Le samedi est plus surchargé, même si c'est moins dense que les autres années. Certains stands sont pris d'assaut, Gangloff, Jamet, Montez, Guigal… Chez Jamet, et ce n'est pas une surprise, mon coup de cœur pour sa Côte-Rôtie, la meilleure du salon, en plus JP est de super bon poil et me fait même crédit, c'est dire le niveau du bon poil. ampuis3.jpgChez Gangloff, c'est la ruée vers l'or rouge, il y a restriction sur toutes les cuvées, même et surtout le St Jo. Chez Cluzel-Roch ou chez JM Stephan, c'est toujours plus calme, plus posé, pas les vins les plus faciles, pas les plus techniques, mais quelle précision, quel potentiel. Il faut jouer des coudes chez Chèze, Montez, Gérin, il faut mendier chez Guigal pour avoir le privilège de s'extasier sur deux gouttes de Lalala. Pour une fois, chez Jaboulet, c'est buvable, pas sur-boisé, l'accueil jeune et féminin y est peut-être pour beaucoup. C'est rustique chez Levet, Voge et Ogier, sympa chez Bonserine, Villard ou Delas qui a fait une belle Tourette 2009 aussi jolie que la Maison Rouge 2010 de chez Duclaux, anecdotique chez Chapoutier, bizarre chez Vidal-Fleury, élégant chez Coursodon et Fayolle, simple chez Jasmin, technique aux Vins de Vienne. Tout change, mais rien ne change vraiment.

Après les coups de cœur, les coups de gueule et les coups de pied au cul qui ne serait pas perdus pour tout le monde. Les prix deviennent dissuasifs, c'est l'escalade sur des vins autrefois accessibles. Certains tarifs sont stratosphériques et les restrictions pratiquées sur certaines cuvées limitent de plus en plus mes possibilités d'achat. ampuis2.jpgLe pompon pour les Condrieu, autrefois petit vin de zinc, les prix montent mais le vin reste plat, les bon Condrieu se vendent entre 30 et 40€. Désolé, à ce prix, j'ai de magnifiques Meursault, d'extraordinaires Riesling ou d'étonnants Sancerre. 40€ pour un vin, certes très aromatique, mais mou et trop riche (pas tous heureusement), je passe mon tour. Autre coup de gueule de bois à l'encontre de ces gougnafiers de dégustateurs qui se comportent comme des caissière de supermarché hystérectomisées, quand on voit ce qu’on voit, que l’on entend ce qu’on entend et que l’on sait ce que qu’on sait, on a raison de penser ce qu’on pense, côtoyer certains de mes congénères avec autant de conversation que des anémones de mer, ça énerve, ça m'irrite le slip de voir autant de brasage de vent, je comprends certains vignerons qui préfère aller s'en griller une dehors plutôt que de supporter les commentaires à la platitude abyssale de quelques pseudo experts aux têtes d'ampoules bouffies mais qui ne sont pas vraiment des lumières, des abrutis qui feraient mieux de se taire et de s'en mettre plein la lampe. A propos de lampe, le Marché d'Ampuis ferait bien de changer les piles de l’ampoule, ce qui, sans vouloir paraître trop négatif, n’est pas gagné d'avance, changer avant que l'ampoule d'Ampuis ne claque, pour que tout change, mais rien ne change vraiment.