La belle, la bête et la poire William
Grumé et recraché Par Psykopat le samedi, 7 mai 2011,
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Il s'en est passé des choses cette semaine. Ben Laden, qui nageait en eau trouble depuis un certain temps, s'est fait dessouder par le 7è de Cavalerie et Geronimo l'a balancé à la baille, du coup, on a repêché la boîte noire de l’airbus A330 mystérieusement disparu. Comme je suis spécialisé en religion touche-pipi et que je suis une grenouille de bénitier à mes heures perdues, je me suis aussi intéressé à la béatification du père-la-vertu Polonais, parrainé par notre premier Démissionnaire, Fillon, le premier sinistre. Popol II, a été béatifié le 1er mai après 26 ans de dictature papale, à ce compte-là, Kadhafi qui a plus de 40 ans de dictature devrait être canonisé Subito, d'autant qu'en matière de canons, il en connaît un rayon. Mais l'événement événementiel du WE, c'est quand même la Poire William qui épouse une roturière. Une roturière qui sue le blé par les aisselles soit, mais roturière quand même, ses parents ont fait fortune dans le commerce de farces et attrapes avec leur invention du coussin royal péteur qui imite à la perfection le pet de la Reine, bruit et odeur, on s’y tromperait. D’ailleurs je m’y suis trompé plusieurs fois. La poire William ressemblait à une chipolata habillé en dimanche dans son uniforme de grand apparat de la Garde Chiourme Royale, une loque criarde qui le boudinait un peu et un pantalon trop serré qui devait faire crier maman à ses joyeuses.
La marié était toute belle, mais sa sœur Pippa, la bien nommée, avait les yeux qui criait braguette, elle était chaude comme une baraque à frite un jour de kermesse. Et croyez-moi, l’huile n’est pas prête de devoir être changée. On leur a fait prendre l'air dans un potiron décoré comme une pute Moldave. Le frangin neuneu, Harry Potter, avait l'air encore plus con dans son uniforme aussi rouge que laid, alourdi de milliers de breloques clinquantes, la démarche aussi pingouinesque que s’il avait fait dans son bène. La Reine ressemblait à un canari caramélisé. Que de kitch, que de quiche, on dirait des Anglais ! Et dire que ça fait rêver les gens! Les bouseux et le cul-terreux, engoncé dans leurs préoccupations mesquines de pauvres étaient tous devant leur télé pour vivre un conte de fée par procuration, tout ce bling-bling, les carrosses, les paillettes et les uniformes ridicules, ça fait très Cendrillon. Du coup, pour oublier, on a bu pour fêter les pas mal de printemps de l'Ermite âgé de St Jean. Je vous ferais pas le compte rendu du Selosse rosé, vu qu'on en boit presque toute les semaines et que vous trouverez sur ce blog si vous savez reconnaitre vos doigts d'une merguez, m'enfin c'est pas gagné pour certains, ni du Spätburger de Fritz Keller, non pas que ce ne soit pas bon… Enfin si, un peu quand même… Pour le reste c'était très bien!
Beaune "Clos des Mouches" 2007 Joseph Drouhin
Le Clos des Mouches nous joue sa partition habituelle, intensité, finesse et élégance. Nez floral, complexe, déjà en place, fleurs blanches, chèvrefeuille, citron, poire, beurre, miel, ainsi que des notes de noisette grillées. En bouche, le vin est vif, riche, ample, intense, fruit et menthe domine un élevage maîtrisé. La finale est longue et minérale. Excellent
La Grande Rue 1994 Domaine Lamarche
L'ancienne "Romanée Grande-Rue", Propriété du domaine Lamarche, se présente immédiatement sur des arômes de fruits noirs, réglisse, graphite, tabac, rose, ronce et quelques notes viandées. La bouche est résolument minérale, un caractère graphité qui m'a transporté du côté de l'Hermitage, un fruit en réserve, un élevage complètement fondu, des tannins aimables, une légère astringence et une grande longueur. 94, une petite année, des vins à boire rapidement, mais il y a des exceptions, celle-là a été magnifique. Grand vin
Margaux Château Palmer 1986
1986, Médoc, grande année et pas mal de grand vin. Celui-ci exhale des arômes de fruits noirs, de tabac blond, de poivre, de ronce, et, comme le précédent, de fine notes graphitées. La bouche est harmonieuse, construite sur la finesse, la pureté, peu concentrée, les tannins sont lisses, et la persistance est longue et agréable. Excellent
ST Emilion Clos Fourtet 1999
Nez intense de confiture de mûres, cassis, épices, truffe et quelques notes boisées. La bouche est d'une grande richesse, ample, veloutée, avec des tannins fondus, toujours dans un registre de fruits noirs compotés. Grande persistance aromatique. Excellent
Coteau du Languedoc ORO 1996 Domaine de la Peyre Rose
Roussanne, Rolle, Ugni, Terret Nez très inhabituel, encaustique, colle, noix, miel, écorce d'orange, caramel et quelques notes oxydatives, c'est très riche, un peu liquoreux, mais sec. La bouche est dense, puissante, équilibrée, fraiche, l'acidité est présente. Une cuvée très originale, pourtant, j'ai toujours autant de mal à la reconnaitre. Très bien
Sauternes Yquem 1998
Une insolente impression de jeunesse, le nez est fin et subtil, miel, amande, abricot, pêche, gâteau et fruits secs se mélange dans une chorégraphie parfaite. La bouche est plein, aérienne, la liqueur est délicate, l'équilibre est parfait grâce à une fine acidité et la persistance est fabuleuse. Un affront au temps qui passe. Grand vin
Barolo Chinato Luca Roagna
Voilà un vin étonnant, original, même déroutant! La recette du Barolo Chinato a été mise au point à la fin du dix-neuvième siècle dans les pharmacies Cappellano de Serralunga et Zabaldano de Monforte d'Alba pour rendre la prise de quinine plus agréable, nécessaire pour lutter contre la malaria. Cette vieille tradition piémontaise perdure
grâce à des vignerons comme Luca Roagna, son Barolo Chinato est un morceau d’histoire du Barolo, un vin produit à Barolo, le résultat d'une méthode originale de fortification et d’aromatisation à base de différentes herbes, autrefois très répandue dans le Piémont. Les herbes infusent à tour de rôle dans une grappa, la quinine, par exemple, séjourne moins d’un mois, sinon elle laisse trop d’amertume. L'ensemble est alors assemblé avec un Barolo. Pour cette micro-production de 1.000 bouteilles, Luca Roagna a utilisé du Barolo Riserva 2001, un très grand millésime
("Sinon c’est dégueulasse comme un vermouth industriel" dixit Luca Roagna), et ajouté plus de vingt-cinq herbes différentes, parmi lesquelles la gentiane, la quinine, la cannelle, la badiane, qui ont macéré pendant plusieurs années avec le vin.
Un concentré d'arômes envoûtants, des notes d’écorces d’agrumes, de rhubarbe, d'herbes aromatiques, de cannelle, de tabac. La bouche est pleine, puissante, très mûre, sucrée avec une impression de douceur. La quinine flingue un peu les papilles mais l'ensemble reste très digeste, même plutôt digestif (16° quand même). Très bien
Si vous buvez deux bouteilles tous les jours, vous n’avez jamais la fièvre - Luca Roagna
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