Estampe-de-caisse-romanee-conti.jpgLe malheur peut prendre les traits d'un médecin qui vous annonce un cancer ou une autre merde de ce genre, un policier qui vous annonce le décès d'un proche, d'un DRH qui vous annonce votre licenciement. Pas besoin d'être philosophe agrégé pour comprendre qu'un tas de merde qui vous tombe sur le coin de la trombine, ce n'est pas une bonne nouvelle. Mais pour savoir si l'argent ou la réussite sociale va nous rendre heureux, c'est plus coton. Prenez un exemple, l'amour, quand ça marche, ça nous rend heureux, mais quand ça ne marche plus, ça nous rend malheureux. Le monde dans lequel nous vivons est incroyablement narcissique, souriez dès le matin, faite de votre corps un violon, positivez, faite du yoga, recentrez-vous sur votre nombril. La recherche du bien être intérieur est une fuite de la réalité, rien de moins. Certains essayent même de nous persuader qu'il suffit de souhaiter fortement quelque chose de positif pour que cela se produise. C'est clair, l'Univers est à la disposition de mon psychisme et je peux commander tout ce qui est censé satisfaire mes désirs et mes caprices. Si seulement c'était aussi simple, j'exigerai une caisse de DRC. Après une analyse honnête et sincère de mon nombril, je crois sincèrement que la chose qui me rend le plus heureux, c’est de manger et de boire. On se pose de grandes réflexions intellectuelles sur la vie, la mort, la religion, l’amour, la famille, sa place dans la société, l’épanouissement dans son travail, la nature, les changements climatiques, le string de Carla Bruni, bref de petits morceaux de métaphysique quotidiens; et pourtant, aucun tourment cérébral ne m’empêchera jamais de savourer une énorme côte de bœuf sauce béarnaise avec des frites croustillantes et salé comme la mer morte, une souris d’agneau caramélisée avec des pommes soufflées, des ris de veau aux morilles avec une purée au beurre normand, une andouillette sauce moutarde ou un agneau noir du Velay cuit dans sa croûte de foin avec une réduction d’œufs brouillés aux truffes. Enfin, tout ça pour dire que j’ai peut être juste un peu faim et que je crois qu’on n’a jamais fait plus vrai que la phrase : On ne philosophe pas le ventre vide. Pour résumer, le malheur, c'est quand le vin est bouchonnée, le bonheur, c'est quand un vigneron vient chez toi avec une caisse de DRC. Le yoga n'amène pas au bonheur, mais la bouffe et le pif, quand c'est bon, ça peut le faire. Alors, pourquoi s'en priver. Le bonheur, c'est simple comme un coup de pif.

Champagne Boulard Les Rachais 2006 boulard_rachais.jpg

Les Rachais nous offrent un nez complexe et élégant, sur des notes de paille, d'agrume, de pain grillé, de miel, de guimauve et de pâtisserie. La bouche est vineuse, fraiche et vive. C'est aérien, très minéral, de la dentelle avec des bulles fines et une très longue finale florale et de beaux amers. 17.00 Excellent

Champagne Jacques Selosse Lieux-Dits "Sous le Mont"

La cuvée est issue de vignes de pinot noir située sur la commune de Mareuil-sur-Aÿ. Une robe plus ambrée, un nez plus miel et caramel, fougère, pomme, coing et raisins secs. La bouche est vive, grosse acidité, matière en retrait et finale sur la pomme oxydée. 16.00 Excellent

Domaine Boisson-Vadot Meursault Les Grands Charrons 2013

Un nez légèrement réduit, fermé, un peu d'agrume et de noisette et une pointe d'herbe fraiche. En bouche, c'est léger, pas très expressif, droit, élégant mais manque visiblement de volume. Pas au niveau des autres bouteilles goutées (problème?). 14.00 Très bien

Domaine Zind-Humbrecht Riesling Rangen de Thann 2007Domaine_Zind-Humbrecht_Riesling_Rangen_de_Thann_.jpg

Un nez de fleurs, de tourbe, de fumée et un léger pétrolé. La bouche est ample, riche, très légèrement sucrée, de la fraicheur, pas une énorme acidité, mais une grande finale sur de beaux amers. 16.00 Excellent

Le vigneron en question, c'est Jules, pas Ferry, mais Fabien, son prénom. Son nom, ce n'est pas Desjourney mais Duperray. Bref, c'est Fabien Duperray du Domaine Jules Desjourney qui vient les bras aussi chargés qu'un dealer de banlieue. Je me souviens de notre première rencontre, arrivé dans l'après-midi, nous quittâmes les lieux dans la nuit, certains n'étaient plus très frais, même plus en état faire la conversation.DSC_5180.JPG Ça en dit long sur le personnage. Il est comme ça Fabien, faux timide, il teste, il a besoin de sentir les gens avant de laisser paraitre sa passion et son amour de la chose du vin. Fabien Duperray n'est pas un vigneron comme les autres, il a d'abord fondé, il y a une vingtaine d'années, sa société de distribution de grands vins. Il a parcouru les vignes, dégusté tout ce qui est bon et à boire, découvert quelques pépites, côtoyé les plus grands vignerons, il a fait un rêve qu'il s'évertue à concrétiser: produire de grands Beaujolais. Sa philosophie se veut biodynamique, mais avant tout paysanne, sans oublier un peu de technique et de chimie pour comprendre et maitriser la transformation du vin. Un vigneron qui se donne les moyens de ses ambitions et qui place son idéalisme et sa passion avant le souci mercantile de rentabilité à court terme, suivez mon regard vers le 1er cru de Bordeaux ou d'ailleurs. Une petite dizaine d'année et déjà, des progrès remarquables et remarqués. Ce soir, nous recevons le vigneron, venu avec quelques échantillons et l'ami, venu avec une caisse de petites merveilles. Les retrouvailles se fêtent à la roteuse, mais pas n'importe quelles bulles! Un excellent Rachais de Francis Boulard qui a parfaitement marché le Selosse. Un "Grand Charron" un peu décevant contrairement au Rangen, toujours aussi volcanique.

Domaine Rousseau Gevrey Clos St Jacques 2008clos_st_jacques.jpg

Une robe rouge très claire, un nez marqué par un fort caractère, sur le petits fruit rouges, des notes de cuir, d'herbe et de cannelle. La bouche est gourmande, d'une grande buvabilité, matière légère mais dynamique, un gras proche du sucre, une acidité élevée qui vivifie l'ensemble. Un Gevrey avec une belle personnalité. 17.00 Excellent

Domaine Méo-Camuzet Vosnes-Romanée Aux Brulées 1999

Un nez serré, dense, expressif, sur la cerise noire, la groseille, la framboise et la cannelle. La bouche est d'une finesse remarquable, encore très jeune, un Pinot Noir pur, des tannins soyeux, une matière veloutée, un fruit éclatant, un équilibre presque parfait et une longue finale salivante. 17.00 Excellent

Comte Ligier-Belair Vosnes-Romanée Clos du Château 2011Comte_Ligier-Belair_Vosnes-Romanee_Clos_du_Chateau_2011.jpg

Le nez est séduisant, sur le fruit rouge croquant, la pétale de rose, la cannelle, le clou de girofle et le nougat. La bouche est concentrée, charmeuse, les tannins sont souples et la matière ample. Une fine et belle acidité étire une longue et élégante finale. Un vin jeune, prometteur qui se goûte déjà très bien. 16.00 Excellent

Domaine Trapet Chapelle-Chambertin 2005

Un nez serré, sur les fruits rouges et noirs, le fruit à noyau, la cannelle, la terre humide et le chocolat noir. En bouche, belle matière dense, les tannins sont souples, l'élevage modéré, l'acidité fine, en retrait. Longue finale réglissée. 16.00 Excellent

Domaine de la Romanée Conti Echezeaux 1990Domaine_de_la_Romanee_Conti_Echezeaux_1990.jpg

Un nez qui respire la classe, des arômes racés de vieux bois de rose, de fraise, de pruneau, de figue, de cuir et de fourrure. En bouche, c'est rond, belle matière avec des tannins encore présents, beau fruit très mûr, un bois noble, une acidité qui donne du tonus au vin et étire la très longue finale. Grand millésime au potentiel encore intact. 18.00 Grand vin

Philippe Pacalet Ruchotte-Chambertin 2006

Un nez délicat, sensuel, sur la griotte, la framboise, la confiture de fraise, les épices, la gentiane et l'orange sanguine. La bouche est fine, dynamique, la légère matière enrobe de beaux tannins soyeux, l'acidité rehausse l'ensemble et étire, à l'infinie, une finale sur la fleur. 17.00 Excellent

DSC_5170.jpg4 blancs seulement et on passe au rouge? Je sais, ce n'est pas dans nos habitudes. Pour être honnête, j'ai fait l'impasse sur quelques vins. Parce que certains n'étaient pas au niveau, certains autres étaient des échantillons que j'aimerai goûter dans un autre contexte, l'excitation et l'attente perturbante des grandes bouteilles faussent parfois le jugement. L'autre explication, c'est que je suis une grosse feignasse. Comme le dit souvent mon pote Régis, une feignasse c'est un mec qui a un poil dans la main, un feignasse fortuné, c'est un mec qui a la main dans les poils. Les autres convives ont décidé de ne pas prendre de notes (sauf les "Breaking Bad" de prof). Alors, mettre une note à un vin sans commentaires n'a pas de sens. Personnellement je n'en ai rien à carrer qu'Ursule note 1 pt plus haut que Cunégonde, la seule chose qui peut éventuellement m'intéresser, c'est que la hiérarchie, entre plusieurs vins, soit cohérente. Et quand bien même la hiérarchie serait différente, ça intrigue, ça amène à discussion, à essayer de comprendre pourquoi l'un a préféré tel bouteille et pas l'autre ... Une liste de notes n'a pour moi pas grand intérêt, car sans commentaire ces notes deviennent vides de sens. Bref, on n'est pas obligé de noter, on n'est pas obligé d'aimer le vin mais il est préférable de savoir pourquoi on l'aime ou pourquoi on ne l'aime pas. Pour en revenir aux vins, l'accord foie gras et Clos St Jacques est discutable, mais même sur un 1er cru, chez Rousseau, on fait fort. Méo-Camuzet, Ligier Bélair, Trapet, Pacalet, de grands Domaine, des vins plus qu'excellent, surtout le Pacalet, d'une grande finesse, l'élite de la Bourgogne … Pourtant, face à la légende, tous, s'inclinent respectueusement. Un grand terroir, un grand millésime, un grand domaine, 26 ans d'attente pour un plaisir incommensurable. L'apogée du vin, une notion qui a encore du sens? Les industriels du vins font des vins à boire vite, les cavistes et les restaurateurs vendent des vins jeunes, peu d'amateur gardent leurs vins longtemps, alors, boire un grand vin à maturité, à son apogée, est de plus en plus rare. Cet Echezeaux est l'archétype du vin à son apogée. Face à ce vin, je suis frappé par la permanence de ses arômes sur la durée et leur profondeur. Le temps a décuplé leur intensité en les magnifiant sans vraiment changer leur caractère originel. C'est un vin qui exprime la nature de son sol avant celle de la patte du vinificateur ou du boisé qui lui a été choisi.

Prieuré-Roch Chambertin Clos de Bèze 2004Prieure-Roch_Chambertin_Clos_de_Beze_2004.jpg

Un nez baroque, de prune, de fraise, de cerise qui part sur le kirsch et fait penser à un Porto léger, de vanille, de bois doux, d'épices et de moka. Le vin est une force de la nature avec du volume et du caractère. En bouche, c'est rond, pur, on sent un fruit parfait, sans excès de maturité, les tannins sont encore jeunes, mais très souples. La longue finale est soutenue par une acidité qui titille le palais. Un Clos de Bèze bourré de qualité. 18.00 Grand vin

Domaine de la Romanée Conti Grand Echezeaux 1997

La race, toujours la race qui prédomine! Fraise, cerise, groseille, rose, café, prune et figue fraiche, avec un peu de tabac et une touche de terre et de bois parfaitement fondu. La bouche est ample, resplendissante, concentrée. Belle acidité, matière large, des tannins encore serrés et une grande finale terreuse. 18.00 Grand Vin

Domaine de la Romanée Conti Romanée St Vivant 1990

Des arômes d'une finesse remarquable, fraise, framboise, cerise kirschée, mélisse, cannelle, tabac, menthe, terre humide et rose. La bouche est d'une élégance exceptionnelle, tout y est fondus, fusionnés, des tannins de taffetas, une matière riche et ronde, une fine acidité qui accompagne une finale à la fois baroque et interminable. 18.50 Grand vin

Domaine de la Romanée Conti Richebourg 1990richebourg90.jpg

Si le vin de rêve existe, j'ai mon nez dessus! Le silence s'est fait, les poils se hérissent, l'indiscutable race d'un indiscutable terroir monte dans mes narines ébahies. C'est sût, ce Richebourg a de la conversation, il parle framboise, mûre, groseille, cerise, rose, épices, menthe, pivoine, réglisse, terre et ambre. La bouche est sphérique, riche, corsée, veloutée, impressionnante, sans fin. Des vagues fruitées, charnues qui caressent mon palais jusqu'à l'interminable finale. Dans ce vin, cohabite deux principes contradictoires, la force et la grâce, la puissance et la délicatesse. Un vin d'une élégance incroyable, qui respire l'harmonie, qui se révèle avec le temps et exige de ceux qui les dégustent une disponibilité et un silence intérieur qui sont les conditions d’une perception de leur finesse et de leur complexité. Ici, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté! 20.00 La perfection! Mythique et mystique!

Domaine de la Romanée Conti La Tâche 1996la_tache96.jpg

Un nez puissant, expressif, mûre, framboise, cerise noire, bois de rose, terre humide, venaison, cuir, orange sanguine, cèdre et violette. Magnifique jus concentré, suave. C'est noble, des tannins de soie autour d'une matière forte portée par une grande acidité qui allonge une finale interminable et réglissée. Un vin d'une harmonie parfaite. Une anthologie du Pinot Noir. 19.75 Grand vin

DSC_5177.JPGGoûtez aux vins du domaine de la Romanée-Conti (DRC), c’est accéder au mythe, au Graal, au terroir béni des dieux vineux, aux vins des superlatifs, aux vins orgasmiques! Le génie de ces vins, c’est qu’ils parviennent à faire cohabiter deux principes antinomiques : la puissance et la finesse, la force et la délicatesse. Ils ont aussi une pureté d’expression et un supplément d’âme dont peu de vins peuvent se prévaloir. L’esprit qui règne au Domaine à quelque chose de monacal. Devant les grilles du Domaine, ce qui frappe, c’est que le spectaculaire n’est pas de mise. Tout est dépouillé, d’une grande discrétion, ici, on travaille en profondeur et dans le sérieux affiné des grandes causes. Tout au domaine respire l’austérité et l'excellence. On fait là du vin comme s’il devait servir pour une grand-messe, comme une offrande divine. Aubert de vilaine veille à la destinée du domaine comme le ferait un grand prieur cistercien. Le Clos de Bèze de Prieuré-Roch est une belle entrée en matière, mais, dès le Grand Echezeaux, le supplément de race apparait comme une évidence. La finesse de la Romanée St Vivant, l'harmonie de la Tâche 96, nous fait voyager, mais que dire de ce Richebourg 1990? En parlant de la Romanée Conti, Richard Olney a dit :"Les dieux nous auraient-ils laissé en souvenir dans ce carré de terre, la trace fascinante d'une perfection intemporelle?" Boire un très grand vin est une expérience esthétique et mystique. J'ai encore le souvenir olfactif d'un Haut-Brion 1933, c'était comme mettre le nez dans une boite à cigares contenant un Montecristo, une truffe noire et une brique chauffée à blanc posée sur une vieille selle lustrée. Des arômes profonds et complexes. Une fois qu’on a goûté à ces vins de paradis, on ne les oublie plus jamais et le désir d’en reboire ne nous quitte plus. Ce Richebourg fait partie de cette catégorie de vin, des vins inoubliables. Le domaine de La Romanée Conti est un mythe qui produit des vins ultimes, un nom qui fait rêver la planète vin. Des vins chers, contingentés et inaccessibles. Des vins qu'on ne goûte pas, mais que l'on boit religieusement. Il faut de l'expérience et de l'humilité pour se frotter à cette légende absolue.

Château Chalon 1942

Un nez très baroque, un peu rustique, noix fraiche, curry, épices orientales et fleurs de montagne. Un souk Jurassien! En bouche, la finesse est peu commune, c'est rond et velouté, très large, porté par une magnifique acidité qui accompagne une finale soutenue. Un vieux Chalon qui représente bien ce que doit être un Vin Jaune. 18.00 Grand vin

Hugel et Fils Riesling SGN 1976

Belle robe jaune doré, peu évoluée, ne fait pas son âge. Le nez est complexe et séducteur, pêche, abricot, pamplemousse, fruits secs, miel, vanille, orangette et de fines notes pétrolées. La bouche est un régal, fine, harmonieuse, généreuse et vaporeuse. Une grande partie des sucres résiduels ont été absorbés, fondus dans la matière, l'impression de plénitude est frappante, longueur époustouflante pour un vin a son Zénith. Un grand d'Alsace. 18.00 Grand vin

DSC_5199.JPGPour finir cette soirée de fête, on termine en apothéose par un vieux Château Chalon 1942 et un splendide Riesling 1976. Sans vouloir tirer des théories aristotéliciennes et épicuriennes sur l'amitié, je me pose une question :"L'homme heureux a-t-il des amis? La question n'est pas saugrenue mais paradoxale. C'est évident, l'homme heureux a des amis. D'abord parce que, justement, sans amis, seul, tout homme serait le plus malheureux des hommes. Donc l'homme heureux a des amis, et si possible, nombreux, fidèles et eux-mêmes heureux. C'est même là la seule définition possible de l'homme heureux. Oui, mais voilà, si l'homme était vraiment heureux, il n'aurait besoin de rien ni de personne, il n'aurait donc pas d'amis, il se suffirait à lui-même. Ou alors, l'amitié est une composante du bonheur comme la santé ou le bon vin. Le paradoxe est ainsi résolu: l'homme heureux a des amis non parce qu'il est heureux mais parce qu'il a des amis qui ont du bon vin. Comme le dit mon psy, le bonheur, c’est le malheur avec une bonne médicamentation! Il est bien placé pour parler de bonheur, mon psy, deux séances hebdomadaires à 120 € sur 15 ans soit un traitement sur une base de 187.200 € hors cachetons, ça laisse un peu de place au bonheur et à quelques caisses de bons vins. Vous me direz, oui mais la psychanalyse, c'est comme la DRC, c'est un truc de riche. Pas vrai, prenez mon pote Ranulphe, polonais de naissance, il alterne la vodka, la pression au Balto, le Tiercé et les torgnoles à sa femme, j’ai calculé qu’il dépensait, en moyenne, entre Amer Bière, galopins de Kro, Suze pour digérer, tiercé, morpion, frais de toubib et pharmacie pour sa douce, la somme non négligeable de 250 € par semaine. Soit 195.000 sur 15 ans. Si le Ranulphe consentait à stopper, pour une petite quinzaine d’années, ses passions pour l’alcool, le jeu et la violence conjugale, il aurait largement de quoi consulter un thérapeute et vivre heureux avec sa dulcinée. Moralité et comme l'a dit très justement le bourreau de Béthune: Mieux vaut une bonne guillotine qu’une mauvaise aspirine !