Quand l'Australopithèque m'a proposé de l'accompagner à Colmar pour faire déguster quelques belles Australiennes a des faiseurs de crus aussi Rieslinesque que soixantehuitard, j'aurai du me méfier, mais la probabilité quasi certaine de m'envoyer des Rusden, des Noon et des Kalleske ont altéré mon jugement, le fruit mûr d’une longue adaptation sociale. Meublé d’une volonté solide de déguster, j'ai donc répondu par un oui joufflu et décidé. Mes parents ayant mis à l’intérieur de mon corps jovial des gênes pathologiques de clown aviné, je suis parti dans l'idée de passer une bonne soirée à me taper des gorgeons de vins, musculeux certes, on approche facilement le 16 ou 17°, avec ces bébés là, mais non dénué de plaisir. Quand j'ai vu l'amphithéâtre de dégustation froid comme un bloc opératoire, j'aurai du fuir, quand j'ai repéré qu'il n'y avait que du pain sec à se mettre sous la dent, je suis balaize velu pour renifler les fromages de tête et autres vieux conté affiné, j'aurai du me jeter dans le premier crachoir venu. Plus de 3 heures de dégustation analytique à découper un ceps de vigne en petites questions, c'est pas des verres impitoyables qu'il leur faut, c'est des fioles et des éprouvettes. 3 heures à boire des canons sans parler du plaisir de le boire avec des potes et une montagne de cholestérol. Tout savoir sur les Mécanisme de la fermentation alcoolique, la malo, l'espacement des poils du cul du vigneron ou la dangerosité des parasites de la vigne Australienne. Une fois, un vigneron s'est fait boxer par un kangourou, ça marche? Des déchainés enchaînés de la dégustation crachent leur vin dans une timbale d'acier tel Clint Eastwood son jus de chique dans "Impitoyable". L'art du jet post-dégustatif, précis, sans éclaboussure est à la dégustation ce que le dégainage de colt est au duel. Les regards se croisent et se jaugent comme dans la rue, devant le saloon, qui dégainera le premier?
Mot-clé - Australiens
vendredi, 3 décembre 2010
Dégustation, ton univers impitoyable n°1, une théra...pis c'est tout!
Par Psykopat le vendredi, 3 décembre 2010, 08:00 - Rencontres Amicales
dimanche, 7 mars 2010
L'accord parfait du curry et du shiraz
Par Chokwine le dimanche, 7 mars 2010, 16:20 - Notre vin quotidien
Sont réunis autour de la table, des ingrédients variés, peu commun dans nos contrées, particulièrement en pleine tempête de neige le 6 mars... Pâte de curry fait maison (piments muchos, curcuma, cardamom, cumin...), mélangé au lait de coco,
pour en faire un curry de crevettes et un curry de porc, accompagné de Sambol (mélange coco, oignons, piments, cayenne..) et de riz rouge.
Maintenant que le tableau est dressé, le plus dur, que servir? Pas de Pinot noir, je me sens pas non plus sur le Bordeaux, il ne reste guère que nos super étalons Australiens, va donc pour un Masséna Eleventh Hour 2005 et un Greenock Creek Apricot Block Shiraz 2005 aussi. Notre cher Bob les notes 95 et 96 respectivement.
Masséna Eleventh Hour 2005
Couleur d'encre, arômes de cassis, mûres, choco... Très puissant commence à se fondre, belle balance d'acidité.
Greenock Creek Apricot Block Shiraz 2005
Un monstre, encore des traces d'élevage, arômes très proches, mais je dirais plus puissant dans un premier temps, pas encore fondu.
En carafe au bout de 2 heures (peut être moins, le niveau est descendu rapidement) les 2 se rapprochent, le Greenock gagne en complexité, se fond...mais il n'aura pas le temps d'aller plus loin. Super expérience d'autant plus qu'ils ont aussi très bien accompagné le carpaccio d'ananas...
Commentaires récents
Bien jeunot tous ça, mais n'est ce pas comme ça qu'il sont meilleurs?
En tous cas,on est loin de l'accord classique curry - pinot gris Alsacien. Ça me tente assez.