Quitte à te mettre les coings sur les ouïes, et même si tu es helvète, je me répète, je pète et répète, les hommes sont cons comme des bites. J'ai bien dit les hommes, pas les femmes, il y a quand même beaucoup moins de kamikazes femelles. Un jour, quelqu’un finira par payer pour tous les autres, je le fumerai comme un jambon de parme sur l’autel désabusé de mes sentiments distingués! Je fumerais surement aussi deux trois petits blancs racistes, un moustachu antisémite, quelques roux et deux ou trois pandas, pour faire bonne mesure. Je hais tous les connards. Tous ces connards me cassent les couilles, ils sont le nouvel opium du peuple … les connards, pas mes couilles, encore que! L’individualisme, c’est l'opium des cons, l’égoïsme, leur mantra! Tous ces pas finis pathétiques se regroupent autour d’un signe de reconnaissance, créant des communautés, des ligues, des partis, sorte de troupeau paissant mollement dans les verts pâturages de leurs convictions avariées. Je sais, je dérive et j'en ai oublié mon grand moment. Le moment où il m’arrive de m’accouder pour un demi-frais ou un pti blanc, je ne reste pas et n’en prends jamais plus d’un. Les piliers de comptoir ne comprendront jamais la délicieuse subtilité du plaisir solitaire et se contente de l’ivrognerie lugubre. D’ailleurs je ne leur parle jamais aux pochetrons, je n’ai pas grand-chose à leur raconter. Mais, le mois dernier, une poche surnommée Aristote, Nietzche ou Mounir, je sais plus, m'a dit que l'Homme est condamné à revivre sa vie éternellement, il se créé son enfer en quelque sorte ou son paradis, c'est selon. Il a conclu par un: "La vie a été créée par un dealer qui s'est gouré dans les dosages et du coup ce surplus de conscience nous colle au steak comme un étron de teckel sur les sièges d'une Bentley neuve … quand il y a vie c'est qu'il n'y a pas mort et quand il y a mort c'est qu'il n'y a plus vie et nous revivons éternellement les mêmes conneries. Nous avons fabriqué des dieux et des légendes qui vont avec, la panoplie complète, les costumes et tout et puis comme au final ça nous a gonflés ben on l'a buté…" Point à la ligne, moumoune! Tu peux ranger la Fuego au garage, on s'en bat les couilles, sujet suivant... Je suis rentré chez moi, démoralisé et j'ai monté un meuble en kit sortie des usines de l’enfoiré de suédois en buvant du bon bio.

Pascal Simonutti Vin de Bagnole On s'en bat les couilleson_s_en_bat_les_couilles.jpeg

Savoir si c'est du sauvignon ou du chenin, on s'en bat les couilles, savoir si c'est de la mirabelle, de la poire ou de la banane, on s'en bat les couilles. C'est bon, c'est original, c'est minéral, c'est gras et c'est à boire sans se poser trop de question et en se grattant là où ça fait du bien.

Clot de l'Oum Cine Panettone 2015

Assemblage de Carignan Gris, Macabeu et Grenache Gris. Un nez sur les agrumes, les fruits blancs, la fleur blanche, la fumée et la pomme. La bouche est grasse et tendue, saline, c'est frais, assez fin et doté d'une belle allonge. Sympa sur un poisson grillé.

Les Sabots d'Hélène Ni Dieu, ni Maître, ni sulfite 2015ni_dieu_ni_maitre.png

Grenache, Carignan et Syrah. Un Corbière d'anar, libre, qui aurait beaucoup plu à Georges Brassens. Un nez de fruits rouges et noirs, de garigues, de figue avec un peu de moka et d'épices, mais aussi quelques notes animales. La bouche est fraiche, vive, fruitée, les tannins sont jeunes et virils, un vin baraqué mais gentil avec une jolie finale.