Après un mois de harcelement et deux menaces chimiques, voilà l'interwiev de notre petit chimiste disert (et c'est pas un euphémisme)
En un mot commençant, et même si tous les dégouts sont dans la raclure, quel est ton pire souvenir vineux? Soit précis, il faut avoir la piquette décomplexée, je veux des noms, des adresses, des numéros de téléphone… Mais, bien entendu, dans le respect de l'anonymat.

Breaking_Bad_Wine.jpegBon, ben le pire du pire, y en a beaucoup. D’ailleurs les pires, c’est ceux dont tu n’as pas réussi à te souvenir au réveil. Alors, vu que je ne me souviens pas du pire du pire, je vais me contenter de te raconter le pire. Sauf ki y en a beaucoup aussi. Je sais, ça lasse, mais je suis un peu fatigué intellectuellement parlant, ces temps-ci. D’ailleurs, je me demande si ça ne serait pas à cause des pires de Noël. Bon, pour être plus précis, y a plusieurs sortes de pire… (c’est que ça va durer longtemps, cette interviouve…) Y a le pire pour le bide, le pire pour le crâne, le pire pour le palais, le pire pour le moral et le pire pour l’amour propre, celui que d’aucuns appellent "un moment de solitude"… (On n’est pas rendu…) Soyons méthodique et prenons dans l’ordre (tien, je vais me servir un petit godet de "Cuvée Gaby" 2009 de chez Florent Viale en attendant). Pour le bide, le crâne et le palais, j’ai un grand vainqueur. Du genre qui n’a peur de rien ni de personne dans la partie centre-est de la Galaxie, tu vois ce que je veux dire? Le truc, que si t’a plus d’eau dans ta batterie, faut éviter de l’utiliser à la place, que même que sinon, tu peux la jeter à la benne directement, ta batterie…. Le truc qu’en comparaison, même l’acide fluorhydrique, ça te paraît doux comme les lèvres d’une pucelle sur ta … heu.. Je m’égare là… Voilà. Tu vas bientôt savoir. Ne t’impatiente pas. J Alors, c’est une longue histoire. Ça se passait il y a une bonne vingtaine d’années. D’ailleurs, tu vois à quel point ce devait être vilain: je m’en souviens comme si c’était hier, c’est à dire pas très bien… par ce que, bon, ça attaque ces trucs là ! Alors j’étais avec ma future femme (oui, ben ça arrive, hein! ne fais pas trop le malin. Si ça se trouve, tu ne fais pas mieux, gros nigaud! ) Et nous rang d’oignons, merde !  Randonnions en Cappadoce, au pays des cheminées de fées (si t’es un ignare, tant pis pour toi, t’as ka ouvrir un atlas). Nous fréquentions des muletiers (je tiens à préciser que sous des dehors fantasques, tout ce qui est raconté ici est parfaitement authentique), bon chacun son truc, moi, c’est les muletiers (tout est presque vrai, mais ceci n’est pas un coming-out). Bon, parce que la rando quand il fait 42°C, des fois, t’es content de te vautrer dans une charrette pour culbuter ta régulière, pour reposer tes petits petons, taille 46. Ce qui est sympa dans ce genre de voyage, c’est que tu apprends des tas de trucs rigolos, comme dire "vin" en turc, par exemple. Bon, ça ne sert à rien, même pour draguer. Mais tu voudrais savoir quand même, non? Comme ça ce soir, entre un verre de Picon et un ballon de beaujolpif, tu pourras montrer ta science. Alors, je te le dis : ça s’écrit "şarap", mais ça se prononce "Charrrapppp"! Bon, je soupçonne qu’une traduction plus appropriée serait plutôt "vinasse", ou bien "tord-boyau", voir même "Putain, ça déchire ton truc!". En tout cas, je peux te dire qu’il y a 20 ans, les muletiers turcs, musulmans ou pas, y se posaient pas de questions pour savoir si le gros bleu, ils z’y avaient droit ou pas!  Mais bon, voici un terrain glissant et je ne voudrais surtout pas que mon ami Psykopat, toujours bien pesant, pensant, qui a le plus grand respect pour toutes les opinions, du moment qu’elles sont identiques à la sienne (et encore, des fois j’me demande…); je ne voudrais pas, dis-je, qu’il se fasse plastiquer sont beau blog (et surtout pas ça putain de cave démentielle!!!) parce qu’on considère que les cénisilcophabes, merde! les cinésolicophobes, merde! putain! t’aurais pu choisir un truc plus facile, quoi! les séniles savernois sucent pets (voilà, ça c’est mieux, et puis j’aime bien quand ça allitère J ) sont irrévérencieux. Néanmoins, si un barbu quel con ! (oups, un pléonasme !)  quelconque, pardon, me contactait, je lui donnerais sans coup férir les adresse détaillées de tous les soiffards, mais, dans le respect de l'anonymat, bien sûr. Comment ça, "t’accouches!" Je fais kèske je veux ! Sans blague! Merde ! Y a ma femme ki rentre ! Ok, ok. J’accélère. Bon, en résumé, on a été invité chez l’habitant. On a dormi sur le toit de la maison (très pratique pour vomir au milieu de la nuit). Ça c’était le bon côté. On a bien rigolé. Bon, à 3,6 g, tu rigoles toujours un coup avant de t’effondrer… Et nous avons donc eu le privilège de goûter la production personnelle de notre hôte : "şarap". Donc, officiellement du vin. Désolé pour les détails. Millésime : inconnu, mais ce n’est pas très grave. Propriétaire : heu… Couleur : heu… Composition : là, c’est facile : un mélange de méthanol et de nitrobenzène, avec une touche inconnue, mais nettement plus dangereuse. Le truc que la NASA n’a pas encore inventé après 56 ans de bons et loyaux services, alors que le muletier turc de base, il connaît ça depuis mille ans! Ah ah ! Ça calme, ça ! Quand on prétend comme certains connards (même pas barbus) que notre civilisation est supérieure! C’est le truc dont toute l’industrie des inhibiteurs de la pompe à proton et autres pansements gastro-intestinaux réunis rêverait d’avoir ! Tu vois l’affiche en 6 m par 4? "Pour 3 boîtes de Zoltum achetées, une bouteille de şarap offerte !". Ça aurait de la gueule comme slogan!  Toujours est-il que depuis ce jour, je n’ai plus jamais cru au vin de Cappadoce, malgré le commentaire de mon ami muletier, qui a pu se permettre de me dire : "en montant à cru, je crus à ce truc, ce cru turc, qui l’eût cru ?" Quoi, j’ai répondu à la première moitié de la première question ? Au bout de 4385 caractères ?

Wine Testing LabM’en fou. Moi j’aime prendre mon temps. Y a même des dames ki m’ont félicité pour ça. Hé hé … Non. Bien que je te sens te trémousser sur ta chaise, tu ne sauras rien de plus (Pour celles qui se sentent concernées, vous trouverez mes coordonnées quelque part dans cette interviouve) Après, il y a le pire pour le moral. Bon. Celui-là, c’était une autre fois.

J’étais avec mes amis motards. Nous avons fondé un club : le "WILD PFOURTZ BIKERS BAND". On n’est que cinq. Les autres n’ont pas survécu. Avec ceux-là, c’est comme avec les Soiffards, mais à l’envers. Je veux dire par là que le slogan des Soiffards pourrait être "La qualité n’empêche pas la quantité", avec les WP2B, ça serait plutôt le contraire : "La quantité n’empêche pas la qualité". Bon, c’est subtil. Personnellement, il m’a fallu quelques années de pratiques pour bien comprendre la différence. D’ailleurs, nous avons mis longtemps à écrire les statuts, mais après l’excellente idée de Sacha (le gourou fondateur de cette obscure obédience) de faire une nocturne hivernale (en extérieur of course) le 2 janvier, avec St-Jacques à la plancha, Clos des Perrières de chez Grivault i tutti quanti, le tout en parka et bottes en Gore-tex, nous avons accouché de l’unique article de notre association. Je vous le soumets, dans toute sa simplicité biblique, l’essentiel étant de rigueur : "Article premier : toute décision ne pourra être prise que sous l'emprise de boissons égayantes" (Où l’on boit voit tout de suite l’ambiance studieuse du groupe… Trois nuits chargées pour en arriver là…). Nous étions 3 du WP2B ce jour là. Dans un camping, quelque part entre Lons-le-Saunier et Hyderabad, cette modeste ville de 10 millions d’habitants, près des cascades du Hérisson. Ne fais pas semblant de connaître cette ville d’Inde. Moi-même, j’en ignorais l’existence il y a 10 minutes! Bon, là, ma femme est rentrée pour de vrai. Donc tu sauras la suite du pire une autre fois. Je sais, c’est moche…

Me revoilà ! Alors, je laisse tomber les détails pour me concentrer sur une autre version du "pire souvenir vineux" : le moment de solitude. Pour ce coup là, je te propose plusieurs aventures authentiques, dont deux seulement qui me concernent. À toi de deviner lesquelles… Ceux qui savent se taisent !

1) Un ami t’ouvre une bouteille à l’aveugle. Assez sûr de toi, ton cœur balance entre un Fleury ou un Moulin-à-vent du domaine Desjourney. Mais ton ami vire au jaunâtre, avec des tâches olives (à la grecque) en t’annonçant qu’il s’agissait d’une Réserve des Célestins d’Henri Bonneau… Et après, il le répète à satiété devant tes potes ki te respectaient (enfin faisaient bien semblant) jusque là et ki se bidonnent comme des mômes. Et ça dure pendant des mois…

2) Tu veux faire plaisir à deux amis, grands amateurs de bourgogne et tu ouvres un magnifique Prieuré-Roch de 1999. Je ne donnerai pas le nom du premier cru de Nuits-St-Georges afin de préservé l’anonymat de … comment ça ? C’est malin ? On voit bien que ce n’est pas de moi qu’il s agit ? Beuh ? Bon, en tout cas, les deux potes te descendent en flèche ta bouteille, ke même ke tu te dis ke la prochaine fois, tu leur ouvriras du bordeaux, rien que pour leur apprendre le sens de la vie !

3) Ton vigneron préféré est décrié par tes z’amis. Alors, tu profites d’une dégust à l’aveugle pour glisser une magnifique bouteille de grand-cru-de-la-mort-ki-tue. Gasp. Il est aussi bouchonné que le Psykopat est de mauvaise foi. Un truc mortel, koi…

La dégustation (chez un vigneron) qui t’aura laissé un souvenir ineffable?Breaking_Bad_Wine7.jpg

Ouh ! Mais voilà qu’elle est bonne, cette question ! Et comme je suis content de me la poser moi-même vu que Môssieur l’interviouveur a été infoutu de me la poser! Bon, sans hésitation, c’était une dégustation chez un vigneron alsacien très en vogue dont je ne donnerai pas le nom. Disons qu’il habite dans un village où le clocher est torsadé, qu’il a du vin en particulier sur un grand cru de sol granitique où la pente atteint gaillardement les 45°. Que même si c’est du "S", ça peut s’appeler du "E" ou du "D" et que son grand-père se prénommait Albert… Avec mon complice, un type un peu louche, patibulaire mais presque (rendons à Coluche ce qui lui appartient), le genre de gars qui te sert des Prieuré-Roch un peu foxés… on arrive pour goûter après avoir eu le grand jeu d’une vieille sur le retour que le Psykopat adore tout particulièrement, et là, on tombe sur une série de vins peu intéressants, mais par contre, sur une fort belle équipe de Danois en goguette, qui n’était pas venu que pour boire de l’eau. Ils étaient déjà très enthousiastes, vu qu’ils devaient pochtronner depuis bien une ou deux heures quand on s’est pointé. Le plus surprenant, c’était une des dames. Comment dire. Sa denture aurait fait fuir n’importe quel orthodontiste sain d’esprit. Mon camarade était littéralement hypnotisé. Je lui ai dit : "c’est marrant, le Danemark, c’est vraiment un pays de bière. D’ailleurs tu vois, les Danois ne partent jamais sans emmener un décapsuleur". C’est là que le drame c’est produit, il s’est mis à faire d’étranges mouvements avec une souplesse fort surprenante pour ce garçon assez rigide (enfin, c’est ce que disent les filles), il a émis quelques borborygmes et puis il est allé faire un stage de quelques minutes sous la table. Après ce "Ipon", il a eu beaucoup de mal à récupérer, mais nous avons passé une bonne après-midi…

Tu échoues sur une ile déserte avec: un livre, un CD, un DVD, un plat, un unique vin blanc, un unique vin rouge, un objet  et une seule personne, tu emmènes qui et quoi?

Breaking_Bad_Wine5.pngLa version officielle (celle qui doit paraître sur le blog) :  ma femme chérie d’amour sans qui l’existence serait aussi morne que celle du Schulemeister s’il n’avait plus le droit de picoler… Pour le bouquin, ça serait le Mahâbhârata, soit 250 000 vers répartis en 81.936 strophes. Le plus gros bouquin du monde. Pour le cas où on ne me retrouverait pas tout de suite… Et puis pour démarrer le feu, c’est toujours bien d’avoir un peu de papelard sous la main… J Pour le CD, j’hésite entre les cinq dernières sonates pour piano de Beethoven, version Maurizio Pollini chez Deutsch Grammophon, qui est LE sommet ultime de la musique, et "Fruit de la passion" de Francky Vincent. C’est sûr, c’est moins classe, mais c’est plus dans l’ambiance, koi… Pour le DVD, "Les communiants" de Bergman, pour me rappeler à quel point glander sur une île déserte, ce n’est finalement pas si mal. Ou bien, "Seul au monde" de Robert Zemeckis pour me sentir moins seul justement. Tu vois ? Avoir l’impression que quelqu’un te comprends… Un plat? Ben un plat à poisson, du gland ! C’est ce qui sert le plus sur une île, non? Sérieusement, pour le plat, ça sera du thon. Enfin du thon blanc pour le vin blanc, et du thon rouge pour le? pour le? Oui! pour le vin rouge! C’est bien ! je vois que tu suis! Pour le pinard, aucune idée. Un truc inconnu mais très bon qui coute pas cher, histoire de pouvoir flamber en expliquant que c’est pas le prix qui compte… Enfin on verra ça en fin de semaine chez le Pat. Je crois justement que c’est le sujet du jour…

La "vraie"» version (celle qui reste entre nous) : Ma nouvelle maîtresse. On ferait l’amour du matin jusqu’au soir et du soir jusqu’au matin. Et on n’attendrait pas le moment d’être retrouvé pour commencer, comme dans les films à la con. Une maîtresse pas trop maigre. On ne sait jamais. Si on finissait par ne plus s’entendre, ça ferait une réserve de bouffe plus importante. Oui, je sais, c’est un peu sordide, mais il vaut mieux être prévoyant quand on échoue sur une île déserte… Pour le CD, n’importe lequel, vu que je ne pourrais pas l’écouter. Putain, mais qui a pondu ce questionnaire pourri? J’en veux bien un quand même pour jouer au frisbee avec ma maitresse… Pour le DVD, voir la question précédente. Mais j’en veux bien un. C’est toujours cool d’avoir un frisbee de rechange. Le bouquin? M’en fous, je m’occupe de ma maîtresse… Sinon, j’avais pensé à "À la recherche du temps perdu". Sur une île déserte, ça fait bien, hein ? Je le lirais en marcel, forcément… Pour le pinard, pour vous dire franchement, c’est la question pour laquelle je n’ai absolument pas eu besoin de réfléchir. Pour le rouge, la Romanée-Conti, que j’ai eu l’occasion de goûter sur 3 millésimes. Pour le blanc, le Montrachet du domaine de la Romanée-Conti que j’ai eu l’occasion de goûter une fois. Je sais, ça fait à la fois "snob, pédant et prétentieux", mais je vous emmerde ! Voilà ! Franchement, sur une île déserte, l’étiquette, on s’en fout un peu, non ? C’est juste que ces vins là sont stratosphériques, qu’ils vous font bander plus fort qu’une palette de viagra, qu’ils vous caressent autant le nez et la bouche que le cerveau. Pour le plat, j’avais pensé au cassoulet. Sur une île déserte, pour une fois qu’on peut se lâcher sans sentir plein de regards converger vers soi !

Imagine que tu es John Lennon, riche à brasser les millions … Tu bois quoi?

Breaking_Bad_Wine4.jpgPutain, non! Pas John Lennon! Bon, si je peux boire ce que je veux, alors, OK. Je bois quoi ? Ben comme tout le monde, pardi ! Des Chambertins de chez Rousseau, des Clos de Raveneau, des Vega Sicilia, des Rayas, des Hermitages de Chave, des Latour, des Chevaliers de Lalou Bize-Leroy, des Quintarelli, des Sandscrub de Rusden, des Clos Ste-Hune 1976, des SGN PG Rangen 1978 de Zind, des Richebourg de la DRC, des Clos du Ménil 1990, des Climens 2001... La vie est trop courte pour boire du mauvais vin, et puis il y en a tellement de grands. Pas de risque d’être blasé si on a accès à tout…

Si tu étais un vin, tu serais… ?

Quelques mauvaises langues prétendent que vu mes mensurations, un cubi, ça me correspondrait bien… Moi, je me vois plutôt comme une flûte alsacienne. Arrête de ricaner comme un crétin ! Je te vois! Plus sérieusement, un vin qui me correspondrait devrait être à la fois d’une approche exubérante mais qui cacherait un fond complexe et plus strict. Un vin opulent, solide mais non dénué de finesse. Avec des côtés excessifs. On me prête également la capacité de pouvoir donner le meilleur comme le pire suivant les jours. Donc, je dirais, un vin rouge, évidemment, sudiste, mais avec un fond dense et pas une "façade chaleureuse"» avec rien derrière. La réponse s’impose: je serais une "Cuvée Marie Beurrier" d’Henri Bonneau.

Pour une soirée très intimes, tu préfères mieux un vin avec des notes de feuille de rose ou des arômes de bois bandé?

Ah ah! Question coquine! Pour les lecteurs les plus jeunes qui ne le sauraient pas, renseignez-vous pour savoir ce qu’on appelle "feuille de rose". Alors pour le pinard, je bouffe à tous les râteliers. Pour le reste, je suis clairement hétéro…

Justement et pour finir, la question qui fâche, la seule qui vaille, Bordeaux ou Bourgogne? Je m'en fous, mais développe un peu…

Breaking_Bad_Wine6.jpgBourgogne. Évidemment. Je développe que dalle! J’ai pas que ça à faire, Môssieur ! Il est fort tard et mon impresario me dit que j’ai une autre interview qui m’attend… Quoi, vous insistez ? Bon, alors je vais la faire très courte. Pour moi, la finesse aromatique, la complexité du bouquet, l’élégance de la texture, la palette des arômes, la souplesse en bouche des grands vins de bourgogne rouge est unique au monde. Il est bien évident que d’autres vins de bordeaux, d’ailleurs en France et dans le monde ont également de grandes qualités, mais pour moi, la beauté du vin rouge, c’est la bourgogne, mélange absolument merveilleux de la complexité et de la délicatesse. Et la Romanée-Conti en est la quintessence absolue. Je dois néanmoins dire que certains bordeaux m’ont ému considérablement. En particulier, un Château Lafitte 1996 qui avait une classe et une élégance prodigieuse… Quant au blanc, il y en a deux sortes dans le monde : le Montrachet et les autres. D’aucuns trouveront ce discours ampoulé ou sectaire, mais pour ma part, chaque fois que j’ai eu l’occasion de faire des dégustations avec des grands vins blancs, le Montrachet écrasait tous les autres à tous points de vue. D’ailleurs à bien y réfléchir, le grand Montrachet pulvérise même les plus beaux rouges qui soient…

Nouvel élément chimique
à rajouter dans le fameux tableau de Mendeleïev
Elément 149

Breaking_Bad_Wine2.jpg


NOM
JeanDa
SYMBOLE
JDA
DECOUVREUR
Psykopat
MASSE ATOMIQUE
Acceptable à 112 kg mais des isotopes connus vers 149 kg
OCCURENCE
Très rare, voire introuvable
PROPRIETES PHYSIQUES
Entre en ébullition au contact d'une acidité importante associée à une forte tanicité
CONDUCTIVITE THERMIQUE
Forte, surtout aux extrémités inférieures
POUVOIR DE DILATATION
Diminue avec les années mais cède facilement aux pressions appliquées par un gigot ou une côte de bœuf bien arrosée
STRUCTURE MOLECULAIRE
Vineuse
PROPRIETES CHIMIQUES
Très grande affinité pour le Chambertin
Absorbe de grandes quantités de substances carnées
Peut exploser spontanément au contact d'un Barolo jeune
Insoluble dans l'eau mais présente une activité grandement augmentée par saturation dans l'alcool
UTILISATION COURANTE
Puissant agent nettoyant de casserole
Résistant et endurant à l'effort dégustatoire
Tourne au rouge si placé à côté d'un spécimen insensible aux tannins
PRECAUTION D'EMPLOI
Hautement dangereux si placé entre des bouches non expertes
Risque d'éclaboussures et de crachats intempestifs
Il est déconseillé d'en posséder plusieurs spécimens mais il est possible d'en entretenir
plusieurs à des endroits différents tant que les spécimens n'entrent pas en contact (risque d'explosion)