Chambertin Clos de Bèze 1996 de Joseph DROUHIN chambertin-clos-de-beze-grand-cru.jpg

La robe est évoluée mais pas trop. Elle tuile raisonnablement. Un nez peu expressif mais très droit. On sent tout de suite qu’on a affaire à un vin austère, qui se livre difficilement. Dès l’attaque, le millésime s’exprime comme une évidence. Une acidité rafraîchissante très caractéristique de 1996. La bouche est droite ; le vin puissant, long mais un peu anguleux. Les notes, d’abord légèrement réglissées évoluent ensuite vers des nuances plus tertiaires d’humus. L’ensemble est assez caractéristique de l’appellation mais l’on ne peut s’empêcher d’être déçu par le manque de richesse aromatique. On attend beaucoup plus d’un vin aussi prestigieux…

Gevrey-Chambertin 1er cru « Les Corbeaux » 2000 de SÉRAFIN Corbeaux-Serafin.jpg

La robe commence à peine à montrer quelques signes d’évolution. Un premier nez réglisse-violette qui fait place rapidement à des arômes de torréfaction puis de moka un peu surprenants pour l’appellation. À l’attaque, le vin est riche avec un côté soyeux qui parait assez inhabituel pour « Les Corbeaux ». La bouche est pleine et parfaitement équilibrée. De beaux arômes de réglisse, de poivre et une touche de chocolat noir… Ce 2000 se trouvent à mi-chemin entre les Corbeaux 2001, plus rude et le merveilleux 1er cru « Les Baudes » 2000 (Chambolle-Musigny), d’une texture satinée extraordinaire. Cette douceur atypique pour ce Gevrey serait-elle la marque du millésime 2000 ? En tout cas, ce qui frappe dans les vins de Sérafin, c’est la sensation que chaque chose est à sa place. Tout est fondu et harmonieux. Même sans aller chercher dans les vins prestigieux.

Finalement, le 1er Cru supplante très largement le Grand Cru par sa richesse aromatique et son élégance. Une fois de plus en bourgogne, le vigneron semble plus important que l’appellation.