Que se passerait-il si tous les informaticiens du monde arrêtaient de travailler en même temps ? On ne peut pas savoir, personne ne comprend vraiment ce qu’ils font, ces gens là. Dois-je me faire appeler Eustochios ? Merci docteur pour vos réponses. D'après mon toubib, je souffre de dépression depuis que j'ai appris que l'émission "qui veut gagner des boites à la con" d'Arthur était victime de la crise économique. Je me suis dit que finalement, j’allais plutôt devenir psychopathe ou vendeur de marron chaud au Zaïre. La paranoïa a l’avantage certain de stimuler l’imagination. Quand mon boucher me demandera “il y en a un peu plus, je vous le mets qu'en même”, je me dis qu’il essai de me fourguer des trucs pas net, voir extra-terrestre. Moi, je suis toujours sur mes gardes, sauf celui du corps qui est mort pour me sauver. Cessez de me harceler ou j’appelle la police. Ah non, pas la police, ils me surveillent…” L’arachnophobie, aucun intérêt. Franchement, qui pourrait croire que je puisse avoir peur d’une bébête juste parce qu’elle a un peu beaucoup de pattes et ressemble à Tobey Maguire dans Spiderman. La mythomanie est super intéressante, elle me permet de raconter des souvenirs de vacances un peu plus exotique que Marcel qui revient d'Argeles sur mer où il a fait du camping comme chaque année. Il me reste la Gilles de la Tourette. C'est super pratique quand tu es en réunion et que tu dis : "la progression de notre CA annuel est particulièrement pute, chienne, bonne et nos perspectives de marge, enfoiré de putain de conne", A ce moment, tu as envie de dire bonjour à n’importe qui, n’importe qui et ce fut toi et je t’ai dit n'importe quoi : identité nationale, Frédéric Lefèvre, gratin de couille de tortue farcie au Chorizo, profitation, marketing… Et c’est à ce moment là que je me suis mis à jurer comme un violon sous l'archer d'un morveux du 16è, et tu es parti en courant, puis tu es revenu avec un charretier, il s’appelait Spirodon, il sentait bon le sable chaud, salope.” C'est à ce moment que j'ai commencé à débloguer et à développer une cenosillicaphobie aïgue, chronique et journalière.

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Schoenenbourg 2004 Erhahrt

Nez riche, troublant et floral, ananas sur fond de notes iodées, pas très net et végétale. La bouche est corpulente, grasse, pas complètement en place. La matière prend le dessus sur l'acidité et la longueur est faible. 12,94 Bien

Schoenenbourg 2007 Dopf au Moulin

Nez très droit, net, sur des arômes citronnés, de poire et de fleurs blanches. La bouche est fine, élégante, longue sur des notes citronnées également. 13,00 Bien

Schoenenbourg 1983 Domaine Baumann

Nez exotique, tertiaire, un peu réduit, des notes de champignons,de citron et d'herbe fraiche se mêlent dans un bouquet agréable. La bouche est élégante et superbement équilibrée par une acidité pointue et la finale est belle et longue. 14,63 Très Bien

Schoenenbourg 2002 Domaine Hugel & Fils

Le nez est d'une grande finesse, très fruité, typique du terroir d'exception dont ce vin est issue. On retrouve du citron vert, du pamplemousse, de la poire et une pointe de bergamote. La bouche est au diapason, on y retrouve la même finesse. L'attaque est ample et puissante, avec une acidité droite et enveloppante, typique du Schoenenbourg. C'est un vin sec et droit, avec un très grand potentiel. 13,69 Bien

Kabinett Schartzhoffberger 2007 Egon Muller

kabinnet.jpgNez ciselé, explosif, avec des notes de fruits exotiques (pchitt), de citron, de citron vert, de poire, d’encaustique, de bonbon, très légèrement pétrolé. La bouche est fine, ciselée, légèrement sucrée et fruitée, le gras est important mais s'efface pour laisser place à une longue finale minérale, sans aucune lourdeur. Un vin en dentelle, rafraichissant. Avec beaucoup de potentiel. Tout ce que j'aime dans les rieslings allemands. 14,13 Très Bien


Au nord de Riquewihr, les vignes courent sur le flanc sud et sud-est du coteau du Schoenenbourg entre 265 et 380 m d’altitude, en pente assez forte. Ce lieu-dit d’une superficie de 53,40 ha est établi sur des terrains de Keuper, marneux, dolomitiques et gypseux, riches en éléments fertilisants et qui retiennent bien l’eau. Ils sont recouverts de fines couches quaternaires de cailloutis siliceux de grès Vosgien et de Muschelkalk, tandis qu’affleurent à l’extrémité est des marnes calcaires du Lias. Les Schoenenbourg possèdent une acidité surprenante, ils sont onctueux, riche avec un peu de sucrosité. Les deux premiers de la série sont plutôt simples, sans grande prétention. Pascal est arrivé avec une jolie carafe et un non moins joli vin, vieux tertiaire, aux arômes de champignons, 27 ans, ça commence à parler et à faire taire les contradicteurs du Riesling. Le Hugel est en peu en retrait et l'Allemand de service est comme tous les vins de Moselle, agréable, léger, d'une grande buvabilité. Si vous ne savez pas comment reconnaitre un Allemand, vous lui jetez un ballon, l'Allemand va te faire un contrôle nickel et te balancer une reprise de vélo dans ta tête, l’Autrichien ne saura pas qu’en faire, si votre interlocuteur place le ballon dans un coffre, il s’agit d’un suisse allemand. Il y a une autre solution, l'Allemand, au demeurant fort sympathiques, à la manie de porter des chaussettes dans ses sandalettes.

Morey St Denis Les Monts Luisants 2006 Domaine Dujac

montsLuisants.jpgBeau nez puissant d'amande, de fleur de vigne. La bouche est plus en retrait, encore marquée par l'élevage. Belle finale sur la verveine et la craie. A revoir dans quelques années. 14,50 Très Bien





Haute Côtes de Nuits Clos St Philibert 2007 Méo-Camuzet

saintPhilibert.jpgLe nez est envoûtant et démonstratif, fruits exotiques, agrumes, épices, ça Meusaulte légèrement. L'attaque est incisive, la bouche est droite, agréable, élégante et très bien équilibrée et termine une finale minérale, typée du calcaire bourguignon. 14,50 Très Bien


phil4.jpg En attendant Godot et les godets de rouge, on se prépare avec deux beaux blancs de la Côte de nuits. Un Morey St Denis Les Monts Luisants du Domaine Dujac, terroir situé au dessus du Clos de la Roche et le célèbre Clos Philibert du Domaine Méo-Camuzet. Le Clos St Philibert est issu d’un monopole, de 3 ha et demi, surplombant les Echezeaux. Une petite partie des 3,5 ha du clos est plantée en pinot blanc, le reste est constitué de plusieurs types de clones de chardonnay plantés entre 1990 et 1992. Alain attend patiemment la suite, le pépère, il est serein comme un canari, y pourrait lui tomber un 747 sur les mocassins, qui bougerait pas un orteil. Il se lèche les babines d'avance, pressé d'en découdre avec le pinot noir, un petit bonhomme en mousse, qu'on dirait, il est prêt à livrer bataille ou fontaine, ou les deux.

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Chambolle-Musigny 2006 Jacques Fréderic Mugnier

mugnier.gifLe nez est ouvert et captivant par sa complexité. Un savant mélange de Fruit rouge, de ronce, de fleurs. La bouche est fraiche, gourmande, précise, sensuelle. Les tannins sont super soyeux et la finale magnifique. Un petit bijou de village. Le coup de cœur de la soirée. 15,13 Très Bien


Morey St Denis 2006 Méo-Camuzet

Le nez s'ouvre sur des notes florales, de groseille, de réglisse et d'épices. La bouche est bien équilibrée, la texture est serrée et les tannins sont bien intégrés, veloutés et remplissent longuement le palais. 15,75 Très Bien

Chambolle-Musigny Les Fuées 2006 Jacques Frederic Mugnier

Nez très complexe, dense, framboise compotée, tabac, fruits noirs, une touche minérale et surtout, une bouche superbe, voluptueuse, raffiné, élégante avec une trame parfaitement intégrée et une finale longue sur de beaux amers. 16,31 Excellent

Chambolle-Musigny Les Baudes 2000 Sérafin et Fils

Un nez exemplaire de la grande classe bourguignonne, on passe son temps à le humer, à se laisser porter par ses notes de fruits rouges (framboise), de fleurs (rose) et minérales (mine de crayon). Un grand bouquet. En bouche, c'est du velours, du taffetas, rien ne dépasse, tout est fondue, la fraicheur et la longueur nous enveloppe et nous ensorcelle. C'est simple, cette bouteille de 1er cru les Baudes est au niveau des plus grands Chambolle que je connaisse. Une qualité et une complexité étonnante, un fruit et une suavité incroyable et dans un millésime pas forcement très facile. Une précision remarquable. Une minéralité d'école. Aristocratique et paysan dans le meilleur sens du terme, c'est-à-dire, en phase avec son terroir, la très grande classe. 18,28 Grand vin


Une côte de bœuf associée à une côte de nuit, c'est une fierté nationale. Parce que ce truc de sentiment de fierté nationale, ça a l’air de vachement tourner autour de l’hymne et pas de la viande. L’autre jour, nous étions attablés pour l’anniversaire de mon cousin Bernanbouco, quand soudain un membre de ma famille dont je préfère garder l’anonymat par peur des représailles a dit: “Non merci, pas de frites, donnez-moi plutôt des nouilles”, outrageant sans vergogne un symbole national. Personne ne s’est indigné, personne n’en a parlé au JT, aucun membre du gouvernement n’a menacé de quitter la table et de faire annuler le repas. Pareil quand je dis “Oh tu sais moi Michel Sardou, j'aime pas beaucoup, sauf la maladie d'amour”. Y a bien eu quelques réactions indignées, mais ça va, sans plus. Alors que quand notre hymne national est sifflé avant un match de foot, ça indigne plein de gens. Parce que si tu habites dans un pays, apparemment, tu dois l’aimer. Alors qu’aimer un pays, ça ne veut pas dire grand chose. Aimer la viande, oui, on peut, c’est même normal, mais aimer un pays, je vois pas comment. Avec la viande, ce qu'il faut, c'est beaucoup de viande, et celui qui vous parle, il a l'œil pour les bons morceaux. En gros et en large, il s'agit de reconnaitre et de différencier un Chambolle d'un Morey. Basiquement, le Chambolle est fin, soyeux, féminin, ce qui est très rare s'il s'appelle Jean Paul. Le Morey est plus corsé, réglissé, tannique, voire terreux. Ça ne commence pas fort, puisque les Soiffards confondent le très soyeux Chambolle de Jacques Fréderic Mugnier et le plus puissant Morey de Nicolas Méo. Ils se rattrapent magnifiquement sur la deuxième série en affirmant derechef qu'il s'agit de deux Chambolle. Les Fuées, toujours du Domaine Mugnier, est superbe de finesse mais que dire du second. On a déjà beaucoup parlé du Domaine Sérafin, c'est loin d'être un modèle d'accueil Bourguignon, mais le bougre fait des splendides vins et en particulier, cet extraordinaire Chambolle Les Baudes 2000. Reconnu illico presto et dégusté jusqu'à la dernière goutte. Un 1er cru qui n'a rien à envier aux plus grands crus de la côte. La parcelle des Baudes est située sous les Bonnes-Mares, côté Morey, et repose sur un mas de limon et de petits cailloux mêlés à des argiles rouges. Il en résulte une personnalité affirmée et une harmonie de grand cru.

Morey St Denis Les Millandes 1999 Sérafin et Fils

millandes.jpgLe nez est toujours aussi personnel, puissant, aromatique, fruit noir et rouge, réglisse, épices. La bouche est corsée, la trame tannique est impressionnante, à la fois puissante et tendu, sans lourdeur avec une minéralité marquée et une grande longueur. 16,94 Excellent

Morey St Denis Clos de la Roche 2005 Nicolas Potel

Nez légèrement en retrait, fermé, qui s'ouvre doucement sur des arômes de cerise, de fleur. En l'état, c'est un bloc qui a du mal à s'exprimer. La bouche est plus agréable, les tannins sont fins et bien enrobés par un beau fruit mais la longueur est moyenne. 16,44 Excellent

Morey St Denis Clos de la Roche 2002 Michel Magnien

Le nez est moyennement ouvert, un peu réduit, sur la cerise et la framboise, l'herbe fraiche. La bouche est fine, elle manque un peu de puissance mais possède beaucoup de fraicheur, de la race des grands crus et qui se termine sur une belle minéralité. 17,17 Excellent


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Morey St Denis Clos St Denis 2005 Domaine Bertagna

Voir plus loin

Bonnes-Mares 2004 Nicolas Potel

Le nez, d'abord retenu, s'ouvre sur de beaux arômes de prune, de groseille, de réglisse et de vanille. La matière est belle, racée, la bouche est épicée, légèrement viandée et se termine sur des notes de chocolat. 18,06 Grand vin

Morey St Denis Clos St Denis 2005 Domaine Bertagna

bertagna.jpgQuel vin ! Nez envoûtant de framboise bien mûres, mentholé, minéral, très élégant, le café, le boisé est présent mais noble et pas dérangeant. En bouche, le fruit équilibre parfaitement l'élevage du vin. La bouche est ample, les tanins sont souples et assez présents et participent à l'équilibre général La longueur est superbe. 18,28 Grand vin



Morey St Denis Clos deTart 2003 Monopole Mommessin

ClosTartEtiq.jpgUn roc, un nez énormissime de fruit rouge et noir grillés, de groseille, de rose, de réglisse, de violette, de minéral… Complexe et puissant (il titre plus de 15°). La bouche est un puzzle de fruits extra- mûrs, un boisé présent mais complètement intégré, des tannins denses et fins, un équilibre magique et une longueur éblouissante. Un Bourgogne d'inspiration Rhodanien, certes, mais d'une extrême sensualité. 18,69 Grand vin


ClosDeTart.jpg On entre dans le dur avec un Morey les Millandes de Sérafin, plus serré, moins aérien que le Chambolle, mais une puissance complètement maitrisée, un nez et une trame toujours aussi personnel, un grand vigneron, l'inverse de la suivante, non pas que Nicolas Potel ne soit pas un grand vigneron, mais l'approche est différente, plus tournée vers le négoce, l'achat de raisins ou de vins terminés, sans les inconvénients ou le plaisir du travail du sol, de la taille et du soin de la vigne. Deux beaux Clos de la Roche, sur la cerise, les herbes et une touche minérale propre au Clos le plus proche des Gevrey. Toujours Nicolas Potel, mais sur un Bonnes-Mares, puissant et charmant, mélange de fruit et de terre de bourgogne. Superbe. Puis c'est le coup de Jarnac de Dominique, deux Saints de la mère Denis presque à la suite. J'en ai perdu le fil de mes notes. Y a eu pas mal de ratures sur les notes des autres soiffards qui, je l'espère, n'ont pas eu trop d'écart de perception des deux bouteilles! A ce Jeux de dupes, voir sous les jupes des quilles. Reste the last but not the least. Christian et moi avons eu un échange sur le blog au sujet de ce Clos de Tart. Bue il y a deux ou trois ans, j'en avais un grand souvenir, le souvenir d'un vin puissant, expressif mais équilibré. Il l'avait trouvé : " trop d'élevage, trop de bois, très puissant mais pas ce que j'attends d'un Bourgogne du côté de Morey...je n'irai pas jusqu'à le faire rejoindre le clan Charlopin, Laurent mais pas loin..." Verdict des Cenosillicaphobes, au vu de la note, c'est clair, grand vin, pour les commentaires, le bois est certes présent, mais équilibré par une grande matière, des tannins souples et un fruit très mûr. La bouteille de la soirée avec le Chambolle "les Baudes". Il faudrait être sourd des oreilles pour ne pas entendre la satisfaction générale. Pas un seul Pinot noir pirate ou Alsacien n'a été servi. Cela vaut certainement mieux, le niveau de qualité des premières bouteilles était déjà très élévé, la suite a été magnifique. Un non bourguignon aurait été éparpillé façon puzzle, aux 4 coins de l'hexagone. Si vous croyez que je vous bourre le mou avec un appareil à cacheter les bouteilles d'eau minérale, comptez sur vos 10 malheureux doigts le nombre de très bon Pinot noir pas Bourguignon que vous avez bu... Des grands, des magnifiques Pinots noirs de compétition, aussi bon qu'un vrai pote, de ceux qui sont capables de vous emprunter 100 sacs sans changer de trottoir après et sans clamer partout qu'il n'y a aucune différence entre vous et une poubelle de bidonville! Vous verrez que vous aurez du rabe sur vos 10 doigts. Il vous en restera de disponibles que vous pourrez vous introduire dans le nez, ou ailleurs, suivant vos préférences!

Schoenenbourg 2005 Domaine Deiss

deiss.gifLe volume aromatique est impressionnant, fruits exotiques, fumée, verveine. La bouche est également très riche, la matière est importante mais l'acidité porte le vin vers une belle finale. 16,86 Excellent

Pinot Gris VT 1989 Hugel & Fils

Superbe bouquet de fruits jaunes, de miel d’acacia, de fleur d’oranger, de raisins secs et d'épices. La bouche est ample, onctueuse, agréablement liquoreuse avec une longue persistance. Un vin d'harmonie. 18,07 Grand vin

Loire VDT Maria Juby Patrick Baudouin

Le nez délivre un festival d’arômes, dans un registre très légèrement oxydatif. Notes d'Orange amère, de fruits secs, de noisette et de coing. La bouche est extrêmement riche, ample et concentrée. L'acidité tend la bouche vers une très très longue finale. 16,50 Excellent


On termine en revenant au début, un Schoenenbourg 2005 de Jean-Michel Deiss au volume impressionnant, un superbe Hugel Pinot Gris VT 1989, millésime historique pour leur 350ème vendange, issus des parcelles historiques du domaine, situées pour partie au cœur du Grand Cru Sporen et pour partie dans le lieu-dit Pflostig. Millésime tout à fait exceptionnel pour un vin issu de raisins atteints de pourriture noble. Degrés records grâce à un développement de pourriture noble comme on en avait pas vu depuis 1945. On clos cette soirée de Grand Clos par un vin de table, mais pas une piquette, une belle Maria Juby tout en rondeur. Je termine ce compte rendu en matant la fin du Match de Federer-Murray, le tie-breack est tendu comme le string de la mère Denis, Roger gagne en marquant 13 pts et Murray ne marque que 13 jeux en tout, coïncidence? Je ne crois pas. Federer est un diable, et un diablotin Suisse en plus. Il est à deux doigts de devenir religion d'État en Helvetie pour des lanternes. Loué soit son revers chipé au prisunic, puisse sa raquette Wilson (199,99€) à jamais rester une relique nationale. Des adeptes du maître helvète se demandent s'il représente vraiment la Suisse. Laissez-moi rire. Un mec qui pratique un sport dont les matches ne sont pas de durée fixe, incarner les valeurs de la Suisse, restons sérieux! C'est vrai qu'il gagne en trois heures de baballe de quoi financer un ou deux plans de relance mondiale. Ça c'est un peu plus Suisse. Après tout, si des gens préfèrent devenir éclaireur de frigo plutôt que numéro un mondial de tennis, c’est leur problème et faut pas qu’ils viennent se plaindre après. A la télé, ils disaient “Federer incarne parfaitement les valeurs Suisse, car il est discret et modeste”. Je te laisse imaginer la dose de modestie qu’il faut pour dire sérieusement “Je me sens très proche de ce champion qui reste très modeste malgré son immense génie”. De même, toi qui te faisais ridiculiser parce que tu pleurais pour un oui pour un non, dis-toi bien que tout te sera pardonné quand tu seras numéro un mondial de tennis. Et toi dont on se foutait parce que ta mère te cousait tes initiales sur tes slips et tes marcels, j’espère que tu as bien regardé les chaussures de RF. Enfin, surtout, il prouve qu’on peut être un grand champion plein aux as et être très heureux avec un boudin une fille physiquement différente et qui fait toujours la tronche est émotionnellement différente. Quand tu es un grand champion, tu te dois d’exhiber un canon alors que si tu es sportive, on s'en tape. Or, oui, il y a encore dans ce monde des gens qui préfèrent tirer la poule faisane qui n’a pas la robe la plus mordorée. Et c’est un beau message d’espoir. Pour ne pas terminer sur cette ânerie, "Seule dans le règne végétal, la vigne nous rend intelligible ce qu'est la véritable saveur de la terre. Quelle fidélité dans la traduction ! Elle ressent, exprime par la grappe les secrets du sol. Le silex, par elle, nous fait connaître qu'il est vivant, fusible, nourricier. La craie ingrate pleure, en vin, des larmes d'or... " Colette
c'est ben vrai, ça !


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