J'ai une sainte horreur des rasoirs électriques, depuis Matrix, je pense que ses machines pourraient nous exterminer si elles le voulaient, je n'en utilise pas, surtout depuis la semaine dernière. Je sais pas ce qui m'a pris, le désœuvrement surement, j’ai lu le mode d’emploi de ses tueurs en puissance. Et en français, en plus. Ça m'a foutu un drôle de choc, de le lire, et depuis pas question de me raser avec ça, j'ai les miquettes. Le plus souvent les notices d'utilisation, c’est pas très bien écrit, c'est pas des Jean d'Ormesson ou des Marc Levy qui se coltinent ça, certes, mais quand même. J'ai pas pu terminer le moindre petit Zola, mais un peu d'effort dans les tournures de phrases, un chouia d'allitération, un brin de tension narrative voire une métaphore, même pas sexuelle, n'a jamais gâché un mode d'emploi, que diable. Je sais pas si tu as déjà lu un mode d’emploi de médicament, c’est une horreur. Y a des contre-indications tellement effrayantes que tu te demandes si c’est vraiment fait pour te guérir. Si tu as un léger mal de tronche et que tu avales un cachet, n'importe lequel, surtout ne lit pas la notice sinon tu va croire que tu viens d'avaler une arme de destruction massive que même Saddam Hussein il aurait pas osé. Pour les rasoirs électriques, premièrement il faut conserver cette machines entre 5,2° et 37,5°. Je promène pas un thermomètre tous le temps et je vais en vacance à Nice, s'il fait 37,7°, que ce passe t-il? Je risque quoi? Deuxièmement, cet appareil n’est pas destiné à être utilisé par des personnes (notamment des enfants) dont les capacités physiques, intellectuelles ou sensorielles sont réduites, ou par des personnes manquant d’expérience ou de connaissances. Pour les enfants, je vois assez bien, sauf pour les Télétubbies qui se font le maillot, je veux bien admettre avoir été précoce mais je pense que les enfants ne devraient pas se raser seuls, sauf au Portugal. Pour les dingos, les flippés, les bargeots, s'ils ressemblent à Alf se sera plus facile pour les repérer, pour les capacités sensorielles, c'est plus délicat, si tu es enrhumé ou un peu dur de la feuille, tu ne peux pas te raser, c'est con. Ce qui me fait flipper c'est pour la manque d'expérience, si tu ne commence pas tu ne risques pas d'avoir de l'expérience en la matière et tu finis par ressembler à ta concierge. Mais le pire c'est le manque de connaissance, si tu n'as pas deux ou trois connaissances, même de boulot, même pas proche, du genre tu bois un café à la machine et tu lui parles de la météo et des varices de ta belle-mère, tintin, berniques, tu termines en Yéti. Ils ajoutent que dans ses cas là, tu peux quand même, mais sous surveillance d'une personne qui a reçu des instructions quant à l'utilisation de l'appareil. Déjà il faut trouver un gonze qui a fait une formation sur ledit matériel, je savais qu'il y avait des formations de macramé, de salsa Islandaise ou de dictature prolétarienne de droite, mais en rasoir électrique je savais pas. En plus il faut que le mec vienne te mater le matin au saut du lit pour te coacher en élagage de pelage et en plus il est responsable de ta sécurité. Faut-il qu'il mettre un gilet orange comme les types qui te font traverser? Y en a trois pages de ses conneries, c'est super rasoir donc je me demande si la barbe, ça va pas revenir à la mode.

Ambonnay La Grande Ruelle 2002 Gonet Medeville

Le nez est intense sur des arômes de noisette, de fleurs blanches, de pêche, de brioche avec des notes de fruits rouges. En bouche, le vin est sec (peu dosé), fruité, et racé avec une bulle fine et élégante. La finale est longue et avenante. Un beau champagne de table. 15.30 Très bien

Pinot Blanc Rotenberg 1995 Cave de Turkheim

Le nez est expressif, sur la fleur blanche, l'herbe fraiche, les fruits jaunes avec un léger grillé. La bouche est fine et équilibré avec un léger sucre résiduel et une légère sensation désagréable de poussière. La finale n'est pas très longue mais agréable. 13.00 Bien

PG Goldert Clos ST Imer 2005 Domaine Burn3-StImer.gif

Le nez est riche, rôti, avec des notes d'ananas et de mangue. La bouche est large, opulente, l'acidité est présente mais l'harmonie n'est pas complètement atteinte, un équilibre (acidité/sucre) un peu dissocié. Finale moyenne sur les fruits exotiques. 13.95 Bien


La tablée de Soiffard est presque au complet, seul John est absent et ne pourra pas apprécier le bel Ambonnay "La Grande Ruelle" de Gonet-Medeville. L'association d'une grande famille de Champagne, les Gonet, et une grande famille de Sauternes, Les Medeville (Gilette). Un Ambonnay à base de pinot noir et de pinot meunier, classique et fin, idéal pour accompagner du foie gras ou une volaille. On attaque les pinots par un pinot blanc des caves de Turkheim, fin, herbacé (agréable), l'âge lui a donné une belle patine. Le nez du pinot gris du Clos St Imer du domaine Burn est riche, très Sauternes mais la bouche n'a pas encore trouvée son équilibre. Une agréable mise en jambe, un entraînement pour un quadruple axel boucle piquée et vrillée dans la glace, un peu comme Brian Joubert au Jo mais en plus réussi. Le patinage, cette magnifique épreuve dans laquelle des types déguisés en fille chaussés de patins doivent réaliser des œuvres d’art. Un jury détermine la plus belle, sauf le juge français qui détermine laquelle a été faite par un français et le juge russe par un pas Français. Faut dire que notre Brian, c'est une pointure, au moins du 36, se vautrer aussi lamentablement le jour J à l'heure H, faut de le vouloir, cela demande aussi pas mal de préparation. Sans des types comme lui, les compétitions de patinage artistique seraient beaucoup moins drôles. Nelson Monfort ne pourrait s'extasier et beugler des trucs du genre “Quel extraordinaire patineur que ce Brian, incroyable” malgré ses douze chutes, il continue pour tenter de prendre la 21é place, pendant que Candeloro admirerait sans retenue tous les candidates en tapinage capables d’aligner deux phrases sans tomber.

PG Hengst 2002 Josmeyer

Le nez est un peu retenu, élégant, confit, sur des arômes de fleur d'acacias, d'orange. La bouche est fraiche, harmonieuse, l'acidité est fine et tendue vers une belle et longue finale minérale. 14.60 Très bien

PG Rotenberg 2003 Zind Humbrecht5-Rotenberg.gif

Le nez est rôti, un peu oxydé, peu expressif, sur des notes de litchi, de gingembre, de pomme, d'herbe. La bouche est un peu mollassonne, beaucoup de gras mais une acidité faible et une finale amère. Plutôt décevant. 14.44 Très bien

PG Rangen de Thann 2004 Zind-Humbrecht

Couleur jaune foncé. Le nez est typique du Rangen avec de puissants arômes de pierre à fusil, de fruits exotiques, de fumée. La bouche est mûre, massive, puissante, ronde avec un bel équilibre, des sucres résiduels fondus qui donne une longue et belle finale sèche et épicée. 16.45 Excellent

PG Rangen de Thann 2001 Zind-Humbrecht6-rangen.jpg

Toujours la même construction aromatique propre au Rangen: Fumée, tourbe, fruits exotiques, truffe blanche, sans la fougue du 2004 mais avec beaucoup plus de finesse et d'élégance. La structure est imposante, puissante, avec des sucrée résiduels et une acidité qui les équilibre parfaitement. La finale est caractéristique de ce terroir volcanique, fumée et avec de beaux amers. 17.15 Excellent

Une légende célèbre prétend que vers 1565 des plants de vigne auraient été rapportés de la ville de Tokay (Hongrie) par le baron Lazare de Schwendi. Propriétaire de terres dans le pays de Bade et en Alsace, il aurait ordonné de multiplier ces plants à Kientzheim (où subsiste toujours son château, propriété de la Confrérie Saint Etienne). A cette époque en effet les régions viticoles des pays européens rêvaient de produire du Tokay de Hongrie, vin fort prisé et produit à partir du cépage Furmint. Mais, d’après les thèses de plusieurs ampélographes, il est vraisemblable que le cépage ramené par Lazarre de Schwendi ne correspondait pas au fameux vin de Hongrie. Le Pinot gris, originaire de Bourgogne et réputé pour ses qualités et ses facultés à produire des vins très concentrés, lui aurait été alors substitué sous le nom de Grauer Tokayer. Outre ses aspects ampélographiques et gustatifs, c’est l’histoire tourmentée de ses différentes dénominations qui aura retenu l’attention du monde vitivinicole. Appelé Grauer Tokayer avant 1870, le pinot gris fut ensuite nommé successivement Tokay gris, Tokay d’Alsace, Tokay Pinot Gris et enfin, depuis le 1er avril 2007, Pinot Gris. Personnellement, je préfère l'austérité pointue du Hengst et sa belle longueur à la "baroquitude" du Rotenberg de Zind-Humbrecht. Les deux suivantes nous font franchir un palier. On a déjà pas mal parlé du Rangen, de ses vins amples, puissant, tourbé, fumé, de leur capacité à vieillir et à devenir magnifique autour d'une dizaine d'année. Le 2004 n'est pas encore à son apogée, mais son côté exubérant, exotique tranche avec la rigueur et la finesse du 2001. Un équilibre magistral, une grande longueur et une fine amertume. La race et la classe d'un grand terroir. Un top. Ça glisse comme un biathlète sur la neige de Vancouver. Le Biathlon; ce sport complètement idiot, dans lequel il faut skier avec une carabine sur le dos et tirer avec des skis aux pieds. Ce sport enseigne à tous ceux qui se plaignent de s’ennuyer au boulot qu’il y a pire ailleurs. Il est important aussi de ne pas confondre le Biathlon et le Triathlon sous peine d'essayer de nager dans la neige ou de faire du vélo avec un fusil dans le dos.

Coteau Champenois Cumière Rouge Champagne Geoffroy

Un assemblage de trois années de vins issus d’une sélection des plus vieilles vignes de pinot noir. Un nez de griotte, de framboise et d'herbe. La bouche est herbacée, rêche, les tannins sont marqués et la finale sur le thé vert. Gouleyant mais pas très long. 12.72 Bien

Coteau Champenois AY Gosset Brabant

Un peu le même profil aromatique, herbacé, vert de chez vert, fumée et des notes d'élevage importantes. La bouche, comme le précédent, est marquée par des tannins anguleux, un équilibre loin d'être parfait et une courte finale. 12.56 Bien

Rouge d'Alsace 2003 Camille Braun11-mellotGeneration.jpg

Jamais deux sans trois. Robe trouble, nez douteux, fuyant, pas net, des arômes de fumée et de fruit rouge. Une bouche déséquilibrée, des tannins insaisissables, une longueur modeste. A oublier mais pas dans ma cave. 11.20 Moyen

Sancerre Génération XIX 2002 Mellot

Superbe nez complexe de framboise, de réglisse, de fumée avec des notes de chocolat et une touche de bois noble. La bouche est à la puissante; sensuelle, avec une matière importante et ample, sans aspérité. L'ensemble est équilibré et fondu avec une finale réglissé et une grande longueur. Un très grand Pinot noir. Quand le terroir et le millésime transcende le cépage. 15.95 Excellent

Gevrey-Chambertin les Cazetiers 2000 Louis Latour12-Latourles Cazetiers.jpg

Grand vin de Bourgogne, enfin sur l'étiquette. Petit et même très petit vin de Bourgogne dans le verre. Gros foutage de gueule en bouche. 40€ de plaisanterie vignonesque. Tous les stigmates du vin raté. Nez de vin! Bouche herbacée, acide, fuyante. Finale de 3 sec. On devrait interdire se genre de mise à sac d'un beau terroir. 10.30 (Très) Moyen

Pinot Noir 2001 Happs

Nez expressif, cassis, mûre, bois, chocolat. La bouche est grasse, puissante, plutôt agréable avec un lactée de tannins qui enrobent le palais. Belle longueur, moyenne typique d'un pinot noir mais très agréable. 12.90 Bien

Après le pinot meunier, le blanc et le gris, au tour du pinot noir. Qui dit pinot noir, dit Bourgogne. Faire du pinot noir ailleurs est une gageure que peu relève et que surtout, que peu réussisse. Nous avons eu l'occasion de boire une "Cuvée des grands côtés" 2003 d'Egly Ouriet qui nous avait fait forte impression. Les deux Coteaux Champenois rouge de ce soir ne resterons pas dans nos mémoires, c'est vert, gouleyant certes, mais cela manque cruellement de matière et de classe. Idem pour le rouge d'Alsace de Camille Braun. Je n'ai jamais été un grand fan de ce vin, mais ce soir je ne suis plus seul. Il accumule un peu près tous les défauts que l'on peut trouver dans un mauvais pinot noir, raffle, arômes déviants, concentration, élevage marqué, avec le pinot noir, le "plus de" est l'ennemi du bien. Même une grande maison comme Latour peut se planter avec ce cépage. La famille Latour est à la tête d'un domaine de 50 hectares sans équivalent, puisqu'il constitue la plus grande surface de grands crus en Côte d'Or avec un total de 28,63 hectares. Du Chambertin au Montrachet, ils vinifient un peu près tous les grands crus. Ce Cazetiers est simplement imbuvable, pas liégeux, pas piqué, simplement mal fait, acide, rêche, à l'ancienne comme le disait les vieux et petits vignerons locaux dans les années 80. "Ça va se faire avec le temps". Celui-ci n'a que 10 ans et le temps ne fera qu'empirer les choses. Le pinot noir Australien s'en sort honorablement, c'est solaire mais agréable. Le seul qui aura les faveurs des Soiffards sera le Sancerre de Mellot. C'est élégant, riche, finement boisé, pas très loin des très bons grands crus de la côte d'Or.

Chambolle-Musigny 1988 Domaine Roumier14-roumier.jpg

Couleur rubis, trouble. Un nez de cerise, de petits fruits rouges, de romarin et une fine trame boisée. La bouche est un modèle d'élégance et de finesse, les tannins sont fins et moelleux, soyeux, rien ne dépasse vers une belle finale. 14.65 Très bien

Aloxe-Corton Les Vercots 2004 Tollot Beaut

Belle robe rubis. Le nez est très élégant, groseille, framboise, cerise, bois de rose, réglisse. La bouche est puissante mais agréable, les tannins sont fins même encore un peu ferme mais la douceur l'emporte en finale de belle longueur. 15.20 Très bien

Clos Vougeot "Musigni" 1995 Gros Frère et Sœur

Robe trouble. Superbe nez de ronce, de violette, de bois de rose, lardé, fruit noir et réglisse. La sensation au palais est à la fois douce et rigoureuse avec l'austérité du clos et du millésime. Les tannins sont fondu, soyeux et dense. La finale est superbe. Une parcelle du clos placée dans le "Musigny". Un vin qui n'a pas fait l'unanimité. Moi j'aime beaucoup (noté17.00). 15.11 Très bien

Gevrey-Chambertin Le Clos St Jacques 1999 Sylvie Esmonin17-EsmoninStJacques.JPG

Nez très expressif de cassis, de prune, framboise, cerise et quelques notes de graphite. La matière est ronde, ample et veloutée, l'élevage est bien perceptible. La bouche est fraiche, encore très jeune et la finale mentholée est superbe. Grand 1er cru. 16.05 Excellent

Chambertin Clos de Bèze 2004 Nicolas Potel

Joli nez de griotte, de mûre et de pétale de rose. En bouche, la matière est encore serrée, c'est ample, les tannins sont denses et fruités. C'est très jeune. Un beau Clos de Bèze se profile doucement. 15.85 Très bien

Bonnes-Mares 1999 Georges Lignier19-BMLignier.jpg

Robe rubis trouble. Beaux nez intense, concentré, cassis, mûre, réglisse, terre. La bouche est charmeuse, suave avec des notes de bois. Les tannins sont fins, soyeux et vous emmène vers une finale longue qui laisse la marque de la grande classe. 16.85 Excellent

Chambertin 2001 Jean Trapet20-TrapetChambertin.jpg

J'aime beaucoup le Chambertin, il possède une race et une empreinte que peu de terroir impose. Le nez est envoûtant, c'est une corbeille de fruits noirs, de cerise, de truffe, de réglisse, de musc, de graphite et d'épices. La bouche en impose par son charme, à la fois soyeuse et suave par sa trame tannique et à la fois puissante, sauvage, bouquetée. Un vin qui appelle le gibier. Un vin qui allume les papilles et les yeux. Superbe. 17.70 Excellent

Place à la Bourgogne, la vrai, la grande. Le pinot noir est le grand cépage noble de la Bourgogne. Divisée en centaines de domaines, souvent propriétés familiales et ne couvrant que quelques hectares, la Bourgogne peut paraître difficile d’accès. Autant l´on peut apprécier dans les crus du bordelais, leur grand classicisme, autant on doit reconnaître la grande complexité aromatique des grands crus de Bourgogne. Mais il n’y a pas qu’un bourgogne. Sol et situation, altitude et exposition, la nature donne au savoir-faire des vignerons bourguignons toute une gamme de possibilités pour créer, à partir des mêmes cépages, une infinité d’harmonies… La grande diversité de la Bourgogne repose sur la notion de terroir. A l’ère tertiaire, il y a soixante millions d’années, le sous-sol calcaire bourguignon, s’est cassé en milliers de morceaux, créant sur ses coteaux un gigantesque puzzle. D’un mètre à un autre, on obtient parfois, des différences notables. À tel point, qu’au fil des siècles, moines et vignerons, ont pris grand soin à matérialiser physiquement, ces nombreuses différences géologiques. La création, et la construction de petits murs de pierres autour des climats (terme désignant une parcelle de vigne en Bourgogne) avec les cailloux ramassés au milieu même des ceps, a permis de séparer ces micro particularités. Outre la nécessité de séparer les propriétés, le fait de cloisonner chaque climat, permettait de protéger les vignes des nuisibles (sangliers…) et du ravinement du aux pluies, qui prenaient un malin plaisir à entraîner avec elles en bas de coteau, la faible épaisseur de terre qui repose sur la roche. Ces parcelles étant closes de murs, elles prirent tout naturellement, le nom de Clos. Certains de ces climats, confèrent aux vins qui en sont issus, une gamme aromatique plus complexe, plus subtile, ainsi qu’un potentiel de garde plus long. On débute par un 88, l'équation petit millésime et grand vigneron nous donne un beau vin élégant. L'Aloxe-Corton qui suit est loin des standards du genre, fin et élégant lui aussi, son profil très fruité en plus a conquis la table. Le Vougeot des Frère et Sœur Gros est moins consensuel, le bout de table est circonspect alors qu’autour de moi on apprécie le côté lardé et austère de ce Bourgogne. Le Clos St Jacques de Sylvie Esmonin réconcilie tous le monde, c'est excellent, frais, minérale et avec une superbe finale mentholée comme je les aime. On aime ou on n'aime pas le style Potel, mais force est de reconnaitre que ces vins ne sont pas des caricatures (comme certains pâtissiers), qu'il y a de la race de grand terroir et un élevage, certes présent, mais maîtrisé. A l'ouverture, le Bonnes-Mares de Lignier m'a donné des frayeurs, mais la carafe lui a fait beaucoup de bien, il se porte bien mieux et ses arômes de réglisse et de fruits noirs sont charmeurs. Reste le Roi, nous sommes peu nombreux à nous prosterner devant le Chambertin, grandissime vin, sorti de la nuit des temps. Le Chambertin doit son nom à un paysan nommé "Bertin", propriétaire d'un terrain voisin des vignes du Clos de Bèze, cultivées par les moines de l'abbaye du même nom. "Bertin" pensa que ce terrain devait, lui aussi, produire un bon vin. Peu après, le vin du "champ de Bertin" fut bientôt aussi célèbre que celui de Clos de Bèze. A la mort de "Bertin", les moines achetèrent ses vignes et la réputation de ce vin grimpa. Ce vin atteignit son heure de gloire sous Napoléon qui en fit son vin préféré. La prédilection de Napoléon pour le Chambertin date probablement de l'époque ou, jeune officier d'artillerie, il séjourna quelques temps en Côte d'Or. Napoléon choisissait habituellement un Chambertin de 5 à 6 ans d'âges et en buvait une demi-bouteille à chaque repas. Le chambertin partage avec le Chambertin-clos-de-Bèze la couronne impériale. Napoléon ne voudra pratiquement jamais boire d'autres vins. «J'ai oublié le nom du lieu, le nom de la fille, mais le vin ... était du Chambertin.» Hilaire Belloc. On abandonne un peu le Chambertin pour se poser quelques questions existentielle comme: quel est la différence entre un érotomane ou une nymphomane? L'érotomane est un pornographe libidineux alors la nymphomane, selon mon expérience, on la rencontre plus souvent dans les mauvais films que dans la réalité. Mais la question le plus intéressante est de savoir si une lesbienne sans poitrine est elle une omoplate?

PG Rosenberg VT 2001 Stentz

Nez ouvert d'ananas confit, de poire, d'abricot, de caramel. La bouche est agréable, la liqueur est onctueuse tout en gardant une petite fraîcheur en finale. 14.30 Très bien

PG VT 1996 Cave de Cleebourg

Beau nez de confiture de coings, de poire confite, de raisins de Corinthe, une sensation de vin passérillé. La bouche est ample, très agréable, onctueuse avec une liqueur douce et très fruitée. Très beau vin avec un léger bémol, la longueur est faible. 15.90 Très bien

PG VT 1991 Hugel & Fils23-Hugel.jpg

Superbe nez de coings, de poire, d'acacias, de miel, de raisins secs et de fumée. La bouche est soyeuse, velouté, très fine, mentholée, l'équilibre est superbe vers une finale terminant presque sec. 16.83 Excellent

sarkoMur.jpgSur le fromage et les fraises (pas en même temps), 3 vendanges tardives de pinot gris. Le Rosenberg de Stentz est rôti, confit, agréable. Le VT des Caves de Cleebourg en a surpris plus d'un. Ce terroir du nord de l'Alsace est plus connu pour ses Clevner que ses VT. Celui-ci a des airs de vin passerillé, avec un superbe nez est un bouche plaisante. Le pinot gris VT 1989 de chez Hugel qui était prévu étant bouchonné, je me rabats sur un 91 du même domaine avec toujours cet équilibre entre acidité et sucre magnifique après une vingtaine d'année de garde. On se termine par un tokaji 1993 du Château Pajzos, 6 puttonyos de plaisir avant qu'un frison ne me parcours l'échine. 6 pages de commentaire et pas un Sarkosy, pas un Frédéric Lefebvre. Je me ramollis du bulbe, j'ai le cervelas qui se délite à force de litre. Après s'être fait baffer pour la deuxième fois, tout le monde peut jouir de la déroute de son parti croupion et de ses idées de fosse septique. Après la raclée monumentale qu'ils viennent de prendre, je ne devrais pas tirer sur une ambulance à terre avec des lunettes mais la tentation est trop grande, trop belle et je résiste à tous, sauf à la tentation d'un liquoreux ou de taper sur les petits présidents. Défait, battu, torché, laminé, étrillé, lessive, lavé, rincé, vaincu, carbonisé, rétamé, humilié, baffé, déconfit, contrit, désespéré, minable, terrassé, surclassé, écrasé, maté, couillonné, enterré, assommé, éparpillé façon puzzle, soyons modeste, légèrement battu, une bonne gauche au menton, bon sang, bon sang de bon soir, que se passe-t-il à l'UMP? Ils ont le mauvais œil, ils sont maudits les Blues Branleurs (bon, oui, j'avoue, j'ai une poupée vaudou à la maison et je m'en sers), rien ne va plus. Narkoleon Sarkonaparte est venu à la télé nous dire qu'il avait compris le message mais qu'il ne changerait rien! Que nenni, il a pas free et il a rien compris pour 70% des français et pourtant après une baffe dans sa tête de ce calibre, y a de quoi être secoué. Il peut se draper dans son drapeau, chanter l’hymne national et draguer l’extrême-droite, c'est rien qu'un petit président qui nous fait perdre du temps, qui ne maitrise rien et parle pour ne rien dire. En fait il parle et il ne fait rien et ça vaut mieux parce que quand il fait quelques choses, ça rate. C'est simple Sarkozy c'est la marionnette des guignols en vrai. Va falloir qu'il trouve autre chose de plus vendeur que le pouvoir d'achat, la sécurité et gna gna gna. La vraie question c'est de trouver un truc dans lequel il n'a pas échoué. Il lui reste deux ans de calvaire, sans pouvoir sortir dans la rue sans se faire cracher dessus. Notamment par ses amis qui l'ont regardé gesticuler, ont applaudi et voudraient maintenant qu'il s'en aille et surtout ne se représente pas. L'avenir c'est Fillon ! Le rantanplan de la politique, avaleur de couleuvres et de ronds de chapeau par camions entiers. Si tu veux le consoler Sarko, tu peux faire classique et lui écrire des poèmes qui parlent de prairies et de lapineaux noirs. Ou pas.

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