germain1.jpgComment parler de l'accueil de JF Germain sans tomber dans la redite et le rabâchement? Comment parler de ses vins sans ouvrir son dictionnaire des superlatifs? Comment fait-il pour enfanter des vins aussi honnêtes, magnifiques, fidèles aux terroirs, aux millésimes, en gardant l'identité maison, pureté, profondeur, finesse et complexité. Il n'y a que deux solutions, la magie et la passion. On n'a pas vu de baquette de magicien, de lapin blanc sortis du chapeau pointu, non, juste beaucoup de passion et une grande bouteille de Perrières pour illustrer le propos.

Meursault Perrières 2009 Domaine Henri Germain

germain-meursault-perrieres.jpgOn compare souvent les Perrières au Montrachet pour affirmer son caractère de grand cru, sa capacité à vieillir et sa personnalité unique à Meursault, mais pour le style, rien à voir. La puissance, la densité d'un Montrachet est remplacée par l'énergie, la fougue du Perrières. Le nez est d'une rare élégance, aérien, intense et complexe, sur des notes d'agrumes confits, de mandarine, de chèvrefeuille, de menthe fraiche, de pierre chaude et une touche d'amande grillée. La bouche est d'une grande pureté, avec encore un peu de retenue, comme une timidité à dévoiler tous ses charmes. C'est ample et concentré, mais la tension tiens la matière en apesanteur, une plume de plomb, un vin colossal et vaporeux, une réelle perfection à une persistance infinie. Il suffit d'écouter JF Germain parler de ce vin pour percevoir son plaisir à en être le géniteur, sans orgueil, juste fier d'avoir été digne d'un grand terroir.