jamet Pour commencer, 2 ou 3 cartons à récupérer chez Jamet. Le millésime 2008 a donné bien des sueurs aux frères Jamet, leur patience a été récompensée par des vins fins et friands. 2007 est exceptionnel, ce qui explique qu'on ne goûte que la Cuvée Fructus Voluptas 2008, voluptueuse et gourmande, enfin que, y a aussi du Côte-Rôtie 2007, suffit d'être patient ou de disposer d'un passe, c.a.d, le bon de réservation qui donne droit au sourire de la patronne et à la commande, mais le baratinage de rigueur ne m'a pas ouvert la porte de la côte Brune. Le 2007 se boit comme on voit un grand film, avec délectation, mais je ne dirais pas qu'il vaut mieux avatar que Jamet.

Pas très loin, je m'arrête chez Cluzel-Roch, un Condrieu "Verchery", frais, très aromatique, deux cuvée classique 2006 et 2007 bien en place et une "Grandes Places" 2007 superbe, droite et pure, qui séduit par sa concentration et son élégance, un coup de cœur, le tous, avec le sourire et la bonne humeur du patron, et en se remémorant la phénoménale "Grandes Places" 1999.

Pendant que les Vulgus Pecus prenaient d'assaut le stand Guigal, Jean-Michel Stephan attends patiemment l'amateur averti. Ça tombe bien, j'arrive. On a le temps de papoter tranquille. Une approche très nature de la vinification, un discours posé, simple, une Côte-Rôtie 2008, gourmande, facile, une "Cuvée Basseron" 2007, très sérieuse, un "Coteau de Tupin" 2007, tout en largeur et en force brute et une "Vieilles Vignes" 2007 tout en animalité, en longueur et avec une qualité de texture remarquable. Je termine par un Condrieu atypique, 10 hecto/h, une énorme concentration, beaucoup de minéralité, très loin des canons du genre, un exercice à l'aveugle, prochainement? Le Domaine coup de cœur annuel.

gangloff J'enfile ma tenue rose de Catcheur pour fendre la foule qui entoure le stand Gangloff : Condrieu 2008 subtil et superbe, St Joseph blanc 2008 sympathique, St Joseph rouge 2008 délicat, Barbarine 2007 et Sereine noire 2007, encore marquée par l'élevage mais qui promettent beaucoup. Tout ça, pressé sur le zinc en bois de zinc et pressé de partir avec ses cartons.

Passage par les stands des deux Robert, le Robert et le Robert du Domaine du Tunnel. Deux Domaines de Cornas avec du St Joseph en prime. A dix heure du Mat le Cornas a du mal a passer, surtout la cuvée Vin Noir du Domaine du Tunel, beau mais très dense, un peu tôt pour apprécier. Deux beaux Robert dur mais tout en rondeur.

Arrêt au Domaine Jean Michel Gérin, Condrieu La loye 2008, aromatique et tendu, "Champin le Seigneur" 2007 est bien fruité et une "Grandes Places" 2007 superbe.

Encore un carton à chercher au Domaine du Monteillet où Stephane Montez fait déguster un bon Condrieu 2008, de très bon St Joseph dont une Cuvée du Papy 2007 que tous le monde s'arrache, une cuvée de Côte-Rotie "Fortis" 2007 et une "Grandes Places" 2007 très séduisante.

Un Salon effectué à grandes foulées, il faudrait pouvoir prendre le temps de faire les choses plus calmement. Une prochaine fois, surement, même si je ne regrette pas mon petit parcours sélectif. Le diable est retourné dans sa tannière, le coffre de la voiture est plein comme un polonais, je termine ma visite par un passage rapide par les stands des domaines Delas (hermitage), Voge (Cornas), Cuilleron, Bonserine, Bonnefond, Gaillard et Villard. Je fais mes comptes, je me dis qu'il y a trois sortes de gens au monde : ceux qui savent compter et ceux qui ne savent pas compter. La coupe est pleine et le ventre vide, il est grand temps de hisser la grand voile, d'affaler mon spi, d'abaisser mon tangon. Dois-je loffer à bâbord ou prendre le mur sans hooker mon spinnaker et tourner le dos à mon foc? Surtout pas, malheureux. Quel poney tu fais! Ton gonfalon s’en trouverait tout chamarré.Astique ta trinquette, remonte plutôt ta génoise et garde l'écoute et file ton bout à la dernière plie venue et ne cède pas à la sirène du pompier, y a de la houle sur le Rhône.

vin rouge