vp.jpgUn jour glacé, un ciel détrempé rythmé par des sternes qui dessinaient un linceul d’été. Un cri étouffé perdu dans les jappements d'un pygargue. Les jupons des rares passantes s'envolaient de rafale, mouillé de quelques gouttes, comme un parfum dissipé. Les arbres torturés ondulaient dans les bourrasques. Un vieux aux cheveux rares parlait des jours passés à un dogue à l'odeur fétide. Je somnole et je regrette l’instant où j’ai ouvert une ébauche de paupière. A cet instant précis, je comprends tout, les végétariens, les végétaliens, le lsd, les antidépresseurs, l’alcool, les salles de fitness, l’obésité morbide, les excès de gras ou de vitesse, l’anorexie mentale, les dépressives shootées au sommeil, les travailleurs inconscients, le yoga, le bouddhisme, la zenitude, les grévistes plantés, les ravis de la crèche, la pétanque, les mondains, les demie mondaines et les demie molles, les punks, les clochards insoumis, les contrôleurs fiscaux, les racistes intolérants, les antiracistes intolérants, un raélien ancré dans le réel, les communistes, les socialistes, les pollueurs, les écologistes, les sionistes, les illuminés, les révisionnistes, les terroristes, les inconditionnels de Houellebecq, les chtis de la télé-réalité, la pédophilie en famille, la pizza sans fromage, les pandas albinos, les collectionneurs de crotte de nez, Zemmour, Sarkozy, Nabila, Ribéry, Valérie Trierweiler, Arthur, Depardieu et tous ces cons ces abrutis finis qui errent avec un but abscond. Je somnole et je regrette l’instant où j’ai ouvert une ébauche de paupière. Un vieux aux cheveux rares parlait des jours passés à un dogue à l'odeur fétide. Les arbres torturés ondulaient dans les bourrasques. Les jupons des rares passantes s'envolaient de rafale, mouillé de quelques gouttes, comme un parfum dissipé. Un cri étouffé perdu dans les jappements d'un pygargue, sous un ciel détrempé rythmé par des sternes qui dessinaient un linceul d'été à un jour glacé.