Un fada peut en cacher un autre
Grumé et recraché Par Psykopat le dimanche, 20 mai 2012,
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Il y a quelques jours, Philippe m'a permis, au détour d'un excellent magnum, de me rappeler que j'avais encore quelques bouteilles de Montpeyroux du domaine d'Aupilhac dans ma cave. J'ai donc voulu vérifier comment ce terroir se tenait après 10 ans. Montpeyroux, au nord-ouest de Montpellier, signifie "Mont Pierreux", c'est un village situé à la limite de deux paysages, les contreforts calcaires des Causses du Larzac et la plaine alluviale de l'Hérault. Pendant longtemps, la coopérative était le seul débouché pour les vins de la région. A partir des années 80, le développement des caves particulières a considérablement dynamisé l'image de qualité des vins de Montpeyroux. A Montpeyroux, mais aussi dans les villages voisins, à Jonquières, Aniane ou Saint-Saturnin, les vieux pieds de grenache et les antiques ceps de Carignan n’ont pas attendu qu’on les déclare aptes à faire du vin de belle allure pour exister. Montpeyroux, c'est donc le terrain de jeu de Sylvain Fadat, un fou qui a réussi à prouver avec acharnement, que son terroir faisait de grands vins, que l’on y plante du grenache, du cinsault, de la syrah, du mourvèdre ou du carignan. Aujourd’hui, Sylvain est un des rares vignerons du Languedoc à stocker plus de 8.000 bouteilles de sa production de millésimes vieux de plus de 10 ans, le seul à pouvoir offrir une verticale sur 20 ans. Pas pour fanfaronner, mais pour argumenter sur la qualité de son terroir.

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