10437710-bonne-annee-2017.jpgQuel sera le scenario de 2017? Je ne sais pas vous, mais moi, ça me fout les miquettes. Va-t-on vers un scenario à la Kubric ? Genre docteur Folamour, un rain man, un malade mental comme Trump, qui a cassé la baraque, assis sur une ogive nucléaire, ça faire frémir, faut savoir dire stop, remets-moi Johnny Kidd. Au point où on en est, on ne serait même pas surpris de voir Daesh s'allier à Trump pour ériger des murs et faire péter la planète. Mais, heureusement, Jack Bauer s'allierait avec Bruce Willis et la poste pour nous sauver les miches, comme dans 24h Chronopost. C'est peut-être en 2017 que disparaitrons les roux et abeilles, nous plongerions dans le cannibalisme, comme dans soleil vert. J'imagine l'Ermite âgé en Pepito, ça fait froid dans le dos… Ou alors un film catastrophe, tornade, tsunami géant comme dans la vague. En France, en prend le chemin d'un scenario à la V comme Vendetta, avec une Marine Nationale au pouvoir, un Zemmour sinistre de la culture et moi dans la clandestinité. Ou alors un scenario à la War Z ou Walking Dead, les zombies seraient remplacés par des réfugiés afghans ou Syriens, voire même les premiers réfugiés climatiques. La pollution du capitalisme et de la mondialisation engendre des réfugiés. D'ailleurs, les mots de 2016 ont été: réfugié, attentat, burkini, radicalisation, primaire, laïcité, populisme, migrant. L'autre mot très entendu en 2016, c'est deuil! Deuil de ceux qui nous ont quittés, mais surtout, deuil d'une grande partie des utopies, des évidences de ma génération. L'Europe, la peine de mort, la fin du populisme, de l'antisémitisme, de la ségrégation, l'évidence que le monde, le truc qu'on appelle ONU, était capable d'intervenir pour faire régner la paix. 2016 a été la preuve que tout cela n'était pas acquis, qu'il fallait se battre encore et toujours. La nostalgie est de retour! La grande Russie, la grande Amérique, le brexit, le repli identitaire, le communautarisme sont le fait de nostalgiques. On est loin de Franck Capra, de la vie est belle et de Monsieur Smith au Sénat. Ceux qui regardent derrière eux et jugent, ne se rendent pas compte que cette attitude est vaine, sinon qu'elle juge ceux qui jugent. On vivra peut-être le scenario des hommes et des dieux, même si je préfèrerais mieux celui de la vie de Brian. J'ai toujours préféré les Monty Python à tous les prédicateurs. Comment expliquer que certains se réfèrent à une religion, à Dieu, pour prôner la mort. Toutes les certitudes sont nocives. Mais le problème n'est pas religieux, il est communautaire. La religion n'est pas de retour, elle n'a jamais disparue. Nous nous battons alors que toutes les religions monothéistes se réfèrent à un même personnage, Abraham, père des croyants, le premier des patriarches et l'un des prophètes. La religion est devenu un refuge pour les exclus, pour ceux qui ne se reconnaissent plus dans ce monde, dans ses frontières imposées. A moins que les Monty Python ne reviennent nous apprendre le Sens de la vie, ou que rien ne change et que nous restions sur la planète des singes… Bonne tannée 2017