condrieu.jpgMa rencontre avec les vins de Condrieu date d'une dizaine d'année, des vins qui m'ont donné beaucoup de plaisir. Avec le temps, je me rends compte que mes goûts dans le domaine du vin ont changé petit à petit et que je m'éloigne de mes amours d'antan. Il y a quelques années j'aurais vendu père et mère pour un Condrieu, boisé, puissant et floral. A l'époque quand je rencontrais un Viognier en tête à tête, j'avais toujours le dernier verre… et à la fin de notre rencontre lui était nettoyé et moi bien aviné. Le Condrieu, c'était un grand vin blanc qui, contrairement à la plupart des grands vins, ne demande aucun apprentissage pour être apprécié, parfumé, gras, rond, chaleureux, Il a toutes les qualités de l'immédiateté. Et puis, petit à petit, les vins du sud m'ont fatigué, des vins trop mûrs, mou, à la limite de l'écœurant, oscillant entre la trop vieille marmelade de pêche et la pomme gâtée. Je me suis tourné vers des vins plus subtils, plus léger, moins démonstratif, avec plus de fraîcheur apportée par l'acidité. En Alsace, en Bourgogne et parfois en Loire. Ce ne sont pas mes goûts qui ont changé mais ma perception du vin, mon approche, mes références, ma mémoire… Le vin, c'est un peu comme la musique, on évolue avec ses goûts, sauf que là, je n'ai jamais été un fan de ce con d'Rieu.

Condrieu Les Chaillets 2007 Yves Cuilleroncuilleron-les-chaillets.jpg

Nez de poire très mûre, d'acacia, d'abricot, d'amande, de violette et d'épices. La bouche est massive, la matière ample et grasse, l'acidité très basse, et la finale assez longue sur des notes amers et caramel. Bien