momie2.jpgChez l'Ermite, et encore plus quand il est associé à Gégé, y'a des choses non-négociable. Primo, les Bourgognes seront tellement bien mis en valeur qu'il est préférable de prévoir de l'éthanol et des allumettes pour couvrir l'immonde odeur d'étable moisie qui sortira du verre. Deuxio, si tu es allergique au poivron emballé de carton mouillé, il te faudra prévoir un antidote sévère, genre Barolo. Chez l'Ermite, le made in Bordeaux, ça cartonne! Je me dis parfois qu'il serait plus judicieux qu'il achète directement du carton, ça lui couterait moins cher! Tertio, ne surtout pas boire d'eau! Comme au Mexique ou au Boukistan, l'eau doit être proscrite chez l'Ermite. C'est la malédiction de Thoutankharton. Cette Malédiction, également appelée, dans un certain milieu, maladie des archéologues ou bien malditas de los archeologistos, touche principalement nos amis les chercheurs de la discipline précitée. Mais la malédiction ne s'arrête pas là. Et pour que les forces de l'univers restent en toutes choses égales, elle touche également les milliardaires comme par exemple les Kennedy, les buveurs d'eau et les porteurs d'horlogerie connectée. Comme plusieurs ouvrages de référence le soulignent avec beaucoup de justesse et de précision, pénétrer dans une sépulture inviolée ou dire du mal d'un Bordeaux encartonné, c'est mal! Thoutankharton viendra punir quiconque osera le faire. Magnanime, Thoutankharton a cependant tenu à prévenir les éventuels profanateurs par le biais d'une formule, dite du rappel au vivant, qui commence ainsi : "Oh ! Toi vivant qui boit de l'eau en proférant des insanités sur mon compte, dégage vite fait sinon ça va chier pour ta salle gueule." Malheureusement, certains ne prennent pas vraiment la peine de s'arrêter sur les hiéroglyphes, préférant jouer avec des trucs qui brillent, boire des pinots puis, une fois bien repus, traduire les textes. C'est ce dédain affiché pour les antiques mises en garde qui est à la base de la malédiction du pharaon. J'en suis sûr, dans la confusion de la chute et dans un halo de lumière, j'ai vu une momie s'enfuir. Alain pense que c'est l'ermite qui profitait du désordre pour aller regarder la fin de sa série préférée: "Amour, gloire et ma petite beauté chez les Bordelais", moi, je suis certain que c'est la momie de Thoutankharton qui venait de sévir et qui s'enfuyait, la bandelette entre les jambes. Un tel évènement ne peut pas être le fruit du hasard. Une preuve? Qui a acheté le plus de Bordeaux cartonnés? Les Américains, là où le travail de malédictionnita est le plus efficient, tueurs en série à chaque coin de rue, le 11 septembre, la septième plaie financière, Donald Trump, G.W. Bush ou Paris Hilton. Ce n'est pas des preuves ça? A partir de maintenant, plus de blasphème sur Bordeaux, plus d'eau, en revanche, je ne peux rien faire pour les roux, la cuisine chinoise, les Boukistanais et l'Ermite âgé…

Champagne Larmandier-Bernier VV de Cramant 2006

Le nez est finement toasté, sur le biscuit, la paille, le miel, les agrumes et un peu d'herbe fraiche. La bouche est sur la retenue, pas une grosse attaque, une mise en place en deux temps, une légère amertume et un petit déficit de longueur. 15.33 Très bien

Champagne Selosse Les Carelles champagne-carelles-selosse.jpg

Un Champagne dégorgé en 2013. Un superbe nez, puissant, complexe, sur la noisette grillée, un léger fumé, des fruits jaunes, de l'amande fraiche, un peu de beurre, de miel et beaucoup de craie qui apporte un fort caractère minéral. L'attaque est vive, précise, belle matière, c'est riche, épicé, doté d'une belle ligne acide qui étire une jolie finale sur de beaux amers. 17.67 Excellent

Patrick Javillier Meursault 1er cru les Clous Cuvée Spéciale 2001

Un premier nez un peu réduit, fromager, un peu évolué, sur le miel et la fleurs blanches, de la pomme et de la pêche. La bouche est clairement évoluée, miellée, un peu de bois, une matière moyenne et une finale saline et amère. Un Meursault légèrement passé. 14.67 Très bien

Château Simone Palette 2007

Très beau nez de fruit jaune, d'alcool de mirabelle, de champignon, de fumée, de tilleul, finement anisé avec un fonds minéral et pétrolé. On retrouve cette trame minérale en bouche, très agréable, ample, légèrement boisée avec une très longue persistance. Très belle bouteille 16.22 Excellent

Château Grillet 2002Chateau_Grillet_2002.jpg

Un premier nez un peu déconcertant, sur le miel, le fromage, un peu liquide vaisselle, iode, violette, des épices et en final, assez peu de fruit. La bouche manque clairement de vivacité, mais aussi de matière et de fruité. Il y a bien quelques jolies notes de mandarine, mais c'est insuffisant pour y trouver du plaisir. Dommage, un Grillet décevant. 15.44 Très bien

simone.jpgDans le tandem Gégé-l'Ermite, les rôles sont super bien définis, l'Ermite fait tout et Gégé fait le reste. Déjà, quand on est arrivé, Gégé piquait un roupillon dans un fauteuil, pendant que l'Ermite s'affairait autour de sa grande table impeccablement dressée, ce qui lui faisait plaisir, depuis 20 ans environ, il n'est plus habitué à voir les choses impeccablement dressée. C'était quelques heures avant que Thoutankharton ne vienne malédictionner la gueule de Cricri. Tout allait très bien, nous avions commencé par deux très beaux Champagnes, un Larmandier superbement toasté et l'habituel Selosse. Chez l'Ermite, c'est comme pour les Bordeaux cartonné (zut, je replonge) et le Rayas. Faut dire que pour Selosse, on ne se plaint pas! Pour Javillier, même s'il porte un très beau prénom, il faut bien reconnaitre que son Meursault était un peu sur le retour. J'ai beaucoup aimé le Simone 2007, un peu moins le Grillet, pourtant, je suis toujours prêt à défendre la veuve, l'orphelin et le Grillet, mais cette bouteille avait quelques défauts bien trop apparents pour que ma bonne mauvaise foi légendaire puisse fonctionner. La mauvaise foi, c'est générationnel, c’est important que tout soit toujours générationnel, c’est un truc générationnel. Même les quiches sont générationnelles, de nos jours. Et vigneronnes, mais c’est un autre sujet.

Domaine Germain Meursault 1er cru les Perrières 2009

Très joli nez, fumé, minéral, sur la noisette grillé, la pierre à fusil, la fleur blanche, la pêche, le citron confit. La bouche est crémeuse, ample, fraiche, serrée, avec un peu de bois, une belle empreinte minérale, de la finesse et une longue persistance. Très beau Meursault .17.33 Excellent

Richard Leroy Anjou les Noël de Montbenault 2009Richard_Leroy_Anjou_les_Noel_de_Montbenault_2009.jpg

Une robe très légèrement dorée, de belles notes de coing, de mirabelle, de pomme, de miel, d'aubépine, de bruyère et de pain d'épices. En bouche, c'est très ample, gras, épicé, un peu baroque, sapide avec une finale peut être un poil courte. 15.72 Très bien

Remi Jobart Meursault Poruzot-dessus 1er cru 2008

Un Poruzot immédiatement séducteur, très fin, sur la fleurs blanches, la fumée, les agrumes, la noisette grillée et la pierre à fusil. La bouche est droite, ciselée, pleine, tendue par une belle acidité, grand équilibre et longue persistance sur l'amande. Très grand Meursault. 17.78 Excellent

Jean-Louis Chave Hermitage blanc 1998

Une robe dorée, de la mirabelle, de la violette, du miel, de l'acacia, de la fleur, mais aussi des notes alcooleuse. Une attaque ample, puissante, c'est étoffé, l'élevage est complètement fondu, intégré, c'est solaire, serré, une trame sur le caillou et une grande finale. Magnifique bouteille qui a vieilli de manière exceptionnelle. 16.89 Excellent

Jean_Francois_Germain.JPGJustement, en parlant de quiche, les quatre vignerons qui suivent n'en sont pas. En 2009, Jean-François Germain a produit un Perrières de grande classe. Je me souviens de sa fierté bien placé, adossé à un fût, lui pas sa fierté, lorsqu'il nous l'avait fait goûter pour la première fois. Quelques années plus tard, on reconnait ce toasté grillé, ses notes de pierre à fusil et ce crémeux si particulier. On ne présente plus Richard "Cœur de Lion" Leroy, cet ignorant qui a tout compris et qui passe ses Noëls à produire le meilleur Anjou que je connaisse. A Meursault il y a plus de Jobart qu'ailleurs, mais aussi quelques timbrés, deux barjos, un fada et un fou. Mais il y a aussi Remi Jobard et son Poruzot-Dessus. Un magnifique Meursault, Là aussi, je me souviens de la première fois où je l'avais goûté, dans la cave du Jobard, j'en été devenu fou. Tient, en parlant de fou, une fois, j'ai refusé d'aller goûter chez les Chave, je m'en veux encore! J'aurai peut-être gouté cet Hermitage 98, qui devait être déjà magnifique, pas très différent tellement il parait encore jeune aujourd'hui.

Dufouleur Père et Fils Nuits St Georges 1969

Une robe acajou, un nez évolué, de pain grillé, de champignon, de cuir et d'herbe médicinale. Une attaque qui attaque, qui attaque les gencives, ça déchausse grave, une acidité mordante, une matière légère, des notes d'évolution et une finale courte. 12.88 Bien

Domaine Taupenot-Merme Morey 1er cru Riotte 1999Domaine_Taupenot-Merme_Morey_1er_cru_Riotte_1999.jpg

Grosse réduction, un nez entre le choux et l'étable ou de poulailler. De discrètes notes chocolatées pour ne pas vider le vin direct au crachoir. La bouche est dissociée, la matière d'un côté, les tannins de l'autre et une grosse ligne acide entre les deux. Bof 12.00 Bien

Château de Pommard 1999

Au nez, c'est un peu mieux que les deux précédents, cerise noire, ronce, léger bois et un rien d'épices douces. En bouche, ça pique les gencives, c'est tannique et acide. Bof. 12.33 Bien

beurk.JPGLe trio magique! L'Ermite et Gégé ont dû confondre chaude-pisse et première communion! En amateur de Pinot noir, faire le commentaire de ce trio a été la plus imbuvable expérience de ma vie. Moi, personnellement, pour ma part, comme dirait Ranulphe, mon coach affectif, plutôt que de boire un machin pareil, j'aimerais mieux mettre du verre pilé au lieu de gros sel dans mon pot-au-feu, baiser la reine Elisabeth (pardon John), visionner tous les films de Luc Besson à la suite, vidanger les chiottes publiques du Congo, bouffer le cul d'une Chinoise avec des baguettes ou me faire tailler une pipe par un ornithorynque. Alain a même tenté de mélanger les trois pour voir si ça pouvait être pire. Eh bien oui, c'était pire! Je ne croyais pas ça possible, mais parfois, la réalité dépasse la miction. Je sais, on vit dans un monde peuplé de Bisounours qui complotent pour envahir le monde. Ils ont même pris le contrôle de l’Elysée. Ils sont organisés, implacable. Leur but est d'instaurer la dictature du gentil trop mignon. Si on les laisse faire, il y aura des pandas partout et jamais on ne laissera aux poneys le temps de devenir lourds comme des chevaux morts. Mais, devant le carnage olfactif des bouses Bourguignonnes, j'ai vu le visage des deux loustics responsables du désastre, aussi radieux que celui de l'ogre venant de découvrir un pot de beurre et le cul du petit Poucet, je me suis dit que je me devais de leur rendre la pareille. Un jour, ou peut-être une nuit, ils découvriront les joies d'une momie Bordelaise, et ils feront, contre mauvaise fortune bon cœur, l'éloge d'un St Julien ou d'un Pomerol qui charriera des arômes de lépreux brûlé au troisième degré et qui aurait avalé les selles d'un colon rongé par une dysenterie amibienne.

St Emilion Château Trottevieille 1998

Un nez qui ne laisse aucun doute, on est à Bordeaux, cassis, menthol, léger poivron, sous-bois, tabac. En bouche, c'est souple, rond, pas une grosse matière, mais c'est agréable, fruité, un brin évolué, sous-bois, truffe. Les tanins sont fondus et la finale, même si elle n'est pas très longue, est agréable. 16.11 Excellent

St Emilion Château Valandraud 2002Valandraud.jpg

Un nez de cassis, de cerise noire, de mûre, de menthe, de vanille et de bois torréfié. En bouche, c'est assez équilibré, entre puissance et tension, velouté et boisé maitrisé, les tannins sont serrés mais souples. Belle et longue finale pour ce St Emilion, moderne mais pas sans cachet. 16.89 Excellent

St Estèphe Cos d'Estournel 2001

Nez très classe, cassis, cerise, menthol, cuir, boite à cigare, musc, épices et cèdre. En bouche, c'est ample, serré, l'élevage est avenant, présent mais pas ostentatoire, il y a de la fraicheur et un grain exceptionnel et une grande et longue finale. 17.28 Excellent

St Julien Château Léoville Las Cases 2001leoville-las-cases-1988.jpg

Nez légèrement évolué, sous-bois, mélisse, cigarillo, cèdre, sauge, chocolat et cassis. La bouche est ample, puissante, grosse matière, tannins souples, des notes de terre humide sur une belle et puissante finale. 17.56 Excellent

carton_bouteille4.jpgEt comme par hasard, les Bordeaux sont bon! Dans ce cas-là, une seule attitude possible, attendre et voir, wait and see, comme disent les Anglais, qui sont au genre humain, ce que les Brontosaures furent au règne animal. Dans un deuxième temps, sortir sa panoplie de mauvaise foi et chercher quelques menus défauts. Si tu n'en trouve aucun, faire référence au poivron, au carton, tu proposes de taper un carton, fais aussi référence à la valise en carton, manges ton carton à chapeau, brandis un carton rouge, envois un carton d'invitation ou fais un carton sur les invités. Quand le maître de maison, fourbe comme un canard laqué, me demande mon avis, je feins de ne pas l'entendre, je feins l'amnésie avec énormément de talent théâtral. Puis, à l'image d'un Valbuena dans sa sextape, je me roule par terre en me tenant successivement la cheville, le visage et les couilles. Je ne suis pas bien sûr que ça suffise, mais je gagnerai peut-être un engagement sur le prochain Luc Besson. Bref, les Bordeaux étaient bon…

Prunotto Barbaresco 1985Prunotto_Barbaresco_1985.jpeg

Un nez évolué, herbacé, animal, fumier mais aussi quelques notes de ronce et de rose. En bouche, on retrouve de désagréable notes animales, beaucoup d'acidité, une grande tanicité et une finale pas très agréable. 15.17 Très bien

Giuseppe Rinaldi Barolo Cannubi 2004

Un nez sur la cerise, la framboise, la rose fanée, la ronce, l'anis, le zan, le bois noble et les épices. En bouche, la matière est belle, ample et fraiche, les tannins sont encore marqués, l'acidité est haute, mais dans l'ensemble, le vin est agréable avec une belle finale. Un vin avec du potentiel. 15.56 Très bien

Elio Altare Barolo Vigneto Arborina 2004Elio_Altare_Barolo_Vigneto_Arborina_2004.jpg

Nez de tabac froid, de cerise, de fenouil, de livèche, de fruit à noyau, de rose et de cassis. La bouche est ronde, mûre, les tannins sont serrés, l'élevage est fondu et la finale longue sur les épices. Un beau Barolo très mûr. 15.75 Très bien

barolo.jpgL'épisode Bordelais terminé, il nous fallait faire comme la tomate, nous concentrer sur les italiennes. Le premier grand Italien qu'il m'ait été donné de déguster fut un Barolo, j'ai oublié son nom, mais pas ses arômes, complexe, d'une rare élégance, je me souviens encore parfaitement des notes de rose fanée qui embaumaient le verre. C'était en 84 ou 85. Depuis je reste attaché à ses vins si particulier, à ce cépage improbable et déroutant qu'est le Nebbiolo. Les Italiens considèrent le Barolo comme un "vino d'arrivo", autrement dit comme un vin qu'on n'aime pas d'emblée, mais qu'on apprend à découvrir et à apprécier avec le temps, beaucoup de temps pour certains. Le Nebbiolo donne quasi immanquablement des vins aux tannins rugueux, à "la nature abrasive" que renforce leur acidité... Pour les aimer, il faut accepter cette dichotomie. Tout comme lorsqu'on boit du thé noir trop longuement infusé, la langue a tendance à vous rester collée au palais! Mais ce sont des vins de longue garde qui gagnent à être oubliés au fonds d'une cave. On dit que les Barolo sont des vieux lions endormis. Dans le Piémont, deux grandes tendances, deux visions du vin s'affrontent. Les modernes qui cherchent à arrondir les vins, à les rendre plus souples dans leur jeunesse, Angelo Gaja en est le fer de lance. La seconde école, c'est celle des traditionalistes, des gardiens de la tradition. On foule le raisin, on laisse agir les levures "indigènes", on procède à des remontages, le jus prélevé avec une pompe en bas de la cuve est transféré en haut, sur le "chapeau", c'est-à-dire les peaux et les pépins qui forment une couche solide. Ensuite, à l'aide de grilles, le chapeau est maintenu immergé dans la cuve. Cette méthode fut celle du fondateur d'une lignée de grands vinificateurs et vignerons, Giacomo Conterno. Défenseur du vrai Barolo, ennemi du racolage. Deux écoles, mais un seul vainqueur, le Barolo.

Patrick Javillier Meursault tête de Murger 2001Patrick_Javillier_Meursault_tete_de_Murger_2001.png

Ce Meursault est issu du mariage de deux climats, "Les Casse-Têtes" et "Les Murgers de Monthelie". Un nez de fruit jaune, de bonbon, de miel, de mandarin, de foin coupé et d'herbe médicinale. En bouche, c'est vif, svelte, mais on sent une petite déviance, des notes de fromage pas très agréables mais qui vont très bien avec l'époisses servi. 14.33 Très bien

François Jobart Meursault 1er cru Poruzot 1998

Un nez sur l'évolution, caramel, miel, herbes aromatiques, les fruits secs et l'abricot. En bouche, c'est gras, ample, beurré, mais ça manque de vivacité, de finesse et de longueur. 13.67 Bien

Enrico Serafino Passito Riserva Erbaluce 1939Enrico_Serafino_Passito_Riserva_Erbaluce_1939.jpg

Un nez sur le pruneau, la figue, la cannelle, le tabac, le pain d'épices et la réglisse. En bouche, on retrouve les mêmes arômes que le nez, la matière est ample, léger sucre bien fondu, comme les tannins. L'acidité est marquée et étire une longue finale graphitée. 15.33 Très bien

Domaine Pla del Pount Maury 1939Domaine_Pla_del_Pount_Maury_1939.jpg

Nez d'herbes médicinales, de pruneau, de cannelle, de noyau et de fruits secs. La bouche est puissante, ample, ronde, très grosse matière, acidité en retrait et finale puissante et sur l'alcool. 14.67 Très bien

C'est entre la poire et le fromage que Thoutankharton a décidé de punir les profanateurs, les grossiers gosiers impertinents qui ont osé cartonner les impeccables Bordeaux. C'est sûr, l'homme est le mammifère le plus salopard qu'il m'ait été donné de rencontrer au cours de mes pérégrinations internationales à travers l'Alsace et la Lorraine, mais je trouve que la vengeance de la momie a été déplacé. Au lieu de fondre, telle une buse sur un lapineau noir, sur les véritables responsables, Alain ou votre serviteur, la momie a lâchement attaqué un amateur de Bordeaux. Mauvaise vue ou, le fait qu'il est séjourné quelques années en Bourgogne l'est rendu suspect. En tout état de cause, après les soins du mentaliste Docteur, il a regagné ses pénates avec une bosse et un mal de crâne, un peu comme nous après les deux momies de 1939. Il n’était toujours pas 3 heures du mat, alors je me dis que j’allais raconter les palpitantes aventures de la momie de Thoutankharton t-shirt-momie-.jpgcar elles étaient pleines d’enseignements tels que le respect des valeurs de la bouillie Bordelaise, l'importance de la citronnelle dans le cabillaud, de la sauge dans le veau ou des pneus neige en hiver. J’écrivis et je sentis que j’approchais du point final, mais il n’était toujours pas 6 heures, décidément. Puis je lus un article passionnant sur un village où tous les habitants souffrent de maux de tête, pas à cause d’une malédiction Egyptienne enrubannée de carton, mais du fait qu'ils ne boivent que de l'eau. Au matin, direct, ça m'a pris comme une envie de pisser, je me suis inscrit aux réunions des buveurs d'eau anonymes…

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