Défilé de tête de veau et de tête à claques
Grumé et recraché Par Psykopat le vendredi, 5 mars 2010,
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Cela ne vous a pas échappé, en ce moment c'est le salon de l'agriculture et du coup tous le monde aime les paysans et les vaches. Il y a encore une semaine, personne ne s'intéressait aux malheurs des producteurs de lait qui crevaient la misère. Depuis ils sont venus, ils sont tous là, même ceux du Sud de l'Italie, Y a même Giorgio le fils maudit Avec des présents plein les bras, elle va mourir la Mama. Y sont tous venus voir les vaches et les veaux de Français. Comme tu es un citadin, je m'en vais te dire ce qu'est une vache et un veau. Le veau est un animal tout mignon, fruit des amours de la vache avec l’inséminateur, il mesure plusieurs centimètres, pèse plusieurs kilos et se nourrit de lait de vache, qu’il consomme en général directement à la source, sans même se le verser dans un bol ni y adjoindre du nesquick ou des corn-flakes car il n’aime pas ça. Par contre, la vache est comme les Jamaïcains, elle préfère l'herbe qui est préférable aux compléments alimentaires protéinés qui la rendait folle de folie, la beuh aussi, mais je préfère rire après avoir mangé une vache mais sauf pas les cornes.
Donc, tous les politiques sont venus tâter de la vachette. Enfin tous, pas Minimoi, pas encore, il viendra inaugurer le salon pour sa fermeture, en loucedé afin de ne pas rencontrer de pauv'con comme son meilleur ennemi, le vieux beau qui ressemble à Merrill Stubing le capitaine de la croisière s'amuse, costar Cerruti, brushing de compétition et pompes à glands à 3.000 boules.Ca va envoyer sur les bouses du salon. Tellement menteur que je ne crois même pas le contraire de ce qu'il dit ! Comment qui s'appelle déjà, capitaine crochet de boucher, oui Dominique Marie François René Galouzeau de Villepin, plus couramment appelé Néron. Il est pas encore complètement à l'aise, le Galouzeau, il se mélange encore un peu les pinceaux avec les races, au stand des laitières il a repéré une belle vache, il lui a caressé la croupe, accroché une clochette et félicité l'éleveur, il a demandé si elle était destinée à la laitière ou la boucherie, mais pas de chance, c'était Martine Aubry qu'il avait croisé. N'est pas Chirac qui veut.
Lui, c'est la star des vachettes, c'est incontestable, le grand Corrézien à foutre, celui qui a mené le pays au bord du gouffre.... Et depuis, avec Sarkozy, on a fait un pas en avant. Lui c'est la grande classe internationale du serrage de pogne, de cirage de pompes, de tatage de croupion, du goutage de claquos. C'est sur, ce n'est pas à un vieux singe qu'on apprend à tomber de la dernière pluie. Il maitrise le truc à la perfection. Y commence toujours par le stand corrézien, normal, il va voir la famille, une côte de Bœuf de l'Aubrac et une platée d'aligot en apéritif, ça cale. Il remonte par la Charente, 2 douzaines d'huitres d'Oléron, un coup de muscadet en remontant vers la Loire et le voila en Bretagne, un peu d'andouillette qui lui rappellera ces premiers Ministres, une crêpe au foie gras, un Kouign Amann, un far aux pruneaux, un coup de cidre, un calva et une corona pour faire passer le far, deux rots et le voilà qui nous refait le fest-noz avec une bigoudaine. Une visite chez un éleveur de mouton, où il repère de suite le chef, un petit tous nerveux avec un haussement d'épaule nerveux qui engueule tous les autres, une vraie teigne, un peu comme Patrick Bateman dans American Psycho. Un crochet et le Grand Président, par la taille, je précise, est en Alsace, un coup de blanc, deux Flams et une choucroute plus loin, il fait planquer les corona pour ne pas se fâcher avec ses cons de brasseurs, l'année dernière ça a presque finit en baston. Dans le Jura, un demi-conté, un coup de jaune et attention, le loustic est malin, il recrache dans les yuka du salon, le yuka du salon, y voit tellement de liquide, qu'à la fin du salon faut lui payer une cure de désintox. Donc il recrache en douce, par comme les novices qui terminent défoncés comme des trous. La Rachida, y a deux ans, elle ne recrachait pas, elle a terminée avec un polichinel dans le tiroir, on cherche encore le paysan responsable. Un peu de foie gras dans le sud-ouest pour faire passer le cassoulet, une bouillabaisse, une tête de veau et quelques spécialités Lyonnaise et, après avoir pris 6 kilos et serré environ et approximativement 6587 mains, sous les applaudissements, le dieu vivant, le sumo de Paris, le futal remonté sous les aisselles, fait une sortie triomphale. Il vient de passer 8 heures au salon, il doit partir, il a rendez-vous pour diner.
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