US_Postal_4.JPGEnfin, tout ça c’est métaphorique, peut-être que ça ne s’est pas exactement passé comme ça. Mais passons. Devecey près de B'sanchon abrite un sommelier, caviste, encaveur, marchand de vin, échanson, œnologue et surtout passionné de vin, que vient voir Patrick, pas moi, l'autre, Waldorf l'Australopithèque et lui présenter quelques gros bras Australiens, des Armstrong Aussies en somme. J'étais parti pour vous faire un petit compte rendu des grenades de grenaches de Kalleske, des Gaelic Cimetary, des Poonawatta 1880 et Centenarian, des Black Guts de Wild Duck et autres merveilles Aussies, mais j'ai omis de m'adjoindre mes adjoints carnet et Stylo qui ne sont pourtant pas des billes. Résultat, pas de notes, mais mon petit doigt malin me dit à l'oreille qu'au vu des derniers arrivages cartonesques, nous allons revoir ces flacons dans des délais aussi brefs que rapides sur des tables soiffardesques et en parler plus longuement. Nous sommes là pour rencontrer Yannick Postal et lui présenter les Armstrong Australiens. Postal, gros bras, je viens de comprendre le sens de la vie et la vacuité de mon titre de post. Vacuité et viditude d'autant plus navrante que ce richissime mot aurait pu être employé pour un objet: "la vacuité de mon sac à dos est un bonheur pour mes épaules", pour une femme qui n'est pas enceinte, "Chérie, deux ça suffit, ta vacuité me convient à merveille", pour l'absence d'idée d'une personne, veuillez pardonner ma vacuité éthylique ou encore pour l'absence de consistance d'un œuvre ou d'une activité, "Psykopat la vacuité de tes exemples nous fatigue". Au fait, revenons à nos moutons pas Rotschilien. USPostal3.JPGAprès avoir travaillé dans les vignes et les chais, dont ceux de Jeanmimi Deiss, Yannick Postal a du avoir plusieurs vies de sommelier pour acquérir cette passion et ces connaissances presque bibliques. Avec son compère, Claude Dasnoy, autre passionné par le vin, ils ont créé la société S.P. "Sommelier Privé", qui a pour vocation d'assurer la gestion de caves de particuliers et de professionnels. Ils ont ajouté une corde à leur arc en ouvrant une bibliothèque de vins 'Invino" à Devecey. L'Alsace a permit à Yannick Postal de cultiver à l’envie sa passion du vin. Celle d’un Bisontin, toujours en quête d’une perspective nouvelle et dont l’esprit créatif se réalise pleinement dans la recherche de l’innovation. Il conseille avec professionnalisme, à l'écoute de ses clients, sans imposer ses goûts, disponible, discret et surtout efficace. Un serviteur du vin avant d'être un marchand de vins. Avec les vignerons qu'il a lui-même sélectionnés, il travaille à développer le goût de ses clients en même temps qu'il développe sa palette de flacons. Dans sa cave, on trouve des vedettes vineuses, de futurs vedettes, des confirmés, des affirmés et de vieilles breloques. Le paradis pour l'amateur de découvertes ou de valeurs sûres. Yannick goûte comme il conseille ses clients, en essayant de transmettre sa passion et son ressenti, en cherchant le plaisir avant de chercher les éventuels défauts. Il goûte minutieusement, méthodiquement, sa passion du vin transparait dans tous ses gestes et devient une évidence quand il s'autorise des remarques plus personnelles sur sa vision du vin. Généreux et simple, comme le bon vin. Un passeur de goût. Une adresse incontournable dans nos futurs blitz bourguignons.

5 à 6 heures pendant lesquelles le temps s'est arrêté, le temps pour l'Australopithèque de me soulager d'un Charmes de Sérafin, le retour se fera comme l'aller, mais dans l'autre sens et toujours sous la pluie, sans contrôle antidopage inopiné. 5 à 6 heures à se beurrer la glotte avec de grands Grenache, Shiraz ou Cabsauv, ça laisse des traces indélébiles. L’autre jour je discutais avec une crampe ensuquée spécialisée dans le mauvais vin bio qui me disait, dans un flot de banalités aussi idiotes qu'absurdes, "que la mondialisation du vin était un désir individualiste utopique et collectif des bobos en manque de sensation forte dans leur pays qui ne sert qu'à les conforter dans leur propre bien-être". Quand on a compris qu'une partie de la population mondiale n'aspire qu'à écouter du Maria Carey, bouffer une pizza surgelée, mater la Starac en buvant en coca tiède, l’intérêt même de lui faire déguster une USPostal1.JPGmerveille produite à moins de 1.000 exemplaires pour un prix raisonnable, est somme toute très limité. L'intérêt de faire comprendre à un caviste que l'Australie peut produire autre chose qu'un vin solaire, puissant, sentant l'eucalyptus et sucré à la pisse de Koala pourrait être vin, vingt vain, sauf si ledit caviste ou sommelier à les pieds sur la terre de vigne et le bon sens Doubiste. Doubiste or not doubiste, that is the question.

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