L’édit de l'empereur romain Domitien, en 92, interdisait la plantation La_Romanee_Conti.JPG de nouvelles vignes hors d’Italie, il fit arracher partiellement les vignes en Bourgogne afin d’éviter la concurrence. Le vignoble résultant suffisait aux besoins locaux. Mais Probus annula cet édit en 280. En 312, un disciple d'Eumène rédigea la première description du vignoble de la Côte d'Or. En 639, le lieu se nommait "Vaona". Dès le début du VIe siècle, l’implantation du christianisme avait favorisé l’extension de la vigne par la création d’importants domaines rattachés aux abbayes. Ainsi l'abbaye de Cîteaux (créée en 1098) avec des plantations en Côte-d'Or. Au XIe siècle, les moines de Saint-Vivant de Vergy (Cluny) et les cisterciens de Citeaux ont entrepris de mettre en valeur les terroirs de "Vosne-Romanée". La Romanée-Conti est créé en 1232 par les moines de l'abbaye de Citeaux. Le Romanée Saint-Vivant rappelle le souvenir du monastère des Hautes-Côtes. En l'an 1395, Philippe le Hardi décida d’améliorer la qualité des vins et interdit la culture du gamay au profit du pinot noir dans ses terres. Enfin en 1416, Charles VI fixa par un édit les limites de production du vin de Bourgogne. Au XVe siècle la Romanée-Conti est repris par les moines de Saint-Vivant. En 1422, d'après les archives, les vendanges eurent lieu en Côte de Nuits au mois d'août. A à la mort de Charles le Téméraire, le vignoble de Bourgogne fut rattaché à la France, sous le règne de Louis XI. Aussi, en 1700, l'intendant Ferrand rédigea-t-il un "Mémoire pour l'instruction du duc de Bourgogne" lui indiquant que dans cette province les vins les meilleurs provenaient des "vignobles qui approchent de Nuits et de Beaune". Le nom de la Romanée-Conti vient du prince Louis François de Bourbon-Conti qui l'acheta en 1760. Après la révolution française, la Romanée-Conti fut déclaré bien national.

Les terroirs de Vosne-Romanée

Du nord au sud de la commune, Vosne nous ébloui par la diversité de ses terroirs et des vins qui y prennent naissance. Inscrits dans des styles distincts, premiers et grands crus délivrent de multiples expressions, prouvant encore une fois l’impact essentiel du terroir.carte_vosne-romanee.gifAu nord, les Grands-Echezeaux prennent naissance sur un terroir à dominante calcaire. Enclavés entre le Musigny et le Clos de Vougeot, ils offrent une bonne synthèse de ces deux vins. Un peu plus haut, les Echezeaux occupent plus de 30 hectares avec différentes natures à la clé. La partie haute repose sur un socle de calcaire dur, propice à la finesse. Plus bas, le sol est plus profond, offrant ainsi des vins plus puissants. Un peu plus au sud, les premiers crus Beaumonts et Brûlées affirment un caractère fin, mais moins bien défini que les meilleurs Echezeaux. Juste en dessous, les Suchots donnent des vins ayant du corps et propices au vieillissement. À côté, on arrive sur le terroir de la Romanée Saint-Vivant. Le sol argileux plus profond est mêlé de chailles. Les vins sont remarquables par leur texture, mais manquent un peu de structure. Au-dessus, on retrouve le Richebourg. Le sous-sol argilocalcaire assez profond assure à ce vin une grande solidité. Généreux et massif, il prend avec le temps un velouté incomparable. À côté, le sol de la Romanée-Conti est assez maigre favorisant ainsi la finesse qui fait sa grâce. Le cailloutis calcaire apporte un bon drainage et le mélange argilo-calcaire assure au vin complexité et race. En dessus de coteau, les Raignots reposent sur un sol sableux en surface, mais la roche mère est toute proche. Jouxtant Romanée-Conti et Richebourg, la Romanée offre un vin charnu qui allie finesse et robustesse. La longue bande du climat la Grande-Rue trouve plusieurs types de sols en son sein. On passe du calcaire, au cailloutis calcaire, pour finir sur un sol plus profond en bas de pente. Le vin présente donc corps et finesse à la fois. À son côté la Tâche est dans le même esprit. La Tâche évolue sur un sol moins pentu, mais le mélange d’argile et de débris calcaire est parfait. Sèveux, complexe et distingué, c’est un des crus les plus complets de la commune. La parcelle de Gaudichots adossée contre elle, donne des vins assez similaires. Fermant la marche au sud, Malconsorts et Clos-des-Réas reposent sur des marnes ou la forte proportion d’argile apporte au vin une certaine corpulence, au détriment de la finesse. Les vosne villages occupent majoritairement le bas du coteau entre 250 et 230 mètres d’altitude et offrent des vins veloutés et fins, établis sur un sol argilo-calcaire.

photo_3.pngVillages et 1er cru Situé sur les communes de Vosne-Romanée et Flagey-Echezeaux, sa superficie est de 150,48 hectares dont 54,85 hectares sont classés en 1er cru. Sa production représente 5.868 hl. Quinze premiers crus bénéficient de l'appellation Vosne-Romanée Premier cru, dont 3 sur la commune voisine de Flagey-Echézeaux. Le reste de la production, de niveau Village (ou "Communal"), représente 3.782 hl pour une superficie de 95,63 hectares.

Grand cru

Le vignoble abrite quelques Grands crus parmi les plus réputés et les plus chers de Bourgogne dont le Romanée-Conti. Sa production moyenne est de 900 hl par an sur 27,11 hectares.

• Romanée-Conti (1,63 hectare).
• Richebourg (8,03 hectares).
• La Romanée (0,85 hectare).
• La Tâche (6,06 hectares).
• Romanée Saint-Vivant (8,71 hectares).
• La Grande Rue (1,65 hectares).
• Grands Échezeaux (9,14 hectares)
• Échezeaux (37,69 hectares)

Fait rare en Bourgogne, quatre de ces Grands Crus sont des monopoles. Les autres (Romanée Saint-Vivant et Richebourg) sont, comme la plupart des Grands Crus de Bourgogne, divisés entre plusieurs propriétaires.

Lieux dits 1er cru :

Commune de Vosne-Romanée : Au Dessus de Malconsorts, Aux Brûlées, Aux Malconsorts, Aux Reignots, Clos des Réas, Cros Parentoux, La Combe Brulée, La Croix Rameau, Les Bas Beaumonts, Les Chaumes, Les Gaudichots, Les Hauts Beaumonts, Les Petits Monts et Les Suchots.

Commune de Flagey-Echezeaux : En Orveaux, Les Beaux Monts et Les Rouges.


Panorama_Vosne-Romanee.jpg