J’ai donc rallumé ma télé. J’avais environ 3859 chaînes, dans une Boukistanaise et une sur les pandas roux. Une chaine exclusivement consacré aux championnats inter-armée de curling Yéménite synchronisé présenté par Pierre Fulla, d'un fort beau gabarit ma foi. tele11936888191.jpgJ'ai même trouvé une chaine ou Philippe Risoli présentait des Chanteuses cochonnes et cocaïnées dont même Closer n'a jamais entendu parler, des demi-mondaines qui tentaient de nous faire croire qu'elles avaient un filet de voix. Ça m'a filé une crise de foie, j'ai du éteindre la télé pour me remettre de mes émotions. Parfois, le silence, c'est mieux que rien. Je me suis souvenu d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre, oui, J'ai connu le temps de l'insurrection télévisuelle. Un temps où la télé fumait comme un pompier Ukrainien, où Buñuel et Gainsbourg boucanait des Gitanes maïs et sans filtre, où Bukowski se pètait la ruche en direct, Coluche s'assassinait médiatiquement, les enfants du Rock n'étaient pas des enfants gâtés, Polac et Desproges nous apprenaient à reconnaître un con et la petite nouvelle, M6, nous faisait saliver en attendant le film érotique du dimanche soir, comment rester indifférent devant un scenario aussi bien léché, un jeu d’acteurs au zénith de leur carrière, des musiques si bien choisies… Le Cinéma avec un grand Q. Où sont passés les fines appellations? Les années 80, un temps où il n'était pas interdit d'inviter le vin à sa table médiatique, Pivot recevait Emile Peynaud et dégustait avec lui un vieux Haut-Brion et dissertant sur l'art de la dégustation et du goût du vin. Les Experts ont bien changé…