Des Bio Baba, même pas au rhum, qui ne boivent que de l'eau mais en plus, ils en mangent. Soupe de potiron, gaspacho, salades de légumes et trucs bizarre cuit à la vapeur avec un large choix d'eau minérale. Tout avait un goût d'eau, j'ai failli me noyer. sine-naturel-pas-naturiste.jpgMême la discussion avait la platitude de l'eau. Elle, elle a un air biais, elle collectionne les herbes quoi… Et lui, le roux dénommé Shilom, il est passionné de nœud marins, il en a partout, ce qui explique sa tête de nœud. Je sais pas vous, mais moi je trouve que ces hobbies, ça manque de cul. Ils boivent bio, ils mangent bio, ils baisent bio et ils votent Europe Ecologie. Après une heure, J'ai bien essayé un timide "je boirais bien une boisson de mec", oui, j'y ai mis les formes, je pensais fortement "tu vas chercher du jaja, salope…." Bon, en plein milieu du Larzac, trouver un bon caviste ouvert après 21h00, ç'est pas gagné. Dans le coin, c'est surement plus facile de trouver un spif de Jamaïcaine qu'un bon Pic St Loup. J'aurai vendu un rein pour un mauvais Bordeaux acheté chez l'arabe du coin. Dans le Larzac, même pas un épicier arabe à 200km à la ronde. C'est là que le roux s'est enfin réveillé et il a proposé d'aller chercher une bouteille chez son pote Nicolas, ça ne s'invente pas, un camarade qui fait son vin bio lui-même. Il m'a fallu moins d'une gorgée pour comprendre mon erreur. Le Taliban du bio avait frappé. Son œuvre vinique était à l'œnologie, ce qu'est le trempage de nuts noisette dans la sauce barbecue du Macdo est à la gastronomie … Une infâme piquette qui m'a brûlée les entrailles pendant au moins 8 jours. Pas de produits chimiques, pas de soufre, même pas de vin, mais je souffre d'avoir bu ce vin. C'est sûr, t'auras pas mal à la tête, d'ailleurs tu ne la sens même plus ta tête, et dans ton ventre, c'est la 4è guerre mondiale. Si le responsable de cette insanité était là, je crois bien que je l'empalerai sur une douelle bien soufrée pour faire un exemple. Je suis à deux doigts de m'épisiotomiser. Pour les ignorants, l'épisiotomie, c'est un peu comme la bouche du joker dans Batman, mais pour les chattes! Dans la mesure où on a allègrement dépassé le mur du bio-con, J'ai prétexté une guerre atomique imminente, le besoin d'aller soulager mon panda et l'oubli d'un voyage en Patagonie pour acheter des patates pour mon club de pétanque, et je me suis tiré en crabe, sans me retourner avec l'envie irrépressible de napalmer le Larzac et tous les Baba-Bobo-Bio qui s'y trouvent. A par ça, j'ai passé de super vacance.

Champagne Terre de Vertus 2007 Larmandier-Bernier

Terre de Vertus ou les vertus de la terre des Lieux-Dits "Les Barillers" et "les Faucherets", 100 % Chardonnay non dosé. Le nez est droit, expressif et tendu, sur fruits jaunes, les agrumes, la noisette, les amandes et la craie. La bulle est fine, peu abondante et laisse le champ à la pureté, la salinité et le caractère vineux de ce très beau Champagne qui se termine sur de belles notes de pierre à fusil et de beurre. 15.64 Très bien

Champagne cuvée Churchill 1999 Pol Roger PolRoger_Churchill.JPG

Chardonnay et Pinot noir. Nez de biscuit, de viennoiserie, d'amande, d'aubépine, de gingembre et de fruits blancs. Les bulles sont, à peine, plus présente, la matière est ample, serrée. C'est un champagne de notable, installé, carré et plaisant avec une longue finale sur les épices. Comme le disait Napoléon, repris par sir Winston Churchill, "Je le mérite dans la victoire, j'en ai besoin dans la défaite". 15.27 Très bien

Muscat 1988 Zind-Humbrecht

Superbe nez d'encaustique, de pamplemousse rose, d'amande et de menthe fraiche. L'attaque est franche, nette, La bouche est droite, étoffée, minérale et sapide. C'est gras et pourtant aérien avec une longue persistance, toujours sur ces belles notes de pamplemousse. 15.86 Très bien

Le ver est dans le fruit 2008 Gérard Schuellerschueller_leverre.JPG

Un Pfersigberg déclassé. Approcher la biodynamie Alsacienne par un grand terroir déclassé demande à la fois de la concentration, de l'intérêt et de l'impartialité... Si le ver est dans le fruit, malheureusement, le fruit n'est pas vraiment dans le verre! La bestiole est franchement oxydative, ça sent la pomme mais pas que, la poire mûre, les huiles essentielles, la pierre à fusil et la noix. En bouche, c'est dense avec une acidité pointue, des notes citronnées apparaissent, c'est assez fin avec une longue finale. L'antithèse d'un Riesling de Trimbach ou d'Hugel, dans le Jura, il aurait obtenu l'agrément. Malgré ces qualités, il manque de typicité pour s'imposer à la table. Un Riesling typique de Gérard Schueller. 12.27 Bien

Corse Patrimonio "Grote di Sole" 2010 Antoine Arena

100% Vermentino. En Corse, Antoine Arena est le pionnier de la culture sans chimie et produits de synthèse. Le nez est subtil, fin, sur des notes de poire, de pêche, de fleurs blanches, de miel et de citronnelle. La bouche est douce, iodée, la matière est dense, huileuse, l'acidité équilibre l'ensemble et étire le très belle finale. Pas de doute, cette bouteille possède de la race et du fond. 14.50 Très bien

Riesling Grittmatte 2010 Julien MeyerMeyer_Grittmatte.jpg

Au Domaine Meyer, depuis 1993 le sulfitage a été réduit au minimum, l'élevage se fait sans ajout de So2, certains vins ne sont pas sulfités du tout. 1999 marque la reconversion de la totalité du domaine en biodynamie. La ligne de conduite de Patrick Meyer est simple, intervenir le moins possible et laisser le terroir s'exprimer. Le Grittmatte est issu de la partie basse du grand cru Muenchberg. Un Riesling résolument oxydatif et empyreumatique, sur la cire, l'anis, la poire et les épices. La bouche est droite, sans artifice, peu variétale, c'est frais et puissant, sans élevage avec une belle finale. Un vin très pur et qui pourtant, ne fera pas l'unanimité. 11.80 Moyen

bio2.jpgOn démarre en douceur avec un bon champagne Bio, immédiatement démasqué, Larmandier-Bernier, un nom de camion pour un Champagne très fin. Pol Roger est plus classique, la cuvée Winston Churchill est racée, sans surpasser le précédent. Muscat Zind-Humbrecht, avant la Biodynamie, mais déjà précurseur et surtout déjà très bon. Antoine Arena est également un pionnier, parfois irrégulier, il est convaincu que seule une viticulture naturelle peut mettre en valeur la personnalité des vins corses. Avec les deux bouteilles Alsacienne, la table est un peu plus partagée. Gérard Schueller et Julien Meyer sont des Biodynamistes convaincus, mais la typicité des cépages Alsaciens est encore bien trop vivace pour laisser place à des vins très différents. Je m'aperçois que j'ai mis la verrue avant de fumer la beuh. C'est quoi ces histoires de Bio? On peut globalement classer les exploitations viticoles en 4 grandes familles. L’agriculture conventionnelle, pur produits des Trente Glorieuses, rendements maximum, le sol est un simple support pour la plante, ils sont désherbé et traités chimiquement très régulièrement. C'est encore le mode le plus répandu. L’agriculture raisonnée, apparue au début des années 1990, elle possède depuis 2002 une reconnaissance officielle. Pour le producteur, il s’agit de s’inscrire dans une optique de respect de l’environnement. C’est une démarche volontaire sans aucune obligation ni contrôle. Les vignes sont traitées chimiquement seulement si le besoin s’en fait sentir et avec le produit le moins nuisible à l’environnement. Le sol est désherbé le plus souvent (chimiquement ou mécaniquement) mais peut être ré-enherbé en milieu de rang. Certains producteurs peuvent être très proches du bio. L’agriculture biologique qui repose sur le rejet de tous produits chimiques. La conversion dure 3 ans, le vigneron est soumis à des contrôles réguliers par un organisme accrédité. Les vignes sont traitées avec des produits d’origine naturelle pour aider la vigne à se défendre par elle-même, les apports sont des fumures organiques. La lutte contre la maladie reste la plus délicate et les fongicides autorisés sont à base de soufre ou de cuivre (la fameuse bouillie bordelaise).BIO.jpg La biodynamie, une branche de l’agriculture biologique s’appuyant sur les travaux de Rudolph Steiner, fondateur de l’anthroposophie. La terre est vue comme un ensemble vivant et le viticulteur s’efforce de favoriser la vie des sols qui en retour lui donneront de beaux raisins. Au lieu de traiter la maladie, on s'efforce de corriger le déséquilibre qui crée cette maladie. La biodynamie appliquéeà la vigne a été vulgarisée en France par Nicolas Joly qui a converti son domaine La Coulée de Serrant au milieu des années 80. Le nombre de domaines en biodynamie est extrêmement faible (< 10% des surfaces en bio), en revanche ce sont très souvent des domaines marquants en terme de qualité. Des préparations naturelles (les préparât) sont pulvérisées à dose homéopathique pour renforcer les vignes ou vivifier le sol. Les vignes sont labourées. Comme en bio classique, la bouillie bordelaise peut être utilisée contre le mildiou. Mais la question est, le vin bio, c'est bon pour la santé! OK. Mais est-ce meilleur? Meilleur que les charcuteries apéritives, un Bressaola, une Copa corse de contrebande infiltrée sur le continent par DW.Fischmen, dont la vocation d'anarcho-terroriste jambonesque nous avait échappé. Pour se faire les papilles, un peu de rillette et une vérine de purée d'avocats au crabe et crevettes. Ça, c'est pour la partie gastronomie solide, qui, dans mon nouveau contrat devient obligatoire sous peine de poursuite par Jeanda. Sans vouloir faire de mauvais esprit, niveau poursuite, le Jeanda ne me fait pas peur, sauf sur des skis, il n'est pas prêt de me rattraper.

Trousseau 2010 Domaine Pignier

Un petit domaine familial, 7 générations pour tendre vers la biodynamie, 10 ans d'approche autodidacte. Un premier nez très animal, faisandé qui mettra de longue minute à se stabiliser. Des notes de fraise, de framboise et de groseille prennent doucement l'ascendant. C'est très fruité avec quelques notes de fleurs et d'épices. La bouche est ronde, friande, assez simple mais gourmande et assez longue. 12.37 Bien

Trousseau Plein Sud 2010 Domaine GanevatGanevat_PleinSud.jpg

Plein sud est une cuvée de trousseau planté sur un sol d'éboulis calcaires orienté... plein sud, par un adepte de la Biodynamie, Fanfan Ganevat, la nouvelle star du Jura. Un nez de fraise, de sureau, de groseille et de fumée. La bouche est précise, pointue, c'est léger et à la fois ample avec des tannins très polis. Un trousseau bien troussé et encore bien jeune. 14.09 Très bien

Riesling Muhlforst 2010 Vincent Stoefler

Le domaine est situé à Barr, il est certifié en agriculture biologique depuis 2000. Le Muhlforst est situé sur la commune de Ribeauvillé. Un nez de pomme, de pêche de vigne, très légèrement oxydatif et accompagné de notes de noisette et de menthe fraiche. La bouche est séduisante, dotée d'une belle fraicheur, d'une acidité fondue, une pointe minérale et une finale élégante. 11.86 Moyen

Riesling Steinert 2005 Jean-Pierre FrickFrick_Steinert.jpg

Pionnier de la viticulture bio, Jean-Pierre a succédé à Pierre Frick avec le même credo, vinifier des vins le plus naturellement possible, le domaine est converti à la biodynamie depuis 1981. Nez de pamplemousse, d'orange, de fougère, de nougat avec une légère pointe d'hydrocarbure. La bouche est tout en finesse, en retenu, belle acidité et belle finale. 13.64 Bien

bio1.jpgAvec le premier vin, on ne sait pas vraiment si c'est un Trousseau ou un trou sale. Ça renarde méchamment, on n'est même pas loin du fennec mort. Nos deux compères se sont mis à deux pour nous concocter cette soirée naturiste. Hubert l'hôte de ces bois et Dominique son alcolyte et nez en moins ami. Le Trousseau de Ganevat est plus troussé, plus acide aussi, mais dans l'ensemble, bien meilleur. Faut bien dire que la baignade de Morteau dans une soupe de pois nous avait un peu mis sur la voie. Avec les deux Alsaciennes, les débats reprennent là où on les avait laissés, le sulfitage en plus. Que l'on dise vin sans sulfites au lieu de vin sans soufre, c'est bien, mais ... on se goure quand même! Le vin sans sulfite n’existe pas, la levure en produit toujours un chouïa en fermentation. Il n’y a donc pas de vins sans sulfites! Evidemment, si cette valeur est comparée avec les doses ajoutées autorisées, jusqu’à 210 mg/l pour un vin blanc, 400 pour un liquoreux, il est bien compréhensible de dire "vins sans sulfites", mais l’annonce correcte serait plutôt "vins sans sulfites ajoutés". En plus de ne pas exister, il est rare! Un nombre infime de vignerons n’ajoutent pas de SO2 dans leur vin, et encore, pas sur toutes les cuvées. D’autres n’en utilisent qu’à dose homéopathique. Les valeurs totales ajoutées se limitent alors généralement à 15 ou maximum 30 mg/l, ce qui est peu. Ceux qui font presque toujours toutes leurs cuvées sans sulfite exogène sont rarissimes. Mais il y en a, et à tout seigneur tout bonheur, le pionnier est Pierre Overnoy de Pupillin, il y a aussi Alain Castex du Casot des Mailloles. D’autres ne font que certaines cuvées totalement sans soufre, ce sont les Lapierre, Allemand, Ganevat, Schueller, Ducroux, et bien sûr Jean-Pierre Frick ,mascotte.jpg également pionnier dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres. Parfois, ils nous font la même cuvée avec et sans SO2 à la mise, et c'est là qu'on commence à s'amuser. Ensuite, il y a les vignerons qui vinifient presque toujours sans sulfite, dans ce cas, juste un peu (10-20 mg/l) est ajouté à la mise pour éviter les ennuis au transport ou supporter des conditions de stockage peu adéquates. Là, ils commencent à être plus nombreux, ce sont les vins de Ganevat, Schueller, Binner, Meyer, Gramenon, Lapierre, Descombes, Hervé Souhaut de Romaneaux-Destezet, Lapalu, Barral, Milan… Et j'en oublie pas mal. De plus en plus de vignerons diminuent les doses, jusqu'à tenter l'impossible, ne plus en mettre... Nombreux, mais encore bien seuls dans l'océan du tout chimique. Des défricheurs qui prennent des risques, qui parfois se ratent, mais qui avance et font se poser les bonnes questions aux autres.

Savagnin Amphore 2010 TissotTissot_Amphore.JPG

Une autre star du Jura et des vins Biodynamiques qui se lance dans les vins d'Amphores, une macération sur peaux pendant quelques mois et l'élevage en amphores (dolia) sans sulfites ajoutés, à la manière des grands vins italiens. Résultat, un vin orangé, très sec, épicé, aux notes de nougat, de choux, de fleurs blanches et de poire très mûre. Une bouche ronde, à la texture envoûtante, à l'acidité aiguisée, à l'amertume de bière et à la longueur un peu décevante. 15.00 Très bien

Riesling Brand VT 1983 Zind-Humbrecht

Superbe nez de fleurs, d'orange, d'ananas, de poire, d'amande, de champignon et de sous-bois avec de petites notes pétrolées. La bouche est complète, du gras, de la matière, de l'acidité, de l'intensité, de l'équilibre et surtout, beaucoup de plaisir et une longueur étourdissante. Si le domaine a entamé sa conversion en biodynamie en 1998, la qualité était déjà présente en 1983. 16.64 Excellent

Anjou Noel de Montbenault 2009 Richard LeroyLeroy_Noel.jpg

Richard Leroy a un cœur de lion qu'il met au service de la Biodynamie et des vins de Loire. C'est un vigneron talentueux, arrivé sur le tard dans le monde du vin, il taille son chenin en plein cœur des Coteaux du Layon. Une parenthèse enchantée, magnifique nez, puissant, sur des notes d'abricot, d'acacia, de bruyère, de miel et d'épices douces. La bouche est ample, moelleuse, avec une légère impression de sucrosité, un bel équilibre entre gras et acidité, une grande richesse aromatique, de beaux amers sur une finale élancée. Un beau vin minéral, l'alchimie d'un lieu unique et d'un grand, vigneron, une perle à cacher aux ignorants du Bio. 16.59 Excellent

Chardonnay Clos Florine 2005 Domaine Ganevat

L'emblème du domaine Ganevat. Un Chardonnay qui ne doit rien à la Bourgogne. Nez de fleurs blanches, d'agrumes, de mirabelle et d'amande amère. La bouche est tendue, fraiche, ronde, puissante et grasse avec une acidité qui apporte tension et longueur. 17.09 Excellent

Chevalier-Montrachet 2005 Domaine LeflaiveLeflaive_Chevalier.jpg

Dès son arrivée au domaine, en 1990, Anne Claude Leflaive s'est engagé dans l'expérience de la Biodynamie. L’expérience a duré 7 ans, sur une partie du Clavoillon, elle a aboutie au passage du domaine en totale Biodynamie. Le nez de ce Chevalier est princier, royal, aérien, cristallin, sur des notes d'acacia, de fleurs de vigne, de mangue, d'amande, de fenouil, de genêt et de paille. Un éventail complexe et raffiné. La bouche est aristocratique, ciselée, droite, généreuse, concentrée et minérale, d'une élégance folle. C'est intense, la matière est serrée et douce. Un vin d'hédoniste qui déploie son génie dans une allonge prodigieuse. Somptueux, baroque, l'éloge de la finesse, et construit pour les siècles des siècles (amen!). 18.60 Grand vin

reiser.jpgCette fois, je vais laisser notre JLK tranquille, notre naturiste a les neurones au fond du bène, il est fringant comme une tarte aux prunes et il a une mine de pigeon écrasé. Je me retourne donc vers ma tête de turc number two. Jeanda… Mais rendons à Jeanda ce qui appartient à Jeanda, sur le premier vin, il a immédiatement reconnu un cousinage certains avec le Breg de Josko Gravner, le gourou mondial des longues macérations et des vinifications en amphore. Bongo, dingo, bingo pour notre Jean-Daniel, un prénom de curé pédophile, tout le monde ne peut pas s'appeler Gonzague, des cheveux, on dirait des poils pubiens, toujours partant pour te donner des tas de bons conseils que tu ne lui a même pas demandé et qu'il ne suivrait même pas lui-même. Mais pour une fois, il faut bien que je le reconnaisse, il a trouvé en quelques secondes, d'habitude, il cite toutes les régions de France et de Navarre avant de dire, "je me doutais que s'était pas Français!" Et pourtant cette cuvée Amphore de la Famille Tissot annonce le temps des amphores. Un autre Zind-Humbrecht, toujours époque Léonard, mais toujours aussi bon. Noël de Montbenault, un terroir qui a rencontré son vigneron, un esthète de la Biodynamie ce Richard "Cœur de lion" Leroy. Des chenins inimitables, racés, puissants et terriblement bons. Ganevat, c'est un peu le copié-collé en Jura, une passion au service de ses terroirs. On termine les blancs avec la papesse de la Biodynamie, un grand Chevalier pour une grande dame dont on reparlera plus avant. Côté cuisine, on a débuté par un Foie gras et sa gelée, pour finir le chevalier sur le dos de cabillaud et son lit de fenouil nappé de pistaches torréfiées et concassées par notre toubib naturiste.

Châteauneuf-du-Pape Clos des Papes 1933

Châteauneuf est le premier vignoble français où les viticulteurs s'imposèrent des conditions strictes de production (limite de plantation, cépages, vinification) avec une première délimitation en 1933, date de cette prestigieuse bouteille à la robe bien tuilée. Un nez de très vieux vins, poussiéreux, très tertiaire, champignon, sous-bois, cannelle, fruits secs et pruneau à l'eau de vie. La bouche possède une légère sucrosité, un petit côté médicinal et des tannins éthéré, vaporeux. Une vénérable Papesse qui mérite encore le respect. 15.33 Très bien

Alsace Pinot Noir cuvée XXC 2010 Vincent StoefflerStoefflerXXC.jpg

Un pinot noir issu du Lieu-dit Rotenberg. Un nez un peu simple, fermé, de cerise, de framboise et d'épices. La bouche est juteuse, croquante, des tannins très fins, une acidité maitrisé et une longueur intéressante. Un beau Pinot Noir. 14.59 Très bien

Sangiovese Terra & Cielo 2006 Fattoria Castellina

Un Toscan en culture Biodynamique. Un nez de confiture de mûre, de groseille, de résine, de réglisse avec quelques notes viandées. La bouche est pleine, ample, acidulée, les tannins sont puissant, enveloppant, l'acidité est assez faible et la persistance assez longue. 15.59 Très bien

Patrimonio Grote di Sole 2008 Antoine Arenaarena_Grotte.jpg

La version rouge des grottes du soleil de Carco, un Niellucciu planté en coteau escarpé. Un nez de framboise, de ronce, de jus de viande et de menthe fraiche. Une bouche puissante aux tannins serrés. Un vin concentré et dense, à la finale un peu abrupte qui se boira surement beaucoup mieux dans quelques années. 13.82 Bien

Saumur-Champigny Le Bourg 2006 Clos RougeardRougeard_Le_Bourg.jpg

100% Cabernet franc. Sur leur domaine, qui couvre 10 hectares, Nadie et Charlie Foucault utilisent les méthodes de l'agriculture biologique, limitent les rendements, et récoltent uniquement à parfaite maturité. Ce Bourg est bougrement bon, sur des notes de fruits noirs, de poivron, d'épices, de tabac, de fumée et de menthe. La bouche est d'une grande finesse, la matière est ample et les tannins sont d'un beau soyeux avec une longue finale mentholée. 16.18 Excellent

Pauillac Pontet Canet 2002

Cabernet Sauvignon 65%, Merlot 32%, Cabernet Franc 2%, Petit Verdot 1% Un des rares vins Bio de Bordeaux. Un nez charmeur, de violette, de myrtille, de poivron vert une touche de bois noble. La bouche est onctueuse, pleine, ample, les tanins sont soyeux et la persistance est impressionnante. 15.86 Très bien

Baux de Provence Le Clos 2005 Clos Milanmilan-le-clos.jpg

75% Grenache Noir, 20% Syrah, 5% Cabernet Sauvignon. En Bio depuis 88 et vinifié sans souffre depuis 2000 avec une cuvée complétement sans souffre ajouté depuis 2007. Un nez de fruit noir, de café, de poivre, de cuir, de zan et des notes insistantes de bois. La bouche est dense, les tannins sont puissant, serré, encore brut mais plaisant. Enorme longueur. Une gentille grosse bêbête qu'il vaut mieux laisser en cage et en cave encore quelques années. 16.50 Excellent

Coteau du Languedoc Mas Julien 1999

Le Mas Jullien est le fer de lance du renouveau des vins du Languedoc. A Jonquières, au nord de Montpellier, Olivier Jullien travaille ses vignes en agriculture biologique, après avoir un temps renoncé à la certification par souhait d’indépendance. Le nez est fin et subtil, sur des notes de mûre, de cassis, de cèdre, de cacao, de champignon et de menthe. La bouche est ample, mûre, un peu chaude, les tannins sèchent un peu, l'acidité marque les papilles et la finale. 15.50 Très bien

vins-bio.JPGParfois, les biodynamistes ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait. C'est parfois un terrain glissant, un pré-carré de passionné, comme les Joly, Deiss, Humbrecht et Anne-Claude Leflaive. Les "vins de mère nature", le retour aux valeurs de la terre, de la nature, une petite cousine de ce que certains appellent la "sacralisation du Terroir" et de ce rite irritant de la minéralité à tout prix. Rien de bien méchant, mais parfois des propos qui me tripatouillent les neurones. Un extrait d'une interview d'AC Leflaive: "Le raisin est une matière vivante. En plus, c'est de l'eau. Toute cellule vivante a une mémoire. Chaque cellule est réceptrice d'information. En biodynamie, c'est une conviction. Dans le dynamiseur, on met une mémoire de la plante qu'on transmet sur la vigne… Le vin ne peut pas se libérer s'il a été en contact avec des grognons. Lorsque vous tombez sur une bouteille bancale, renseignez-vous sur la personne. Bien souvent, on réalise qu'elle a eu un problème à ce moment-là. C'est évident, cela se transmet au vin. Chaque maillon en contact avec le vin compte. Sur la table de tri, par exemple, j'essaie d'éviter de mettre des gens qui ont des soucis. Si tout le monde est heureux, content de travailler dans une bonne atmosphère, on aura des vins joyeux, sympas, ouverts, qui font plaisir à boire. " (sic…). Même en étant tolérant et ouvert d'esprit (pas de mauvais esprit), les vilains fâcheux qui font tourner le vin, ça m'interpelle et ça reste à vérifier. Je mettrais bien mon laboratoire Boukistanais sur le coup, mais étant souvent à côté de Jeanda, je ne peux pas raisonnablement cautionner. Jeanda n'a jamais fait virer un grand cru en piquette, il aurait même les qualités humaines pour faire l'inverse. Si j'ai bien compris la Mère supérieure Anne, stocker du vin dans une cave bâtie sous un cimetière comanche à balai (surtout en Alsace), ou boire un Mambourg de jean-Mimi sous la table d’un dolmen est potentiellement dangereux. Pline l'ancien avait déjà observé le phénomène dans son livre "des carabistouilles et autres magie de Madame Anné". Ça nous éclaire sur le mystère de Stonehenge, c’était surement un gros pressoir. Je me moque? Que nenni! Il ne suffit pas de dire, "la science n’explique pas tout, le mystère est encore parmi nous, la vérité est en tailleur", pour être convainquant.240845.jpg Il ne suffit pas de sortir des énormité, soutenu par un bon "quand l’homme sera prêt, il comprendra", pour avoir raison. Si Anne reine Claude fait chanter ses vendangeurs pour gorger son raisin d’ondes positives, très bien, un type de bonne humeur travaille mieux, peut-être, mais les ondes cosmiques n'ont rien à voir là-dedans. Je ne me préoccupe pas de savoir si je suis du bon côté de la force, si on est un jour fruit, fleur ou racine pour ouvrir mes vins, seul mon humeur compte. M'entendre dire, au sujet d'une bouteille oxydée que j'ai payée l'équivalent du PIB du Swaziland, "Ah ben non, monsieur, vous n’avez qu’à vous en prendre à vous-même, ce vin doit s'ouvrir un jour ou le cosmos est en phase avec la lune et le soir de transhumance de la belette argentée"! Pour ce qui concerne les vins dégustés, une vioquerie, non, une vieille dame respectable de 79 ans, un peu gâteuse, les mystères de la gérontophilie sont impénétrables, enfin pas pour tous… Un autre Stoeffler, un autre Arena, moins convaincant, un beau Mas Julien, comme le Clos Milan et le Clos Rougeard, un Toscan plein de soleil et de terre et un Pontet-Canet 2002, le choix est mince en Bio Bordelaise, ça aurait pu être un autre Margaux, Bel Air Marquis d'Aligre qui aurait pu accompagner le filet de biche de parfaite cuisson et tendre à souhait (si, si, c'est bien le nom du plat).

Lavaux St Jacques 2008 PacaletpacaletLavaux.jpg

Philippe Pacalet, neveu du regretté Marcel Lapierre, a travaillé pour le Domaine Prieuré-Roch avant de créer sa "maison" en 2001. Sa philosophie est simple, culture organique, levures indigènes, peu d'intervention et juste un peu de souffre. Un nez marqué par les fleurs capiteuses, la pivoine, la framboise, les épices et le bonbon acidulé. La bouche est robuste, encore marquée par l'élevage, c'est tendu, les tannins sont lourds et soyeux et la finale, très fruitée, finit de nous convaincre. 16.73 Excellent

Echezeaux 2004 Domaine de la Romanée ContiDRC_Echezeaux.jpg

Au Domaine, tout ici est mis en œuvre pour ne produire que des grands vins, sous la houlette de Henry Frédéric-Roch, la biodynamie a pris une part importante dans la qualité des vins. 2004 est un millésime peu flatteur, cet Echezeaux prouve à lui seul que le millésime ne scelle pas tout. A la DRC, c'est le nez qui, presque toujours, envoûte le dégustateur. On fait dans le contemplatif, l'éloge de la finesse, on ferme les yeux et on s'imprègne des arômes de cerise noire, de fraise, de réglisse, de lierre, de truffe et de cannelle. La bouche vibre, éclate et tapisse le palais de tannins au grain très fins, des tannins encore jeunes et serrés, mais prometteur. L'ensemble est droit, racé, de magnifiques promesses qu'il sera facile de tenir. 18.77 Grand vin

Sandscrub 2002 Rusden WinesRusden_wines.jpg

Du fruit, encore du fruit et toujours du fruit, mais pas que… Pour accompagne les notes de cassis et de mûre, du tabac, du cacao, des épices orientales et bien entendu, une petite touche d'eucalyptus. La bouche est immense, bâtie sur des tannins herculéens, une matière riche et gouteuse et un élevage luxueux. Malgré cette accumulation de puissance, le vin est équilibré et garde une belle fraicheur au palais. Grande finale en queue de paon. 18.82 Grand vin

bio4.jpgAlors que je bavardais avec une crampe dégénéré, ensuquée dans ses préjugés et spécialisée dans le mauvais vin bio qui me disait, noyé dans un flot de banalités aussi stupides que ridicules, que la mondialisation du vin et l'effet Parker étaient en fait un désir individualiste et collectif de bobos en manque de sensation…sic, j'étais partagé entre deux sentiments pas si divergents que cela. Le premier était une envie irrépressible de lui carrer une de ses merdes bio dans le fion, histoire qu'il prenne bien la mesure et la (bio)dynamique de ses vins. Le deuxième était plus une lassitude, quand on a compris qu'une grande partie de nos congénères n'aspire qu'à écouter MPokora en bouffant de chips industriels en matant Secret Story pour savoir si, chez Capucine, c'est sa démarche de calamar farci à la roumaine, sa gueule de morue pas dessalée, son QI de méduse, sa frigidité ou son rire de pouffes hystérique sous anabolisant qui plait le plus, bref, quand tu fais objectivement le tour de la question, l’intérêt même de lui faire déguster une merveille produite à moins de 1.000 exemplaires, est, somme toute très limité. L'intérêt de faire comprendre à un bobo-bio qu'un vin Bio, même en Biodynamie, même peu ou pas soufré peut être une petite merveille de fruit éclatant. J'ai le souvenir d'une immense cuvée sans souffre 2001 de Thierry Allemand, plus fruité qu'un Reynard du même millésime. Même Christian Canute de Rusden Wines, vin du monde, chouchou de Bob l'éponge, à un respect de ses terroir, une approche bio, soufre un minimum et vinifie sans collage ni filtration. Peut-être, c'est même certain, ne va-t-il pas aussi loin qu'un Pacalet, mais le résultat d'un Sandscrub est bluffant d'intensité de fruit. Pour finir, il y a le maître à tous, l'étalon, le graal, le Domaine! Pas besoin d'en dire plus, la Romanée Conti est la référence en termes de culture, de vinification et surtout, de qualité. Même dans un "simple" Echezeaux, c'est d'la balle à Tomik, la classe suinte de tous ses tannins, un côté altier, princier qui fait taire la table, sauf Jeanda, j'ai bien pensé au goudron et aux plumes, mais ça ne lui va pas du tout au teint et il était bien trop occupé à jeter un sort au plateau de fromage.

Sauternes Château Guiraud 2000

Beau nez d'abricot, d'ananas, d'orangette, de vanille, de figue et de caramel. labet-la-paille-perdue.jpgLa bouche est onctueuse, plus fine que ample, une pointe d'épice et des agrumes en finale. 16.89 Excellent

Jura La Paille Perdue Julien Labet

La Paille Perdue est un assemblage de Chardonnay, Savagnin et Poulsard, issu de raisins passerillés sur paille. Un nez d'abricot, d'ananas, de coing, de noix, de caramel et de foin. La liqueur est fraiche, l'ensemble est acidulé, gourmand et d'une belle longueur. 15.50 Très bien

Arbois Pupillin 2007 Pierre OvernoyOvernoyPupillin.JPG

Un nez d'ananas, de curry, de fleurs blanches, de pomme cuite à la cannelle et de pierre sèche. La bouche possède profondeur et race en plus d'une grande fraicheur et d'une minéralité qui fait saliver. 14.33 Très bien

Chassez-le-naturel.jpgAlors, plus belle la vigne bio? L'éthique plutôt que l'étiquette? Si c'est un Guiraud 2000, je suis preneur, voire même une Paille pas perdue pour tout le monde. Que dire du dessert? "Une tuerie de la mort qui tue sa race" (Jeanda). Une meringue glacée concoctée par notre jeune marmiton mirliton médecin malgré lui. Faut le voir fouetter, monter en neige, caraméliser tant et plus qu’à chaque fois, il y en a deux fois trop. Surtout quand il fait des flans, il en fait toujours beaucoup trop et ensuite, il les aligne sur le muret de sa résidence de chasse et il les tire avec son arbalète de compétition. Une scène ô combien rocambolesque qui est à l'origine de la fameuse expression "quel tir aux flans" qui deviendra aussi, "en rester comme deux ronds de flan”! Que dire du Pupillin de Pierre Overnoy? Overnoy, ses vins, on dirait pas du vin, une vraie révolution pour les papilles et les neurones! Il s'est posé les bonnes questions et il a apporté les bonnes réponses. Il a surtout apporté la preuve que le vin Bio, le vin nature n'était pas forcement oxydatif et revêche. Il est aussi un passeur de vin, aujourd'hui, c'est Emmanuel Houillon, au nom du Pierre, qui fait perdurer la magie et la nature du Pupillin. Leurs vins sont une bénédiction, tout amateur de vins quel qu’il soit doit, doit, un jour, boire un vin de Pierre Overnoy pour comprendre ce que bio veut dire. Alors, je pose la question qui saoule, le vin bio existe-t-il? Est-il bon? Si le consommateur, qui déguste avec Maude et des rations, a dans l'intention de boire un vin sans produits nocifs, pour la plupart des vins, même ceux dit Bio, patatras, l’étiquette indique la présence de sulfites. Actuellement, seule la culture de la vigne, peut bénéficier de la labellisation bio officielle. La vinification, transformation du raisin en vin, ne fait pas encore l’objet d’une labellisation bio officiellement reconnue. Vin Bio est donc un raccourci commode pour "vin produit à partir de raisins issus de l’agriculture biologique". Les puristes me diront que c'est toujours mieux que de boire du pesticide en litre, les vins conventionnels contiennent des perturbateurs endocriniens, des cancérigènes potentiels, parfois en quantités impressionnantes. En viticulture bio, pas d’engrais chimiques ou de produits phytosanitaires, pas plus d’OGM. La mention "contient des sulfites" est obligatoire à partir de 10 mg/l et, on l'a vu, les levures présentes naturellement dans le vin en produisent plus que ça. Certains vignerons, loin des standards commerciaux et des modes, limitent le sulfitage à l’extrême nécessité, ou s’en passent totalement (pas toujours avec succès) pour produire des vins dits "naturels", souvent très typés, souvent très différents. Personne n'a fait la preuve qu'un vin sans soufre soit plus digeste qu'un autre. Certains sans soufre n'exprime aucune des caractéristiques de son appellation et recèle de bien vilains défauts, des notes foxés ou un perlant désagréable. Avec le vin nature, il faut aimer le poker. Un vigneron conventionnel, assez peu porté sur ces breuvages-là, m'avait dit un jour, "quand t’achètes une voiture, si elle marche un jour sur deux, t’as les boules. Le vin, c’est pareil." Pan sur le goulot. Mais le vin, ce n’est pas une mécanique industrielle lui rétorquerai le naturiste de la quille. Et c’est parce que la viticulture contemporaine flirte trop souvent avec l’usinage à la chaîne, le calibrage en série, la standardisation technologique, qu’on est tombé dans les bras de ces pifs-là. Chassez le naturel, il revient au goulot. Les vins dits naturels ne sont pas tous top slurps. Loin de là. Il y a pas mal des jus infects, maigres, indignes, voire repoussants. Mais les meilleurs producteurs de vin naturel ne sont en rien de doux illuminés à barbe fleurie et à babouches trouées. Il suffit de discuter 5 mn avec un JM Deiss, un Nicolas Joly ou un Pierre Overnoy, pour comprendre que ces types-là, sont des puits de science œnologique. En Bio comme ailleurs, la qualité du vigneron est primordiale. Cependant une chose me chagrine, c’est que comme pour toute chose en ce bas monde, certains vignerons ne retiennent pas l’impact positif du "bio" sur l’environnement ou notre santé, mais juste la quantité de fric qu’on peut se faire avec. Du coup le "bio" à toutes les sauces n’est peut-être pas toujours "durable". En tout état de cause, une soirée enrichissante, intéressante, instructive, qui a autant fait parler qu'elle m'a fait écrire, pour une fois, sérieusement, ou presque… N'est-ce pas Jeanda…


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