bel-air2.gifÀ Gevrey-Chambertin, en haut des Grands Crus, à 350 mètres d’altitude, le Climat "Bel-Air" surplombe les Côte de Nuits. Il a pour prestigieux voisins les Ruchottes du Dessus qui occupent la même situation sur le coteau, les Mazis et surtout, le prestigieux Chambertin-Clos de Bèze qu’il surplombe. Le climat Bel Air s’étendait de façon beaucoup plus vaste sur le haut de la Côte. Une large partie est encore classée mais non plantée. Des bois ont en effet été créés à la fin du XIXe siècle, notamment pour protéger la vigne des vents froids et du gel. Il y a une centaine d’années, on parlait même du Château Bel Air, tant il dominait les Grands Crus. Bel Air indique un lieu où l’on jouit d’un air plus pur qu’ailleurs. On disait jadis, à Gevrey-Chambertin, qu’on allait "prendre le bon air" quand on montait sur la Côte... Dans son ouvrage sur le Chambertin, Jean-François Bazin écrit que "Bel-Air" était tout à fait digne d’un classement en grand cru lors des années 1930. Il fallait pour cela être limitrophe du Chambertin. C’est ici le cas. Bel-Air est un premier cru faisant un peu plus de 2.5 hectares, peu de producteurs se réclament du cru, il est de ce fait peu connu.

Gevrey-Chambertin 1er cru "Bel Air" 2008 Philippe Pacaletbel-air.gif

Robe rubis, très claire et légèrement trouble. Nez complètement sur les fruits rouges, framboise, griotte, fraise, avec l'aération, le nez prendra des accents raflés agréables et une touche minérale. La matière est fine mais le vin n'est pas fluet, les tannins sont présents, ronds, agréables, fruités, gourmands. L'équilibre est impeccable et la finale élancée et d'une grande fraicheur. Très bien

Gevrey-Chambertin 1er cru "Bel Air" 2008 Domaine Taupenot-Mermetaupenot.jpg

Robe rubis foncé. Nez très expressif, puissant sur la réglisse, les fruits noirs, ronce, épices douces et boisé élégant La bouche est dense, large, puissante, toujours sur la réglisse, les tannins sont fermes, sans amertumes et la finale et longue et agréable. Très bien

Deux conceptions diamétralement opposées d'un terroir, Le Bel-Air de Taupenot-Merme m'est apparu immédiatement plus proche du terroir de Chambertin ou Mazis que je connaissais, alors que le Pacalet, qui s'est montré fruité et gourmand, s'est transformé doucement, pour finir par contredire mon jugement premier et démontrer qu'il avait plus qu'un côté séducteur et que le fonds était également présent dans cette belle bouteille.