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Grumé et recraché Par Psykopat le vendredi, 27 mai 2011,
Rencontres Amicales
Le truc super cool quand tu veux pas te casser les noisettes à popoter pour tes potos, c'est d'avoir un cuistot sous la main. Déjà, t'es pas obligé de te farcir le déplacement dans un resto où, parfois, l'accueil est assez baroque. L’autre jour, dans un resto de par chez nous, comme on dit de par chez moi, vers midi et des brouettes, en nous voyant entrer, le patron s’est fendu d’une phrase aussi monumentale qu'historique: "Installez vous où vous voulez, là, à côté du four, mais il faudra attendre un peu parce que le cuisinier est en train de manger." Primo, ça m'énerve les patrons dictateurs (ça c'est une belle Lapalissade) qui vous obligent à vous asseoir à une place précise même si le resto est vide. Pas question de choisir sa table. En plus, c'est toujours le genre de place où, soit tu cuis plus vite que la pizza ou t'es tellement prêt des gogues que t'as les chaussures éclaboussées et les cheveux qui sentent la pisse. Pourtant, il y avait au moins 100 places libres autour. Mais le pompon, c'est que dans ce resto, le cuistot mange tranquillou, prend un café, avale un digestif, fait le rot puis passe au travail. On s’est alors empressé de demander au patron si le cuistot pensait faire aussi une sieste crapuleuse après le repas! On sait jamais avec les cuistots, c'est des oufs ces types là. Une fois installé et mi-cuit, le serveur prend la commande et nous lance cette phrase sibylline, "Pour le pain, il faudra attendre. Je vais aller en demander au restaurant d’à côté. Je n’en ai plus." Plus de pain dans un resto.
C’est comme si on emmène un macchabé au cimetière et qu’on nous dit qu’il n’y a plus de trou! Impensable. Autrement dit, dans ce resto, soit tu te pointes avec ton cuistot, soit tu amènes ton pain. La prochaine fois que je réserve, je ne demande pas s'il y a de la place, mais s’il y a un cuistot et du pain, éventuellement je peux aussi amener une table et deux chaises. On s'est cassé en douce, pour ne pas réveiller le cuistot pendant sa sieste et surtout pour ne pas finir chez les grands brûlés. Depuis, je me dis qu'il vaut faire sa tambouille à la maison, mais le must, c'est d'avoir un cuistot sous la main qui vient avec ses couteaux aiguisés, ses casseroles en cuivre et ses petites Saint Jacques aux fruits de la passion. Ce soir là, tu n'allumes pas la cheminée, les tables et les chaises sont déjà sur place et tu n'oublies pas d'acheter du pain. Notre devise, à nous autres, c'est: "Pas le beurre, pas l'argent du beurre: tout à la graisse d'oie !"Le Bonheur, c'est simple comme un bon cuistot.
Châteauneuf-du-Pape blanc 2000 Domaine du Mont Redon
Nez très expressif, de fleurs blanches, miel, poire, épices et quelques notes herbacées. La bouche est ample, la matière est moyenne, pas de notes d'élevage et une bonne longueur. Très bien
Châteauneuf-du-Pape blanc 2002 Domaine de la Nerthe
Un peu le même nez que le précédent, un peu moins expressif, fleurs blanches, poire, des notes boisées et d'amandes. La bouche manque de corps, l'acidité est marquée et des notes herbacées et amères
viennent ponctuées la finale. Bien
Saint Peray 2007 Domaine Rugeis-Villard
Après une petite phase de réduction, le nez s'ouvre sur des arômes de pêche confite, de caramel, d'herbe et des notes entêtante et extrêmement boisées. En bouche c'est rond et frais, marquée par l'acidité avec une longueur correcte. Bien
Château Grillet 2001 Neyret-Gachet
Le premier nez est déroutant, croûte de fromage et notes animales. Passé cette phase de réduction, des arômes fins et subtils se dégagent, Fleurs blanches, tilleul, grillé, miel et amande. La bouche est d'une grande élégance, minérale, finement sculptée, complexe. L'équilibre est magistral et la persistance, très longue. Un beau vin, à la finesse extrême. Très bien
Hermitage Chante-Alouette 2007 Michel Chapoutier
Le nez est très expressif, puissant et floral, sur des arômes de miel, d'amande, de coing et de gingembre. La bouche est précise, l'attaque est franche, la matière est belle, la finale sur les amandes est longue. Dans l'ensemble, une belle bouteille, encore légèrement marquée par l'élevage mais au potentiel indéniable. Très bien
Côtes du Rhône Village Laudun 2004 Domaine Pelaquier
Nez légèrement oxydatif à l'ouverture, miel, abricot, fleurs blanches, champignon et terre humide. Un nez assez simple et plaisant. En bouche, c'est décevant, on retrouve les mêmes arômes qu'au nez, sauf que c'est flotteux, pas de gras, et un peu alcooleux. La finale dure un peu mais sans relief. Moyen
Gigondas 2008 Domaine des Espiers
Passé une pointe de réduction, le nez s'ouvre sur des notes de cerise noire, de mûre, de réglisse, de violette et de lard fumé. La bouche est évidemment très jeune, mais déjà accessible, un peu de rondeur, une pointe d'acidité, c'est gouleyant et frais. Bien+
Côte du Luberon 2005 Chaussan
Un nez un peu simple, sur la framboise, cassis, réglisse. Idem pour la bouche, ce n'est pas mauvais, l'attaque est molle, la matière est moyenne et la finale est tannique, proche du bois. Moyen
Hermitage 1996 Les Vignerons Réunis de Tain l'Hermitage
Beau nez complexe de cerise noire, de groseille de mûre, de cannelle, violette et fleurs fanées. La bouche est vive, la matière est belle, les tannins sont souples, aimables. L'ensemble est superbement équilibré et la finale possède beaucoup de charme avec une pointe de graphite. Très bien
Hermitage Monier de la Sizeranne 2007 Michel Chapoutier
Superbe nez de framboise, myrtille, cassis, réglisse et violette. La matière est dense, forte, concentrée avec des tannins souples et élégants et un bel équilibre. Une belle syrah, sur les épices, d'une grande longueur et encore bien jeune, très prometteuse. Excellent
Bandol Pibarnon 1996
Magnifique nez, de fines notes montent du verre, c'est très floral, rose, cassis, cuir, réglisse, cacao, épices. Quel bouquet! La bouche est du même calibre, ronde, gourmande, équilibrée, les tannins sont polis par le temps, l'ensemble est bigrement séduisant et d'une remarquable longueur. Excellent
Côte-Rôtie 1995 Jean Paul Jamet
Le nez est enchanteur, d'une grande complexité, de notes florales, rose, violette et menthe, des fruits, cassis et myrtille, une pointe de tabac,
un zeste de cuir et un peu de truffe blanche. La bouche est à l'unisson, à la fois puissante et fine, étoffée et élégante. Les tannins sont parfaitement fondus, la longueur est superbe. Un archétype de Côte-Rôtie, goudronnée, lardée et florale. Magnifique. Grand vin
Saint Joseph La Grande Pompée 2001 Paul Jaboulet Aîné
Premier nez réduit, puis il évolue vers des arômes de fruits noirs, de cerise à l'eau de vie, de figue, de violette et d'orange sanguine. La bouche est concentrée, fraiche, assez monolithique au départ, il lui faudra pas mal de temps pour se détendre et s'arrondir. La finale est longue et fraiche. Un St Joseph en grande pompe. Très bien+
Châteauneuf-du-Pape Réserve des Célestins 2000 Henri Bonneau
Avec le Pape Henri, ça commence toujours par un choc, un choc olfactif, le bouquet est envoûtant, captivant, cerise burlat, cassis, groseille, prune, épices, encens, rose fanée et quelques notes de garrigue. Après le choc olfactif, place au choc gustatif. Minéralité d'école, bouche souple, juteuse, séveuse, onctueuse, un plaisir simple et un vin monumental, cérébral. Les tannins sont quasi imperceptibles, la finale est somptueuse, irrésistible et d'une longueur impressionnante. Un très grand vin, une certaine idée du vin et de la perfection. Un choc. Grand vin
Sauternes Château Rieussec 1979
Belle couleur ambrée, caramel, c'est déjà magnifique à regarder. Au nez, c'est une belle corbeille de fruits exotiques, ananas, mangue, miel, orange amère, caramel, cire et épices douces… La bouche est fine, tendue, gourmande avec une finale superlative. Excellent
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