Notre système de production est malsain, nous mangeons mal, nous démolissons nos campagnes et nous nous pourrissons la santé. Il faut partir en croisade contre la malbouffe. Il faut revenir à la cuisine traditionnelle, aux produits bio.malbouffe3.jpg Il faut chercher, rechercher à bien manger et à bien boire. Nous avons chassé de nos tables, les plats longuement et finement mijotés, les fruits fraichement coupées, les saucissons lentement séchés dans la cheminée, les jambons qui ont patiemment somnolé dans le saloir, les fromages qui puent et les vins qui ont patiemment attendu leur tour d'être débouchés. A la place, nous allons, dans des immenses mouroirs à bouffe, acheter des sachets de jambon dégoulinants de jus adjuvé, des pains sans croustillant, des barquettes de fruits, des légumes sans vie et sans croquant et des vins en cubi qui ont viré leur cuti. La malbouffe n’est pas une fatalité, si nous stoppons ses achats de produits dangereux pour notre santé, ils disparaitront tous seul de nos rayons. Il est même possible d'envisager de modifier le comportement de ces docteurs Folamour de la cuisine productiviste et chimiquement modifiée. Un agronome de réputation mondiale, loin d'être un doux rêveur, dénonce les folies de l'agriculture moderne et démontre que l'agriculture biologique est une alternative plus que crédible. Éviter la malbouffe selon Mansanto, rémunérer correctement les artisans de la chaine alimentaire, éviter la famine, combattre la désertification des campagnes et malbouffe2805.pngles dégâts environnementaux est encore possible et même salutaire pour notre santé. La conversion à l'agro-écologie devient chaque jour plus raisonnable. La mutation bio n'est pas un caprice de bobo, c'est la voie de la sagesse et de l'avenir. A l'image de notre relais 4x100m, montrons aux adeptes du Dieu Monsanto, aux criminels contre l'humanité, aux empoisonneurs de lilas, que la chute de la maison à steak n'est pas pour demain, que nous savons que la force est dans l'épinard bio, l’épinard, oui, mais pas sans pinards. Alors barbecue à l'américaine, oui, mais avec de la viande achetée chez un petit boucher de village et arrosé de pinards, pas toujours bio, mais respectueux de notre environnement. Compte rendu à consommer sans modération.

Gold_medal.svg.jpgMuscat 2010 Remy Gresser

Joli nez, pas super complexe, mais très pur, floral, fruits jaunes et pamplemousse. La bouche est croquante, bien fruitée, équilibrée, fine et plutôt longue. J'avoue n'être pas un grand adepte du muscat, mais celui-là me plait beaucoup. Très bien

Silver_medal.svg.jpgSancerre 2009 Gérard BoulayBoulaySancerre.jpg

Pour une entrée de gamme, ce sauvignon est parfait, on est loin du pipi de chat, plus prêt du bourgeon de cassis, de la fleur des champs, des herbes folles et du citron vert. Une bouche fraiche, droite dans ses bottes, fine acidité, jolie forme et belle persistance, superbe rapport qualité prix. Très bien

Bronze_medal.svg.jpgRiesling Réserve 2008 Domaine Trimbachtrimbach_reserve.jpg

Un nez avec beaucoup de peps, agrumes, fleurs blanches, fenouil, pierre à fusil et une légère touche pétrolée. La bouche se met en place doucement, l'acidité est haute, la matière ample, légèrement beurrée et la finale est longue et fraiche. Une réserve pas sur la éserve. Très bien

Sancerre La Grande Côte 2010 François Cotat

Un nez étrange de citron vert, de citronnelle, de menthe, de fleurs et de noix. En bouche, ça se gâte, le vin a repris sa fermentation, ça bulle sévère, et surtout, ça masque la minéralité et nuit à l'équilibre. Parfois, un peu plus de soufre dans le vin peut éviter toute reprise de fermentation. Bof

London-2012.jpgPour cette session de juillet et compte tenu de quelques défections due aux congés, nous avons pris l'initiative d'inviter quelques bacchantes. Ce sera barbecue, un monument de la cuisine pas française, mais attention, pas un ridicule petit barbecue où trois saucisses se battent en duel avec comme seul témoin, un bidochon bedonnant et consommateur de pastis. Non! Ici on parle du barbecue, façon Soiffards, à la côte de Bœuf, au rips caramélisés avec Thierry au fourneau et Didier au service du vin. Ce sera donc barbecue et JO. Je sais pas si vous êtes au jus, mais cette année, les JO de Paris se passent à London. Si tu rentres du Boukistan, tu ne sais peut être pas ce que c'est des JO et à quoi ça sert. A brûle pourpoint, je dirais que c'est pour sublimer l'idéal de M.Coubertin et magnifier la cohésion nationale. Mais Brûle pourpoint est un idéaliste platonicien qui a toujours raconté n’importe quoi. Les Jeux olympiques ont plein d’autres utilités. Déjà, tu sais que c'est une année bissextile, mais ça n'est vrai que pour les JO d’été et je ne te cache pas qu’il y a d’autres moyens de le savoir. Tu peux profiter de l'occasion pour apprendre l'hymne Chinois. C'est également utile pour ta culture géographique, savoir qu'il existe des pays comme St Kitts-et-Nevis, Saint-Vincent-et-les-Grenadines ou même que Curaçao n'est pas seulement un cocktail sympa. Ça peut toujours servir dans les diner en ville, mais seulement si tu dines en ville. Tu apprends aussi que le président du Burundi est Pierre Nkurunziza, dans ces conditions, comment veux-tu que je t’en parle en restant sobre et de bon goût? Tu peux aussi découvrir des sports très peu connus comme le skipskitsynchrothlon, une activité sportive très peu pratiqué puisque qu'il faut savoir manier un catamaran tout en tirant sur des cibles mouvantes en faisant des figures compliquées. Hérondine Huldegrin et Ali Pitivinblanc nous ont brillamment représenté, enfin jusqu’au navrant double flip arrière d'Hérondine, Ali, l'ayant confondu avec un héron cendré, lui a mis une balle dans le pied, trouant la coque de son bateau par la même. Les Jo permettent aussi à nos athlètes de nous servir des maximes du style "il faut prendre les matches les uns après les autres" ou "mon adversaire était dopé, mais la course n’est jamais finie avant le tribunal final". Mais la véritable fonction des JO, c'est qu'à force de s'ennuyer devant des compétitions de tir à l'arc, d'heptathlon, de plongeon ou de dressage, on se dit qu'il vaudrait mieux aller bosser. Donc, au boulot, médaille de bronze pour la réserve de Trimbach, l'argent pour le sauvignon de Boulay, frais et sympa, l'Or pour le muscat de Gresser et grande déception pour la Grande Côte de Cotat, dopée à la bulle, mais loin de son niveau de forme.

Bronze_medal.svg.jpgMauzac 2010 Château de Gaure

La famille Fabre aime relever les défis et a décidé de vinifier le Mauzac, cépage traditionnel de la blanquette de Limoux, en vin tranquille. Nez très floral avec des notes de pomme, d'abricot, de pêche et de coing. La bouche est puissante, aromatique, grosse matière soutenue par une fine acidité donnant un vin équilibré avec une belle finale épicée. Très bien

Crozes-Hermitage 2009 Guigal & FilsGuigalcrozes_hermitage.jpg

Nez très expressif de fleurs blanches, d'abricot, de pêche et d'acacia. La bouche est fine, élégante avec du gras, de la vivacité et de la longueur. Bien+

Silver_medal.svg.jpgSt-Joseph 2007 Mathilde & Yves Gangloff

Nez explosive de viennoiserie, d'amande, d'abricot, de miel, d'acacia, de fumée et d'épices. La bouche est très puissante, ample,Gangloff_StJo.jpg minérale, boisée avec une longue finale sur de beaux amers. Très bien

Chardonnay Cuvée St Paul 1985 Camille Loye

Un vin à l'Oxydation maîtrisée avec un grand O. La pomme et la noix bien sûr, mais aussi la fleur blanche, le miel, le silex et le nougat. La bouche est encore bien jeune, à l'acidité tranchante, pleine et épanouie, très longue et originale. Très bien

Gold_medal.svg.jpgBienvenus Batard Montrachet 2000 Domaine LeflaiveLeflaive_Bienvenues.jpg

Le nez s'ouvre sur des notes puissantes de noisette, de fleurs, de granny Smith, de citron confit, de vanille, de café et de caramel. La bouche est vigoureuse, volumineuse et généreuse, l'acidité est faible et la finale étonnante. Grand vin

On termine la remise de médailles pour les blancs, l'Or pour le Bienvenu Bâtard, ce n'est pas une surprise, il était largement favori, l'argent pour le robuste St Jo de Gangloff, puissant mais digeste. Le bronze pour le Mauzac, un cépage méconnu mais qui mérite qu'on s'y attarde un jour. L'or pour notre Bouddha qui a sauvé la face du groupe en trouvant, après avoir cité tous les cépages connus, le fameux Mauzac. Tiens, voilà du Bouddha, notre Jeanda, la tchatche avec un grand T, il est capable de vendre une paire de lunette sur roulette à un aveugle paralytique, il peut, sans sourire affirmer que le navet industriel mou du genou, "Minority Report" est un chef d'œuvre, tout en avalant ses rognons à la plancha en postillonnant ses Pim's. Oui, il aime les rognons avec des Pim's, il a les même goûts culinaires que cinématographiques. Il philosophe mieux le ventre plein, avec les dents du fond qui baignent. Je ne voudrais pas te faire du mal, mon Bouddha préféré, mais ce film est un nanar en guimauve, une soupe hollywoodienne, un plagiat honteux du fahrenheit 451 de Truffaut, une mauvaise adaptation, simpliste, d'une nouvelle, pourtant courte, du génial Philip K. Dick. Tom Cruise, botuliniqué et scientologiqué comme une vieille Californienne, suscite l'indifférence, voire l’hilarité. Mais, à mon avis, le véritable problème est que lorsque Tom Cruise reçoit la boule qui dit qu' il va commettre un meurtre, la boule devient alors la cause de son meurtre puisqu'il cherche à prouver qu' il ne tuera pas cet homme. Il y a alors une inversion entre la cause et l'effet. La boule, qui en principe est la conséquence de ce qui va se passer, devient alors la raison. S'il n'avait pas reçu la boule, il n'aurait tué personne. Le scenario ne tient pas. Si Bouddha veux me répondre, qu'il passe par mon avocat ou par Hubert, qui est le seul à avoir osé rester à table jusqu'au bout.

Marcillac Lo Sang del pais 2010 Domaine du Crosdomaine-du-cros-lo-sang-del-pais.jpg

Un nez juvénile, sur des notes de fruits rouges, de cerise, de cassis, de réglisse, de livèche et de poivre blanc. La bouche est franche, vive, légèrement grillée, un Marcillac typé où le cépage Fer Servadou exprime son côté simple et gouleyant. Bien

Trousseau 1988 Camille Loye

Une robe rouge orangé tuilé. Un nez encore bien jeune, sur la framboise, la terre humide, le tabac, la cerise et la menthe. Un trousseau vinifié à la bonne vieille méthode, sèveux et soyeux, fin et élégant. L'acidité persistante nous emmène vers une longue finale mentholée. Un Trousseau d'équilibriste. Très bien

Bronze_medal.svg.jpgPommard Clos Blanc 2007 Domaine Grivault Grivault_Clos_Blanc.jpg

Le Domaine Grivault est bien un spécialiste du blanc, est établi à Meursault mais fait du rouge dans un Clos Blanc, va comprendre la Bourgogne après ça! Le Clos blanc est situé à Pommard, à côté des Grands Epenots. Nez de framboise, de fraise écrasée, de ronce, d'épice et de gentiane. En bouche, les tannins sont rond, la matière ample, l'acidité fine et la longueur appréciable. Déjà prêt? Oui, mais le potentiel est bien là. Très bien

Silver_medal.svg.jpgMorey Saint Denis Les Millandes 1999 Christian Sérafin

Notre chouchou de Gevrey ne déçoit jamais, même à St Morey. Nez terreux et cistercien, réglissé, fleurs capiteuse, mûre et cerise noire. La bouche est ample, les tannins sont robustes et veloutés, le vin possède une acidité parfaitement fondue et une grande persistance. Excellent

St-Emilion Château la Gaffelière 1970chateau-la-gaffeliere.jpg

Le Château La Gaffelière est l'une des plus anciennes propriétés de St Emilion. Le nez s'ouvre sur des notes fines de mûre, de cassis, de sous-bois, de champignon et de vieux cuir. La bouche est veloute, la matière est fine, les tannins évanouis, l'acidité encore présente et la finale mentholée. Un vieux Bordeaux avec de beaux restes. Bien+

St-Emilion Virginie de Valandraud 1993

Nez de cassis, de violette, de racine et de champignon. Sans être désagréable, la bouche manque de matière, c'est maigre, l'acidité domine et gâche la finale. Bien

Gold_medal.svg.jpgNapa Valley Insignia 1996 Phelps Winesinsignia.jpg

Complexe et beau nez de groseille, de cerise noire, de cassis, de violette, de prune, de cèdre, de viande grillée, de chocolat et de café crème. La bouche est concentrée, même très extraite, mais les tannins sont doux, intégrés et sans dureté, l'acidité est fondue et participe à la très longue persistance. Un excellent vin, dans sa fenêtre maximale mais qui possède encore au moins 10 ans de potentiel. Excellent

Première série de rouge et encore une médaille d'or pour Phelps, un Cabernet-Merlot Californien qui nage au-dessus des deux Bordelais, classiques mais sans grandes qualités. Médaille d'Argent pour un beau et puissant Sérafin et le bronze pour le Clos Blanc de Grivault. Situé à la sortie de Sainte Hélène, dans la Napa Valley, phelps-photo.pngle domaine "Joseph Phelps" appartient à un riche propriétaire américain passionné par le vin. A l'écart de la route principale, situé dans les hauteurs, c'est l'un des domaines les plus prestigieux de la Napa. "Insignia" est le fleuron du domaine. Joseph Phelps fait partie des pionniers de la Napa et a planté sa première vigne au début des années 1970. Il a fait fortune dans la construction et s'est donné pour objectif de produire un vin de garde au grand cru, à l'image des grands crus de Bordeaux. Seul notre duo Bouddhiste lui a trouvé "une certaine dureté", mais Dalaï Lama cracheur était perdu dans ses pensées. Depuis qu'il a abandonné ses études de ballet moléculaire pour tenter sa chance dans son autre passion, le vin sans tannin et sans acidité. Il est devenu le premier producteur de rosé sucré, mais, à cause d’une sordide histoire d’AOC, Il n'en produit que dix-sept bouteilles par an, qu’il est obligé de boire lui-même.

Silver_medal.svg.jpgFaugères Jadis 2006 Léon Barralbarral_faugeres_jadis.jpg

50% Syrah, 40% Carignan et 10% Grenache. Jadis, la cuvée du fameux terroir de schistes de Lenthéric, celle qui a fait la réputation de Didier Barral. Le nez est intense, sur la mûre, la cerise kirschée, la figue, quelques notes animales, discrètes, un soupçon de jus de viande et d'herbes aromatiques. La bouche est étonnamment digeste, profonde et élégante. Les tannins sont mûrs et fondus, délicieux. Un vin pulpeux, généreux, à la trame ample et à la longue finale sur le noyau. Excellent

Coteau du Languedoc Clos des Cistes 1998 Domaine Peyre Rose

Un nez très sudiste, fruits noirs, garrigue, menthe, zan, pruneau, balsamique et un brin de thym. La bouche est ample, velouté, les tannins sont puissants, un équilibre un peu sur l'alcool (kirsch) et une très longue finale. Excellent

Bronze_medal.svg.jpgChâteauneuf du Pape 1989 Château de Beaucastelbeaucastel.JPG

Robe grenat, tuilée. Le nez est vaporeux, très tertiaire, cuir, sous-bois, pruneau, tabac, camphre et de petits restes de fruits noirs confiturés, de réglisse et de bois. La bouche est plaisante, fondue, intense. La matière est encore bien présente, comme l'acidité qui participe à la longue finale truffée. Excellent

Barossa Valley Eleventh Hour Shiraz 2008 Massena Winery

The "Eleventh Hour" (littéralement la onzième heure), est une expression pour évoquer le dernier moment où l'on peut encore agir, impliquant le danger et l'urgence, en l'occurrence des vieilles vignes de Shiraz, prêtes à être arrachées malgré les offres répétées de Dan Standish and Jaysen Collins. A la onzième heure, le bulldozer s'est arrêté pour préserver quelques ares de ce magnifique terroir qui donne un vin au nez puisant, fruité, fruits noirs, réglisse, garrigue, les épices et le café. La bouche est onctueuse, riches , aux tanins souples, à l'acidité persistante qui étire la finale. Très bien

Gold_medal.svg.jpgBarossa Valley Moonlight Run 2004 Massena WineryMassenaMR.jpg

54% Grenache, 24% Shiraz, 16% Cinsaut, 6% Mataro. Par une nuit très claire, après des vendanges nocturnes, deux jeunes vignerons parcourent la Barossa dans une vieille Toyota Corola. La cuvée Moonlight run était née. Nez de prune, de myrtille, de cerise kirschée, de réglisse et de café. La bouche est puissante, confite et élégante avec une belle intensité, une profondeur, des tannins souples, une texture crémeuse, et très longue finale. Un Australien d'une grande évidence. Excellent

Gewurztraminer Cuvée Spéciale 1998 Domaine Vorburger

Très floral, eau de rose, un peu de litchi, de l'ananas et de la pêche, un grand classique. La bouche est fine, légère, florales avec une finale épicée. Bien+

Sauternes Château d'Arches 2001Chateau_dArche.jpg

Nez de poire très mûre, de caramel au lait, d'épices, de tilleul, de cannelle avec une touche de bois. La bouche signe le millésime, c'est fin, élégant, crémeux, assez peu rôti, mais la liqueur est aérienne, délicate, équilibrée, sans être une bombe Sauternaise, c'est un vin équilibré et agréable. Très bien

Dernière série, la palme d'or pour le Moonlight Run, toujours fruité mais aussi profond et complexe avec des notes très originales. L'argent pour un Barral parfaitement préparé et le bronze pour un Beaucastel très tertiaire. Deux petites sucrettes pour finir et clore ces JO d'un remarquable gabarit. Après tous ces cyclistes, ces tireuses, ces footballeurs, volleyeurs, athlètes, voileux et judokas, j'ai peur que le sport en général ne finisse par lasser et laisser les marques du maillot. Le sport est une formidable école de vie, certes, mais pendant les vacances, est-ce bien raisonnable? olympique548.jpgTrop de sport tue le sport, c'est un bien pour un mal et parfois ce qui peut paraitre bien, s'avère être mal, alors qu'un mal peut faire du bien, vous me suivez bien, ou vous me comprenez mal? Il faut éviter la JOverdose. Evoquer les performances plus que douteuses de certains hommes poissons ou l’insoutenable légèreté de l’haltérophilie thaïlandaise, et très vite, tout le monde s'engueule, ce qui n'arrive jamais avec des sujets plus consensuels tels que les pandas roux, la biodynamique, le sujet du soufre et du sans soufre, des pros et des antis, des boisés et des boisseaux, les complexes et les complexés, les carafés et les carafons, les intègres et les intégristes, la torchabilité et les torchés, les babas et les bobos, les kikis et les cocos, la soif et les soiffards. Le vin nous impose un devoir absolu, celui de résister à la banalisation du monde, aux lois perverses de l’utile et du négoce, au despotisme sournois de la langue unique et au laminoir de la pensée. C'est beau comme une interview de Gérard Holtz, je serais même tenté d'ajouter que rien n'est jamais fini avant le paragraphe final, et ça tombe bien, c'est le paragraphe final.