La pire des questions, c'est: Jusqu’où va l’infini? Je veux bien croire que l’univers est en perpétuel expansion et qu'il est assez difficile d’aller au bout mais, même si l’infini se développe, il faut bien qu’elle se développe dans quelque chose, donc ce qui entoure l’infini, c'est quoi? Un autre infini, de l’anti-matière? Le vide sidéral? Comme dans le cerveau de Ranulphe? Ptet ben que l'infini grignote un autre infini enserré dans un autre infini et qu’en définitif, tout ça rentre dans la poche d’un immense Monsieur en costar Hugo Boss qui vit dans un monde qui ressemble au nôtre à la différence près qu’il est l’infini au carré plus grand que le nôtre. Va savoir, Grégoire! Que nous sommes une poussière dans sa poche et que s'il lâche une louise, ça va nous faire une drôle de tempête, voire un écroulement de la matière, un trou noir intergalactique qui provoquerait la disparition de centaines de galaxies en moins de temps qu'il n'en faut pour dire hippopotomonstrosesquippedaliophobie (peur des mots trop longs), tout ça par ce qu'un grand con dégeulasse en costar Hugo Boss ne sait pas se tenir. Comme souvent, pour expliquer, il est plus simple d'avoir recours à un exemple. Prenons un hôtel de taille infinie, ça laisse donc, a priori, pas mal de chambre de libre, même s'il y a quelques clients, environ – l'infini. C'est à ce moment précis qu'arrive un car avec une infinité de passagers qui ont sommeil. rqp1.jpgLe mec de la réception se prénomme Ranulphe, il est malin comme un furet belge, après s'être dit qu'il va avoir un max de taf à distribuer une infinité de clef de chambres à une infinité de clients, qu'il a autre chose à faire, comme mater des panda roux sur internet, il fait la chose la plus simple du monde! Il met le client de la chambre 1 dans la chambre 2. Il met le client de la chambre 2 dans la chambre 4. Il met le client de la chambre 3 dans la chambre 6, etc ... Donc notre brave Ranulphe s'amuse à déménager tous les clients, qui distribuent les clés pour accueillir les nouveaux clients. Comme il y a une infinité de chambres, il y a de la place. Mais il y a un bug à la théorie de l'infini. Autant le client de la chambre 1 il va dans la chambre 2 qui n'est pas loin. Autant le client de la chambre 51 il va dans la chambre 102 qui va peut-être se trouver bien plus loin. Si on se met d'accord pour se dire que c'est un gros hôtel, il va bien y avoir une infinité d'ascenseurs. Hors, avec une infinité de client c'est très probable que ces ascenseurs soient tous occupés. En résumé le client qui est venu à l'hôtel plutôt pour être tranquille, ben il doit changer de chambre, et en plus il doit transporter ses valises lui-même vu qu'il n'y pas d'ascenseurs de libre... Et ça, ça le saoule infiniment! L'autre souci, c'est qu'une infinité de client, ça fait une infinité de temps d'attente. Et dans ce cas-là, les gens qui font la queue dehors et qui n'auront pas le temps de rentrer avant le petit matin, ils payent ou pas? S'ils payent, c'est une arnaque. Sinon ils ne sont pas vraiment clients de l'hôtel et donc il n'y a plus une infinité de gens qui arrivent, et l'exemple de l'hôtel ne tient plus. Bon ça, c'était une manière compliquée d'expliquer un truc simple. Parce que c'est comme ça avec les questions existentielles, c'est prise de tête. Et bien moi, je suis désolé mais quand j’y pense le soir avant de m’endormir, je trouve ça honteux, ça et le fait que le Château Mescouilles a encore augmenté ses tarifs de 25%, portant la bouteille de mauvais Bordeaux à environ 1,356 fois le PIB du Swaziland. Tu m’étonnes que j’ai du mal à m’endormir avec toutes ses conneries en tête!

Riesling GC Schlossberg 2008 Albert MannMannSchlossbergjpg.jpg

Le nez est très expressif, sur des notes de de citron vert, de fleurs blanches, de pêche, d'épices, une pointe minérale et de fines notes pétrolées. La bouche est pleine, ample, vive et légèrement sucrée, construite sur un fruit mûr, sans lourdeur, portée à une acidité tendue, fine qui apporte beaucoup de fraicheur. La finale est longue et gourmande. 14.50 Très Bien

Chablis Caniculus Montée de Tonnerre 2003 Verget

Nez de miel, d'amande et de fruits secs. La bouche est un peu oxydative, visiblement, le vin a dépassé son apogée. 11,17 Moyen

St Aubin "La Chatenière 2008" PY Colin-Morey

Nez très puissant, intense, tendu, précis et grillé, de la noisette, de la pêche de vigne, de l'amande, du citron et une touche boisée. En bouche, c'est minéral, mentholé, avec une grosse matière serrée et une forte acidité qui équilibre parfaitement l'ensemble. Un beau mélange de minéralité et de fruit, long et déjà irrésistible. 15,25 Très Bien chateau-simone.jpg

Palette Château Simone 2003

Un nez un peu bizarre, sur les herbes et la croûte de fromage, à l'aération, le vin gagne en précision, miel, vanille bourbon, abricot et des notes étranges de graine de moutarde. La bouche est peu acide, toujours grillée, la matière est dense avec une finale herbacée. 13,25 Bien

Anjou "Les Rouliers" 2003 Richard Leroy

Superbe nez, riche et complexe, de marmelade d'orange et de coing, de fleurs blanches, de miel, de menthe et d'abricot sec. LeroyRouliers.jpgLa bouche est ample, la matière s'étire doucement sur le palais, c'est magnifiquement construit, peu solaire, aucune sensation de lourdeur, d’une grande plénitude et très long. 16,25 Excellent

St Romain 2010 Alain Gras

Le nez est puissant, aromatique, sur des notes de noisette, de vanille, de pain grillé et de verveine citronnée. La bouche est racée, tendue, ample avec une belle minéralité, un boisé élégant et une longueur intéressante. 14,75 Très Bien

Avant les rouges, on commence par les blancs, c'est assez classique et le classique c'est pas que chiant, c'est aussi de la musique. Les Soiffards sont presque tous là, sauf John, qui a commis un crime de lèse-majesté, au lieu d'aller en claquer deux à la reine, il est parti dépenser ses livres Shakespearienne au Casino de Monaco. Christian est excusé, mais il en quand même présent pour l'apéro, RQP3.jpgThierry et Huber arriveront plus tard, quand à notre néo-retraité, il est bloqué par une horde d'anciens salariés qui ont, semble-t-il, encore des comptes à régler avec lui. Bref, pour faire court, le Schlossberg est vif et frais, le Caniculus a pris en coup dans les canines, la Chatenière de PY Colin-Morey a plu à tout le monde sauf à JeanDa, le St Romain rend hommage à son appellation, Simone, même en demi-teinte, a bien accompagné Nadine et la belle surprise vient d'un Anjou. Outre le fait que Richard, Cœur de Layon, Leroy est devenu une star de la BD (réf: Les Ignorants d'Etienne Davodeau), le vigneron de Rablay a découvert les vins de Loire lors d'un Salon des Vins et ce fut une sorte de révélation. C'est là qu'il a croisé le chemin du chenin, pour ne plus le quitter. Aujourd'hui encore, Richard Leroy défriche, un petit clos dans le centre du village, ou lors de la vinification et de l'élevage de ses cuvées d'Anjou blanc ou de Layon. Bref, je crois que tout passionné de vin et de dégustation se doit de rendre visite, un jour, à Richard Leroy. Et je me demande si quelques vignerons ne feraient pas bien d'en faire autant… Bref à ne pas rater, mais je m’égare, et depuis qu’on ne peut plus dire “bref” sans entendre, "moi aussi je regarde bref sur Canal+, c'est trop cool". Bref, j’essaie d’arrêter de dire bref. chatsauvage.jpg

Rheingau Pinot Noir Spätlese "Chat Sauvage" 2007 Johannisberger Hölle

Beau nez de groseille, de framboise, de terre humide, de café, d'eucalyptus, de jus de viande et de rose. La bouche est vive et ronde, agréable, dense, à l'acidité délicate et à la persistance agréable. 14,75 Très Bien

Californie Pinot Noir Isabelle Morgan 2003 Au Bon ClimatBonClimatMorga.jpg

Un Pinot noir, résolument moderne, au nez de fraise, de café, de mûre, de bois de santal, d'épices et de réglisse. La bouche est solide, dense, extraite, les tannins sont solide, l'ensemble dégage une impression de force, la finale, légèrement amère et ferme, manque un peu de subtilité. 15,25 Très Bien

Morey St Denis "les Millandes" 2003 Michel Magnien

Un Morey très puissant, avec un nez de mûre un peu cuite, de la cerise noire,MagnienMilandes.jpg de la résine, du chêne toasté et des notes de lard fumé. La matière remplit la bouche, c'est concentré, élevé certes, bien élevé avec une acidité présente, des tannins solides et une longue persistance. 15,38 Très Bien

Clos St Denis 2004 Domaine BertagnaBertagnaStDenis.jpg

Nez élégant, de petits fruits rouges, de violette, de cerise kirschée, de chocolat à la menthe, de café et de graphite. La bouche est veloutée, construite sur des tannins souples, l'acidité est juste, l'ensemble est marqué par le terroir, sur la pierre sèche, c'est d'une grande finesse est surtout très long. 16,25 Excellent

Pessac-Léognan Château de France 2005

Nez intense, qui renarde au départ, puis qui s'ouvre sur des notes de cassis, de mûre, de violette, de réglisse et de garrigue. La bouche est solide, les tannins sont virils, c'est mûr et concentré, plaisant, sans grand charme, pas renversant. La finale est un brin asséchante. 14,38 Très Bien

VDP des Bouches du Rhône "Le Grand Rouge" 2007 Château Revelette

Nez de cerise, de figue, de cassis, de fleurs séchées, de réglisse et de pin. En bouche, on n'a pas lésiné sur le matos, c'est concentré, large aux tannins doux avec une longue finale sur les épices. 14,56 Très Bien

Pomerol Château Rouget 1999Rouget.jpg

Nez de cerise noire, de cassis, de cuir, de sous-bois, de truffe et de balsa. La bouche est ronde, équilibrée, puissante aux tannins veloutés et soyeux qui accompagnent une finale longue et plaisante. 16,13 Excellent

En attendant la Goulash, hommage au Rantanplan de la Politique, on goûte quelques rouges. Le "Chat Sauvage" de Johannisberger Hölle a sorti ses griffes, c'est vif, mais, somme toute, assez agréable. "l'Isabelle Morgan" du Bon Climat ne manque pas de charme (surtout le lendemain, bien plus fondu), un pinot noir typique Amerloc, pas dans la dentelle, mais d'une redoutable efficacité. Pour la suivante, Je l’avoue de suite, je ne suis pas très objectif, mais qui peut bien l’être en matière de vin? La perception du bois ou de l'acidité est propre à chacun, RQP2.jpgl'influence de l'étiquette sur les constructions cognitives n'est plus à démontrer, mais une belle pièce de bois, reste une belle pièce de bois. JeanDa a eu le coup de foudre pour "les Millandes" de Magnien, "une tuerie", littéralement! C'est vrai, c'est un joli coup de foudre et il ne manque pas de bois, full bodied, full wooded, full extracted. 100/100, signé Bob le charpentier! Devant mes très légères critiques, fondées sur ma grande connaissance de la menuiserie, le jeanDa s'est d'abord montré un peu importuné, on aurait dit un marionnettiste qui aurait choppé des morpions. Il s'est arrêté de manger, signe d'une très grande frustration, il a enlevé la bâche qui lui sert de serviette, reposé la marmite qu'il avait sur les genoux et qu'il sauçait avec une miche entière de pain de campagne, il m'a regardé avec l'air désemparé d'une Shampouineuse qui découvre que Claude Lévi-Strauss ne portait pas de jeans, on sentait qu'il aurait adoré me faire lacérer les côtes flottantes par un canard schizoïde ou me faire grignoter l’artère fémorale par un furet enragé, il avait des giclées de méchanceté à l'état brut qui lui sortaient des orbites. L'horreur! Il a longuement soupesé les deux ou trois arguments qu'il avaient en magasin, arguments aussi infourgables qu'une Cadillac rose, alors, il a simplement dit, lapidaire, "c'est pas boisé…." Mon cher Jeanda, une belle menuiserie, reste une menuiserie, même bien vernis et surtout si le menuisier est sympa. Ce n'est pas grave, tu as le droit d'aimer la belle planche, les bardeaux, les lattes, les planchettes, les tasseaux, les sapines, les voliges, les poutrelles, les lambourdes et les madriers, tu as même le droit d'en boire, même d'accuser Rage de l'avoir amené. Il n'a pas osé nier, c'est ça un vrai copain qui a du goût et qui préfère Bertagna et son Clos St Denis. Ça c'est du vin! Pas encore la tuerie annoncée, mais bien plus civilisé, plus proche de son terroir. Plus loin, un Château de France pas prêt, encore trop massif, et un grand rouge à la mâchoire de grand requin blanc, pour nous caler l'estomac, et on finit la série par une petite douceur. Un Pomerol souple et soyeux. C'est pas Jeanda qui penserait à nous amener un peu de délicatesse, heureusement que son ami Rage est là.

Grand Echezeaux 2001 Gros Frère et SœurGrosgrands-echezeaux.jpg

Superbe nez de fruits rouges, de groseille, de cannelle, d'épices, de ronce, rose et sous-bois et de réglisse. En bouche, c'est un vin dense et aérien qui tapisse le palais. Charme et élégance se marient, merveilleuse finesse de texture, toute leur palette aromatique et la dentelle des grands bourgognes. 17,63 Excellent

Grand Echezeaux 2004 Nicolas Potel

Le nez est aromatique, floral, un brin végétal, humus, fougère avec des notes de groseille à maquereau, de cerise, de soja et de graphite. La bouche possède une austérité monacale, une intensité au palais, une texture dense et épicée et une longue persistance minérale. 16,50 Excellent

Bonne-Mares 2004 Nicolas PotelPotelBonne-Mares.jpg

Nez de groseille, de framboise, de vanille, de réglisse, de rose fanée, d'épices orientales et de terre humide. En bouche, la matière est dense, serrée, les tannins sont souples, la trame acide équilibre l'ensemble et éternise la finale. 17,50 Excellent

Christine Vineyard 2007 Rusden

Nez flatteur, framboise, prune, épices, laurier, eucalyptus, fumé. Bouche très gourmande, matière moyenne, tannins fins et gourmand, fraicheur menthol et finale vive et longue. 16,14 Excellent

St Joseph Cuvée du Papy 2007 Stéphane MontezMontzePapy.jpg

La très bonne surprise de la soirée. Un nez typique Syrah, cassis, mûre, violette, cannelle, cèdre, lard et chocolat à la menthe. La bouche est étoffée, la matière belle, l'acidité présente, les tannins souples et serrés et la finale minérale. 17,00 Excellent

Cornas 1999 Cave de Tain

Beau nez de cassis, cèdre, lard grillé, cèdre, champignon et menthol La bouche est ample, la matière dense et souple, les tannins fondus,TainCornas.jpg très légèrement astringents, l'acidité équilibre l'ensemble et la finale, même si elle n'est pas très longue, est agréable. 15,63 Très Bien

Fonsalette "Cuvée Syrah" 1999 Reynaud

Un nez dont on ne se lasse jamais, framboise, fraise, cerise kirschée, encens, graphite, herbe de Provence, café, sureau et violette avec quelques notes viandées. La bouche est gourmande, veloutée, tous en finesse. Les tannins sont soyeux, la minéralité transparait à chaque gorgée, c'est riche et gourmand avec une grande finale réglissée. Une étoile de plus à la galaxie Reynaud. 18,13 Grand vin

miniprix.jpgJusque-là, le cahier des charges (moins de 35€) avait été respecté (sauf pour le Clos St Denis de Bertagna). Mais le Soiffard aime biaiser, trouver des raccourcis qui n'existent pas. JeanDa, grand spécialiste du raccourci, m'a avoué avoir mal dormi pendant toute la semaine, appréhendant d'avoir à se coltiner des vins de seconde zone. Sous ses faux airs de gendre idéal, c'est en réalité un angoissé, un phobiste, un redoutables extrémiste qui véhicule la phobie des jantes de polo, la cuniculophobie, qui est la peur des lapins et non celle des langues de chat, la théosophobie ou la peur de Dieu, normal quand on voit ce qu'il a fait au Japonais l'année dernière. Il a également la phobie des chiens, des araignées, des oiseaux, des poissons chats, des chats qui savent nager, des castors, des clés USB, de la cardamone, des ninjas extraterrestres, des ninjas roux, des extraterrestres roux, des roux, des attache-caravane, des chauves, des moustachus et la coulrophobie, la peur des clowns. Je vous assure que parfois, il a du mal à se lever le matin, d'autant qu'il a aussi la phobie des réveils matin qui sonnent. Mais la pire de toutes ses phobies, c'est Eibohphobie, la peur des palindromes, le mot étant lui-même un palindrome, c’est un peu le serpent qui se mord la queue, sauf que le palindrome, c’est pas un serpent. Et que jamais, même avec une bonne dose de créativité, on l'imaginerait assez souple, pour faire ça… Pas JeanDa, pas le serpent, le palindrome, mais je sens qu’on s'éloigne un tantinet du sujet. Deux Potel pour le prix d'un, ça reste bon marché, le Bonne-Mares un peu au-dessus. La famille Gros, produit de magnifique Bourgogne générique, surtout si c'est du Grand-Echezeaux dans la bouteille. Le grenache de Rusden a été reconnu immédiatement, le Fonsalette "cuvée Syrah" devait valoir moins de 35€, il y a dix ans, aujourd'hui, le vin est devenu magnifique et magique, mais son prix a doublé. Le temps a patiné le Cornas de la Cave de Tain, un Cornas peu boisé, mais qui a quand même plu à jeanDa, il devrait s'inspirer de ceux qui amène ce genre de vin! Reste la Cuvée Papy de Stéphane Montez. Surement le meilleur RQP de la soirée. Un St Jo très proche d'une très belle côte-Rôtie, fruit, élégance, matière, minéralité et longueur au rendez-vous. Une très belle quille pour 17€, imbattable!

Riesling GC Wineck-Schlossberg "Le Samson" 2008 - Meyer-Fonné

Nez agréable, sur les agrumes confits, la mangue, le miel et les épices avec des notes pétrolées assez fines. La bouche est fine, sur un équilibre VT, sans lourdeur, même assez vif, c'est riche, un peu sur l'alcool avec une finale un peu courte. 14,29 Très Bien

Sauternes La Tour Blanche 1997TourBlanche.jpg

Un nez très Sauternes, sur l'orange confite, le vernis, le miel, l'écorce de quinine, la pâte de fruit, les raisins secs, café et caramel au lait. La bouche est riche, belle matière, sucres presque fondus, acidité maitrisée et longueur acceptable. 16,00 Excellent

Deux petites sucrettes pour finir, un Sanson au pied léger et fin, et une Tour Blanche, archétype du Sauternais, qui démontre qu'il n'est pas toujours utile de dépenser une fortune pour se faire plaisir. N'est-ce-pas Monsieur JeanDa, le bois et l'acidité ne font pas tous… On peut l'excuser, son goût a été altéré lors de son enlèvement par des vénusiens. castor.jpgOui, au terme d’une soirée un peu arrosée, il a loupé un raccourci. Les extra-terrestres, qui en ont marre des gens pas foutus de trouver leurs raccourcis, l’enlèvent et l’emmènent sur leur vaisseau, le "Star Wood Laurent", il y restera 3 mois, exclusivement sustenté au jus de citron, avant d'être relâché dans la forêt de Sherwood où il sera recueilli par une famille de castor, avec qui, il réapprendra les rudiments de la vie. Sept mois plus tard, il se met alors à pondre des allumettes et frétiller de la queue quand il est content. Seulement voilà, le castor est un animal peu au fait de choses œnologiques et JeanDa en a un peu marre de couper des arbres et de glapir comme un abruti. Sa vie est devenue un cauchemar. Il décide alors de revenir et de dénoncer le complot mondial des castors. Mais hélas, au lieu de susciter notre intérêt, ses interventions suscitent l’hilarité générale. Le castor est décidément un incompris.


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