Pour moi, la longueur rime avec les films de Rocco Siffredi, les livres de Marc Levy ou les sketchs d'Anne Roumanoff, le genre de spectacle que tu vas voir que si tu es obligé par les services secret du Vatican et seulement sous prozac. Elle a surement pris des cours de diction chez un célèbres dictologues Biélo-Kazakh, vu que l'on entrave rien à ce qu'elle essaie maladroitement de dire. Et puis l'autre jour, j'ai entendu un type dire à un vigneron qu'il avait beaucoup de longueur. J'ai trouvé cela très déplacé et je m'attendais à ce que le vigneron bourru et bourré lui mette un bourre-pif au caramel dans sa face, mais le viticulteur a eu l'air d'apprécier. Il avait l’air content, même plutôt fier de lui. Parce qu’en fait, ça voulait pas du tout dire que la dégustation traînait en longueur! Je crois que j’avais à nouveau un peu pas rien compris. Là, on parlait du vin, de l’impression qu’il nous laisse, de sa longueur en bouche. C’est un peu le deuxième effet kiss cool du vin, paraît qu’on dit que c’est sa "persistance aromatique". Plus le vin est riche en arômes, plus il est dense, et plus il va tapisser l’intérieur de la bouche et prolonger la stimulation de nos sens gustatifs et olfactifs. J'ai pas été trop long?

Pourquoi a t-il de la cuisse?

cuisse.jpg“Il a de la cuisse !” L’expression, conviviale et rabelaisienne, signifie bien entendu que le vin possède de la rondeur, de la chair, du charme et parfois même un corsage qui le rende affriolant ou coquin. Mais ça viens d'où cette expression. Nous sommes au Moyen-âge, un mardi. Childeric, le Seigneur du royaume revient de croisades, c'est un fieffé déconneur, un fêtard et un boute-en-train même si la SNCF n'existe pas encore. Il prit la décision de remettre le droit de cuissage au goût du jour. Pendant qu'il mettait en pratique son droit Seigneurial, une révolte de paysans éclata à cause de vagues problèmes de pauvreté et de famine. Les manants furieux comme des cégétistes licenciés le surprirent en galante situation. Après quelques balbutiements du style: "C'est pas moi, elle m'a aguiché, je ne sais pas ce qui m’a pris, j’ai cédé à une pulsion, c'est la faute au banquier, j’ai honte, je ne le referai plus pardonne-moi… au fait qui a un coup à boire? Pris au dépourvu, il lance: “J'avais trop bu et elle a de la cuisse la bougresse”. Contre toute attente, cela fonctionna, les paysans lui pardonnèrent et s’en retournent dans leurs cahutes pour y mourir de faim. Depuis, quant un vin est bon, on dit qu'il a de la cuisse, ça veut rien dire mais ça marche.


Teasing "L'Or du vin" n°1 (J-46)

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«A vingt ans, on ne choisit pas.
A trente, le Bourgogne vous séduit.
A quarante, le Carmel, ou encore le Bordeaux.
A cinquante, on ne boit plus, on apprécie.»


romanee_conti_1935.jpgEn préambule à la soirée de fin mai, je vous propose un teasing qui doit nous amener à la soirée du 28 mai. Ce numéro un est consacré à un livre, un mini livre de 100 pages, dont 60 consacrées à une fantastique nouvelle "Romanée-conti 1935". Un hymne à un vin mythique par un écrivain né dans un Pays sans vignes, le pays du Soleil Levant. Takeshi Kaikô met en scène un entrepreneur, acquéreur de deux prestigieux Bourgognes et son invité, un romancier. Les deux hommes dinent dans un restaurant japonais, l’action se situe en 1972. Ils vont déguster, avec tout le cérémonial voulu, deux grands vins : "La Tâche" 1966 et une "Romanée-Conti" 1935. Cette dégustation ou devrait-on dire, cette cérémonie, débute par le plus jeune des deux, "La Tâche" 1966. Passé ce moment de recueillement, l’entrepreneur dépeint à son invité ses voyages en Bourgogne et plus particulièrement à La Romanée-Conti. Puis vient l’ouverture de "LA BOUTEILLE", son grand âge lui confère un immense respect dont témoignent les multiples précautions que prend le sommelier pour ouvrir ce flacon et verser le contenu dans les verres. Observation de la couleur, du nez, dégustation et verdict…. «C’était une momie de vin.» Kaiko appelle alors François Villon à la rescousse pour comparer ces deux vins et son poème «Le Testament». Comment cette merveille peut-elle être sans vie? Quelques gorgées de cet ancestral nectar suffisent à plonger le Romancier dans ses souvenirs, la Bourgogne et sa route des vins, le quartier St Germain et les Halles de Paris après guerre mais aussi et surtout les plaisirs charnels et sensuels de la gastronomie française et d’une jeune suédoise rencontrée au comptoir d’un vieux bar de quartier. Évocation qui modifiera son premier jugement sur la Romanée-Conti 1935. Une lecture épicurienne, chaleureuse, pleine de couleur, de joie, de mélancolie, un grand hommage à la vie et à un grand vin. Une heure de plongée dans un immense terroir, une description incroyable d'une dégustation fabuleuse.

Extrait :

"Une extrême tension apparut sur le visage du serveur. La main s’empara de la bouteille avec fermeté mais en préservant avec le panier un interstice de l’épaisseur d’une feuille de papier. Le goulot se glissa auprès du verre avec la prudence du chat. La bouteille n’allait-elle pas être agitée, le vin troublé, la lie soulevée, pendant tout le temps où le vin était versé, le romancier retint son souffle. Le serveur remplit les deux verres avec douceur, lenteur, en plusieurs fois, et à l’instant où il eût terminé, on l’entendit pousser un petit soupir. C’était fini…"


L'appellation Hermitage

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TainHermitage.jpgLe passé historique de l’Hermitage est riche. Les Romains appréciaient déjà ces vins sous le nom de “vins de Vienne” (avec ceux de Côte-Rôtie), puis ils prirent le nom de “vins du coteau de Saint-Christophe”, en raison de la présence d’une chapelle dédiée au saint. Il semble que c’est au XVIIème siècle que le nom d’Hermitage apparut, en souvenir du chevalier Henri Gaspard de Sterimberg qui, au retour des croisades et las de guerroyer, aurait vécu en ermite au XIII° siècle sur cette colline cédée par Anne de Castille, reine d’Espagne. Il y aurait réimplanté un vignoble qui, depuis, a successivement pris le nom d’Ermitage, puis d’Hermitage.

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